Day 3 : 66 joueurs pour 36 places payées

- 26 septembre 2010 - Par Benjo DiMeo

Top 10

1. Viktor Blom (Suède) 443,200
2. Bojan Gledovic (Serbie) 442,300
3. Darren Woods (UK) 372,500
4. Andrew Pantling (Canada) 344,000
5. David Peter (USA) 309,300
6. Phil Ivey (USA) 289,300
7. Arnaud Mattern (France) 280,900
8. Nicolas Levi (Team Winamax) 272,300
9. Dan Fleyshman (USA) 269,000
10. Brian Powell (USA) 266,100

Huit français

7. Arnaud Mattern 280,900
8. Nicolas Levi (Team Winamax) 272,300
12. Thomas Bichon 257,700
28. Almira Skripchenko (Team Winamax) 156,400
37. Remy Biechel 130,400
56. Marc Inizan 70,600
59. Jean-Paul Siègeelli 61,200
66. Barbara Martinez 30,300

Le reste du field (sélection)

13. Yevgeniy Timoshenko (Russie) 222,900
14. Dan Shak (USA) 214,800
15. David Baker (USA) 207,000
18. Nick Shulman (USA) 190,000
20. Barry Greenstein (USA) 175,300
23. Anton Wigg (Suède) 168,000
25. Roland de Wolfe (UK) 166,200
27. Hoyt Corkins (USA) 158,400
29. John Eames (UK) 152,000
30. Huck Seed (USA) 147,600
33. Daniel Negreanu (USA) 142,800
36. Markus Golser (Autriche) 132,600
40. Greg Mueller (Canada) 121,200
41. Eli Elezra (USA) 116,900
45. Barny Boatman (UK) 110,700
47. Freddy Deeb (USA) 107,300
51. Nam Le (USA) 91500
52. JP Kelly (UK) 84,900
53. Matt Stout (USA) 80,500
55. John Dolan (USA) 73,200
57. John Conroy (Irlande) 69,800
61. Jani Sointula (Finlande) 54,500
63. Steven van Zadelhoff (Pays-Bas) 42,400

Tableau de bord
66 joueurs restants (sur 346 au départ)
36 places payées
Blindes : 1,200/2,400, ante 300
Tapis moyen : 157,300

Les tables du Team Winamax

Table 14
Siège 1: Mark Thurgood (37,000)
Siège 2: Patrick Selin (173,600)
Siège 3: Almira Skripchenko (156,400)
Siège 4: Ronald Lee (101,800)
Siège 5: Andrew Pantling (344,000)
Siège 6: Roland de Wolfe (166,200)
Siège 7: John Conroy (69,800)
Siège 8: Barbara Martinez (30,300)
Siège 9: Dan Shak (214,800)

Table 22
Siège 1: Freddy Deeb (107,300)
Siège 2: Adrian Passfield (77,500)
Siège 3: Quinn Do (144,000)
Siège 4: Anthony Newman (138,200)
Siège 5: Rob Akery (176,900)
Siège 6: Nicolas Levi (272,300)
Siège 7: James Mitchell (115,100)
Siège 8: Viktor Blom (443,200)

Le poker professionnel à son apogée

- 26 septembre 2010 - Par Benjo DiMeo

Coverage par Winamax

De l'action, des grands joueurs de l'ancienne école, des petits jeunes qui-n'en-veulent, des bad-beats improbables, des bluffs osés, des pots énormes : tous les ingrédients se sont mélangés à merveille pour créer une journée de poker comme on les aime au casino Empire de Londres.

En seulement quatre ans d'existence, le tournoi principal des WSOP à la sauce européenne s'est imposé comme une épreuve de qualité, avec un field réduit mais majoritairement composé de joueurs d'exception : bref, un bonheur pour les observateurs privilégiés que nous sommes.

Parmi les moments mémorables de ce Day 2, que vous pouvez vivre ou revivre en lisant les articles postés tout au long de la journée :

- Un fold étonnant de Sam Stein contre un joueur montrant tout les signes d'un bluff, et qui a ensuite montré effectivement un bluff.
- Le parcours en forme de montagnes russes vécu par Ludovic Lacay : en haut, en bas, en haut, en bas, jusqu'à l'explosion finale sur un bluff rocambolesque.
- Roger Hairabedian jouant Dame-5 dépareillés en short-stack depuis les blindes et doublant son tapis
- Phil Ivey s'emparant du chip-lead, accumulant plus de quatre fois le tapis moyen presque d'entrée de jeu
- Viktor « peut-être Isildur1 » Blom (photo ci-dessous) rattrapant Ivey à toute vitesse pour terminer le Day 2 en tête du tournoi. Va t-il enfin révéler son identité, bon sang ?
- Les superbes parcours de trois de nos français : Nicolas Levi (Team Winamax), Arnaud Mattern et Thomas Bichon, chacun ayant déployé un poker de grande place pour se hisser dans le Top 15.

