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La bague au doigt pour Ivan Deyra

- 26 novembre 2016 - Par Benjo DiMeo

ValueMerguez remporte l'épreuve de Heads Up du WSOP Circuit Paris
 

Photo officielle : Keith Leung

Au terme de cent minutes d'un duel âpre, tendu mais en grande partie à sens unique, Ivan Deyra a remporté son premier titre du WSOP Circuit face à Aurélien Guiglini. Le jeune joueur de 22 ans, habitué des victoires et tables finales en ligne sur Winamax, voit une superbe année live (avec notamment un quasi sans faute sur le circuit EPT : un seul Main Event non-cashé !) culminer par une victoire de prestige face à un field réduit (64 joueurs) mais relevé dans un format considéré comme beaucoup comme l'une des plus difficiles du poker : le heads-up.

Dans les faits, le mano a mano entre ces deux joueurs bien connus des habitués de Winamax s'est déroulé en deux actes distincts, inégaux en durée et séparés par un énorme coup joué à tapis avant le flop joué après vingt minutes de jeu seulement - un coin-flip As-Dame/99 remporté par Deyra qui le placa en situation très favorable quasiment d'entrée de jeu. Tombé à trente blindes mais encore en possession d'une arme cruciale - une réserve infinie de patience et de ténacité - Guignol allait passer les 80 minutes suivantes à batailler ferme avec peu de jetons, mais sans jamais parvenir à renverser la vapeur et remettre Deyra en danger. Ce dernier nous a offert au passage une jolie démonstration de son talent, multipliant les check/raises en bluff et autres overbets rivière pour grignoter petit à petit les jetons de Guignol qui, une fois tombé à dix blindes, joua son va-tout avec un K5 poussé au bouton. Mauvais timing : Ivan avait trouvé les Rois de grosse blinde.
 

Photo officielle : Keith Leung

"J'étais content de pouvoir prendre l'avantage dès le début, car je ne suis pas un expert du poker deep-stack", expliquera modestement le vainqueur après sa victoire. Il est vrai que le match avait débuté avec une structure exceptionnellement profonde : 1,6 million d'unités pour chaque joueur aux blindes 6,000/12,000. "Le coin-flip que l'on a joué est assez standard, je pense : avec sa paire de 9, il a raison de payer mon shove s'il estime que je peux 5-bet all-in avec des paires inférieures." La victoire d'Ivan fut célébrée à chaud par un rail composé de ses collocataires pour la semaine, dont Romain Lewis, l'ancien candidat Top Shark Alexis Bauby, Saber Harrazi, Derek Decamps (le grand frère de Florian) ou encore Jonathan Therme. "Ce qui est drôle, c'est que cette semaine, on a disputé un tournoi de Heads Up à l'appart avec tous les collocs, et je l'ai gagné en faisant plein de moves !"

En plus de l'original trophée reservé aux vainqueurs d'une étape WSOP Circuit (une bague dorée, histoire de changer des bracelets), Ivan Deyra remporte 23,500 euros. Pendant ce temps, les 11,500 euros gagnés par Aurélien Guiglini lui permettent de franchir le million de dollars de gains de carrière !
 

La photo d'avant-match

Le match aurait pu se terminer au bout de vingt minutes par la victoire de Guignol, mais les Dieux du Flip en ont décidé autrement

Un an après son premier vrai coup d'éclat en live (une très belle neuvième place sur l'EPT Prague), Ivan Deyra cimente son statut de grand espoir du circuit français




Kitbul s'incline à l'usure

- 25 novembre 2016 - Par Benjo DiMeo

Une photo dramatique pour un résultat qui ne l'est finalement pas tant que cela

Ils sont finalement parvenus à venir à bout de Davidi Kitai. Mais pour cela, ils ont du s'y mettre à plusieurs. C'est vous dire si le Belge est coriace ! Rembobinons : lorsque Davidi parvient à se sauver une première fois, triplant son tapis de trois blindes face à deux joueurs, il est près de 23 heures, il reste sept joueurs à table, et les blindes sont à 20 000/40 000. Ca, on a déjà eu l'occasion de vous le raconter. Mais ce n'est que trois longues heures plus tard qu'il se retrouvera de nouveau payé, encore une fois par deux joueurs, Davidi est toujours aussi short, et à ce moment, les blindes sont passées à 40 000/80 000 ! Cette fois, il ne pourra montrer la meilleure main au showdown, Tarek Bouchara trouvant une paire sur le flop avec 108 et battant le As-Valet du détenteur de la Triple Crown.

