Main Event 10 000 $ (Day 1B)
Level 5 : blindes 300 / 600 / 600
À la pêche au Gros
On avait rencontré Benjamin Gros l'année dernière à l'occasion de ses premiers WSOP, durant lesquels il découvrait pour la première fois le Main Event. Si l'aventure avait tourné court pour l'ancien membre du Team ATM, Benjamin est de retour cette année pour aller chercher les gros sous. Pour ça, Benjamin n'a pas lésiné, en se prévoyant un séjour de plus de deux mois dans la Ville du Vice, dans laquelle il a fini par découvrir le bonheur d'une victoire sur un 1 000 $ du Venetian pour 10 000 $. « C'est mignon, relativise-t-il, mais c'était un petit field sur un petit buy-in. C'est surtout sur le 3 500 $ de l'Aria que j'ai commencé à vibrer, jusqu'à ce que je me fasse ouvrir avec les Rois contre As-Roi pour trois averages. Après, c'est la vie qu'on a choisie. »Professionnel online, Benjamin sélectionne ses spots pour jouer en live. "Vegas l'été, il n'y a pas mieux. Entre le volume de joueurs, l'offre et le niveau, il y a vraiment de quoi faire." D'ailleurs, si on regarde son Hendon Mob, Benjamin fait également partie de ceux qui sont allés jouer les WSOP ailleurs qu'à Sin City.
"J'avais gagné mon package pour aller jouer les WSOP Bahamas, c'était bien cool. Au final, c'était plus des vacances que du travail comme ici. À part le 25 000 $ que j'ai pu jouer sur satellite, les tournois sont beaucoup trop chers. Après, la destination est cool et j'étais avec ma copine, du coup on a fait d'une pierre deux coups."
Bien parti sur ce Big One, le grinder compte actuellement 117 000 jetons pour un départ bien amorcé. "Il y avait deux Français à table, dont Loris Gauthier, qui ont bust. Depuis, il n'y a plus que des Américains, donc je ne suis pas embêté par l'agressivité." Tous les voyants sont donc au vert pour monter gros. - Phil Anthropik
Autran en emporte le vent
Trois pays en dix ans, voilà le périple de Jean-Robert Autran, l'un des streamers bien connus de la communauté française. Sous le pseudo Pulsar, il a d'abord commencé sa carrière, comme bien des grinders, en s'expatriant à Malte, où il a fait ses armes. Puis le projet NutsR est arrivé avec son Academy basée au Cambodge. Le cadre, la discipline et l'envie de passer les paliers le poussent à saisir l'opportunité et à s'expatrier dans de nouvelles contrées exotiques. Une formation solide, un entourage qui se construit davantage, une roll qui grossit, mais des horaires de grind bien pourris : il est désormais temps de plier les valises, direction Playa del Carmen.
OK, le poker c'est bien beau, mais finalement, quand on voyage autant, est-ce qu'on devient polyglotte ? "Pas du tout, admet-il sans détour. Entre le cambodgien, où il faut carrément apprendre un alphabet, et l'italien, je n'ai même pas essayé. Il n'y a que l'espagnol où j'arrive maintenant à comprendre deux ou trois trucs." On l'a bien compris, les langues, ce n'est pas son truc. Car pour lui, le poker est une discipline de haut niveau qui nécessite un travail constant.
Pour son quatrième Main Event, Jean-Robert aimerait bien vaincre le signe indien : "J'ai bust tous les Days avant l'ITM sur mes précédents Main Events. L'année dernière, ça s'est terminé en fin de Day 3 sur un terrible setup. J'espère bien que sur celui-là, je vais enfin arriver à faire l'argent." Pour l'heure, son tapis n'a pas vraiment évolué : "J'ai fait le yo-yo toute la journée entre 45 000 et 70 000, mais pour l'instant la table est très sérieuse. On n'a fait que s'échanger les jetons, il n'y a même pas eu de busto."
Un destin funeste qu'aura en revanche connu Hugues Mazerolle, croisé déambulant dans les couloirs. "J'aurais déjà sauté il y a longtemps si la structure n'avait pas été aussi deep. Tous les coups que j'ai joués, j'étais derrière, il n'y avait pas grand-chose à faire." Pas de multiboulette sur ce tournoi ; Hugues se console en se disant qu'il sera demain au Day 2 du Summer Celebration Event. - Phil Anthropik
Le Pokcaster
En grand amateur de couvre-chefs, c'est avec une casquette supplémentaire que Robin Gérard se présente cette année à Vegas : celle de co-créateur et co-présentateur du Pokcast, un nouveau rendez-vous bimensuel autour de notre jeu préféré que ChoveKiPeu anime avec Adrien "dum_trip" Dumont et Flavien Guenan. "C'est Flav' qui avait eu l'idée il y a un an, un an et demi, rembobine Robin. On avait fait des vidéos ensemble pendant deux ans sur ma chaîne, principalement de reviews de mains et ça fonctionnait très bien entre nous. Il a réussi à intégrer Adrien dans l'aventure et on a fini par se lancer début janvier. En tout cas moi, j'adore. On itère encore sur la formule, mais je prends un plaisir de dingue à faire ça." Au total, les trois larrons en sont pour l'instant à treize émissions, parcourant aussi bien des concepts comme les re-entries, le staking, le late reg, l'ICM, la variance ou, plus récemment, l'intérêt ou non de venir à Las Vegas. Et alors, verdict ?
"On en est plus ou moins arrivés à la conclusion que c'est très cher, mais que ça fait quand même rêver. En vérité, je pense que ça reste un peu surcoté, d'autant que certains surestiment pas mal leur ROI. Et les fields sont tellement monstrueux qu'il y a une variance folle. Après, tout dépend aussi de ton profil. Un pro et un amateur ne vont pas du tout avoir les mêmes objectifs." Quels sont les siens alors ? "Moi, je suis un peu entre les deux, confie celui qui gère un restaurant à côté de Lisbonne. Je n'ai pas encore le volume nécessaire pour passer pro à plein temps, mais j'essaie de progresser pour m'en rapprocher le plus possible. J'ai aussi un partenariat avec la structure PurePoker de Michael Gathy, avec qui je suis en villa cette année, mais je suis en bonne partie là pour le plaisir." Un plaisir qu'il n'est pas toujours évident de garder intact dans cette ville. "Quand Flavien est parti il y a quelques jours, après trois semaines et demie passées ici, il était blème, complètement cuit, comme vidé de tous ses fluides corporels." La gestion physique : peut-être un futur sujet pour un prochain Pokcast ? - Flegmatic