Coverage par Winamax

Ils étaient 195 au départ aujourd'hui... Six niveaux et neuf heures de jeu plus tard, il sont moins de 70. Les places payées approchent... N'en verront pas la couleur : des joueurs comme John Juanda, Patrick Antonius, Neil Channing, Isabelle Mercier, Chris Ferguson, Liv Boeree...

Côté français, les joueurs du Team Winamax Manuel Bevand et Michel Abécassis ont malheureusement du nous quitter très vite. Même topo pour Antoine Arnault. Muni d'un gros stack au départ de la journée, Bruno Fitoussi n'aura malheureusement pas réussi à passer la pause-dîner, à laquelle ElkY n'aura pas non plus survécu. Roger Hairabedian, Jean-Paul Pasqualini et Pierre Canali auront tenu un peu plus longtemps, sans pour autant conserver leurs jetons suffisamment longtemps pour revenir dimanche.

Ce qui nous laisse huit tricolores sur dix-sept en place pour tenter d'atteindre les places payées (et plus si affinités), un ratio satisfaisant si l'on considère que 60% du field a disparu aujourd'hui :

Arnaud Mattern 280,900
Nicolas Levi (Team Winamax) 272,300
Thomas Bichon 260,000
Rémy Biechel 138,000
Almira Skripchenko (Team Winamax) 115,000
Marc Inizan 75,000
Jean-Paul Seatelli 58,000
Barbara Martinez 37,000

Coverage par Winamax

Assise à des tables difficiles, Almira Skripchenko a tenu bon, et sera au piste au départ du Day 3

A l'international, Viktor Blom est notre chip-leader officiel. Le classement des têtes de série n'a pas encore été publié, mais il semble que Phil Ivey, Nick Shulman et Andrew Pantling fassent partie du Top 10. Barry Greenstein, Dan Shak et Yevgeniy Timoshenko figurent en milieu de peloton. On pourra aussi compter sur la présence de Hoyt Corkins, Daniel Negreanu, John Eames, Barny Boatman, Freddy Deeb, et bien d'autres.

La suite, c'est quoi ? La bulle, pardi ! Un moment qui s'annonce aussi tendu que passionnant, et que l'on suivra à partir de dimanche midi (13 heures en France). Soyez au rendez-vous !

Benjo

Tableau de bord
69 joueurs restants (sur 346 au départ)
36 places payées
Blindes : 1,200/2,400, ante 300
Tapis moyen : 150,400

La statistique amusante du jour

- 25 septembre 2010 - Par Benjo DiMeo

« Depuis le début de ce tournoi, annonce à la ronde Tony Cousineau, j'ai three-bet un total de deux fois, avec les Rois, puis les Dames. La première fois, je jouais contre les As. La seconde, contre les Dames. »

Le fait que Cousineau soit encore en course alors que le Day 2 se termine (avec un tapis inférieur à 30,000) est un témoignage frappant de son infinie patience.

Benjo

Une journée en enfer
JPP sur le banc

« J'ai touché deux brelans, j'ai perdu par deux fois... » soupire Jean-Paul Pasqualini. Après son brelan de rois craqué par la couleur de Barny Boatman, JPP vient effectivement de sortir sur le même scénario. Arrivé à une nouvelle table, il relance premier de parole à 5,100 avec 7Carreau7Coeur (sur blindes 1,000/2,000 ante 200). Seul Roland de Wolfe paie en position. Le flop est 5Carreau7Trèfle8Trèfle. Jean-Paul mise petit : 5,300. De nouveau, Roland paie. Sur le turn, un JPique, Jean-Paul veut piéger l'anglais et checke. Roland fait de même derrière. Arrive la rivière : un 2Trèfle. JPP envoie 9,100 et est surpris lorsque Roland lui annonce « All-in », réclamant ainsi 40,000 de plus. Le corse réfléchit cinq bonnes minutes puis engage la somme. Il fait face à 9TrèfleTTrèfle : une main qui le dominait dès le turn ! Il est ainsi éliminé de ce Main Event.

