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Davidi Kitai, premier champion WSOP Belge

- 23 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

Castilla Parmilla, minuit et demi. Arnaud, Ludovic et Antony viennent de rentrer les bras chargés de courses. Une fête se prépare, elle risque de durer longtemps. En terrasse, les discussions sont animées. Nous attendons l’arrivée du champion.

Coverage par Winamax

Ce fut une longue journée, épuisante mentalement et physiquement. En début d’après-midi, à son arrivée à l’intérieur de l’Amazon Room, Davidi Kitai était calme. Il s’apprêtait à disputer sa première finale des World Series of Poker. En position difficile avec le septième tapis, Davidi savait qu’il aurait besoin de beaucoup de réussite pour s’en sortir. « Je suis heureux d’avoir atteint la finale. Le reste, c’est du bonus. »

Probablement qu’il ne se doutait pas encore qu’une partie de neuf heures l’attendait, dont la moitié en tête à tête. Le poker est un jeu cruel, n’importe qui ayant joué quelques parties seulement le sait bien. Mais parfois, rarement, le scénario se déroule comme dans un rêve.

Coverage par Winamax

Davidi avait entamé la finale en position d’observateur. La table était serrée, les blindes élevées, et les tapis relativement équilibrés entre les neuf joueurs. Ce n’était pas le moment de tenter de marcher sur la table. Au lieu de ça, David a attendu, regardant ses adversaires s’éliminer entre eux. « Je ne voulais pas gâcher inutilement mes jetons », confiera t-il plus tard.

L’Anglais Michael Greco fut le premier à quitter les lieux, victime d’une cruelle confrontation entre les Rois et la seule main qu’il ne voulait pas voir en face, chez Chris Bell : les As.

Quelques minutes plus tard, Ben Robert allait rejoindre le camp des Anglais battus, perdant son petit tapis sur un coup de pile ou face.

Pendant ce temps, Kitai ne bougeait pas, mis à part une ou deux surrelances à tapis, toujours respectées.

Ont suivi très rapidement les éliminations de Ayaz Mahmood et Robert Cheung. C’est à ce moment que Davidi se fit payer son tapis, trouvant un double-up facile contre Lee Watkinson, un peu à l’ouest avec son tirage de quinte ventrale.

Sonné, ce dernier allait sortir dès le coup suivant, Chris Bell assénant le coup fatal. Soudain, ils n’étaient plus que quatre à table : Bell s’était personnellement chargé de l’élimination de quatre des cinq sortants : il était chip-leader.

Survient alors l’entrée en scène de Davidi Kitai ! Avec une couleur trouvée sur la rivière, le Belge décrochait un uppercut à l’Allemand Jan Von Halle. La machine était lancée : Kitai allait remporter les quatre coups suivants.

Von Halle ne s’en remettrait pas. Chip-leader au départ de la finale, le mari de Katja Thater sortira en quatrième place, vaincu par Davidi.

Dès la main suivante, l’amateur Keith Greer trouvait une paire de Valets pour envoyer le tapis, payé par Chris Bell avec la pointure du dessus : paire de Dames. Pas d’amélioration sur le tableau, et l’on tenait le tête à tête final entre les deux joueurs les plus actifs de la table. Tout s’était passé si rapidement. La suite allait se révéler un peu plus longue.

Chris Bell : 1,4 millions
Davidi Kitai : 1 million

Blindes : 12,000/24,000

Coverage par Winamax

L’ultime confrontation fut avant tout une bataille psychologique. Un test de résistance mentale. C’est Bell qui semblait avoir la main au départ, confiant dans ses gestes face à un Kitai visiblement épuisé. L’Américain a lentement creusé l’écart, la plupart du temps en jouant passivement et en montrant la main gagnante au show-down.

Le coup clé qui a déclenché le retournement de situation se produisit au bout d’une heure de confrontation tendue. Un call extraordinaire allait relancer Kitai dans la partie.

Le tableau final est 7-As-7-8-As.

Davidi est confronté à une mise de 200,000 de la part de Bell. La moitié de son tapis, très exactement. S’il paie, et perd, il ne lui restera plus que huit blindes : le match sera virtuellement terminé. Davidi ne possède ni As, ni sept, pas même un huit. Juste un Roi et un six, qui, combinés avec le tableau, lui donnent deux paires avec un kicker Roi.

