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Ryan Riess domine le jour 3

- 31 octobre 2018 - Par Martin

Un champion Main Event WSOP en tête de classement pour démarrer un jour 4

1 122 239 € à la gagne et 81 ITM

50 joueurs qualifés pour le jour 4

Le Team Pro Winamax Sylvain Loosli est 6ème en jetons

Ryan Riess

Ryan Riess est chipleader à la fin du jour 3. Le champion du monde 2013 s'est déjà bien chauffé à Rozvdaov en remportant un Highroller Turbo à 10 000 € il y a quelques jours.

Voilà une journée qui aura tenu toutes ses promesses !

165 joueurs au départ pour 50 rescapés, le tout en 6 niveaux de 90 minutes.

Sur les 6 Français du jour, seuls deux parviennent à se hisser en jour 4 : notre Team Pro Sylvain Loosli donc et Vincent Robert. Autant Sylvain est tout en haut du classement, autant Vincent ferme la marche. Joueur régulier, Vincent fréquente le circuit international depuis 10 ans. On l'a vu très pote avec Benjamin Pollak ici à Rozvadov, alors on ira à la pêche aux informations demain. Et en attendant, Vincent est assuré de signer une performance de gains en live qui ira dans son top 3. Il comptera parmi les plus petits tapis au départ du jour 4 avec... Julian Thomas ! L'Allemand était arrivé short-stack en jour 3, en parvenant à tripler ses jetons dès la première main de la journée pour au final la conclure à nouveau en dernière position du classement. Entre-temps, il aura tout de même passé la bulle et quelques paliers de gain. Pas si mal pour le Phénix allemand !

Un chipleader américain (et champion du monde, Ryan Riess. Il aura pris une bonne partie de ses jetons au chipleader précédent, le surprenant Robert Skopalik, un Tchèque. En table TV, Ryan lui a quasiment tout pris en floppant flush max contre flush hauteur Valet chez Robert. Pas de quatrième ni de doublette ne viendront freiner les ardeurs du joueur local, et Ryan Riess en étant max de bout en bout sur le coup saura extraire le maximum de value de son adversaire. Robert abordera le jour 4 à l'antépénultième position (avant-avant dernier si vous préférez).

Skopalik

Robert Skopalic aura tout donné à Ryan Riess. Ou plutôt Ryan Riess aura tout pris à Robert Skopalic.

Les Italiens et les Britanniques en embuscade. On vous a déjà parlé des Italiens et il faudra se méfier d'eux. Avec trois joueurs dans le top 10 (Ivan Gabrieli, Liwei Sun, Dario Sammartino), ils ont squatté le classement tout au long de la journée. Les Britanniques ont moins fait parlé d'eux mais les Anglais sont placés un peu partout. Et que de la qualité, jugez-en par vous-memes : Niall Farrell, Jack Sinclair, Jack Salter, Aymon Hata, etc)

Ivan Gabrieli

Ivan Gabrieli est deuxième au classement. Il emmènera la colonie italienne demain au jour 4.

Les Allemands aux abonnés absents. Alors certes, ils sont encore cinq dans le classement mais aucun ne figure dans le top 20 ! Pire, leurs leaders ont tous été éliminés. Décevants. Peut-être que le buy-in leur paraissait un peu faiblard ? Il est vrai qu'un Super Highroller 100 000 € était lancé en parallèle. De quoi faire hésiter...

On retrouve des figures fortes de la "vieille garde" du poker, comme l'Américain Allen Kessler ou l'Irlandais Andy Black. Et c'est toujours sympa de revoir ces visages de légende.

Andy Black

L'Irlandais Andy Black avait froid. Il faut dire que lorsqu'on vient d'un pays chaud comme le sien...

Le bilan de la journée des Team Pro

Et s’il n’en devait en rester qu’un, ce serait Sylvai Loosli. Comme lors du Super Highroller 25 500 €, Sylvain Loosli est le dernier représentant de la Team Pro Winamax.

Sylvain Loosli

L'inusable, l'insubmersible Sylvain Loosli, 6ème au classement. Parce qu'au-delà de se qualifier, Sylvain le fait avec la manière. Et les jetons.

