La fête ne fait que commencer

- 4 juillet 2026 - Par Flegmatic

Plus de 1 000 joueurs ont participé à cette deuxième journée de départ dont près de 50 Français, mais on attendra encore avant de s'enflammer 
Main Event 10 000 $ (Fin du Day 1B)

WSOP

Pour son lancement ce jeudi, le Main Event avait quelque peu déçu les attentes placées en lui, la faute à une affluence en net retrait de 16%, avec 772 entrées recensées "seulement", contre 923 l'an passé. Aujourd'hui, le Day 1B a fourni un peu plus conforme à celui escompté. Certes, le retard accumulé par rapport à 2025 s'est davantage creusé qu'il ne s'est comblé, mais avec 1 038 participants face aux 1 096 de l'an passé (pour 761 qualifiés), l'ordre de grandeur reste cette fois équivalent.

Bien sûr, tout reste à faire concernant la participation globale de cette édition 2026 et les Day 1C et surtout 1D seront les seuls juges de paix. De la même manière que les deux-trois personnes aperçues habillées aux couleurs du drapeau américain ne constituaient qu'un avant-goût du raz-de-marée patriotique qui devrait déferler sur le pays et ces WSOP demain, à l'occasion d'un 4th of July spécial marquant les 250 ans du pays de l'Oncle Sam, ces deux premières journées de départ n'étaient qu'un préambule. Un échauffement, une pré-soirée, un before, appelez ça comme vous voulez, mais duquel sont tout de même sortis près d'une quarantaine de Français avides de célébrations anticipés. À moins que leur 4 juillet à eux se passe plutôt devant un certain France-Paraguay prévu ici à 14 heures, allez savoir...

Une deux-chevaux qui carbure

Florian Guimond
Passer le Day 1 ne garantit certes rien, mais c'est une première étape symbolique à franchir avant de viser plus haut. Et quand le départ est bon et que les chevaux sont lancés, il devient difficile de les arrêter. À ce petit jeu, c'est la doublette de l'écurie PMU qui s'en sort le mieux, avec le nouveau vainqueur de la promotion Pro Dream Florian Guimond qui mène les 37 qualifiés Français du Day 1B. Pour son cinquième Main Event, il a fait parler l'expérience. "J'avais mal commencé, je suis rapidement tombé à 40 000 avant de trouver un spot parfait avec 77 contre 82 sur 872 pour me remettre dans le bon sens." Au milieu d'une table jugée plutôt soft malgré la présence de Kenny Hallaert, le Français a monté un tapis de 215 000 pour poursuivre l'aventure.

Yannis Lefur
L'autre Team Pro de l'écurie, Yannis Lefur, n'est pas en reste non plus après avoir empaqueté 178 000 jetons pour son premier Main Event. Pas impressionné pour un sou, le Breton a passé une excellente journée autour d'une table "full Ricains" particulièrement agréable à jouer. "Ça parlait, ça rigolait, c'était très agréable, autant pour passer le temps que pour monter des pions." Dopés en jetons, les canassons franchissent les haies à toute berzingue avec les ressources nécessaires pour aborder le Day 2 sereinement.

Groupe
Des vieux de la vieille, des petits nouveaux, des anciens finalistes : elle est belle cette première photo de famille du clan français, non ?

Si l'on jette un œil à l'application WSOP+, on constatera que, sur les 48 joueurs français présents aujourd'hui, 37 auront passé le cut, ce qui correspond à seulement 23 % de pertes dans les rangs tricolores. Un chiffre très honorable. En revanche, on ne verra pas Alexandre Amiel au Day 2, pas plus que Thi Nguyen ou encore le qualifié KING5 Martin Paugam, qui laissera ses deux compères se débattre avec des tapis de 27 000 et 87 000 jetons. - Phil Anthropik

Deux niveaux et puis reviendra

Pierre Calamusa

Seul membre du Team Winamax présent aujourd'hui Pierre Calamusa a joué deux niveaux aujourd'hui sur ce Main Event. On vous voit venir les mauvaises langues et autres oiseaux de mauvaise augure, mais vous n'aurez pas le dernier mot, puisque LeVietF0u a bel et bien franchi cette journée. Avec un tapis de 55 600 jetons légèrement inférieur au tapis de départ, certes, mais cela suffisait à son bonheur. "La table était soft, mais j'ai dû faire des gros folds, raconte le Grenoblois. Enfin, des gros folds, mais faciles." C'est à dire ?

