Les commentaires de Rom-13

 

1ERE PARTIE

 
« C'est une main jouée lors du Partouche Poker Tour 2012.
 
Tapis de départ 30 000, 2ème niveau : blindes 100/200. Mon adversaire (le joueur au bouton) semble relativement passif mais n'aime pas fold. J'ai perdu quelques coups, il me reste 25 000 et mon adversaire me couvre.
 
Je relance K 9 à 500 en MP (Middle Position), le joueur au bouton paie. Les blindes passent.
 
Le pot est de 1300.
 
Le flop tombe T 9 4.
 
Que faites-vous maintenant, quel est votre plan pour la suite du coup ? »
 
Nous allons essayer d'adopter un raisonnement logique qui va nous amener à prendre les meilleures décisions tout au long du coup en se posant différentes questions dans un ordre pertinent :


I) Quelle est la range de Vilain?
Les joueurs passifs aiment voir les flops et aviser postflop surtout lorsqu'ils sont en position. Ils vont souvent se contenter de just call une très grande partie de leur range, à l'exception généralement de QQ, KK et AA (3bet quasi-automatique), et parfois de AK, AQs, voire 1010 ou JJ (qu'ils pourront 3bet ou just call en position). On considèrera que Vilain call le reste de sa range notamment une petite à medium paire (22-99), les blinds étant encore petites, pour essayer de set mine 22-66 et tiendra au moins le cbet sur une street ou deux avec 77-JJ si le board ne présente pas beaucoup de cartes supérieures (surtout A, K, Q). Le reste de sa range comprend tous les broadways (de J10 à AQ). Il est possible qu'il décide de jouer également en position différents types de suited connectors (du genre 56s+ et quelques 1-2 gappers suited) et également des Ax suited.
En conclusion, la range de Vilain est TRES large.

II) Vilain a-t-il hit le board? [Ts][9d][4h]
Le flop est rainbow mais il demeure quelques tirages quintes voire paire + tirage backdoor. Quelle partie de sa range Vilain abandonnera-t-il après un cbet sur ce board? Avec quelle partie, décidera-t-il de call 1 voire 2 ou 3 barrels?

Il devrait fold:
-La plupart des suited connectors (à l'exception de 78s qui lui ouvre un open handed par le bas, 107s, 108s avec top paire), la plupart de ses Ax (à l'exception de A9 et A10, éventuellement A4s), ainsi que 22 et 33.


Il n'abandonnera pas:
-Les mains qui nuts: [1010], [99], [44], et [910s]
-Les mains qui ont touché le board ou à gros tirage avec lesquelles il va probablement call le cbet, voire 2 ou 3 barrels :
*55 à 88 en espérant certainement obtenir un check à la turn pour prendre le lead sur une doublante du 10 par exemple.
*quasiment tous les broadways qui vont lui ouvrir un tirage (du type QJ, KQ, et KJ) ou paire + tirage backdoor (du type J10, Q10, K10, et A10) qu'il continuera de payer à la turn en cas de statu-quo (s'il sort un 2 à la turn par exemple) ou s'il améliore (avec une Q à la turn s'il a QJ par exemple qui lui ouvrira top paire + open handed)
*certains suited connectors du genre 78s ou 89s.

III) Quelles sont les options qui s'offrent à nous?
  1. Choisir entre un check ou un continuation bet
    Evaluons les avantages et les inconvénients de chacune des deux solutions à la lumière de deux données fondamentales contenues dans l'énoncé:
    -nous allons jouer la main hors de position, au flop bien sûr, mais également à la turn puis à la river
    -notre adversaire est un joueur passif et comme souvent dans ce cas, plutôt calling station; on peut donc supposer qu'il paiera très souvent le cbet relativement light et peut-être 2 barrels en l'absence de scared card. Il faudra alors compenser la difficulté de bluffer ce profil de joueurs par la faculté à value un maximum lorsque l'on pensera être devant. En outre, l'avantage des joueurs passifs est qu'ils adoptent rarement une ligne agressive d'autant plus lorsqu'ils ne sont pas le raiser initial preflop, on sera donc rarement check raise (argument en faveur du bet flop mais pas suffisant en tant que tel pour justifier à lui seul un bet selon nous)