C’est un call extrêmement tendu. Il y a tellement de mains qui le battent. Il ne peut gagner que si son adversaire bluffe. Mais quelque chose sonne faux dans la mise de Chris Bell. Dans sa gestuelle, aussi.

Davidi prend une grande inspiration, envoie une prière silencieuse, et avance deux piles de jetons rouges au centre du tapis. Aussitôt, il laisse échapper un soupir de soulagement : le regard de son adversaire lui indique qu’il a eu raison.

Chris Bell jette ses cartes en secouant la tête. Avec ce call d’anthologie, Davidi Kitai s’est remis en selle, et a remporté une manche importante de la bataille psychologique qui se joue.

Bell n’allait jamais vraiment s’en remettre. Certes, le match était loin d’être terminé, et le chip-lead allait encore changer de main à de nombreuses reprises. Mais désormais, c’était Kitai qui était aux commandes.

Bell allait perdre la moitié de son tapis en tentant de bluffer Kitai qui détenait le brelan max. Oups. Tant bien que mal, l’Américain allait doubler son tapis quelques fois, mais sans jamais parvenir à représenter une menace réelle.

A vingt-trois heures, Chris Bell se retrouvait une dernière fois à tapis, avec As-Valet, juste en dessous de l’As-Dame de Davidi Kitai. Un tableau 3-7-6-10-4 plus tard, Kitai pouvait, enfin, laisser éclater sa joie.

Neuf heures plus tôt, il s’asseyait en table finale avec un petit tapis. Le chemin avait été long, et la récompense immense. Kitai devient le premier champion WSOP du Team Winamax. Il reviendra à Bruxelles en héros : jamais avant lui un joueur Belge n’avait remporté une épreuve des championnats du monde.

« Je ne réalise pas encore ce qui m’arrive. Le soutien de mes amis Belges et du Team Winamax a été incroyable. Ramener un bracelet en Belgique, cela semblait impossible. Il n’y a pas beaucoup de joueurs évoluant au haut niveau. C’est une très grande fierté. J’ai reçu beaucoup de conseils précieux de la part du Team. Les années précédentes, quand j’arrivais aux World Series, j’étais tout seul. Le soutien de l’équipe à fait la différence, et m’a aidé à tenir jusqu’au bout. »

Félicitations à Davidi Kitai, qui donne au Team Winamax une victoire de plus, point culminant (ou pas ? il reste encore quelques tournois avant la fin des WSOP) d'une saison en tout point exceptionnelle.

Coverage par Winamax

Résultats

Pot-Limit Hold’em 2,000 dollars

Vainqueur : Davidi Kitai 244,546$
2/ Chris Bell 155,806$
3/ Keith Greer 94,695$
4/ Jan von Halle 77,077$
5/ Lee Watkinson 63,313$
6/ Robert Cheung 50,100$
7/ Ayaz Mahmood 39,089$
8/ Ben Roberts 30,831$
9/ Michael Greco 22,573$

Coverage par Winamax

Le bracelet !

- 23 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

Il l’a fait ! Au terme d’un intense duel de quatre heures, incertain jusqu’aux toutes dernières mains, Davidi Kitai a remporté le premier bracelet du Team Winamax dans l’épreuve de Pot-Limit Hold’em à 2,000 dollars.

C'est un très, très grand moment pour le Team et pour la Belgique. L'heure et à l'euphorie et aux célébrations : elles vont se poursuivre tard dans la nuit. Félicitations à Davidi Kitai : la partie était loin d’être gagnée, mais à force de patience et de persévérance, la victoire lui est finalement revenue.

A couteaux tirés !

- 23 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

On vient de passer les quatre heures de duel... Tout aurait pu se terminer il y a trente minutes, après que Davidi ait pris l’avantage avec un brelan de Dames superbement amené. Mais Chris Bell possède plus de vies que Raspoutine ! L’Américain a doublé deux fois, avec Roi-7 contre As-4, puis avec deux Valets contre Valet-9.

Ambiance de folie dans les tribunes : c’est la guerre entre le clan Winamax et le clan Bell, mené par Layne Flack, Gavin Smith et Erick Lindgren. Une grosse partie du Team est là pour soutenir Davidi : Cuts, Manub, Nicolas, Arnaud, MIK22, Tall... Difficile de départager un gagnant entre les français et les américains dans la bataille de l’applaudimètre.