"Par exemple, j'ai lâché une flush max sur un board avec quatre cœurs et sans doublette." On vous passe les détails mais, au terme d'une main improbable que je serais bien incapable de vous raconter sans me tromper, notre Pro s'est fait relancer sur la rivière d'un tableau 986A10 après avoir misé avec son As-Dame contenant l'As de cœur. Vous l'avez compris, son adversaire lui a montré un 7. "Et j'ai aussi fold top set sur un board hauteur As quand la couleur est rentrée river." Des moves qui démontrent à la fois la solidité et la rigueur nouvelle de Pierre que le caractère unique de ce tournoi.

Mais au fait Pierrot, qu'est-ce que tu faisais sur ce Day 1B, tu n'étais pas censé jouer dimanche ? "En fait, j'ai sauté du 5 000 $ Super Turbo Bounty et je me suis dit que je préférais avoir le maximum de jours de repos entre les Day du Main. Et comme ça, ça me laisse la possibilité d'aller jouer des petits 1K ici ou au Wynn." Exactement comme l'Event #85, sur lequel on le retrouvera demain en mode "max late reg" après France-Paraguay, pour tenter d'aller chercher un bracelet sur deux jours. - Flegmatic

On les reverra sur le Day 2ABC

Bruno Soutavong
Bruno Soutavong

Christophe Pommier
Christophe Pommier

Jonathan Pastore
Jonathan Pastore

Selim Oulmekki
Selim Oulmekki

Ana Marquez
Ana Marquez

Samedi : Happy Birthday America!

4 juillet

On l'a dit, ce samedi sera avant tout marqué par les célébrations du 4 juillet, ici à Las Vegas comme ailleurs aux États-Unis. Entre deux barbecues et trois feux d'artifices, l'affluence devrait toutefois augmenter assez nettement par rapport aux journées précédentes. Si l'on ne sait évidemment pas combien de Français seront au rendez-vous, on peut d'ores et déjà vous donner le nombre de joueurs du Team Winamax qui prendront part à ce Day 1C : 0. Émilien, Gus, Bruno, Mustapha, Davidi, João ainsi que Mikaël et Nacho les deux vainqueurs de la Team Pro Experience : tous feront leur entrée dimanche sur le Day 1D. D'ici là, portez-vous bien et allez les Bleus !

Flegmatic & Phil Anthropik

WSOP 2026 : tous nos articles

Level 5 : encore un petit effort

- 4 juillet 2026 - Par Phil Anthropik

Main Event 10 000 $ (Day 1B)
Level 5 : blindes 300 / 600 / 600

À la pêche au Gros

Benjamin Gros
On avait rencontré Benjamin Gros l'année dernière à l'occasion de ses premiers WSOP, durant lesquels il découvrait pour la première fois le Main Event. Si l'aventure avait tourné court pour l'ancien membre du Team ATM, Benjamin est de retour cette année pour aller chercher les gros sous. Pour ça, Benjamin n'a pas lésiné, en se prévoyant un séjour de plus de deux mois dans la Ville du Vice, dans laquelle il a fini par découvrir le bonheur d'une victoire sur un 1 000 $ du Venetian pour 10 000 $. « C'est mignon, relativise-t-il, mais c'était un petit field sur un petit buy-in. C'est surtout sur le 3 500 $ de l'Aria que j'ai commencé à vibrer, jusqu'à ce que je me fasse ouvrir avec les Rois contre As-Roi pour trois averages. Après, c'est la vie qu'on a choisie. »

Professionnel online, Benjamin sélectionne ses spots pour jouer en live. "Vegas l'été, il n'y a pas mieux. Entre le volume de joueurs, l'offre et le niveau, il y a vraiment de quoi faire." D'ailleurs, si on regarde son Hendon Mob, Benjamin fait également partie de ceux qui sont allés jouer les WSOP ailleurs qu'à Sin City.

