Dans la Tête de Las Vegas

- 2 juillet 2026 - Par Benjo DiMeo

Les gars de Dans la Tête d'un Pro s'amusent avec les technologies dernier cri

R2D2 - Vegas
Vous reconnaissez peut-être le mec sur la photo... Il ne montre pas souvent sa gueule, mais cela lui arrive d'accorder une interview ou deux, pour parler de son bébé : Dans la Tête d'un Pro. En revanche, il est probable que vous vous demandez quel est ce machin que manipule Régis Léon, créateur de la série numéro 1 du poker. "C'est WALL-E ?" fut ma blague (absolument pas originale, je vous l'accorde) lorsque je suis tombé sur l'équipe de DLTDP au Paris il y a quelques jours. Sans surprise vu leur corps de métier, le machin en question n'est pas un gentil robot sorti d'un grand succès des studios Pixar, mais une caméra. Un modèle dernier cri, tourné vers le futur.

Depuis quasiment vingt ans que je les côtoie des tournois de poker, les gars de DLTDP ont toujours été férus de nouvelles technologies. Chaque innovation dans le domaine de la prise d'images et de son est l'occasion pour eux de tester avec curiosité, et souvent de renouveler leur équipement, pour faciliter leur travail et/ou rendre leurs productions encore plus chouettes. Stabilisateurs pour fluidifier les plans-séquence, racks pour empiler plusieurs caméras en un seul appareil, logiciel IA pour doubler les voix-off en plusieurs langues : autant de progrès qui ont rapidement trouvé leur place dans DLTDP.

R2D2 - VegasIl y a quelques mois, Régis et son acolyte de toujours Paco ont eu l'opportunité de se rendre en Californie, au siège d'Apple, afin de tester les dernières innovations en matière de tournage en virtual reality (réalité virtuelle). En 2023, la marque à la pomme a mis sur le marché l'Apple Vision Pro, leur casque de "réalité mixte" (ils préfèrent l'appeler ainsi). Les deux compères avaient l'opportunité de tester les caméras permettant de produire des vidéos destinées à ce modèle de casque. Comme celle que Paco et Régis ont désormais en leur possession. Car oui : ils sont repartis de Californie conquis, le bon de commande signé.

Pour vous résumer en une phrase comment fonctionne le machin : les deux objectifs (qui lui donnent cet air de robot) filment en simultané une scène donnée, reproduisant ainsi les deux yeux de la vision humaine. Une fois projetée dans un casque adapté, la scène s'affiche donc avec la même profondeur et le même relief que la vraie vie, avec un angle de 180°. Immersion garantie !

R2D2 - VegasMaintenant que cette nouvelle caméra a rejoint l'arsenal de Régis et Paco, les idées fusent. Il y a quelques semaines, ils étaient à Roland Garros pour filmer une compétition de skate. Et aujourd'hui, les voilà à Las Vegas. Pour, bien entendu, filmer la prochaine saison de Dans la Tête d'un Pro... mais aussi pour passer Las Vegas à la moulinette de leur nouveau joujou. Hier, j'ai pu enfiler le fameux casque pour profiter d'un petit extrait des images tournées par l'équipe au cours des derniers jours : l'effet est renversant, on s'y croirait ! Mais c'est là que s'arrête cet article : hors de question de vous en dire plus sur ce projet. Une chose est sûre : vous aurez les occasions de découvrir les images bientôt. Où ça ? Peut-être bien sur un tournoi freeroll organisé pas trop loin de chez vous, par exemple...

WSOP 2026 : tous nos articles

Et sinon, combien t'as perdu ?

- 28 juin 2026 - Par Benjo DiMeo

Hommage à l'admirable transparence de Daniel Negreanu, dans les bons comme les mauvais moments
Pot-Limit Omaha Championship 10 000 $ (Day 2)


Daniel Negreanu
Depuis le commencement des WSOP 2026 il y a un mois, Daniel Negreanu est entré dans les places payées de neuf tournois, a joué deux finales, et encaissé un total de 464 521 $.

Vu comme ça, cela ressemble à un Vegas plutôt pas mal... Pas extraordinaire, hein : pour cela il aurait fallu un vrai beau deep-run allant plus loin que la 7ᵉ place, voire un bracelet (le dernier de Daniel remonte à 2024).

