Main Event 10 000 $ (Day 2ABC)
Level 9 : Blindes 1 000 / 1 500 / 1 500
Danser le swing
En revenant du dîner (chez le toujours excellent argentin Rincon de Buenos Aires, dans la banlieue ouest de Vegas), on est accueillis par le confrère Harper qui nous informe que Pierre Calamusa a enfin réussi à faire décoller son stack, doublant son "starting" pour se situer à 130 000. On accourt pour prendre des infos... mais c'est pour mieux observer deux mauvais coups d'affilée. Dans l'ordre : un call/muck, et un bad beat.Sur le premier, Pierre défend sa BB face à une relance du bouton, et check/call sur le flop 4
5
K
. Le turn double le K
: personne ne mise. Troisième K
sur la rivière : Pierre check une dernière fois et voit son adversaire envoyer une belle praline de 11 000. Notre héros ne va pas attendre longtemps avant de payer... mais peu importe ses cartes : il n'avait aucune chance sur la rivière face à K
J
.Main suivante : un short-stack ouvre en début de parole, et Pierre le met à tapis. Snap-call ! Les jeux : paire de 5 chez le short, paire de 6 chez Pierre. Ce dernier est donc favori pour récupérer les jetons fraîchement perdus... mais devra finalement en lâcher encore un peu plus après l'apparition d'un 5 sur le flop.
Pierrot perd son sourire, mais on espère que ce n'est que temporaire. 82 000 de stack, ça reste un très beau capital à ce stade du Main Event : plus de 50 blindes. - Benjo
Qui pour l'arrêter ?
Alors que je m’approche de la table de Yannis Lefur, autre vainqueur de la ProDream aux côtés de Florian Guimond dont on vient tout juste de vous donner des nouvelles, impossible de lui arracher le moindre mot. La raison ? Le Français joue littéralement tous les coups et ne cesse de martyriser sa nouvelle table depuis son arrivée quelques minutes plus tôt. Il faut dire qu’avec plus de 350 000 jetons devant lui, Yannis dispose largement de quoi mettre une pression maximale sur ses adversaires. Une situation idéale pour celui qui dispute pourtant seulement son tout premier Main Event. Alors, lorsqu’il finit enfin par coucher une main, j’en profite pour lui demander ses impressions sur ce début de journée tonitruant.“Je suis très reconnaissant d’être ici. Je sais que j’ai énormément de chance de vivre ce genre de moments, d’autant plus quand ça se passe comme ça”, me confie-t-il, des étoiles plein les yeux. Après avoir conclu son Day 1D avec un tapis de 180 000 jetons, soit déjà trois fois le stack de départ, le Français continue tout simplement d’empiler les jetons comme des LEGO.“Au Day 1, j’avais déjà une très bonne table, ce qui m’a permis de monter ce stack. Et ce matin, rebelote. J’avais encore une table magnifique, hormis un gros reg que j’ai fini par éliminer pour me retrouver à une table à l’image de celle que j’avais au Day 1. Difficile de rêver de meilleures tables.”