Même constat pour Roger Hairabedian, qui a disparu du casino Empire sans laisser de traces.

Partage d'informations

Nicolas Levi va bien. Très bien même : il possède 265,000. « J'ai 5-bet à tapis Barry Greenstein » me confie-t-il. « Je ne peux te dire la main malheureusement... Il y a le loustic là-bas » poursuit-il en pointant Marc Inizan présent à sa table : « Je sais qu'il lit le coverage Winamax ! » Ce n'est pas grave, l'essentiel, c'est que Croc possède un tapis deux fois supérieur à la moyenne !

Harper

Almira : discrétion et régularité

- 25 septembre 2010 - Par Benjo DiMeo

Peu avant la pause concluant le Level 11, je m'enquiers des progrès d'Almira, déplacée à une table en compagnie de Mike Matusow (qui a depuis sauté). La joueuse du Team Winamax pointe à 157,000, soit un tapis très confortable pour attaquer le dernier niveau de la journée aux blindes 1,000/2,000. « Avec un tel stack, tu dois bien avoir au moins un gros coup à raconter », lui dis-je.

A ma grande surprise, la réponse est négative. « Je n'ai gagné que des petits pots », explique t-elle. « J'ai joué beaucoup de mains. »

Son plus gros pot lui a permis de réaliser un profit de... 23,000 ! Moins de vingt blindes au moment où il fut joué. « J'ai Roi-Dame, et je floppe un Roi contre les deux Dames d'Eli Elezra, qui ne m'a pas 3-bet preflop. » Almira trouve un Roi sur le flop et se fait payer 7,000. Le turn est checké, puis un autre Roi tombe sur la rivière : Almira mise 12,000, et se fait payer à nouveau.

Manque à gagner

Juste avant la dernière pause de la journée, je suis témoin d'une main à propos de laquelle Rémy Biechel aura peut-être quelques regrets.

Daniel Negreanu relance en début de parole. Rémy est juste derrière avec une paire de 3 : il paie, et le reste de la table se place en position d'observateur.

Flop JPiqueTCoeur3Trèfle. Jackpot !

Daniel c-bet 4,500, et Rémy opte pour le slowplay, en se contentant de payer. S'il connaissait la main de Daniel, il aurait probablement

Turn KTrèfle. Negreanu checke, et Rémy mise 11,000. Il est payé.

La rivière enlève à Rémy toute marge de manoeuvre : c'est un 9Pique faisant apparaître de sérieuses possibilités de quinte. Les deux joueurs checkent.

Daniel montre JCoeurTTrèfle pour les deux paires max' du flop, et sursaute en voyant le brelan du français : « Bon sang, tu aurais pu tout me prendre ! »

Un joueur passe derrière, et s'amuse : « Daniel, comment tu as fait pour perdre aussi peu sur un tel flop ? Y'a pas à dire, tu es vraiment un géant ! »

Benjo

A vos Marc, feu !

Coverage par Winamax

Marc Inizan respire un peu. Au cut-off, il relance à 3,900. Son voisin (celui de gauche hein, puisque celui de droite a passé, vous vous en doutez) place un 3-bet pour 9,600. C'est alors que Marc envoie son tapis pour 65,000. Son adversaire fait la moue et passe. Histoire de chambrer un peu, Locsta montre un neuf de cœur. Le voilà de retour à 80,000.

Bonnet d'âne

Le siège de Jennifer Tilly est vide. Ce que ça signifie ? Hé bien qu'elle est éliminée, jeunes gens. Après avoir envoyé 6,000 sur un flop ATrèfle2Trèfle5Pique puis 11,000 sur un turn 3Pique, je l'avais vu abandonner sur un check-raise de Viktor Blom à 36,500. Ce dernier est confortablement assis derrière un tapis de 350,000.