Cette nouvelle finale (la septième de l'année 2016 - on arrêté de compter le total sur sa carrière) ne représentera qu'une goutte d'eau dans le palmarès de Davidi, déjà riche de 7,6 millions de gains en dollars : cette septième place est bonne pour un "petit" billet de 23 500 euros. Mais je suis sûr qu'elle gardera une place particulière dans les souvenirs de Davidi, de ses adversaires, et des observateurs de la partie : une fois de plus, il a montré qu'il était aussi difficile à jouer et menaçant avec un short-stack qu'avec beaucoup de jetons. C'est simple : jusqu'au bout, Davidi n'a rien lâché, et sa simple présence en finale a complètement bloqué la partie.

J'en veux pour preuve le rythme des éliminations, qui s'est considérablement accéléré après que Davidi ait quitté le CCM : après deux heures du matin, on a perdu tour à tour trois joueurs que l'on pensait pourtant voir terminer au sommet, tous ayant détenu à un moment ou un autre le sceptre de chip-leader : Tarek Bouchama (6e), Sam Grafton (5e), et Julien Sitbon (4e).

Une fois le field réduit à trois joueurs, l'heure de fermeture du cercle n'était plus très loin : le trio final a rapidement convenu d'un deal en suivant la formule ICM. En définitive, le discret joueur Grec Vasileios Panagiotidis repart avec la bague et un prix de 117 000€, suivi par Karim Alleg (runner-up pour 88 500€) et Khalid Kafi (85 500€).

 

En finale short-stack. Mais en finale quand même.

- 24 novembre 2016 - Par Benjo DiMeo

Davidi Kitai s'est assis à la dernière table du Highroller avec dix blindes

Le premier objectif de la soirée de Davidi Kitai est accompli : malgré une carence certaine en jetons à l'entame du Day 3 du High-Roller (10ème parmi 11 joueurs), le Belge du Team s'est tranquillement qualifié pour la table finale de l'épreuve la plus chère de ce festival WSOP à la Française.

Son arme principale ? La patience. Une qualité que l'on connaissait déjà chez le Belge, mais ici poussée à son paroxysme : faute d'avoir des cartes jouables (si ce n'est pour un ou deux flops vus puis abandonnés, et un move à tapis peu après le shuffle up and deal), Davidi s'est en effet laissé tomber aussi bas que trois blindes (!!!) avant de finalement s'engager au bouton. Forcément, ses deux voisins de gauche (Julien Sitbon et Eric Sfez) ne se sont pas fait prier pour payer, avant de checker flop, turn et rivière. Miracle : la hauteur de As de Davidi était encore en tête face à hauteur Roi et hauteur Valet !

Entre temps, on a perdu le polonais Mikolai Zawadzki (As-10 qui ne tient pas contre le Roi-Dame de Karim Alleg), et Julien Arethuse (une terrible bataille de blindes AA/JJ contre Sitbon). A neuf joueurs, la dernière table était prête, et après l'élimination de Leon Cohen, les survivants pouvaient prendre la pose pour la photo officielle de la finale à huit.

Davidi entame cette finale comme il a commencé la journée : avec très peu de jetons, et face à des joueurs expérimentés et/ou imprévisibles, comme le vainqueur du Monster Stack Tarek Bouchara. Mais qu'on ne compte pas sur lui pour faire une erreur : il choisira ses spots avec le plus grand soin.

Siège 1 : Julien Sitbon 2,375 millions
Siège 2 : Eric Sfez 280 000
Siège 3 : Vasilelos Panagiotidis (Grèce) 760 000
Siège 4 : Khalid Kafi 1,415 million
Siège 5 : Karim Alleg 1,815 million
Siège 6 : Sam Grafton (UK) 2,19 millions
Siège 7 : Tarek Bouchara 1,355 million
Siège 8 : Davidi (Belgique, Team Winamax) 415 000

Julien Arethus (à gauche) a manqué la finale de peu après une inévitable confrontation face à Julien Sitbon (à droite)

Léon Cohen s'est fait craquer les Rois par Samon Grafton, dont le 5h4h s'est amélioré de manière complètement invisible avec l'apparition de deux 4 au flop

Sam Grafton est probablement l'adversaire le plus dangereux de Davidi : un régulier du circuit EPT en possession de beaucoup de jetons

Le début de partie fut très lent - seulement deux éliminations en 90 minutes ! - et l'on fut sauvé de l'ennui par l'animation de Tarek Bouchara : cet habitué du CCM semble être un spécialiste du commentaire de coups en live. J'ai bien envie de l'inviter au streaming que l'on organise ici dimanche... Mais c'est aussi un sérieux concurrent : cette accession en finale, couplée à sa victoire sur le Monster Stack il y a quelques jours, fait de lui un prétendant au titre de champion au classement général établi sur l'ensemble des tournois de ce WSOP Circuit. A la clé s'il y parvient : un voyage aux USA pour disputer la méga finale du circuit, dôtée de 1 million de dollars.