 "J'avais gagné mon package pour aller jouer les WSOP Bahamas, c'était bien cool. Au final, c'était plus des vacances que du travail comme ici. À part le 25 000 $ que j'ai pu jouer sur satellite, les tournois sont beaucoup trop chers. Après, la destination est cool et j'étais avec ma copine, du coup on a fait d'une pierre deux coups."

Bien parti sur ce Big One, le grinder compte actuellement 117 000 jetons pour un départ bien amorcé. "Il y avait deux Français à table, dont Loris Gauthier, qui ont bust. Depuis, il n'y a plus que des Américains, donc je ne suis pas embêté par l'agressivité." Tous les voyants sont donc au vert pour monter gros. - Phil Anthropik

Autran en emporte le vent

Jean-Robert AutranTrois pays en dix ans, voilà le périple de Jean-Robert Autran, l'un des streamers bien connus de la communauté française. Sous le pseudo Pulsar, il a d'abord commencé sa carrière, comme bien des grinders, en s'expatriant à Malte, où il a fait ses armes. Puis le projet NutsR est arrivé avec son Academy basée au Cambodge. Le cadre, la discipline et l'envie de passer les paliers le poussent à saisir l'opportunité et à s'expatrier dans de nouvelles contrées exotiques. Une formation solide, un entourage qui se construit davantage, une roll qui grossit, mais des horaires de grind bien pourris : il est désormais temps de plier les valises, direction Playa del Carmen.

OK, le poker c'est bien beau, mais finalement, quand on voyage autant, est-ce qu'on devient polyglotte ?  "Pas du tout, admet-il sans détour. Entre le cambodgien, où il faut carrément apprendre un alphabet, et l'italien, je n'ai même pas essayé. Il n'y a que l'espagnol où j'arrive maintenant à comprendre deux ou trois trucs." On l'a bien compris, les langues, ce n'est pas son truc. Car pour lui, le poker est une discipline de haut niveau qui nécessite un travail constant.

Pour son quatrième Main Event, Jean-Robert aimerait bien vaincre le signe indien : "J'ai bust tous les Days avant l'ITM sur mes précédents Main Events. L'année dernière, ça s'est terminé en fin de Day 3 sur un terrible setup. J'espère bien que sur celui-là, je vais enfin arriver à faire l'argent." Pour l'heure, son tapis n'a pas vraiment évolué : "J'ai fait le yo-yo toute la journée entre 45 000 et 70 000, mais pour l'instant la table est très sérieuse. On n'a fait que s'échanger les jetons, il n'y a même pas eu de busto."

Un destin funeste qu'aura en revanche connu Hugues Mazerolle, croisé déambulant dans les couloirs. "J'aurais déjà sauté il y a longtemps si la structure n'avait pas été aussi deep. Tous les coups que j'ai joués, j'étais derrière, il n'y avait pas grand-chose à faire." Pas de multiboulette sur ce tournoi ; Hugues se console en se disant qu'il sera demain au Day 2 du Summer Celebration Event. - Phil Anthropik

Le Pokcaster

Robin Gerard

En grand amateur de couvre-chefs, c'est avec une casquette supplémentaire que Robin Gérard se présente cette année à Vegas : celle de co-créateur et co-présentateur du Pokcast, un nouveau rendez-vous bimensuel autour de notre jeu préféré que ChoveKiPeu anime avec Adrien "dum_trip" Dumont et Flavien Guenan. "C'est Flav' qui avait eu l'idée il y a un an, un an et demi, rembobine Robin. On avait fait des vidéos ensemble pendant deux ans sur ma chaîne, principalement de reviews de mains et ça fonctionnait très bien entre nous. Il a réussi à intégrer Adrien dans l'aventure et on a fini par se lancer début janvier. En tout cas moi, j'adore. On itère encore sur la formule, mais je prends un plaisir de dingue à faire ça." Au total, les trois larrons en sont pour l'instant à treize émissions, parcourant aussi bien des concepts comme les re-entries, le staking, le late reg, l'ICM, la variance ou, plus récemment, l'intérêt ou non de venir à Las Vegas. Et alors, verdict ?