Déjà 250 mains de jouées depuis le début de la finale... Et ce n’est pas fini !

Les blindes vont passer à 30,000/60,000.

Davidi Kitai : 1,7 million
Chris Bell : 700,000

Davidi en tête après deux heures de match !

- 23 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

Coverage par Winamax

Je profite d’une petite pause de vingt minutes pour vous donner l’état des lieux... Cela fait maintenant deux heures que Davidi Kitai et Chris Bell s’affrontent en duel.

C’est un tête à tête étrange auquel on assiste. Davidi assure la majeure partie de l’agression, Chris Bell se contentant de check/caller la plupart du temps. Une stratégie qui a réussit dans un premier temps : Bell a trouvé énormément de jeu pour remporter un nombre impressionnant de showdowns.

La bonne fortune de Bell s’est notamment manifestée lors d’un pot où les deux joueurs font deux paires à l’As : l’Américain remporte le pot avec As-9 contre les As-3 de Davidi.

L’écart se creuse après cette main, mais pas pour longtemps. Davidi va ensuite faire un excellent value bet avec une paire de Rois sur un tableau 4-J-A-A-7 avec trois carreaux. Chris Bell paie et muck.

Le tournant va se produire quelques minutes plus tard, quand Davidi va payer la moitié de son tapis sur la rivière

7 de carreau As de carreau 7 de coeur 8 de carreau As de pique avec...

Roi de carreau 6 de trèfle !!!

Un call extraordinaire : Chris Bell s'incline et jete ses cartes.

Peu avant la pause, Davidi enfonce le clou avec une grosse mise de 400,000 sur la rivière

3 de carreau Valet de carreau 5 de carreau Dame de pique Roi de carreau

Chris Bell ne peut payer : pour la première fois depuis le début du match, Davidi passe en tête.

Davidi Kitai : 1,41 million
Chris Bell : 1,03 million

Blindes : 20,000/40,000

Coverage par Winamax

Coverage par Winamax

Coverage par Winamax

Coverage par Winamax

Tête à tête final !!

- 23 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

Le Team Winamax n'a jamais été aussi proche du bracelet !

Keith Greer se retrouve à tapis avant le flop avec une paire de Valets. Il est largement dominé par la paire de Dames de Chris Bell. Le tableau ne change rien à l'affaire et Keith Greer est éliminé en troisième place. Il remporte 94,965 dollars.

Davidi Kitai et Chris Bell vont débuter l'ultime duel dans quelques minutes... Chris Bell est en tête, mais tout peut basculer en une seule main.

Je vais me rendre de ce pas sur le podium pour ne rien manquer de l'action. A très bientôt !

Les prix :

Vainqueur : 244,546 dollars plus le bracelet et la gloire éternelle
Second : 155,806 dollars

Plus que deux adversaires à battre

- 23 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

Il va y arriver ! Davidi Kitai vient d'éliminer Jan Von Halle après un piège joliment tendu. Le Belge checke sa paire d'As sur le flop : l'Allemandan trouve une paire de Dames sur le flop et envoie le pot. Davidi annonce "tapis !", c'est payé et la rivière ne change rien.

Jan Von Halle remporte 77,077 dollars pour cette quatrième place.

Plus que trois joueurs autour de la table : le pro Chris Bell, l'amateur Keith Greer et le membre du Team Winamax Davidi Kitai.

A toute vitesse !

- 23 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

De retour du podium ESPN, où j'avais rejoint une bonne partie du Team Winamax dans les gradins pour encourager Davidi.

J'ai assisté à deux éliminations, un double-up de Davidi, et encore une autre élimination : du tout bon !

7e/ Ayaz Mahmood 39,089$
6e/ Robert Cheung 50,100$
5e/ Lee Watkinson 63,313$

Ils ne sont plus que quatre joueurs : Davidi est assuré de remporter au moins 77,077 dollars !

Juste avant l'élimination de Watkinson, Davidi doublait sur ce dernier avec

7 de carreau 5 de trèfle contre Roi de carreau 6 de trèfle sur le flop

4 de coeur 7 de pique 3 de carreau

Pas de frayeurs pour le Belge : un

6 de pique est tombé dès le turn pour lui donner la quinte.