Tandis que je tape ces lignes, la nouvelle de l'élimination d'Eric Sfez me parvient en salle de presse. Le champion de backgammon avait entamé la finale avec six blindes. Il remporte 17 750 euros.

Nuit de folie

- 24 novembre 2016 - Par Flegmatic

Pour notre premier détour par le Cercle Clichy-Montmartre depuis le début de ces WSOP-Circuit, le Jour 2 de ce Highroller nous a gâté, avec des rebondissements et des péripéties dignes des meilleurs scénarii hitchcockiens, avant un ultime cliffhanger plus efficace encore qu'un final de Game of Thrones. Car s'il est le seul membre du clan Winamax à être sorti indemne d'une deuxième journée qui a vu le field se réduire de 83 à 11 joueurs, Davidi Kitai est sans conteste l'un de nos héros de la nuit.

À un début de journée plutôt discret aux alentours de la trentaine de blindes, a succédé une deuxième moitié de Day 2 en forme de montagnes russes, faite de double ups en série, de coin flips perdus pour finir donc, par cette dernière main déjà mythique. Ne nous voyons pas non plus trop beaux : avec 18 blindes devant lui, le Génie devra encore sortir le bleu de chauffe pour espérer toucher du doigt la bague de Champion. Mais on lui fait amplement confiance pour tout donner. Quant à ses collègues Sylvain Loosli et Bruno Lopes, ils n'auront pas vécu le grand frisson, échouant même tous deux aux portes des places payées.

Pour le reste, et pour vous la faire courte - le lever de soleil n'est pas bien loin - les autres principaux animateurs de ces dernières heures se nomment Julien Sitbon - dont le tapis n'a connu qu'un seul sens de progression, vers l'avant - et Tarek Bouchama. Son agressivité à toute épreuve, saupoudrée du soupçon de réussite nécessaire, permettent d'ailleurs à ce dernier d'envisager un second titre ici-même en l'espace de seulement quelques jours. Voilà qui serait assurément un exploit retentissant. Actif à table autant que volubile, le Britannique Sam Grafton complète le podium provisoire, et sera lui aussi à surveiller comme le thé sur le feu (vous l'avez ?).

On se retrouve demain à partir de 20h30 pour le lancement de la dernière ligne droite. D'ci là, bonne journée ! Pour votre serviteur, il est enfin temps d'aller poser la tête sur l'oreiller.

Table 1

1/ Julien Arethuse 790 000
2/ Julien Sitbon 1 810 000
3/ Vasileios Panagiotidis 870 000 (Grèce)
4/ Khalid Kafi 610 000
5/ Tarek Bouchama 1 685 000

Table 2
1/ Léon Cohen 520 000
2/ Sam Grafton 1 245 000 (UK)
3/ Mikolai Zawadzki 490 000 (Pologne)
4/ Karim Alleg 1 085 000
5/ Éric Sfez 950 000
6/ Davidi Kitai 550 000 (Belgique, Team Winamax)

Tableau de bord
11 joueurs restants (sur 265 inscriptions)
Tapis moyen : 963 636
Blindes au départ du Jour 3 : 15 000/30 000, ante 5 000
Payout minimum : 10 500€

Jusqu'au bout de l'extrême limite

- 24 novembre 2016 - Par Flegmatic

Davidi Kitai double in extremis sur la dernière main du jour !

Il n'y a que le Génie du Team Winamax pour nous offrir de pareilles émotions autour d'une table de poker. Tombé à 255 000 après un double up immédiatement invalidé par un coin flip perdu face à Léon Cohen, le Belge a attendu la toute dernière main, et même la toute dernière carte de ce Jour 2 pour se refaire la cerise.

Depuis le cut-off, Davidi Kitai envoie la sauce avec AJ et fait face au QK de Mikolai Zawadzki. Le flop Q57 n'augure rien de bon pour Kitbul, avant qu'un Valet ne surgisse au turn... puis un deuxième sur la rivière ! Dav' peut exulter, taper dans la main de sa compagne Caroline et serrer les poings. Ce scénario rocambolesque a tourné en sa faveur.

"Runner-runner, lance alors le Belge, ou plutôt renard, renard ! On ne sort pas Kitbul comme ça !" "Je me suis dit, 'Si Dieu existe, je gagne ce coup,.'" ajoute-il. Il faut croire que les prières du dernier des W rouges en course sur ce tournoi ont été entendues. Avec, certes, un petit tapis de 550 000 jetons, il fait tout de même bien partie du onze final du Highroller des WSOP-Circuit, et peut toujours donc prétendre à bague de Champion, qui serait une grande première pour celui qui a déjà tout gagné. Il ne visera en tout cas pas autre chose au moment de s'asseoir à nouveau à la table du Cercle Clichy-Montmartre à 20h30 jeudi soir. Ses adversaires sont en tout cas prévenus, Davidi se battra jusqu'au bout.