Sur les cinq joueurs engagés en début de jour 3, trois sont rentrés dans l’argent et un est qualifié pour le jour 4, à 50 joueurs restants

Sylvain Loosli 1 927 000

57ème Joao Vieira - 16 723 €

78ème Mustapha Kanit - 15 074 €

Adrian Mateos - éliminé hors ITM

Guillaume Diaz - éliminé hors ITM

Joao Vieira est le dernier Team Pro à être éliminé. C'est Ryan Riess, chipleader au jour 4, qui se charge de la sale besogne en table TV.

Sur une ouverturede Joao à 35 000 UTG, Ryan défend de big blind pour découvrir un flop 8 7 K. Les deux joueurs checkent et la turn 2 amène de l'action avec un bet de Riess à 75 000 payé par Joao. La river est un A et Ryan met Joao à tapis. Celui-ci prend alors un gros temps de réflexion et décide finalement de payer, compte tenu de ce qui lui reste. C'est malheureusement pour découvrir deux paires floppées avec 8 7, bien devant sa paire de dames Q Q.

Joao Vieira

Joao Vieira, éliminé en table TV par son voisin Ryan Riess, qui aura bien fait le ménage sur cette table !

Liste des ITM éliminés au jour 3

51ème Nick van der Marel (PB) 18 210 €

52ème Rainer Kempe (ALL) 18 210 €

53ème Tobias Peters (PB) 18 210 €

54ème Antonio Turrisi (ITA) 18 210 €

55ème Sanjay Sahijwani (GB) 18 210 €

56ème Pierre Mothes (ALL) 18 210 €

57ème Joao Vieira (POR – Team Pro Winamax) 16 723 €

58ème Tal Noach (ISR) 16 723 €

59ème  Dietrich Fast (ALL) 16 723 €

60ème  David Urban (SLQ) 16 723 €

61ème Piotr Nurzynski (POL) 16 723 €

62ème  Josip Simunic (AUT) 16 723 €

63ème Jason Gray (GB) 16 723 €

64ème Roger Teska (USA) 16 723 €

65ème Michel Dattani (POR) 15 700 €

66ème Kristaps Vismanis (LET) 15 700 €

67ème Jan-Eric Schwippert (ALL) 15 700 €

68ème Alberto Stegeman (PB) 15 700 €

69ème Arran Fletcher (GB) 15 700 €

70ème Martin Stoller (ALL) 15 700 €

71ème Aleksandr Merzhvinskiy (RUS) 15 700 €

72ème Marek Blasko (SLQ) 15 700 €

73ème Thomas Hammerl (AUT) 15 074 €

74ème Luiz Duarte (BRE) 15 074 €

75ème Slobodan Ruzicic (SER) 15 074 €

76ème Will Givens (USA) 15 074 €

77ème Alexandre Viard (FRA) 15 074 €

78ème Mustapha Kanit (ITA – Team Pro Winamax) 15 074 €

79ème Alexander Romme (ALL) 15 074 €

80ème  Ben Heath (GB) 15 074 €

81ème Adem Marjanovic (AUT) 15 074 €

Initiation au poker quantique

- 30 octobre 2018 - Par Martin

Tony G et Trickett

Tony G et Sam Trickett se marrent comme des baleines...

A côté de la table TV où est désormais installé le team Pro Sylvain Loosli, se joue le Leon's High Roller, un tournoi à 100 000 € de buy-in qui a démarré ce soir. A ces tables very high stake, on retrouve l'armada allemande (Ole Schemion, Johannes Becker, Dominik Nitsche, Manig Loeser, etc), le local Martin Kabrhel, le résident à l'année Tony G, un invité de marque (Sam Trickett) et une floppée de joueurs malaisiens (Michael Soyza, etc).

