Le Team Winamax est présent
Ils étaient huit français au départ du Day 3, et alors que l'on a perdu exactement deux tiers des partants du jour (de 66 à 22), nos tricolores sont encore au nombre de quatre. Un bilan satisfaisant, d'autant que les survivants se sont maintenus avec de bons tapis.
Peu fournie en jetons au départ de la journée, Barbara Martinez n'aura malheureusement pas pu échapper à une élimination rapide. Rémy Biechel allait la suivre peu après vers la sortie, victime d'un banal coup de pile ou face.
Plus cruelle encore sera l'élimination d' Almira Skripchenko à deux places de la bulle. La joueuse du Team Winamax était entrée dans ce tournoi par défi, voulant se mesure à une compétition relevée. Almira a été servie, et n'aura pas à rougir de sa prestation au final : elle quitte le casino Empire les mains vides, mais en ayant engrangé une expérience considérable.
Avec son petit tapis, Jean-Pierre Seatelli aura assuré le minimum en se maintenant assez longtemps pour rentrer dans l'argent. Il sera éliminé aux alentours de la trentième place après une rencontre inévitable : les Rois contre les As.
Ce qui nous laisse un quatuor de choc pour prétendre à la table finale : Marc Inizan, Thomas Bichon, Arnaud Mattern, et le joueur du Team Winamax Nicolas Levi. Dans l'ordre : un finaliste EPT ultra-performant en ligne, un vainqueur WPT, un vainqueur EPT, et un serial-finaliste EPT et WSOP. Excusez du peu !
Pour Inizan, tout s'est joué en début de journée : son tapis était relativement faible, mais plusieurs coups bien menés l'ont rapidement fait sortir de la zone rouge. Au final, « Locsta » ne dispose pas d'autant de jetons qu'il le voudrait : un bluff manqué contre Nicolas Levi (qui détenait les As) lui en a fait perdre beaucoup. Bichon, lui, disposera de 25 blindes, et l'espoir d'améliorer sa douzième place de 2009. Très actif tout au long de la journée, Arnaud Mattern terminera avec le tapis moyen. Lui aussi avait été payé l'an dernier, terminant en 23ème place. Un résultat quoi qu'il arrive dépassé cette année.
Enfin, Nicolas Levi... Comme Bichon et Mattern, CrocMonsieur a déjà connu le bonheur dans les murs du casino Empire, c'était en 2007, lors de la première édition des WSOP-Europe. A l'époque, Nicolas portait déjà le chapeau, il s'était hissé jusqu'à la 27ème place et s'apprêtait à rejoindre un Team Winamax encore balbutiant.
Trois années d'expérience plus tard, et Nicolas Levi n'est plus tout à fait le même joueur, ayant entre temps disputé des finales à Las Vegas, St Kitts, Paris, Kiev, Vilamoura et Mazagan. Nicolas reviendra au Day 4 avec le huitième tapis, et la satisfaction d'avoir fait partie du Top 10 du classement lors de trois journées consécutives.
« Une journée classique pour moi », commente Nicolas. « J'ai mal commencé, et bien terminé. » CrocMonsieur est en effet passé très proche de l'élimination alors que la bulle n'avait pas encore éclaté. Après avoir manqué un gros bluff contre Rob Akery, Nicolas tombait à trente blindes. Un double-up contre Viktor Blom lui a donné l'occasion de se maintenir. Une fois les places payées atteintes, Blom permettait à nouveau à Nicolas de multiplier par deux son stack. Son tapis allait ensuite progresser sans risques jusqu'au terme de la journée.
Concernant la suite de l'histoire, Nicolas se veut prudent : « J'ai une table difficile, avec les gros tapis à ma gauche. Je vais surement attendre un peu, rester patient, et jouer serré. »
Une finale de rêve se dessine
Comme vous avez pu le constater en consultant le classement, il reste assez de grands noms encore en course autour des trois dernières tables pour nous laisser espérer une finale « poids-lourd », comme en 2009 (où il y avait Daniel Negreanu, Praz Bansi, Antoine Saout, Jason Mercier...).