Une main en feu

Coverage par Winamax

Derrière la relance d'un joueur non identifié, Thomas Bichon paie en position. Ils sont donc deux (avec plus de cent blindes chacun) à voir un flop JTrèfle5PiqueACoeur. Le random envoie 6,800 et est très vite payé par Thomas. Sur le turn KTrèfle, même scénario, cette fois pour 16,600. C'est sur la rivière 6Pique que ça se complique : notre ami mise 45,400 et donne un sacré mal de crane à Thomas. Le corse hésite tellement longtemps qu'il finit par appeler le « time » contre lui. Oui, ça se fait de temps à autres. « 3... 2... 1... Votre main est brulée monsieur. » Le superviseur arrive alors avec un chalumeau et enflamme la main de Thomas. Non, je déconne, il la remet simplement dans le paquet. C'est tout de suite moins drôle. Son adversaire fait alors le mariole et lui demande : « Tu veux voir une carte ? » en lui présentant les deux. Thomas répond « Non. » Avec une telle proposition, on peut être à peu près sûr qu'on aurait découvert une dame ou un dix, une carte qui aurait fait sensation lorsqu'elle est retournée mais qui ajoutée à l'autre forme le jeu absolument max. Thomas chute à 235,000, un tapis qui reste presque deux fois supérieur à la moyenne.

Harper

Saturday night fever

- 25 septembre 2010 - Par Benjo DiMeo

Samedi soir à l'Empire Casino. Entre les asiatiques se défoulant sur le Punto-Banco et les jeunes londoniens fortunés gaspillant leur argent à la roulette, il devient compliqué de circuler dans l'enceinte sans se faire bousculer. Difficile néanmoins de louper l'action : le Main Event a repris tambour battant ! Ludovic Lacay fut le premier à se mettre en évidence en doublant son tapis. Il nous raconte.

« En petite blinde, je complète avec TTrèfle9Pique et Barry Shulman relance à 4,000. Je paie. Le flop est QCoeur8Carreau6Carreau me donnant un tirage à huit cartes. Je checke et Barry fait 4,000. Je relance à 16,000 et il me fait tapis... J'ai alors 32,000 à ajouter. » Je lui réponds alors : « On est samedi soir à Leicester Square, c'est un call évident ! » Ludo se marre mais reste professionnel : « Il y a la fête certes, mais surtout le fait que j'ai besoin que de 33% d'équité contre sa range. Je pense les avoir et engage la somme... Il retourne alors une des pires mains possibles : KCarreauQCarreau. » Mais le croupier a envie d'être sympa ce soir : après l'apparition d'un turn QTrèfle, il donne un 7Trèfle sur la rivière qui donne une miraculeuse quinte à Ludo.

Quelques instants plus tard, le joueur du Team Winamax prend quelques jetons de plus à Barry en value bettant cher son full avec As-Trois sur un tableau Q-3-3-Q-4 et voit son tapis grimper à 130,000. Barry Shulman nous quittera quelques mains plus tard, son As-Cinq n'améliorant pas face à une paire de huit. Le tenant du titre est donc éliminé. John Juanda et Annette Obrestad ayant également rendus les armes, nous aurons à coup sûr un vainqueur inédit dans ce Main Event des WSOP-E !

Et là, je lui montre un quatre de trèfle

Elle est bonne, non ? Ah oui, faut que je raconte l'histoire avant. Donc c'est Arnaud Mattern en milieu de parole. Il relance à 3,000 et se fait 3-bet par Brian Powell à 9,000. Arnaud n'en reste pas là et envoie 21,000... Brian paie. Un beau petit pot est donc d'ores et déjà constitué lorsque tombe un flop 3PiqueKCoeur2Trèfle. Arnaud envoie 20,000 et est de nouveau payé.

Coverage par Winamax

Le croupier retourne le turn : un 7Carreau. Le public commence à se masser autour de la table pour voir Arnaud miser 36,500. Un poil plus long dans la réflexion que son homonyme Asafa, Brian Powal prend trois bonnes minutes avant de passer. Et là, Arnaud lui montre un quatre de trèfle ! Elle est bonne, non ? Ce pot permet à FrenchKiss de grimper à 215,000.

Un vrai cauchemar

Coverage par Winamax

A la même table qu'Arnaud Mattern : Jean-Paul Pasqualini. « Ma journée ne se passe pas très bien » confie le corse. Et quand on l'écoute raconter ses déboires, on comprend son désarroi : « Il y a cette main où Barny Boatman limpe premier de parole pour 1,000. Arnaud relance à 3,700 et je me contente de payer en grosse blinde avec KCarreauKCoeur. Barny paie aussi. Le flop est TCarreau7Carreau3Carreau. On checke tous. Sur le turn 2Pique, j'envoie 4,100 et seul Barny paie. La rivière est un KPique : j'envoie 6,500 et il fait tapis pour 23,000... J'hésite deux minutes puis paie : il a 9Carreau2Carreau ! Je ne comprends pas vraiment sa façon de jouer avant le flop... Ensuite, je place un squeeze à 8,000 avec As-Roi après une relance payée. La petite blinde n'avait pas vu ma mise et envoie tapis pour 23,000... Je paie et il montre Valet-Cinq : un cinq vient le sauver. » Bilan : Jean-Paul chute à 33,000, un tapis commençant à être inconfortable. A la table se trouve un autre corse : Thomas Bichon est totalement insaisissable aujourd'hui : son tapis pointe désormais à 290,000, ce qui le place dans le top 5.