Option1: le check
L'avantage ici est de conserver la taille du pot relativement faible dans la mesure où notre adversaire a l'avantage de la position. Néanmoins, cette considération n'est pas suffisante à elle seule pour nous faire opter pour un check; en effet, dans les cas où nous dominons largement toute la range de notre adversaire avec une overpaire (par exemple, AA, KK ou QQ) ou un brelan (par exemple 444), et dans la mesure où le board ne comporte pas trop de tirages (on a vu ici qu'il n'y avait pas de flush draw), il serait intéressant de miser afin de rentabiliser notre main et de faire payer Vilain qui déciderait d'aller chercher son tirage (la ligne de check flop avec overpaire est aussi possible pour trap et obtenir plus de respect dans les mains suivantes si la 1ère main va au showdown).
Ici, bien que le board ne soit pas trop drawy, la force de notre main n’est pas suffisamment forte face à la partie de la range adverse qui va call le barrel (nous ne sommes pas loin devant, voire derrière, des mains du type QJ, K10 ou JJ avec lesquelles il va call le plus souvent); si nous misons, nous allons lui faire jeter probablement des mains que nous battons largement et qui ne présentent pas une menace réelle (du type A4, 55, 66, 77, 88, et AK) et nous conserverons dans le coup toutes les mains qui nous battent déjà (du type J10, Q10, K10, A10, éventuellement JJ) qui ne passeront pas sur un barrel voire même 2 ou 3 (on se rappellera le profil de Vilain) et toutes celles qui ont beaucoup d'équité contre la nôtre (du type QJ).

Option2: le cbet
L'objectif du bet est double: commencer à value notre main lorsqu'on la considère supérieure à celle de Vilain ou bluffer pour faire jeter à Vilain une main supérieure à la nôtre.
Le problème pour nous ici est qu'on ne pourra pas faire jeter à Vilain toutes les mains détaillées au-dessus qui nous battent ou qui sont à potentiel. De nombreuses cartes vont faire leur apparition à la turn susceptibles d'être dans sa range qui rendra le coup difficilement contrôlable ensuite (A, K, Q, J, 10, 8), en jouant le coup hors de position; il nous semble difficile ensuite de bet éventuellement 3 barrels hors de position et nous ne voyons pas l'intérêt de jouer un gros pot dans un spot incertain, hors de position, avec 125BB à moins de vouloir créer une dynamique ou se donner une image (mais lorsqu'on est un joueur déjà connu, médiatisé c'est plus difficile d'essayer de se faire passer pour un tocard ou plus simplement pour un joueur plus agressif que ce que l'on est réellement). L'avantage en revanche sera de pouvoir affiner la range de Vilain selon s'il call ou fold (on exclut le 3bet volontairement car on le considère comme peu probable ; compte tenu des données de la main, et du profil du joueur, on s’orienterait plutôt vers un fold le cas échéant).

          2.    Si on choisit de cbet, quel sizing?
Nous avons vu que le board comportait certains tirages quintes ou paire + tirages backdoor. La logique commande généralement de cbet half pot lorsqu'il n'y a pas de draw et plutôt 2/3 voire 3/4 pot lorsqu'il y en a. Mais la raison conseille également de jouer les mains en position.
Ici, en optant pour le cbet, nous choisirions une mise plutôt half pot qui aura pour effet de lui faire fold une partie de sa range (du type 22, 33, parfois de 55 à 88, des Ax autres que A4, A9 et A10 et certains suited connectors du type 56s, 67s); en effet, il est inutile de bet fort car nous jouons hors de position et nous avons défini un éventail de mains qu'il ne foldera pas, en tout cas sur un barrel (en gardant à l'esprit qu'un 3 barrels bluff hors de position n'est pas une idée très séduisante à ce niveau du jeu dans une logique risque/rentabilité). L'avantage de bet est clairement de pouvoir affiner la range sur laquelle Vilain se situe en fonction du fait qu'il call ou fold (ou éventuellement raise, ce que nous avons jugé peu probable). Si Vilain call, nous pourrions dire qu'il aura souvent des mains du type:
-AQ, KQ qui peuvent décider de float,
-tous les autres broadways qui seront à tirage ou paire + tirage
-parfois 55+
-principalement un suited connector (78s) mais aussi éventuellement, J8s, 107s, 108s etc..