"On en est plus ou moins arrivés à la conclusion que c'est très cher, mais que ça fait quand même rêver. En vérité, je pense que ça reste un peu surcoté, d'autant que certains surestiment pas mal leur ROI. Et les fields sont tellement monstrueux qu'il y a une variance folle. Après, tout dépend aussi de ton profil. Un pro et un amateur ne vont pas du tout avoir les mêmes objectifs." Quels sont les siens alors ? "Moi, je suis un peu entre les deux, confie celui qui gère un restaurant à côté de Lisbonne. Je n'ai pas encore le volume nécessaire pour passer pro à plein temps, mais j'essaie de progresser pour m'en rapprocher le plus possible. J'ai aussi un partenariat avec la structure PurePoker de Michael Gathy, avec qui je suis en villa cette année, mais je suis en bonne partie là pour le plaisir." Un plaisir qu'il n'est pas toujours évident de garder intact dans cette ville. "Quand Flavien est parti il y a quelques jours, après trois semaines et demie passées ici, il était blème, complètement cuit, comme vidé de tous ses fluides corporels." La gestion physique : peut-être un futur sujet pour un prochain Pokcast ? - Flegmatic

Ils ont sauté trop vite

Victoria Ailloud

Pas mal de casse à dénombrer côté français lors des dernières heures, à commencer par la finaliste du Ladies Victoria Ailloud...

Florian Ribouchon
...le runner-up du Millionaire Maker 2023 Florian Ribouchon...

Ludovic Uzan
...ou encore Ludovic Uzan.

WSOP 2026 : tous nos articles

Level 4 : un field à quatre chiffres

- 4 juillet 2026 - Par Flegmatic

Main Event 10 000 $ (Day 1B)
Level 4 : blindes 300 / 500 / 500

C'est peu après la pause dîner que le nombre d'entrants sur ce Day 1B a franchi la barre symbolique des 1 000 joueurs. Parmi eux, nous avons pour l'instant recensé pas moins de 45 Français. On continue de vous en faire découvrir quelques-uns.

Technique Loïc

Loic debregeas
Croisé au détour de la Players Party il y a quelques jours, Loïc Debregeas nous décrivait un été moribond en termes de résultats. Alors quand sonne l'heure du Main Event, c'est également l'annonce de la fin d'un festival qui peut être éreintant lorsque la balance financière penche du mauvais côté. Comment aborde-t-on le tournoi le plus important de l'année quand on a blank une bonne partie de l'été ?  "Même si ça s'est mal passé en live, il faut d'abord rappeler qu'online, j'ai fait une super année. On sait que le live peut être extrêmement soumis à la variance, c'est ainsi. Je préfère me concentrer sur ce que je peux maîtriser", explique-t-il.

Malgré son âge, Loïc commence à avoir beaucoup d'expérience après avoir notamment passé deux ans sous les couleurs de Winamax au sortir de la Top Shark Academy. Sponsorisé aujourd'hui par Spin Elite, _Winda continue son bonhomme de chemin depuis Playa del Carmen, où il a élu domicile il y a quelques années. Pour son quatrième Main Event, il nous partage ses tips pour accrocher un Day 2 quand on a 200 blindes de profondeur.

"La base, c'est qu'il faut beaucoup 3-bet, les joueurs sont beaucoup trop attachés à la valeur du tournoi pour défendre correctement. Quand ils vont payer, ils auront des ranges assez strong ; cette stratégie permet de voler beaucoup de petits pots. Mais attention, prévient-il, il ne faut pas trop faire grossir les pots non plus, car les adversaires qui acceptent ce genre de coup auront souvent frappé. Et si je dois donner un dernier conseil, préflop, je go broke uniquement avec les As ; de la même manière, les joueurs sont trop serrés et ils auront du mal à tout investir avec les Valets et les Dames."

