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à 500 en MP (Middle Position), le joueur au bouton paie. Les blindes passent.
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4
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En conclusion : si j’avais été en cash game, ou si notre adversaire avait un profil clairement passif, j’aurais sans doute bet pour value ici car nous sommes souvent devant.
Ainsi face aux incertitudes avec ce jeu intermédiaire, et avec peu de chance de faire fold notre adversaire, je préfère check pour voir une turn, contrôler la taille du pot et mieux contrôler la suite du coup…
Pour la suite du coup, j’envisage de call un bet au flop, puis check/fold sur un 2nd barrel de sa part si la turn ne nous apporte rien, car notre adversaire est plutôt passif normalement. Je lead en revanche la turn si on améliore, car notre adversaire a un profil calling station.
Si il check back au flop, on se retrouve au turn dans la même situation qu’au flop, mais avec une street en moins à venir, ce qui change beaucoup de chose sur le contrôle du coup. Je vais donc bet au turn (pour value ou pour protection) sauf sur les cartes dangereuses du type : A, Q, J.
« J’ai décidé de c-bet à 850, le bouton paie.
Il y a maintenant 3 000 dans le pot.
Turn : 2
Que décidez-vous de faire ? »
Après un C-bet de 2 /3 pot, on est payé par le bouton, ce qui était prévisible vu son profil. Le turn est un 2h qui ne change presque rien, mais qui donne tout de même une possibilité de tirage à cœur.
Etudions l’option d’un 2-barrel :
Ici, si nous étions devant au flop nous le sommes toujours au turn (sauf 22), et si nous étions derrière nous le sommes toujours.
Face à un 2-barrel, la range de call qui était devant nous au flop est inchangée, et elle nous call aussi au turn : A10, A9, K10, Q10, J10 et parfois QQ, JJ.
Par contre la range de call derrière nous au flop, va s’affiner au turn. On l’évalue ainsi : KQ, KJ, QJ, Q9, J9, J8, 87, AKh, AQh, AJh, 76h et rarement 97, 86h, Axh.
On pense ici être toujours devant la range de call de notre adversaire, car ce dernier n’aime pas fold. Ainsi continuer notre agressivité au turn permet parfois de remporter le coup tout de suite, et parfois de prendre de la value sur la range de notre adversaire.
Etudions l’option du check :
Il a pour avantage de contrôler la taille du pot, dans un spot où l’on a seulement la 2ème paire du board. Mais il a pour inconvénient de nous faire perdre de la value, car notre adversaire va souvent check behind avec les mains que l’on domine (car il est plutôt passif). Cela pourrait également montrer un signe de faiblesse de notre part, et encourager notre adversaire à nous bluff avec une main du type AK, AQ, ou AJ. De plus si il est devant nous, cela va le conforter dans l’idée qu’il est devant, il pourra ainsi tenter de value sa main.
Je décide ainsi de maintenir mon agressivité, et de continuer à diriger le coup. J’opte donc pour un bet à 1700. Il faut selon moi value ici, car on ne pourra plus le faire à la river sur les tirages manqués. Si le bouton nous raise, cela montrera beaucoup de force vu son profil. On le mettra sur les mains suivantes : 1010, 99, 44, 109, 22 et parfois QQ, JJ. Il est temps ici pour lui de protéger sa main face aux différents tirages possibles.
Si notre adversaire call, la 1ère question à la river sera de savoir si nous sommes toujours plus souvent devant que derrière. Si tel est le cas, la 2ème question sera de savoir ce qu’il fera le plus souvent : nous call avec une main que l’on bat, ou tenter de nous bluffer avec un tirage manqué ?
« Je « 2barrel » à 1850. Le bouton paie encore.
Le pot est de 6700.
River A
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Que faites-vous et, selon votre décision, que prévoyez-vous en fonction des actions possibles du joueur au
bouton ? »
Tout d’abord réévaluons les ranges qui sont derrière et devant nous maintenant :
Derrière : KQ, KJ, QJ, Q9, J9, J8, 98, 87, (97, Q8h, 86h, 76h).
Devant : A10, A9, K10, Q10, J10, (AKh, AQh, AJh).
Si l’on suit notre raisonnement l’as à la river ne change quasiment rien. En effet l’as ne touche dans sa range que des mains qui étaient déjà devant au turn (A10, A9), hormis les hypothétiques mains AKh, AQh, AJh (hypothétiques car avec ces mains le bouton aurait souvent 3bet préflop ou fold au flop, mais vu son profil on ne sait jamais…).
Ainsi pour répondre à la 1ère question que l’on se posait à la turn, on pense toujours, être plus souvent devant après cette as à la river.
On va maintenant répondre à la 2ème question que l’on se posait à la turn, qui est de savoir comment faire grossir le pot à nouveau. Pour cela étudions la range de notre adversaire qui est derrière nous, en considérant les cas où il a raté un tirage, et les cas où il a un petit quelque chose qui pourrait nous payer.
Tirage manqué : KQ, KJ, QJ, J8, 87, (Q8h, 86h, 76h)
Jeu fait : Q9, J9, 98, (97)
En misant on n’est vraiment pas sûr d’être payé ici par un jeu fait, même par une calling station. De plus d’après notre réflexion, notre adversaire a plus souvent dans sa range un tirage manqué, qu’un jeu fait que l’on bat. Ainsi il est préférable ici, de check pour induire notre adversaire à bluff.
Si notre adversaire bet on va call quel que soit son sizing. En effet ici, un overbet de notre adversaire n’aurait pas beaucoup de sens ! Car avec des mains du type A10, A9 il chercherait à être payé par moins bien et il miserait entre 1/3 et ¾ pot. On paye donc en serrant un peu les fesses, et en espérant voir en face une main du type QJ.
A noter ici que face à un adversaire beaucoup plus sérieux, on aurait pu envisager un gros check raise en bluff sur cette river. Car on sait ici que notre adversaire a au mieux 2 paires(A10), et on aurait montré énormément de force avec cette relance. Cela reste cependant un peu fantasque…
« Je check, le bouton mise 4600. Je call, il montre QJ. »