Harper

C'est terminé pour Ludovic Lacay

Coverage par Winamax

Non, le titre de cette news n'est PAS une mauvaise blague. Je sais bien qu'Harper vient de vous raconter comment Ludovic a réussi à doubler son tapis de manière assez chanceuse contre Barry Shulman pour remonter à 130,000, un tapis au dessus de la moyenne. Mais vous pouvez oublier tout cela : Cuts vient de sauter. En tournoi, tout peut aller très vite, à fortiori quand on pratique le style qu'affectionne Ludovic Lacay.

Tout s'est passé très vite, en deux mains. Je n'ai pas assisté à la première, la plus importante des deux. C'est l'intéressé lui-même qui m'a résumé ce qu'il s'était passé, quelques secondes avant de jouer son dernier coup :

« Mon voisin de droite [Danny Steinberg] relance à 3,500 en fin de parole, je 3-bet à 8,000 en position avec QCoeur4Coeur. Il paie. Flop Roi-7-4. Il checke. Je mise 10,400. Check/raise à 27,500. Je le sens faible : je fais tapis. Il lui reste 85,000, il me paie avec KTrèfleTPique. »

Le turn et la rivière ne changent rien, et, pour la énième fois de ce tournoi, Ludovic revient à la case départ, et même pire que cela : il ne lui reste plus que 21,000 aux blindes 800/1,600.

Commentaire à chaud après ce pot de 240,000 : « Je ne regrette pas ma décision, malgré tout. Il m'a outplay, je me suis fait attraper, mais il n'a que KTrèfleTPique. C'est un gamble de sa part... »
Et de la part de Ludo aussi, tout de même.

Ludovic va voler une fois les blindes avant de se retrouver à tapis avec 88 contre deux Valets : aucun miracle ne vient le sauver sur le board 4-5-2-9-7, mettant fin à l'un des tournois les plus mouvementés de sa carrière. Son tapis aura subi toutes les variations possibles et imaginables deux jours durant, pour se terminer en « beauté », avec un coup de poker complètement barré sur lequel je vais m'interroger encore longtemps.

Déménagement permanent

Le jeu des chaises musicales continue pour Rémy Biechel. Le voilà assis autour de sa troisième table de la journée, en compagnie de Barbara Martinez (assez short-stack) et Daniel Negreanu (il a repris des couleurs après un départ difficile). Rémy possède 95,000 environ.

Marc Inizan (70,000) a quant à lui été envoyé aux côtés de Mike Matusow et Mikael Thuritz.

Pedro : no dinero

Notre ami Pierre Canali est sorti du Main Event avant la pause-dîner, et a bien voulu me raconter ses déboires via une conversation Skype. Une initiative fort appréciée, si tout le monde faisait comme lui, nous n'aurions plus besoin de nous déplacer sur les tournois. »

« Après le coup contre William Reynolds raconté par Harper, je double sur Phil Laak : je raise ATrèfleQCarreau UTG+1, il call au bouton. Je c-bet sur APique9Pique2Carreau, il paie. Turn TCoeur. Je check, il mise la moitié de mon tapis, j'envoie tout, il paie pas content avec KPique7Pique, la rivière brique et je double. »

« Je reviens à 36,000, mais je suis ensuite 'card dead', aucun spot, et je change de table. Je suis avec Matusow. J'ai 25 grosses blindes. Un joueur relance au hi-jack. Le cut-off paie, Matusow paie aussi au bouton. Avec ma paire de 10, j'ai une bonne opportunité : je pousse depuis la petite blinde. Le hi-jack réfléchit deux minutes et paie, les autres passent. Il a deux As, bien sur. »

Merci, Pedro, et à bientôt.

Benjo

Tableau de bord
88 joueurs restants (sur 346 au départ)
36 places payées
Blindes : bientôt 1,000/2,000, ante 300
Tapis moyen : 119,000