Mais nous parlons ici de Daniel Negreanu : sans aucun doute le pro le plus assidu sur les WSOP, sur chaque édition depuis près de trente ans. Peu importe le prix, peu importe la variante : il est là tous les jours, prêt à jouer n'importe quel tournoi qui lui tombe sous la main, et surtout les plus chers. En conséquence, ces presque 500 000 balles gagnés en un mois ne valent peut-être plus grand-chose une fois qu'on a enlevé les buy-ins perdus...

Tiens, justement, à votre avis : à combien s'élève le total des inscriptions du Canadien sur les WSOP 2026 ?

On a la réponse : 1 036 250 $ très précisément.

Le calcul est vite fait : depuis le début de l'été, Daniel Negreanu a donc perdu... 571 729 $ sur les WSOP. Plus d'un demi-million de dollars, malgré les ITM, malgré les finales !

Vous vous demandez sûrement d'où on tient cette info, pas spécialement glorieuse pour la réputation de l'intéressé. Qui est le vilain cafteur ? Hé bien : il s'agit de... Daniel Negreanu en personne, dans le dernier épisode de son vlog, qui cumule déjà 60 000 vues YouTube même pas dix heures après sa publication.

On peut reprocher deux ou trois trucs à Negreanu, il en agace certains, mais on ne pourra jamais lui reprocher son manque de transparence sur ses résultats au poker. Si tous les pros que l'on voit à la télé faisaient comme lui, nul doute qu'il y en a beaucoup qu'on ne regarderait plus du même œil. Mais d'un autre côté, Negreanu peut se le permettre : les multiples deals de sponsoring qu'il a noués au cours des décennies l'ont rendu riche, très riche. Ce n'est pas ici que vous apprendrez le montant exact de son patrimoine, mais il est probable que Daniel est rentré au capital de pas mal des grosses boîtes dont il a arboré le logo depuis le début des années 2000. En conséquence, tant qu'il est divertissant, accessible auprès des fans, et produit du bon contenu, le Daniel Negreanu de 2026 n'a aucun souci à se faire pour son train de vie : un bad run n'entachera rien son capital, ni financier, ni de sympathie.

Ce n'est évidemment pas le cas de la plupart de ses confrères moins charismatiques que lui. Tiens, à ce sujet : jetez-vous sur cette série d'articles passionnante : le site MTT DB s'est penché sur les données des inscriptions sur les tournois Triton, qui sont en très grande partie publiques. De la tonne de datas disponibles depuis dix ans, ils en ont tiré quelques enseignements pour le moins éclairants. Qui a le plus gagné ? Qui a le plus perdu ? Je crois que vous n'êtes pas prêts pour certaines des conclusions de cette enquête qui pourrait faire l'effet d'une bombe !

À part ça, le Day 2 du Pot-Limit Omaha Championship suit son cours. Comme beaucoup d'autres joueurs, Daniel Negreanu a attendu la dernière minute pour s'inscrire, expliquant (toujours dans son vlog) que son état de forme la veille ne lui permettait pas de jouer jusqu'à une heure du mat. À l'heure où je publie, le field approche des 150 restants, on n'est pas loin des 126 places payées. Un joyeux moment qui ne concernera absolument aucun des Français ayant passé le Day 1 (ou qui ont "max late reg") : tout le monde a sauté !
 

Bernard Vu
Parmi les éliminés avant l'argent, citons le globe-trotter Bernard Vu...

Paul Patouillart
Paul Patouillart...

Freddy Deeb
ou encore Freddy Deeb (qui n'est arrivé qu'au Day 2)

WSOP 2026 : tous nos articles

Mystery, le tournis

- 28 juin 2026 - Par Benjo DiMeo

Y'a trop de monde !
Mystery Millions 1 000 $ (Day 1E)


WSOP 2026
Si vous vous demandez pourquoi on ne couvre jamais les Day 1 des gros tournois de Hold'em, regardez cette photo : c'est le field du Day 1E du Mystery Millions à mille balles dans la grande salle du Horseshoe. Des tables et des tables à perte de vue. Et encore, ce n'est qu'une partie du field : il y a aussi plein de tables dans l'autre salle du Horseshoe et dans la grande salle du Paris. Et en checkant l'appli, je constate que des salles où je n'ai jamais mis les pieds sont aussi réquisitionnées pour ce seul tournoi : salle Normandy, salle Provence... Si ça se trouve, on trouvera aussi des tables dans le parking du casino, à la piscine, et dans les restaurants sous la tour Eiffel. 