Et Loïc de prouver, à de multiples reprises durant cet entretien, le bon fonctionnement de sa méthode, à grands coups d'open et de c-bet. Pour l'instant, la technique lui permet de pointer à 84 000 rondelles au retour du dinner break. - Phil Anthropik

Master of Metrics

Damien Gayer

Huit mois que Damien Gayer n'avait pas mis les pieds sur un festival de poker live. Rien de grave, on vous rassure, bien au contraire. Le Palois était en train de plancher sur un projet qui a finalement vu le jour fin avril : MyPokerMetrics. "L'idée, nous explique-t-il, c'était de créer un outil de gestion ultra-complet, pour centraliser toutes les informations dont peut avoir besoin un joueur de poker." Assisté d'un développeur, Damien a donc monté un site web couplé à une application. En souscrivant à un abonnement mensuel, le joueur peut rentrer et suivre ses perfs, live comme online, noter les résultats de ses sessions, rentrer ses divers frais et même les éventuels stakings et autres swaps. Le genre d'outil que Damien aurait aimé avoir à ses débuts en somme.

"On est quand même sur une discipline qui s'est énormément professionnalisée ces dernières années. Maintenant, il faut réussir à faire comprendre aux joueurs l'intérêt d'un tel outil. J'ai quand même fait en sorte que les utilisateurs aient accès à une base de données hyper complète des tournois live qui se jouent un peu partout et ils ont même la possibilité de sortir des statistiques spécifiques à chaque format de jeu (tournois, cash game ou Expresso)." Désormais, c'est presque la partie la plus difficile qui commence pour Damien : faire connaître son projet. "Je suis quelqu'un qui aime bien faire les choses dans mon coin, et là, il va falloir que je mette plus en avant. C'est aussi pour ça que je suis ici, pour représenter la marque. Je fais en sorte d'en parler le plus possible aux joueurs autour de moi et certains ont déjà été très réceptifs, comme Alex Réard et Flavien Guenan." Nul doute qu'un deep run sur le plus beau et le plus médiatisé des tournois du monde aurait l'effet d'un gigantesque coup de pub. - Flegmatic

Le violon dingue

Joseph Querleux

Hasard du seat draw, un autre Français se trouve juste à la droite de Damien, un jeune joueur au profil atypique que nous n'avions pas encore eu la chance de rencontrer, Joseph Querleux. La spécificité de ce dernier est, à notre connaissance unique dans le monde du poker : lorsqu'il ne tape pas le carton sur les plus beaux festivals d'Europe et du Monde, il officie en tant que violoniste. Comment cela fonctionne de cumuler ces deux casquettes exactement ? "On mène tout de front et on n'a pas de vie !, plaisante-t-il. En fait, j'ai toujours été un passionné de jeux de cartes, quels qu'ils soient. Donc la transition vers le poker s'est faite tout naturellement. En plus, j'ai eu la chance de gagner très rapidement après avoir commencé à jouer. On ne va se mentir : ça aide." Plus concrètement, Joseph se concentre sur le live et, désormais, exclusivement les festivals EPT et les WSOP.

"C'est mon deuxième Main Event, enchaîne-t-il. Je l'ai joué il y a deux ans, j'avais monté un gros stack au Day 3 et j'avais dû "abandonner" pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec le poker. L'an passé, je n'avais pas pu venir et cette année je ne voulais pas venir, notamment à cause de Trump. Et puis, ça me manquait trop, j'avais envie de jouer et en plus avec la Coupe du Monde en même temps... Ça faisait trop de raisons, c'était trop dur de résister, donc j'ai craqué." Au final, plutôt que de passer un mois, Joseph se contente de quinze jours centrés autour du Main Event, "en espérant un braquage. J'ai déjà joué le 3K PLO du Wynn, d'ailleurs j'ai le Day 2 demain." Autant dire qu'il ne regrette pas d'avoir finalement traversé l'Atlantique. "Quand on arrive et qu'on joue dans ces conditions, ça fait quand même plaisir. Et j'adore le live, on fait toujours des super rencontres." Tu ne crois pas si bien dire Joseph. Bonne chance ! - Flegmatic

