Main Event 10 000 $ (Day 2ABC)
Level 9 : Blindes 1 000 / 1 500 / 1 500
Wehbe tisse sa toile
Même en fin de Day 2, on continue de faire des rencontres sur ce Main Event, même si celle d'Alain Wehbe ne fut pas des plus faciles. La raison ? Le Français est du genre hyperactif à table. Dans l'ordre, on l'a d'abord vu faire doubler un short stack avec un Roi-10 off qui n'améliore pas contre une paire de 5, puis payer trois barrels en position à 5 000, 12 000 et 18 000 sur un board Valet-8-3-9-2. "Roi-Valet ?", lui demande son adversaire, qui a dû être tout surpris de découvrir... 3
2
chez notre Frenchie (pour sa défense, il avait aussi trouvé un flush draw sur le turn).
Mais ce n'est pas tout. Dès la main suivante, Alain se remet en action. De nouveau en position, il paie un 3-bet de la small blind et se retrouve en 3-way sur le flop Q
6
3
. Après deux checks, c'est lui qui envoie le premier parpaing à 15 000, ne trouvant qu'un payeur chez un joueur en milieu de position. Un 10
débarque sur le turn et c'est alors qu'Alain annonce sans sommation "all-in" pour environ 100 000 jetons effectifs, que ce soit chez lui ou son adversaire, qui tank de longues minutes avant d'abandonner.
"J'ai un vol demain," souffle-t-il, pour justifier son style de jeu. Et ce, alors qu'il est arrivé sur ce Main Event... aujourd'hui ! Joueur de cash game en PLO (tiens donc, encore un), il n'avait pas mis les pieds dans la cité du vice depuis 2019. "Je venais beaucoup avant et ensuite j'ai eu des enfants, ça devenait un peu compliqué." Pourtant, celui qui travalille dans la finance du côté de Dubaï l'assure, il "n'aime pas trop les tournois avec beaucoup de joueurs." Son tapis de plus de 200 000 jetons semble dire l'inverse. - Flegmatic
Entre deux réalités
Passé tout près d'atteindre deux tables finales WSOP Online au cours de l’été avec une 16ᵉ place puis une 17ᵉ pas plus tard qu’hier, Loïc Debregeas vit pour l’heure un Vegas à deux vitesses. D’un côté, le online continue de lui sourire. À l’image de 2026, et plus largement de ces dernières années, notre ancien Top Shark enchaîne les performances avec une régularité impressionnante. De l’autre, en live, l’histoire est bien différente. Depuis son arrivée à Sin City, les deep runs se font attendre. Mais pas de quoi le frustrer pour autant. “Ça se passe tellement bien online qu’au final, avec le staking que j’ai également, je ne perds pas tant que ça. Et puis, ce ne sont pas vraiment les résultats qui m’importent même si ça reste important. Ce qui compte surtout, c’est la manière dont je joue. Et honnêtement, ce Vegas est probablement celui où j’ai le mieux joué. C’est celui où je me suis le plus écouté, où je n’ai pas simplement essayé d’appliquer ce que disent les tableaux.” Un discours lucide pour celui qui espère bien profiter du Main Event pour remettre les pendules à l’heure. Et force est de constater que le membre de Spin Elite s’y emploie plutôt bien.
Revenu avec “seulement” 70 000 jetons ce midi, Loïc a changé de dimension depuis le début de ce Day 2. En quelques niveaux, il a tout simplement multiplié son tapis par quatre pour culminer à près de 300 000 au retour du dinner break. Son secret ? “Run good. Que dis-je, run très good ! Je crois même avoir gagné quasiment tous les coups que j’ai joués aujourd’hui”, plaisante-t-il. Et quand les cartes suivent, la confiance aussi visiblement. “J’ai même réussi à faire un énorme fold. J’ouvre deux Dames en début de parole, un joueur décide de flat, puis un autre squeeze à 19 blindes. Je l’ai beaucoup observé, et j’ai fini par repérer de gros leaks chez lui. Tu sentais qu’il laissait trop transparaître ses émotions. Finalement, j’ai décidé de passer ma main. On en a discuté après coup, il m’a dit qu’il avait les Rois. Et honnêtement, je ne pense pas que ce soit le genre de profil à mentir.” Si Loïc commence à trouver des folds préflop avec les Dames tout en remportant la quasi-totalité des mains qu’il joue, difficile de savoir ce qui pourrait l’arrêter. Mais, pas de jinx, évidemment. - VictorP
Statistiques, anecdotes et citations à la con
"Oh, bravo, vous avez battu les tricheurs !" - Signé : un joueur américain pas plus peiné que ça par l'élimination de l'équipe nationale de la Coupe du Monde, félicitant une joueuse belge à sa table. "Notre Président et la FIFA sont les deux choses les plus corrompues sur Terre aujourd'hui," a-t-il ajouté. On n'est pas loin d'être d'accord.