Hauteur des tapis approximative :

Jan Von Halle 600,000
Keith Greer 530,000
Chris Bell 500,000
Davidi Kitai 380,000

Les blindes sont de 10,000/20,000.

Event 38 – Pot Limit Hold’em 2,000$ (Finale)

- 23 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

La partie a repris après une petite pause. Nous sommes toujours à sept joueurs. David a concédé un pot a Ayad, puis a sur-relancé à tapis Lee Watkinson, qui a décliné l’invitation. Le membre du Team Winamax est pour le moment classé sixième.

Les tapis sont relativement équilibrés : un seul double-up ferait grimper Davidi en première ou seconde place.

Le meilleur joueur français du monde nous parle

- 22 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

Coverage par Winamax

Quelques minutes après son écrasante victoire lors de l’épreuve de Omaha High-Low à 10,000 dollars, David Benyamine s’asseyait quelques minutes pour répondre aux questions des journalistes. L’entretien qui suit a été réalisé en collaboration avec Poker Listings, Card Player, Bluff Magazine, Gary Wise et Nolan Dalla, le directeur média des WSOP.

David, jusqu’à présent, tu avais déjà largement prouvé ton talent dans de nombreuses disciplines, cependant sans jamais remporter de bracelet. Tu joues régulièrement au Big Game du Bellagio contre des joueurs qui ont tous des bracelets. Est-ce que cela te posait un problème ?

Non, cela ne m’a jamais vraiment gêné, parce qu’en fait, je n’ai jamais vraiment pris au sérieux les tournois. Je me suis toujours concentré d’abord sur les cash-games, jusqu’à cette année où des amis joueurs ont commencé à me titiller un peu, me disant « David, tu ne fais jamais rien de bon en tournois ». Je les ai pris au mot, je leur ai dit : « OK, cette année, je vais m’y mettre sérieusement, et vous allez voir. »

Qui est-ce qui t’a dit ça ?

Aaah non, je ne peux pas te le dire. [rires] Ils m’ont juste dit « Tu n’es pas bon en tournois, tu n’en as gagné qu’un seul dans ta vie, et c’est tout », et j’ai répondu que pour une fois, j’allais m’appliquer.

Mais tu sais, je pense que mes adversaires au Big Game ont toujours eu beaucoup de respect pour mon jeu. Ils vont m’ont vu gagner trop de fois pour ne pas être obligés de se rendre compte que je joue bien. Ce n’est pas le nombre de bracelets qui compte, dans ce genre de parties.

En plus, les joueurs qui m’ont titillé sur mes résultats ont joué chacun plusieurs centaines de tournois, alors que moi, je ne suis même pas sur d’en avoir joué cent au total dans toute ma carrière. C’est un paramètre à prendre en compte aussi !

Je n’ai jamais eu le sentiment que j’avais quelque chose à prouver. Je joue au poker parce que j’aime ça, et je ne compte pas m’arrêter de sitôt !

Est-ce que cette victoire te donne envie de jouer plus de tournois à l'avenir ?

J’adore jouer en tournoi, mais parfois c’est frustrant quand on songe que, ce que je peux gagner en cash-games en une journée, cela va me prendre trois jours pour le gagner dans un tournoi. D’autant que la plupart du temps, tu ne gagnes pas le tournoi, évidemment. Tu finis parfois second, troisième, mais en général tu ne gagnes rien du tout. Ce qui est sur, c’est que je vais continuer à jouer les tournois où il y a un gros prize-pool.

Habituellement, les tournois de Omaha High-Low sont des épreuves calmes et sérieuses. Ce soir, c’était un peu différent avec la présence de Mike Matusow : il ne s’arrête jamais de parler. Comment tu réagis à ce genre de comportement ?

Mike ne me dérange pas du tout. Ca fait des années que je le connais, il se comporte toujours de la même manière. On a souvent joué des tournois ensemble. J’adore Mike, c’est un type génial, avec un coeur gros comme ça, il donne beaucoup au poker, et pour ça, on lui doit le respect.

Quel était ton plan une fois arrivé à quatre joueurs ? Tu a joué très agressif et éliminé facilement tes trois derniers adversaires, en quelques minutes...