Table Leon's High Roller

Le poker est un jeu d'argent où des Malaisiens s'asseoient à une table et à la fin ce sont des Allemands qui gagnent (Ole Schemion à gauche et Dominik Nitsche à droite)

Ces derniers ont participé à quasiment tous les tournois des WSOPE 2018, et notamment ceux aux plus gros buy-in. Pour un résultat nul. Ou quasiment, puisqu'il se résume à la 19ème place de Jun Wah Yap sur le Super Highroller 25 K (38 365 € de gain) et la 14ème place de Richard Yong sur le Super Highroller 100 K (161 587 €). Autant vous dire que compte tenu du format en re-entry, pas un seul de ces joueurs ne repartia avec un centime de bénéfice.

L'univers high-stake doit avoir ses propres lois physique, un genre de physique quantique du poker. Dans cet univers parallèle, là encore tout est question d'équilibre. Sous peine de s'écrouler. Les gagnants et les perdants sont adossés l'un à l'autre ; si l'un flanche l'autre s'écroule également. Les gains doivent compenser les pertes. Bref, il faut des Malaisiens à table quand il y a des Allemands installés.

Dans cet univers parallèle, il y a aussi le cash-game. Trônant au beau milieu des superbes salles du King's Casino se déroule une partie endiablée, dont les blindes représentent 4 SMIC français. On n'ose imaginer ce que cela peut donner en salaire minimum tchèque. Les sommes échangées sont colossales. Les tapis s'élèvent à plusieurs millions d'euros. La valeur faciale de certains jetons de plastique vaut plus que ce vous gagnez en une année, impôts compris.
Et le jeu se déroule au beau milieu du public, maintenu à l'écart par un mince cordon de sécurité, ponctué d'agents de sécurité dont vous ne voulez même pas connaître le casier judicaire !

Magie de l'humain, ce que vous trouviez improbable devient un élément basique de votre quotidien au bout de quelques jours à côtoyer cet univers. ce qui paraissait aberrant est devenu standard. A tel point qu'un tournoi à 10 000 € de buy-in ferait presque figure de parent pauvre...

Bienvenue dans le poker quantique.

Martin Kabrhel

Le désormais célèbre hippopotame de Martin Kabrhel trône sur une montagne de jetons. Le Tchèque est large chipleader du tournoi à six joueurs restants. Au menu de Monsieur Hippo ce soir, de la fraîche malaisienne...

Pop-corn en dessert

- 30 octobre 2018 - Par Martin

La bulle passée, les éliminations s'enchaînent

Le niveau de reprise après la pause dîner a eu mécaniquement pour effet d'éliminer un grand nombre de petits tapis. La bulle passée, l'action reprend de plus belle.

Alors qu'une table TV a été ouverte, avec notamment Ryan Riess et l'Italien Ivan Gabrieli, les éliminations s'enchaînent. 17 désormais.

Parmi lesquelles un nouveau Français, Alexandre Viard, mais aussi le Team Pro Mustapha Kanit.

Mustapha Kanit

Mustapha Kanit, 78ème, éliminé au palier ITM pour 15 074 €

Viard

Alexandre Viard (77ème) est sorti dans l'argent. Il ne reste que deux Français en lice, dont le Team Pro Sylvain Loosli

Dans un coup ouvert à 26 000 par le gros tapis du Britannique Joel Ettedgi, Mustapha 3-bet all-in pour 121 000. De big blind, le Serbe  Ognjen Sekularac paie, imité par l'ouvreur. Check-check à fond et showdown cruel pour l'Italien.

Mustapha Kanit : K K

Joel Ettedgi : 7 4

Ognjen Sekularac : A 10

Tableau : 6 J 4 J A

Drôle de coup et désormais ils ne sont que deux à porter le W rouge aux tables, Sylvain Loosli et Joao Vieira.

Les bustos de la digestion

Ben Heath, Will Givens, Luiz Duarte, Roger Teska

Givens

Will Givens (76ème) tout sourire mais sans jeton désormai

Heath

Le Britannique Ben Heath (80ème) a eu un coup de chaud et se fait éliminer en table TV par Ryan Riess

On bulle avec Sylvain Loosli

- 30 octobre 2018 - Par Martin

La bulle est passée, après une heure de jeu main-par-main

Ils sont 81 à aller dîner en étant assuré de repartir avec au moins 15 000 €

Loosli

Sylvain Loosli et Andy Black auront échangé quelques coups pendant le main-par-main. Avantage au Français, sous les yeux ravis de son collègue Team Pro Joao Vieira !