On considèrera que Vilain abandonnera le reste (défini plus haut).

En conclusion, sans plus d’information sur la dynamique de la table et sur l’image qu’on renvoie aux autres joueurs, nous choisirions certainement d’effectuer un cbet half pot afin de garder le lead, de gagner le pot tout de suite si Vilain n’a rien tout en conservant la taille du pot relativement faible. Le cbet permettra d’affiner la range et de prendre une décision à la turn plus ciblée.


IV) Quel plan turn puis river?
Nous avons opté pour une approche médiane postflop (bet half pot) mais ce n'est pas pour autant que nous avons décidé d'abandonner le coup d'autant que notre [Kd][9s] est souvent devant au flop. Ainsi, l'idée sera de bet à la turn toutes les cartes qui sont peu susceptibles d'aider Vilain.
Après un bet half pot suivi d'un call de la part de Vilain, au turn, nous:
-miserons quasi-systématiquement sur un A, 10, 9, 7, 6, 5, 4, 3, 2,
-checkerons sur le reste et aviserons.
 
 
 

2EME PARTIE

« J’ai décidé de c-bet à 850, le bouton paie.

Il y a maintenant 3 000 dans le pot.

Turn : 2

Que décidez-vous de faire ? »

I) Réévaluation de la range de Vilain en fonction de son call au flop

Nous avons décidé de cbet à 850 dans un pot de 1300 soit environ 2/3 pot, le montant est payé par Vilain. On peut en déduire que ce dernier a donc soit hit le board avec des mains ayant une showdown value plus ou moins forte (Range allant de brelan de 10 les fois où il aurait décidé de just call flop, à 55-88 ou même deux overcards qui n’aurait pas touché le board type AQ mais nous reviendrons sur cette range ci-dessous), soit possède un gros draw (QJ, J8s, 78s).

Nous conserverons donc dans les grandes lignes l’idée que nous nous étions faite de la range de Vilain dans le cas où il choisirait de call le cbet au flop (lors de la partie 1 lorsque nous avions en énoncé que l’action preflop).

Pour prendre la meilleure décision à la turn, il convient de diviser la range de notre adversaire entre les mains qui voudront call un 2nd barrel et qui nous battent (*) d’une part, et celles qui vont call mais que nous battons (**) d’autre part.

(*) Range qui nous bat :

TT – 99 – 9T – JJ – QQ – AT – JT – KT – QT – A9 – T8 – T7 : avec ces mains, il est important de noter que parfois Vilain aurait déjà choisi de raise au flop, mais que surtout il va très certainement en raise une partie maintenant. Nous pourrions faire une étude précise des combinaisons possibles, mais nous allons voir que cela ne s’avère pas nécessaire pour prendre la bonne décision.

(**) Range que nous battons :

QJ – Q9 – J9 – J8 – 89 – 78 et toutes les mains qui ont pu toucher un draw cœur, KJh, AJh…. Mais également de temps en temps des mains types AK, AQ, KQ, 88, ou quelques combinaisons surprenantes ! N’oublions pas que nous avons affaire à un joueur passif qui aime bien payer et ce genre de joueurs souffre réellement de ne pas voir les 5 cartes communes avec de très bonnes mains types AK/AQ lorsque cela ne lui coute pas trop cher.

II) Check ou 2ème barrel ?

Le [2] au turn a priori n’apporte pas de grands bouleversements et ne devrait pas souvent hit sa range ; en revanche, l’arrivée d’un cœur ouvre un tirage flush draw et pourrait intéresser des mains du type [Ah10h], [Ah9h], [QhJh] qu’il est susceptible d’avoir.