Joseph Querleux - Damien Gayer

WSOP 2026 : tous nos articles

Level 3 : un partido de locos

- 4 juillet 2026 - Par Phil Anthropik

Main Event 10 000 $ (Day 1B)
Level 3 : blindes 200 / 400 / 400

Les souvenirs sont éternels

Malo
En 2024, Malo Latinois avait réussi l'exploit d'emmener les espoirs tricolores jusqu'en table finale du plus beau tournoi du monde. Une performance retentissante sur un monstrueux field de 10 112 joueurs, qui lui avait permis de récolter un gain d'un million de dollars, mais surtout de vivre une aventure riche en émotions qu'il partage aujourd'hui à travers ce documentaire. "Je suis très fier que ce projet soit enfin sorti. Ça a pris plus de temps que prévu, mais le résultat et les messages que je reçois depuis sont extrêmement touchants."

Accompagné par l'équipe technique d'ATM, Malo n'a pas seulement été l'acteur du film : il a également mis la main à la pâte pour permettre au spectateur de percevoir chaque once d'émotion, ainsi que la meilleure retranscription possible de sa vision technique. "J'ai travaillé avec Jonathan Salomon, qui a écrit ce reportage. On a passé pas mal de temps à échanger. Au final, le rendu est bien meilleur que ce que j'attendais. Ça me permettra d'avoir un souvenir à travers cette vidéo, que je pourrai montrer à mes enfants le moment venu."

De retour sur le terrain de ses exploits passés, Malo admet être très heureux de pouvoir participer à ce tournoi. Humble comme à son habitude, il nous confie éprouver beaucoup de gratitude à l'idée de pouvoir disputer cette épreuve mythique. "Je m'estime privilégié de pouvoir y participer. C'est le rêve de tous les joueurs, et tout le monde n'y a pas accès. Je profite de chaque moment, j'essaie de parler avec les joueurs à table, l'ambiance est top."

Troisième d'un WSOP Online la semaine passée, Malo est une nouvelle fois passé tout près d'un bracelet, pour sa troisième table finale en trois ans. À force de frapper aux portes, on peut légitimement espérer voir le Français aller décrocher une breloque un jour ou l'autre. - Phil Anthropik

Serial sateur

Benjamin Truzman

C'est un Benjamin Truzman tout sourire que nous avons retrouvé en table 214. Et pour cause, le Francilien joue ce Main Event en quasi freeroll. "En complet freeroll, tu peux même dire !" La belle histoire commence lorsqu'il remporte l'un de nos satellites du lundi, qualificatifs pour une sélection de tournois low cost de ces WSOP. "J'ai joué le Mystery Millions à 1 000 $, je l'ai ITM, mais sans ouvrir d'enveloppe. J'étais un peu dégoûté parce qu'à un moment, j'avais un gros stack. Ensuite, je fais le Mini Main, ITM également pour 2 700 $. Et hier, j'ai joué le Summer Celebration à 800 $, mais sans réussite."

Qu'à cela ne tienne, Benjamin se rabat alors sur ce qu'il sait faire de mieux : un satellite pour le Main Event. Et de 1 100 $, le voici désormais à table pour son tout premier Big One. "Il y a deux ans aussi, j'étais venu à Vegas en me qualifiant via Winamax. Et j'avais aussi pris ma place pour le Main Event ! Deux fois même ! Mais à cause du boulot, je n'avais pas pu le jouer, j'avais pris les 10 000 $ à la place, précise celui qui gère plusieurs garages dans le 94. Mais cette année, pas question de passer à côté !" Et alors, comment se passe cette grande première ? "Tu pourras écrire qu'après 5h30 de jeu, j'ai toujours le stack de départ ! Mais je suis très content comme ça.- Flegmatic

Statistiques, anecdotes et citations à la con

3 : comme le nombre de buts inscrits lors de cette prolongation folle entre l'Argentine et le Cap-Vert, qui passionne la Ballroom du Paris comme probablement aucun match de cette Coupe du Monde auparavant.