L'affluence, irréelle, a mis l'appli WSOP+ à genoux : par moments, il est impossible d'afficher le moindre seat draw, la navigation entre les menus saccade, quand l'app' ne finit pas par s'éteindre toute seule. Visez un peu : plus de 6 600 inscrits rien que pour ce Day 1E, et il est encore possible de "reg" ou de re-entry. Jj'ai le tournis. Sachant que les Day 1 précédents ont cumulé plus de 13 000 partants, et qu'il y aura un dernier Day 1 ce soir (en mode turbo), le tournoi va sans forcer dépasser les 20 000 inscrits... et le prize-pool les 20 millions de dollars !

Toujours selon l'appli, le nombre de participants français sur le Day 1E dépasse largement la centaine, dont pas mal de qualifiés Winamax. C'est beaucoup trop pour un seul couvreur, et en plus, les éliminations vont beaucoup trop vite pour espérer suivre vraiment ce qui se passe : à mi-journée, plus de 50% de sortants ont été constatés. On commencera à s'intéresser à ce bazar dimanche, au départ du Day 2, quand les enveloppes vont se matérialiser (au moins une garantie à 1 million de dollars, on murmure qu'il y en aura peut-être deux !). En attendant, j'ai un Ladies qui m'attend : une seule joueuse à suivre, ça me convient parfaitement !

WSOP 2026 : tous nos articles

Kabrhel, le poker l'aime à mourir

- 22 juin 2026 - Par Soflo

Divertissant, usant, fatiguant... Il y a bien des mots pour décrire Martin Kabrhel à une table de poker. S'il fait le bonheur du public, amassant les foules autour de lui, il éreinte ses adversaires, au point d'être au cœur de nombreux incidents depuis le début des Series (et même avant). Alors, on se demande : le clivant Tchèque est-il une bonne chose pour le poker ?

Martin Kabrhel

Entrez dans une salle de poker, fermez les yeux trente secondes et vous saurez si Martin Kabrhel est dans les parages. Véritable moulin à paroles, Martin débite à longueur de journée tout ce qui lui passe par la tête. Si ses punchlines peuvent prêter à sourire, l'avoir à sa table peut vite relever du parcours du combattant. Une longue besogne où, si le Tchèque vous a pris en grippe, la journée pourra sembler interminable. Et sans même jouer de coups face à lui, il peut réussir à vous faire sortir de votre tournoi par sa seule maîtrise de la langue de Shakespeare.  

Dernier highlight, que se sont pressés de relayer certains médias sur leurs réseaux, l'accrochage avec le Monténégrin Dejan Kaladjurdjevic sur le "3K 6-max". Le Balkanique aurait demandé crûment à Kabrhel de se taire, alors qu'ils étaient tous les deux engagés dans le même coup. Ce à quoi le vociférant Tchèque réplique par une demande de pénalité. Au final, Kabrhel ne se taira pas. De pénalité, il n'y aura pas. Et si les floors se refusent à toute décision, alors les cartes parleront à leur place. Les deux chiffonniers partent à tapis : les Valets de Kabrhel contre les 10 de Kaladjurdjevic. La petite histoire retiendra qu'un 10 surgira au turn pour éliminer Kabrhel. Signe qu'aux WSOP, le juge de paix reste les cartes.

Kabrhel & KenneyVoilà un des nombreux exemples de points de crispation que peut engendrer la machine à clics Martin Kabrhel. Car, derrière ce show permanent, il y a du contenu à générer. Très actif sur son compte Instagram notamment, il a déjà posté plus de 63 réels [petites vidéos tournant généralement autour de la minute] et des centaines de stories depuis le 26 mai 2026, date de début des WSOP. Chacune pouvant générer des dizaines de milliers de likes et des centaines de milliers de vues.