En se référant à notre analyse, nous déduirons que :

Si nous checkons, nous laissons l’opportunité à notre adversaire de prendre une carte gratuite qui lui permet de compléter d’une part de nombreux draws, mais, d’autre part, lui donne une occasion d’améliorer sa main avec par exemple AQ, AJ… De plus, cela ne s’avère pas forcément intéressant d’un point de vue stratégie globale : si nous checkons ici et allons au showdown, notre adversaire (mais aussi potentiellement les 8 autres joueurs à la table) en déduira que nous ne misons pas 2nd paire good kicker sur un board pourtant peu menaçant, et nos futurs coups pourraient en pâtir (difficulté à value nos bons jeux, risque de se faire plus souvent 3bet bluff).

Si nous misons :

-    Nous allons il est vrai nous faire payer par de nombreuses mains qui nous battent, mais nous allons également faire payer tous les draws adverses ainsi que de nombreuses mains faibles type AQ / J9 / 89 qui peuvent s’améliorer river mais qui sont pour le moment dominées.
-    Nous allons nous faire raise ici uniquement par des mains a priori très fortes (de la part d’un joueur passif) et call par la partie faible de sa range (il peut encore call avec TT ou 99 donc ceci est à modérer), mais si notre adversaire raise ici, nous pourrons assez facilement en conclure qu’il est devant et ne commettre aucune erreur en foldant.
-    Nous conservons une stratégie globale très agressive, avec de nombreux 2nd barrels assez équilibrés entre nuts et jeux médians qui pourra nous servir pour la suite.
 
En conclusion, miser nous permet de faire payer un nombre conséquent de jeux moins bons, tout en ne nous faisant quasiment jamais bluffer par moins bien. Ces jeux moins bons ne paieront pas river, et vu le profil de notre adversaire nous ne pouvons pas envisager une ligne type check/call en espérant le voir bluff ou value moins bien : notre adversaire est passif.

La méthodologie employée ici dans la définition de la range adverse et la prise en compte des divers autres paramètres (oop, adversaire passif) nous rapproche d’une décision optimale en s’évitant autant que possible des maux de tête inutiles et c’est bien le but : se rendre les décisions faciles en maximisant la value.

III) Sizing ?

Nous avons encore un tapis de 23650 dans un pot de 3000. Nous avons donc ici une grande marge de manœuvre et opterons pour un bet d’environ 1700 soit un peu plus de half pot : si Vilain a un draw, le montant ne le dissuadera pas de payer (et ce, même un montant plus important) néanmoins en misant plus fort nous ferions grossir le pot hors de position, avec potentiellement des cartes assez difficiles river, et risquons de faire fold la grosse partie de range que nous dominons et qui ne constitue pas une réelle menace.

IV) Plan à la river ?

A la river nous aurons encore un tapis de 22000 dans un pot de 6400 contre un adversaire que nous ne nous attendons pas à voir bluffer souvent. Nous nous orienterons très probablement vers un check (en cas de scared card du type Q, J, voire même K) ou un value bet thin dans les autres cas.
 
 

3EME PARTIE

« Je « 2barrel » à 1850. Le bouton paie encore.

Le pot est de 6700.

River A.

Que faites-vous et, selon votre décision, que prévoyez-vous en fonction des actions possibles du joueur au
bouton ?
»

I) Redéfinition des paramètres de la main à la river

Nous avons 2 barrel à 1850 soit un peu moins de 2/3 pot, et Vilain a de nouveau décidé de call. Le pot fait 6700, et notre tapis est de 21800 jetons.

Pour rappel, la range de Vilain est relativement large. Elle n’est pas polarisée. Elle va de certaines mains qui ont un minimum de showdown value (55-88, Tx ou 9x ou encore Ax éventuellement suited à coeur) à des mains qui nuts (A10, A9, 1010, 99, 44, 10-9) ou encore toutes les mains à tirage (78, J8, QJ, KQ éventuellement suited à cœur aussi).