Greg

On complète notre Bingo de Champions du Monde avec le vainqueur de l'édition 2004, Greg "Fossilman" Raymer.

Gerard Piqué
Un autre Champion du Monde, mais de football celui-ci, légende du FC Barcelone, fossoyeur de la Coupe Davis de tennis et passionné de poker de longue date : Gerard Piqué.

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Level 3 : quitter sa zone de confort

- 4 juillet 2026 - Par Flegmatic

Main Event 10 000 $ (Day 1B)
Level 3 : blindes 200 / 400 / 400

The table of death

Vincent Robert

"C'est la table la plus dure que j'ai jamais eue sur le Main Event !" On veut bien croire Vincent Robert, puisqu'à notre arrivée à sa table, nous avons reconnu pas moins de trois joueurs. Au siège 1 : Jorge Ríos Garcés, alias ontherirri sur Winamax, ancien candidat de la Top Shark Academy ibérique et top reg notoire de nos tables les plus chères, détenteur de quatre titres Winamax Series. Au siège 2 : Gabi Livshitz, finaliste EPT à Prague en 2019, détenteur d'un bracelet online et auteur de pas moins de trois deep runs sur le Big One, dont le dernier en date, une 26e place en 2023. Enfin, au siège 5 : Scott Stewart, près de 6 millions de dollars de gains, dont 2,5 millions empochés sur sa seule victoire du WPT World Championship au Wynn en 2024. "Normalement, t'es censé te retrouver avec des vieux Texans à chapeau. Moi, je n'ai que des tueurs," se lamentait l'ancien pro Barrière, qui a déjà bien failli passer l'arme à gauche.

"Je suis tombé à 11 000 ! J'ai perdu un gros coup avec deux Rois contre une paire de 3 qui fait brelan river. J'ai ensuite réussi à doubler en rentrant ma couleur à trèfle contre une paire de Dames. Au break, j'avais 22 000 et là, je viens de passer à 33 000." On l'a effectivement vu placer au bouton une relance sur la rivière d'un board 499J9 et faire passer ses deux adversaires dans les blindes. "J'étais en bluff," se permet-il de glisser. Pour espérer survivre à cette journée, il va falloir en passer encore quelques-uns des comme ça. - Flegmatic

Infidélité passagère

Paul Patouilliart

Attention : photo rare. Ce n'est pas tous les jours que vous verrez Paul Patouilliart avec seulement deux cartes en main. Depuis quelques années, le Liverpuldien (c'est comme ça qu'on appelle les habitants de Liverpool), pratique quasi exclusivement le Pot-Limit Omaha, essentiellement online. Mais l'escapade à Vegas est un passage quasi obligé dans son programme de l'année. "Je viens jouer aussi bien en cash game qu'en tournoi, précise-t-il. Pour le cash, je joue un peu ici, au Paris, mais surtout à l'Aria. En tout cas pour l'instant, ça se passe bien, je suis break even."

Arrivé début juin, il a d'abord passé trois semaines avec "des amis récréatifs", dont Rémy "TROISBOUDIX" Cougnenc, un ancien habitué de nos festivals live. "Ils sont partis il y a une dizaine de jours, depuis j'ai pas mal accéléré le rythme." Toujours à quatre cartes donc, "à part pour le Monster Stack et le Main Event." Un Big One qu'il dispute pour la cinquième fois, avec le même plaisir, sans cesse renouvelé. "Je sais que certains sont un peu blasés à force, mais pour moi, ça reste un plaisir de dingue. Ce matin, je me suis levé tout excité. Il y a une énergie complètement différente du reste des tournois." Comme Vincent Robert, Paul aussi a cependant connu un départ mouvementé, avec un tapis amputé de moitié dès la première demi-heure de jeu. Heureusement, il est depuis remonté à la force du poignet autour du stack de départ. - Flegmatic

Statistiques, anecdotes et citations à la con

4th of July

2 : le nombre de patriotes immortalisés pour l'instant par notre photographe Caroline Darcourt. Le 4 juillet n'est que demain, mais quand on aime son pays, on ne compte pas.

4th of July

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