Le Défi ManuB_ - Par Manuel Bevand


30/10/2010 01:00

Jours 24-28 : une semaine en enfer

Je vous avais quitté dimanche dernier en ayant pris une petite claque à la bankroll et au moral à l'approche des 200 euros. Aujourd'hui, cette barre n'est plus qu'un lointain souvenir...

Après un EPT qui se termine de la pire des manière avec une quasi-bulle, j'étais reparti à l'assaut du défi, déterminé à le finir en beauté. Malheureusement, ce vendredi soir a vu la continuation de mes malheurs.

J'en suis tout de même à:



Le downswing est de taille et plutôt spectaculaire. Il y a un peu d'EV (traduction: des bad beats), mais surtout des setups (traduction: des mauvaises rencontres) dans tous les sens plutôt inévitables. La fatigue, aussi, doit commencer à jouer un rôle.



Le pire, c'est que ça ne représente qu'un dowswing de 10 buyins, relativement classique et tout à fait ordinaire quand on joue beaucoup au poker online. C'est assez dommage que ce petit plaisantin pointe le bout de son nez à la fin de mon défi, tout de même, il aurait pu attendre que je reprenne la NL400 (non, je rigole en fait, va t'en et ne reviens jamais!)

C'est ainsi: parfois, au poker, on perd. Longtemps. Beaucoup (relativement à sa bankroll). Avec l'impression de plus en plus tenace qu'on ne se souvient plus comment gagner une main. C'est une activité particulièrement éprouvante dès qu'on joue pour gagner sa vie, d'où l'importance cruciale d'être "overollé", c'est à dire de jouer avec un matelas financier très confortable (au moins 100 caves de CG est une bonne base) qui nous permet de retirer de temps en temps et de continuer à jouer à sa limite de prédilection. Il faut aussi savoir mettre de côté pour pouvoir assurer ses dépenses quotidiennes sans avoir à assécher la bankroll, et ne pas flamber de manière excessive après une bonne période, en prévision des vaches maigres....

Afin de m'excuser pour l'aridité et la rigueur toute économique de ce billet, digne d'un Raymond barre en grande forme, voici une photo de Liv Boeree.



En outre, une anecdote amusante. J'ai joué à Vienne une main très drôle contre un certain Tom Dwan, un joueur américain inconnu mais sympa.

Dernier niveau du day1B, Dwan limpe en SB pour 1000, je checke A6o.

Flop A74 rainbow, check check (je le piège!).
Turn Q, check check (le piège se referme!)
River 9, Dwan mise 1200, je raise à 4000 pour value car il a tendance à miser très light pour value lui-même en ce moment et à très peu bluffer. De plus dans ce spot il a très souvent une dame, voire un neuf. Il grogne quelque chose et folde ATo face découverte! Je n'avais pas la moindre idée que j'étais en train de bluffer...

Finalement, je retire ce que j'ai dit plus haut, le poker c'est sympa même quand on perd.

A demain pour le dernier weekend du challenge, en espérant un meilleur finish!