L’élément fondamental ici est que nous allons poser comme hypothèse, vu le profil passif de Vilain, qu’il ne tentera quasiment jamais de bluff river dans ce spot (c’est-à-dire qu’il ne bluffera pas suffisamment souvent pour que le « bluff catch » soit rentable à long terme) car en plus d’être passif, il sait qu’il ne représente pas une main forte en ayant just call 2 streets (ca ne veut pas dire qu’il n’est pas nuts, mais seulement qu’il ne le représente pas).

Dans ces conditions, nous allons voir comment cette carte à la river va influencer notre décision de bet ou check hors de position en sachant qu’il y a des as dans sa range.

II) Option1: bet

Au poker, il est possible de bet soit en bluff soit en value (le montant variera en fonction de notre degré de certitude d’avoir la meilleure main, pure value, blocking bet, value bet thin) :

-   le bet en bluff :

Il ne nous apparaît pas pertinent d’envisager des over bets (voire all-in en bluff) car Vilain a pu nuts le board depuis le début et que nous sommes en début de tournoi (le rapport risque/rentabilité n’est pas bon dans la mesure où cela ne nous garantit ni ITM ni table finale et que nous possédons pour l’heure un tapis fort correct avec + de 100bb). Que nous reste-t-il alors ?

L’option de bet en bluff d’un montant compris entre 1/3 et 2/3 pot nous parait mauvaise également car il n’est pas exclu que le joueur soit nuts, qu’il décide de nous payer avec Tx (souvent) ou Ax (toujours) qu’il aura choisi de float au flop (on sait que c’est un joueur du type calling station).

-   le bet en value :

Notre main n’est pas suffisamment forte pour espérer en tirer de la pure value à présent a fortiori avec la venue d’un as à la river.

Concernant un éventuel blocking bet, le problème est qu’ici Vilain ne paiera JAMAIS avec moins bien (il aurait pu payer avec 55-88 par exemple sur une doublante du 2 ou du 4 à la river car il a un minimum de showdown value mais maintenant cela semble difficile). En effet, lorsque l’on confronte sa range avec la texture du board, il apparaît évident qu’il nous paiera toujours avec mieux. Le seul intérêt éventuel de bet river est de faire fold un 10 ce qui est loin d’être gagné compte tenu du profil du joueur. Ceci ne nous semble donc pas rentable à long terme, toutes choses égales par ailleurs.

III) Option2: check

Examinons maintenant les avantages du check sachant qu’il y aura 2 cas de figures possibles : Vilain pourra décider soit de check, soit de bet après nous.

-  Dans le cas d’un check/check :

Vilain checkera ses tirages manqués et quelques mains du type 55-88 contre lesquels nous gagnerons le pot mais également toutes les mains qui nous battent à présent mais pas assez fortes pour être relancées du type Ax, Tx (mais qui vont certainement call un 3ème barrel !)

-  Dans le cas d’un check/bet :

Si Vilain bet, nous folderons notre main en cohérence avec le profil établi. Celui-ci ne bluffera pas assez souvent ses tirages manqués (qui  ne sont pas très nombreux) pour qu’un check de notre part afin d’induce un bluff soit rentable. Nous considérerons alors qu’il sera toujours en value et que nous serons donc battus.

IV) Conclusion

Nous opterons donc pour un check, clairement dans l’espoir d’en obtenir un aussi de la part de Vilain et de gagner la main au showdown.

Notre ligne adoptée lors du dernier tour de mise, après l’apparition d’un as à la river, peut paraître weak au premier abord mais notre décision s’appuie sur une analyse circonstanciée, réfléchie et non sur une crainte irrationnelle liée à la venue d’une overcard sur le board. Une tentative insensée de bluff qui serait souvent payée n’est clairement pas un coup de force et un signe de maîtrise. Il faut parfois savoir quitter le navire quand il est encore temps !

 
 

action de gaëlle river

« Je check, le bouton mise 4600. Je call, il montre QJ. »