Derrière tout ce divertissement, c'est un effet de boule de neige d'interactions qui touche un public étranger au poker. Et donc, potentiellement, une nouvelle manne de joueurs qui pourraient arriver aux tables. Du moins, c'est surtout l'un des arguments avancés par Michael 'TexasMike' Moncek pour défendre Kabrhel sur X. "Les super pros prétentieux qui se plaignent de Kabrhel : si vous n'amenez pas plus de monde au poker que lui, bouclez-la. Bien sûr qu'il en fait parfois trop et qu'il est bruyant., mais que font les autres ? Vous fixer et cacher leur visage pendant 30 secondes préflop ? C'est une légende", peut-on lire sur la page X de l'Américain.

À travers ses déclarations, TexasMike réagit indirectement à l'accrochage entre Kabrhel et Daniel Negreanu qui a émaillé le Super High Roller à 250 000 $. Le Canadien lui reprochait notamment son flot de paroles incessant lors de coups où il n'était pas engagé, en lui demandant d'être plus silencieux. Un épisode qui rappelle le "Be quiet !" balancé par Martin Zamani à la figure de Kabrhel, lors du Super Turbo à 10 000 $. Ce fut d'ailleurs l'une des rares fois on l'on n'a plus entendu un mot sortir de la bouche du Tchèque après cette injonction.

À la pause du PPC, j'interpelle Daniel Negreanu et évoque les différends qui l'opposent au Tchèque. "Il y a des limites qu’il franchit quand il joue avec certaines personnes. Je ne pense pas que ce soit bon pour le poker de laisser ce genre de comportement. Et ce n’est pas parce que : « Oh, je n’aime pas m’amuser » ou quoi que ce soit du genre. C’est parce que c’est du harcèlement, parce que c’est vraiment indigne. C’est incessant, ça ne s’arrête jamais, c’est de la triche. C’est tout un tas de choses, c’est lui qui en est à l’origine. Il fait tout un tas de choses qui sont globalement mauvaises. Donc s’il pouvait se retenir et se contenter d’être drôle de temps en temps - mais je ne sais même pas s’il en est capable -, ça reviendrait à la normale."

Kabrhel & DeebIl est vrai que Martin est souvent borderline, pour ne pas dire autre chose, dans son respect des règles. L'une d'elles, souvent évoquée par ses détracteurs, est qu'il est interdit de parler à ses adversaires s'il y a plus de deux joueurs dans la main en cours, principalement pour ne pas influencer leurs décisions. Une règle que se réserve bien de respecter Martin Kabrhel, d'après nos observations quotidiennes. C'est à ce moment que doivent, en principe, sévir les TD ou les floors. En lieu et place, on observe une certaine forme de clémence à son égard, au grand dam des autres joueurs.

Notre Team Pro W Julien Sitbon a souvent croisé Martin Kabrhel à sa table et soulève ici un nouveau point, pas évoqué précédemment : l'edge de la parole sur les récréatifs. "Je l’ai beaucoup joué, je le connais assez bien. Je ne suis pas fan de son style. Je trouve que ça déstabilise trop les amateurs en les mettant dans des situations délicates. Il reste très fort et très intelligent. Je l’ai eu sur le HU pendant quatre heures d’affilée et, dans ce format, il n’y a que toi contre lui. Donc je l’ai beaucoup entendu, je l’ai beaucoup écouté. Personnellement, ça ne me dérange pas, parce que je m’adapte à ça et que je prends des informations. Cependant, je ne trouve pas ça du tout divertissant. Je ne suis pas heureux quand il est à ma table, parce qu’il me casse la tête et empêche les joueurs de réfléchir."

Alors, se retrouver face à Martin Kabrhel, est-ce une bonne ou une mauvaise situation ? Vaste question, qu'on laisse volontiers à un scribe égyptien. Pour autant, il est clair qu'il y a un entre-deux à trouver pour ramener à la fois de l'équité et du divertissement aux tables, sur les WSOP comme ailleurs. Mais dans un pays où l'entertainment est roi, le show Kabrhel a probablement encore de beaux jours devant lui.