Contrairement à ce que le titre de ce post pourrait laisser entendre, Sylvain Loosli n'a pas fait la bulle du Main Event. Il est toujours dans le tournoi et en très bonne position même ! Vous voilà rassurés ?

Mais c'est justement à l’approche de la bulle que la compagnie de Sylvain Loosli me fait de l’œil. D’abord, il est sympa, et quand on sait ce que peut durer une bulle, surtout à 15 000 €, cet élément n’est pas négligeable.

Et puis Sylvain est un Team Pro Winamax et l'un des plus beaux palmarès français. Et donc une belle chance d'aller loin dans ce tournoi.

Enfin, il vient de remporter un gros coup contre Alex Foxen. Dans cette rencontre de poids lourds, c’est le Français qui a le dessus, dans une sombre histoire de 7, laissant Foxen sonné et déstacké. L’Américain sortira d’ailleurs quelques mains plus tard, à deux places de l’ITM.

Alors on va passer cette bulle avec le Team Pro Sylvain Loosli.

Le main-par-main est lancé et Sylvain m’annonce qu’il a 1 400 000 environ devant lui. Le garçon est donc serein.

Quand je lui demande quelle est la stratégie qu’il compte mettre en place (mais c’était bien mieux formulé que ça à l’oral et Sylvain a même eu l’air de trouver la question intelligente. Ce garçon est décidément bien poli), Sylvain répond.

« Je compte clairement en profiter. Et puis la bulle peut ne pas durer longtemps. Dans ces cas-là il faut prendre des jetons. »

« Ma table est plutôt facile » ajoute-t-il. « Ce serait dommage de ne pas y aller. » Et en effet sa table a l’air plutôt passive. Le départ de Foxen, « très aggro » nous précisera Sylvain, lui ouvre la voie. Ses adversaires donnent le sentiment de ne pas vouloir d’histoire. La bulle d’abord. On se disputera les jetons après. Alors le Pro a clairement raison de vouloir en profiter.

Première main. Andy Black en MP relance à 25 000. Call de Sylvain du bouton.

Flop J 4 4

Nouveau barrel de 35 000 et nouveau call de Loosli. Sur la turn 9, Sylvain abandonne le coup après une nouvelle salve de l’Irlandais pour 60 000. Le Pro est là pour gagner des jetons, pas pour en perdre. Andy annonce paire de 10, sans montrer.

Main suivante et nouvelle ouverture de Black. 3-bet de Sylvain, histoire de montrer qui est le patron. Cette fois, Andy fold face-up As Valet.

Les deux mains suivantes sur lesquelles Andy est de blind sont également remportées par Sylvain, qui relance tous les coups. L’Irlandais, bien moins profond que le tapis français, n’ira pas au combat sans être équipé.

« Get your bloody money » lance-t-il à Loosli dans un sourire bien entendu, en envoyant au milieu de la table ses jetons de blinds. On sent tout de même qu'il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps...

D'ailleurs, lorsque Loosli est de blind, Andy est décidé à lui rendre la monnaie de sa pièce. Le Team Pro folde sagement et l’Irlandais moustachu dévoile dans un éclat de rire deux beaux As, qui n’ont pas trouvé preneur. C’est ce qu’on appelle passer entre les gouttes.

Cohue

Un tournoi au moment de la bulle, ça ressemble souvent à ça. Tout le monde est debout, à chercher de l'action. Des petits airs des salles du Rio ou du Binions à Vegas, dans une joyeuse cohue

Mais il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte, et un « All-in and call » résonne dans la grande salle des tournois. Difficile de se frayer un passage entre les tables, obstruées de boissons, de masseuses et de joueurs agglutinés. On arrive péniblement pour assister à la sombre exécution du tout petit tapis de Viktor Taranenko, qui était en mode survie depuis déjà quelques orbites.

Bubble boy

Viktor Taranenko a le sourire du joueur qui sait déjà que la bulle est pour lui. Bingo

Avec 10 4 en tapis blind, le Russe ne fait pas le poids contre le A K du Belge Gary Hasson.