Je joue beaucoup mieux en short-handed, quand il n’y a plus que trois, quatre ou cinq joueurs à la table. Je joue agressif, mais pas trop, et j’ai une bonne lecture des adversaires.

Mais au final, tout cela n’avait aucune importance car j’ai touché toutes les cartes que je voulais durant la seconde moitié. Ils n’avaient aucune chance ce soir. Et même les autres soirs, j’estime que je suis en général un cran au dessus du reste de la compétition dans cette variante.

Une fois arrivé en tête à tête, tu avais une énorme avance sur ton adversaire. Tu étais certain de gagner ?

Oui, il me paraissait impossible de perdre à ce stade. Parfois, le doute peut s’installer si le joueur en face arrive à faire un gros come-back. Mon adversaire était un bon joueur, mais il est plus meilleur à une table pleine qu’à une table short-handed, parce qu’il est très patient.

J’ai été très patient aussi, je trouve. J’étais vraiment motivé, et j’ai fait de mon mieux.

Tu joues beaucoup au Omaha sur Internet. Est-ce que c’est ta variante favorite ?

Non, je ne pense pas que j’aie une variante préférée. J’adore le poker, j’aime tous les jeux, sans préférence pour un format plutôt qu’un autre.

Quel était ton adversaire le plus dangereux en table finale ?

Je pense qu’en général, il s’agit de moi-même, et du jeu de cartes ! [Rires] L’autre jour, quand j’ai terminé troisième de l’épreuve de Omaha, je ne pensais pas avoir une chance de gagner, malgré mon gros tapis. Je n’ai pas touché de jeu.

Ce soir, quand la partie est passée en short-handed, j’ai trouvé un gros rush. J’avais les As tout le temps, je montrais toujours la meilleure main, mes adversaires ne pouvaient rien faire pour m’arrêter.

Lors de la finale de Pot-Limit Omaha, c’était exactement l’inverse. Je n’étais même pas déçu. J’ai essayé de gagner, mais je pense que parfois il faut vraiment savoir se contenter d’une table finale, où même d’une place payée, si l’on pense que l’on a fait de son mieux.

Tu a déjà fait quatre résultats aux WSOP cette année, dans quatre variantes différentes. Est-ce que tu attends le tournoi de HORSE avec impatience ?

J’ai envie de te répondre : « oui, toujours », et, « non, jamais ». C’est très compliqué, les tournois. Il faut être très chanceux, recevoir les bonnes cartes, ne pas se prendre de bad-beat... Tout ça, je ne le maîtrise pas, donc en général je n’attends pas grand-chose des tournois. Tellement de fois, j’ai fait de mon mieux pour un résultat final décevant.

Mais, d’un autre côté, je suis très en forme en ce moment, alors qui sait, je vais peut-être en gagner un autre !

On raconte que sur Internet, le mois de Mai s’est très bien passé pour toi. C’est vrai ?

[Évasif] Vraiment ? Ce n’est pas ce que j’ai entendu ! [rires]

Non, je vais te dire pourquoi le mois a été bon : parce que j’ai une petite amie géniale, une famille super, beaucoup d’amis qui me soutiennent, et je me sens bien à Las Vegas au milieu d’une communauté de joueurs qui m’a accueilli les bras ouverts.

Il ne faut pas accorder trop d’importance aux gains et aux pertes. Si tu commences à laisser tes résultats influencer ton moral, tu es foutu.

S’il n’y avait pas eu le poker, que serais-tu en train de faire ?

Dans mes rêves, j’ai toujours voulu être un archéologue. Mais j’étais trop fainéant pour accomplir les études nécessaires pour y arriver.

Je pense que quoi qu’il arrive, le poker aurait fini par se retrouver sur mon chemin, car je suis avant tout un joueur. J’aime le « gamble » !

Bravo David, félicitations et merci !

Merci beaucoup !

Event 38 – Pot Limit Hold’em 2,000$ (Finale)

- 22 juin 2008 - Par Benjo DiMeo

La valse des short-stacks continue : c'est au tour de Ben Roberts de quitter le podium ESPN. Sa paire de Sept n'a pas réussi à tenir contre le Roi-Valet de Robert Cheung.

Ben Roberts remporte 30,831 dollars pour cette huitième place.

Le prochain sortant recevra 39,089 dollars.