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Le PPC et les autres

- 22 juin 2026 - Par Soflo

Dans le microcosme des top regs, le Poker Players Championship est LE tournoi à remporter dans l'année, voire dans une carrière. En tant que simple observateur, je suis allé voir d'anciens vainqueurs du PPC pour qu'ils m'expliquent ce qui fait la singularité de l'épreuve
Event #60 : Poker Players Championship 50 000 $ (Day 1)

Trophée Poker Players Championship

Ne parlez pas du Big One, le Main Event, aux top regs. Car c'est un autre tournoi qui les fait vibrer cinq jours par an : le Poker Players Championship (PPC) à 50 000 $ l'entrée. Évidemment, le Main Event est unique en bien des sens, mais sortir vivant des 10 000 joueurs du field relève, à un moment ou un autre, de la loterie. Dans l'histoire, seul Michael Mizrachi a trouvé la formule magique pour remporter les deux, et le même été qui plus est. Quelque chose que nous ne reverrons probablement plus jamais de notre vivant. Le seul point commun entre les deux tournois ? Leur format Freezeout. La ressemblance s'arrête là.

Negreanu_PPCDes tournois à 50K, il y en a maintenant des dizaines dans l'année. Mais aucun n'a la saveur d'un PPC. Neuf variantes - No-Limit Hold'em, Stud, Omaha High-Low, Razz, Pot-Limit Omaha, Limit Hold'em, No-Limit 2-7 Single Draw, Stud High-Low, et Limit 2-7 Triple Draw -, le gratin de la planète poker et une structure à faire saliver les adorateurs du jeu deepstack. Daniel Negreanu ne le louperait pour rien au monde. Le Canadien fait partie du cercle très fermé de ceux ayant inscrit leur nom sur le trophée. "Le PPC est mon tournoi préféré de l’année. C’est vraiment le plus beau parce que tu joues toutes les facettes du poker. C'est incroyable : une structure de tournoi très lente, face à tous les meilleurs joueurs du monde. Réussir à gagner, ce n'est pas un coup de chance. On n'arrive pas là par hasard", lance le vainqueur de l'édition 2024. 

Brian Rast_PPCSoulever le trophée David 'Chip' Reese - du nom du premier vainqueur du tournoi - une fois est déjà un exploit en soi, alors que dire de ceux qui l'ont remporté à maintes reprises ? Daniel 'Jungleman' Cates par deux fois, Brian Rast (photo) par trois fois et enfin Michael Mizrachi et son record de quatre victoires. La liste s'arrête là en 19 éditions. Pour Rast, rien n'équivaut le Poker Players Championship. "Il ne ressemble à aucun autre. C’est le successeur moderne du Main Event, où les meilleurs joueurs du monde se réunissent, disputent un mélange de variantes pendant une semaine et déterminent qui est le meilleur. Il n’y a aucune autre structure de tournoi aussi longue en variantes : cinq journées complètes de poker pour un tournoi à cent joueurs."

Mizrachi_PPCLe triple champion va même plus loin dans son raisonnement. En gros, si vous n'êtes pas au niveau, le PPC vous le fera payer. "Il faut savoir jouer au poker. La majorité du tournoi, vous avez un gros tapis, donc il faut savoir jouer deep et alterner en plus avec les neuf variantes. C’est un tournoi où il est difficile de se cacher si l’on a beaucoup de faiblesses. Il faut être le joueur le plus complet". Pour Mizrachi, choisir entre le Main Event et le PPC, c'est comme devoir choisir entre papa et maman. "Les deux sont similaires pour moi. Ce sont deux tournois très prestigieux. Maintenant, je vais essayer de le gagner 25 fois, ça serait incroyable", sourit-il. 

Jungleman_PPCEnfin, s'ils sont plusieurs à l'avoir remporté plus d'une fois, un seul a réussi le fameux back-to-back. Pour bon nombre de joueurs, ce serait l'accomplissement d'une vie, le plus grand fait d'armes de leur carrière. Mais pas pour Jungleman, qui a d'autres choses en tête. "Gagner deux fois d'affilée le PPC ? Non, ce n'est pas du tout mon plus grand succès. Je dirais plutôt être le plus gros gagnant de Full Tilt sur plusieurs années, être le plus gros gagnant sur les high stakes de Poker Stars. Ou bien ma victoire en heads up contre Ossi [Ketola]." Face au Finlandais, Daniel Cates s'est rempli les poches de plus de 13 millions d'euros, au terme d'une série de heads up lors des Onyx Club Super High Roller Series à Chypre, l'été dernier. Peu importe le prestige des titres, pour certains, le plus important reste à la fin le virement reçu sur le compte en banque...


Vieira_PPC

Et si on inscrivait un nouveau nom au palmarès du PPC avec João Vieira ?

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