Le rendez-vous de Jose

- 2 juillet 2026 - Par VictorP

Fidèle des étés à Las Vegas depuis près d’une décennie, Jose Mariema rêve désormais de ramener un premier bracelet en Guyane
Event #72 : Mini Main Event 1 000 $ (Day 2) 

Jose Mariema
Cela fait presque dix ans qu’il arpente les couloirs des WSOP. Dix ans que son nom apparaît régulièrement dans nos chipcounts, dix ans qu’on le croise au détour d’un tournoi sans jamais vraiment savoir qui se cache derrière. Alors, lorsque j’ai aperçu un certain Jose Mariema parmi les quatre Français encore en lice sur ce Mini Main Event, à l’approche des 100 joueurs restants, je me suis enfin décidé à percer le mystère. ”Je te rassure, si vous n’avez jamais parlé de moi jusqu’ici, c’est normal, je n’ai jamais fait de très grosses perfs' à Vegas”, sourit-il.

Originaire de Guyane, où il exerce son métier d’opérateur minier, Jose est aussi le fondateur du Kougarou Poker Club, basé à Kourou, la fameuse "ville spatiale" d’où décollent les fusées françaises. Il y a huit ans, avec quelques amis, il décidait de s’offrir un premier voyage à Las Vegas pour découvrir de ses propres yeux ce fameux temple du poker dont il entend parler depuis si longtemps. Depuis, l’histoire d’amour n’a jamais cessé. “C’est un univers tellement différent ici. Quand tu as l’habitude de jouer en Guyane dans un cadre associatif et que tu débarques dans des salles immenses avec des milliers de joueurs, tu te rends compte que c’est un autre monde, je trouve ça incroyable.”

Tant incroyable que Jose est depuis revenu chaque été. D’abord pour apprendre, ensuite pour progresser et désormais pour se challenger. “Les premières années, j’ai beaucoup observé, beaucoup perdu aussi. Puis petit à petit, tu prends de l’expérience, tu apprends à connaître les fields américains et tu finis par t’adapter au point de rivaliser.” À tel point qu’aujourd’hui, celui que ses amis surnomment "Souffrans" semble presque évoluer comme un habitué des lieux. Mais ne vous y trompez pas : Jose ne court pas vraiment après les dollars. “Je ne suis pas ici pour l’argent. Ce qui me motive, c’est la compétition, l’idée d’aller chercher un bracelet. Je serais tellement fier de ramener un bracelet en Guyane, tu n’imagines même pas.”

Un rêve de bracelet qui ne se réalisera pas sur ce tournoi. Car à l'heure où je vous écris ces lignes, Jose Mariema a malheureusment rendu les armes en 117ᵉ position pour 8 000 $.

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Pas loin du but

- 2 juillet 2026 - Par Phil Anthropik

Du football au poker, Sébastien Grax vise toujours la victoire, dont il n'était pas si loin sur ces WSOP.
Event #72 : Mini Main Event

Sebastien Grax
Après une carrière de footballeur professionnel qui l'a occupé pendant sept années, Sébastien Grax a opéré sa reconversion dans le poker professionnel il y a une dizaine d'années avec succès, évoluant aussi bien en cash game qu'en tournoi. Après avoir frôlé un bracelet online en 2020, il a failli récidiver cette année, quelques jours après son arrivée, en terminant 10e de l'Event 49 pour 35 230 €. "C'est joli, mais c'est assez frustrant. Je n'ai pas de regret quant à mon jeu. Poto", dit-il en rigolant. Car pour cet ancien attaquant de pointe, passé par Monaco, Saint-Étienne et Troyes, l'équivalent de faire trembler les filets au poker correspondrait à une table finale.

Jetant un œil de temps à autre à l'écran qui diffuse le match de la Belgique, Sébastien m'explique avoir totalement rompu avec le football, ne regardant plus que quelques matchs çà et là. "Même la Coupe du monde, je la suis de loin, il y a trop de matchs maintenant", explique-t-il, admettant néanmoins avoir regardé les matchs de l'équipe de France, dont il reste admiratif du talent.