On a perdu les Daniel Negreanu, Huck Seed, Freddy Deeb et consorts, mais deux des joueurs les plus "hot" du moment se sont maintenus avec de gros tapis : Phil Ivey et Viktor Blom. Le second a pratiqué un poker peut-être pas forcément adapté au format tournoi, avec des prises de risques parfois excessives, mais un double-up contre Barry Greenstein en fin de journée lui a permis de revenir en force (Greenstein ne s'en remettra jamais, par ailleurs, et sera éliminé peu après par Daniel Steinberg : deux As contre une paire de 10, un 10 apparaît sur le flop)
Comme l'a indiqué Nicolas Levi, Blom est « intouchable dès lors qu'il possède beaucoup de jetons », un trait commun chez les bons joueurs de cash-game. Le suédois possède donc de bonnes chances d'atteindre sa première table finale majeure, ce qui ne manquerait pas de créer un « buzz » considérable auprès du public et des médias, qui se demandent toujours si oui ou non, Blom se cache derrière le pseudo Internet « Isildur1 ». Le saura t-on un jour avec certitude ?
Phil Ivey à l'habitude de « own » sa table, parfois de manière littérale. L'octuple vainqueur de bracelets se sent comme chez lui aux WSOP
Andrew Pantling fut le premier (et unique) joueur a dépasser la barre du million aujourd'hui grâce à un bon rush de cartes durant la première partie de la journée. L'excellent joueur online (« clockwise ») a néanmoins du céder sa place de leader à deux joueurs américains que l'on ne connaît guère : Ronald Lee et David Peter. Gageons que nous aurons tout loisir de faire plus ample connaissance avec eux s'ils parviennent à conserver leurs jetons.
Derrière, il y a Hoyt Corkins, pécialiste du jeu short-stack – mais là, le cow-boy de l'Alabama possède un joli tapis. On retrouve aussi Barny Boatman, le jovial anglais membre fondateur de la bande des « Hendon Mob », et, en short-stack, un trio de tueurs : Greg Mueller, Jani Sointula et Roland de Wolfe. Ils devront se bouger très vite dès le début du Day 5, au risque de disparaître dans l'oubli.
Rendez-vous à midi (heure locale)
C'est une nouvelle journée passionnante qui s'annonce lundi. Une journée courte, aussi : l'objectif sera de passer de 22 à 9 joueurs. Cela ne devrait pas prendre plus que cinq niveaux, si j'en crois mes expériences passées sur les tournois de ce genre.
Les demi-finales sont retransmises sur Internet avec un différé de cinq heures. C'est long, mais l'intérêt, c'est que l'on pourra voir les cartes des joueurs. De même, la partie sera éditée de manière à ne laisser que les coups intéressants. Bref, tout le monde devrait être content : on pourra regarder ça sur ESPN3 (je vous laisse chercher sur Google).
Et pour ceux qui restent attachés au direct et au journalisme à l'ancienne avec des textes et des photos, vous connaissez l'adresse : Winamax.fr, à partir de midi (13 heures en France).
Benjo
Les 22 candidats au poste de finaliste
1. Ronald Lee (USA) 947,000
2. David Peters (USA) 829,000
3. Andrew Pantling (Canada) 821,000
4. Daniel Steinberg (USA) 768,000
5. Viktor Blom (Suède) 705,000
6. Phil Ivey (USA) 657,000
7. Hoyt Corkins (USA) 566,000
8. Nicolas Levi (Team Winamax) 515,000
9. Bojan Gledovic (Serbie) 500,000
10. Arnaud Mattern (France) 468,000
11. James Bord (UK) 445,000
12. Clint Cofee (USA) 438,000
13. Fabrizio Baldassari (Monaco) 382,000
14. Barny Boatman (UK) 379,000
15. Marc Inizan (France) 346,000
16. Dan Fleyshman (USA) 336,000
17. Thomas Bichon (France) 308,000
18. Anthony Newman (USA) 280,000
19. Brian Powell (USA) 264,000
20. Jani Sointula (Finlande) 181,000
21. Greg Mueller (Canada) 151,000
22. Roland de Wolfe (UK) 113,000
Tableau de bord
22 joueurs restants (sur 346 au départ)
9 places en finale
Blindes : 4,000/8,000, ante 1,000
Tapis moyen : 472,000
WSOP-Europe : les français ne sont pas là pour faire de la figuration
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6
Q
. Peters checke, et Fleyshman mise 105,000, là encore un peu au hasard.
de l'anglais qui trouve un board As-Q-T-J-8.