La patience de Viktor n’aura pas payée car personne n’aura eu la bonne idée de sauter avant lui. Il est donc officiellement le bubble-boy de ce Main Event WSOPE 2018. Bravo quand même pour son parcours, même si la fin est cruelle. Le joueur s'était qualifié online pour 0,01€ et a quitté la salle abattu. Dura lex, sed lex .

Désormais assurés de se remplir les poches, les joueurs peuvent songer à aller se remplir la panse. Une heure de pause pour dîner.

Sortie

Pas besoin de passer par la caisse pour le bubble boy Viktor Taranenko : direction la sortie en ligne droite

Le chipleader est le Tchèque Robert Skopalik avec environ 2 000 000. Il bénéficie d'une pause dîner de deux heures, dans la mesure où il a quitté les tables dès l'annonce du main-par-main. Le privilège des riches.

Ils ont été éliminés avant la bulle

Alex Foxen, Kristen Bicknell (décidément ces deux-là ne se lâchent pas d'une semelle...), Vladimir Geshkenbein

Geshkenbein

Le Russe Geshkenbein peut faire la moue. Il a longtemps été dans le haut du classement avant de céder à quelques places de l'argent

Julian Thomas, métier : Phénix

- 30 octobre 2018 - Par Martin

Julian Thomas remonte à la moyenne

Niveau 17 - 5000 / 10000

Julian Thomas

Julian Thomas (en rouge) élimine Paul Hoefer (en bleu à gauche). Une table haute en couleurs !

C'est une position que semble apprécier Julian Thomas. Celle de short-stack. Celle d'outsider aussi. Celui qui a fini 3ème du Super Highroller 100 000 € il y a quelques jours à peine avait déjà abordé sa table finale dans la peau du petit tapis (troisième plus petit tapis). Et dans celle de l'outsider également.

Son pote Steffen Sontheimer nous confiait alors, hilare, que "Julian est le plus faible de tous. C'est avec lui que je suis le plus ami pourtant." Les chiffres allaient dans son sens, Julian étant des huit finalistes celui qui avait le moins gagné en carrière live. La fin de l'histoire, on la connait. Julian finit troisième pour plus d'un million d'euros. Environ ce que va gagner le vainqueur du Main Event WSOPE 2018.

Alors la table finale est encore loin bien entendu. Le bracelet encore davantage. Les joueurs ne sont même pas encore dans l'argent !

Mais Julian réaiise une remontada comme il a l'air de les affectionner. Parti avec le plus petit tapis à midi (45 000), il est désormais à la moyenne, avec environ 600 000.

Après avoir doublé une première fois contre le Britannique Jack Sinclair, dans un flip standard avec les Huit contre As Neuf, il se retrouve dans une confrontation fratricide la main suivante contre son compatriote Paul Hoefer.

Le coup démarre par un open de Sinclair, shove de Hoefer (154 000), re-shove de Julian (environ 300 000) et fold de Sinclair.

Paul Hoefer : A J

Julian Thomas : A K

Board :  Q 3 6 5 9

Hoefer est éliminé. Sinclair lève les yeux au ciel. Julian laisse poindre un sourire radieux, qui se transforme en éclat de rire.

En grec ancien, "phénix" veut dire "rouge pourpre". Est-ce en pensant à cette possible résurrection que Thomas a décidé ce matin de porter ce coupe-vent vermillon vif ?

ITW

Julian Thomas en interview télé, entre deux niveaux

Interviewé un peu plus tôt dans la journée, les propos flatteurs de Dominik Nitsche a son endroit lui avaient été rapportés. En substance, Domiinik disait que Thomas était surement le joueur allemand le plus en forme du moment et le meilleur en Highroller.

Dans un éclat de rire teinté de gêne, Thomas avait alors lâché :

"Si Dominik le dit, alors je ne peux que me plier aux propos du meilleur d'entre nous ! En tout cas, ce qui est sûr est que je ne lâche jamais."

Un phénix on vous dit. Et le phénix renaît toujours de ses cendres.