S'il ne travaille plus les jongles et les frappes à l'entraînement, Sébastien est toujours aussi motivé dans l'apprentissage du jeu, engloutissant énormément de contenu technique sur internet. "J'ai des abonnements sur toutes les plateformes de coaching, comme Elite Poker de Thomas Boivin, ou celle d'Alex Foxen également. Je travaille aussi avec Julien Martini et d'autres très bons joueurs, c'est le seul moyen de progresser."

Ayant transféré son esprit de compétition du football au poker, on souhaite à Sébastien qu'il soulève un jour un trophée équivalent à la Coupe de France qu'il avait remportée avec Sochaux en 2007. Ça ne sera malheureusement pas sur ce Mini Main Event dont il avait entamé le Day 2 à la deuxième place du chipcount, mais la structure, et un Mathéo Manzone en pleine bourre l'ont fait descendre short stack avant qu'il ne rende les armes en 208e position pour 6 900 €.

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Frères d'armes

- 2 juillet 2026 - Par Phil Anthropik

Un ancien Team Pro Winamax partage un deep run avec son frère sur l'un des plus gros tournois de ces WSOP.
Event 72 : Mini Main Event 1 000$ (Day 2)

Maxime Manzone
Dernier vainqueur de la Top Shark Academy, Maxime Manzone est venu profiter de ces WSOP avec son frère Mathéo, et tous deux se retrouvent au Day 2 du Mini Main Event. "C'est génial de pouvoir vivre ce tournoi à deux. Pour l'instant, il est mieux parti que moi" , explique-t-il en pointant un tapis réduit à 3 BB. Il faut dire que pour évincer 12 000 joueurs en trois jours, la structure est forcément rapide et qu'il ne faut pas traîner pour s'engager dans des coups, sous peine de voir son tapis s'évaporer au rythme de l'augmentation des blindes.

Matheo ManzonePour son petit frère Mathéo, en revanche, le son de cloche est différent. Crédité d'un joli stack de 8 millions de jetons, les piles s'accumulent devant lui et il n'hésite pas à s'en servir régulièrement. Paysagiste de profession, c'est son grand frère qui l'a initié au jeu qu'il pratique aujourd'hui comme un loisir compétitif. "J'essaie d'accompagner mon frère sur quelques étapes. C'est un jeu qui nous a rapprochés et sur lequel nous partageons beaucoup." Amateur certes, mais avec les mêmes gènes de vainqueur, comme en témoigne sa victoire sur le Monster Stack du WPO Bratislava.

Pourtant, le professionnel de la famille, c'est bien Maxime, dont la carrière ne s'est pas arrêtée avec la fin de son contrat. "Je continue toujours de grinder online. Bien sûr, je préfère le live, mais avec la vie de famille, ce n'est pas toujours facile." Papa de deux enfants, l'ancien Team Pro Winamax essaie de conserver quelques rendez-vous incontournables, comme certains EPT ou les WSOP lorsque le temps le lui permet.

Tombé au combat quelques minutes après notre passage (239e 6 000 €], Maxime gardera un œil depuis le rail pour continuer d'encourager un petit frère qui peut encore nourrir de jolis espoirs, même si la route est encore longue.

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À Vegas, tout va plus vite

- 2 juillet 2026 - Par VictorP

Grand habitué du circuit australien, Romain Morvan continue d’apprivoiser les gigantesques fields des WSOP
Event #72 : Mini Main Event 1 000 $ (Day 2) 

Romain Morvand
Deux ans après l'avoir découvert sur le Main Event des WSOP, Romain Morvan est de retour à Las Vegas. Un retour presque naturel pour celui qui, depuis désormais six ans, a fait de l’Australie son terrain de jeu principal. Parti à l’origine pour un simple Working Holiday Visa, le Guadeloupéen n’est finalement jamais reparti du pays des kangourous, où il s’est progressivement construit une place sur le circuit local, enchaînant les performances sur les festivals APT, APLPT et WPT. Un parcours atypique qui lui a permis de découvrir de nombreuses destinations poker ces dernières années. Mais même pour un joueur habitué à voyager aux quatre coins de la planète, Las Vegas conserve un statut bien particulier.

"J’ai joué dans énormément d’endroits différents dans le monde, et je dois dire que Vegas reste à part. À la fois, tu te dis que c’est un spot de rêve pendant les WSOP, mais surtout sur les tournois à moins de 2 500 $. Dès que tu joues plus cher, tu vois tout de suite la différence, car il y a beaucoup plus de regs. Mais la vraie différence avec l’Australie, l’Asie etc, c’est qu’ici, tu peux perdre beaucoup très vite. Tu vas parfois mettre deux, trois, voire quatre bullets sur un tournoi. Mais à l’inverse, si tu gagnes, ça peut très vite devenir game changer au vu de la taille des fields.” Des fields gigantesques comme celui du Mini Main Event à 1 000 $ ayant rassemblé 12 560 joueurs, sur lequel il navigue actuellement avec un tapis d’environ 25 blindes alors que l’on vient de passer en dessous de la barre des 200 joueurs. 

"C’est une vraie boucherie, sourit-il. Dans ce tournoi, si tu ne passes pas rapidement tes premiers coups à tapis, tu es foutu tellement ça va vite. Là, on dirait que j’ai un énorme stack, mais j’ai 4,5 millions, quand l’average est à seulement 15 BB.” Le plan pour la suite ? "Continuer de gagner des coups à tapis, il n'y a que ça à faire." 

Si Romain est toujours dans la course, tout comme Jose Mariema, David Fhima et Matheo Manzone qui porteront les espoirs tricolores sur ce Mini Main Event, l’aventure s’est malheureusement arrêtée pour nos deux qualifiés Patrick Afonso et Benjamin Truzman qui repartent néanmoins avec respectivement 6 000 et 2 750 dollars de gains. De quoi garder de beaux souvenirs de leur escapade américaine. Bravo messieurs !

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Vegas entre copains, acte II

- 1 juillet 2026 - Par VictorP

Trois ans après avoir découvert les WSOP avec ses amis, Guillaume Pastoret est de retour à Las Vegas en freeroll
Event #72 : Mini Main Event 1 000 $ (Day 1C) 

. Guillaume Pastoret
Ce sont sans doute les profils dont on aime le plus parler aux WSOP. Ceux pour qui prendre part à un tournoi à Las Vegas relève encore du rêve éveillé. Ceux qui ne vivent pas du poker, qui ne passent pas leurs journées à grinder online, mais qui savourent chaque minute passée dans la capitale mondiale du jeu. Guillaume Pastoret fait clairement partie de cette catégorie. Qualifié en freeroll après avoir remporté son package lors de la Grande Finale du Hyères Poker Club sur Winamax devant 45 autres membres du club, le Sudiste a posé ses valises dans le Nevada il y a seulement trois jours. Un retour à Las Vegas, trois ans après une première expérience déjà vécue avec des amis du club.

Et visiblement, la magie opère toujours autant. “C’est toujours un kiff d’être ici et de pouvoir jouer ce genre de tournoi. Ça n’arrive pas souvent dans une vie, c’est trop bien. Et puis, avec la canicule qu’il y avait en France, on est presque mieux à Vegas ! Bon, le seul vrai problème, c’est le décalage horaire. Je suis encore en plein jet lag, c’est compliqué, mais au moins, j’ai l’impression de profiter davantage de mes journées”, raconte-t-il avec le sourire. Des journées entièrement consacrées au poker, un luxe qu’il ne peut pas vraiment s’offrir au quotidien. “Entre le travail et la vie de famille, je joue finalement très peu. En réalité, je fais surtout les tournois du club. Le seul moment où j’augmente un peu le volume, c’est pendant les Winamax Series, alors on profite le plus possible d'être ici."

Et pour l’instant, le séjour se passe plutôt bien. Toujours en course sur le Mini Main Event, Guillaume navigue avec une douzaine de blindes, bien décidé à prolonger le plaisir. “On va tout faire pour aller chercher l’ITM. Et si ça ne passe pas, ce n’est pas grave. On ira se faire quelques Daily Deepstacks à 250 dollars avec les copains dans les prochains jours.”

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