Main Event 10 000 $ (Day 1B)
Level 4 : blindes 300 / 500 / 500
C'est peu après la pause dîner que le nombre d'entrants sur ce Day 1B a franchi la barre symbolique des 1 000 joueurs. Parmi eux, nous avons pour l'instant recensé pas moins de 45 Français. On continue de vous en faire découvrir quelques-uns.
Technique Loïc
Croisé au détour de la Players Party il y a quelques jours, Loïc Debregeas nous décrivait un été moribond en termes de résultats. Alors quand sonne l'heure du Main Event, c'est également l'annonce de la fin d'un festival qui peut être éreintant lorsque la balance financière penche du mauvais côté. Comment aborde-t-on le tournoi le plus important de l'année quand on a blank une bonne partie de l'été ? "Même si ça s'est mal passé en live, il faut d'abord rappeler qu'online, j'ai fait une super année. On sait que le live peut être extrêmement soumis à la variance, c'est ainsi. Je préfère me concentrer sur ce que je peux maîtriser", explique-t-il.Malgré son âge, Loïc commence à avoir beaucoup d'expérience après avoir notamment passé deux ans sous les couleurs de Winamax au sortir de la Top Shark Academy. Sponsorisé aujourd'hui par Spin Elite, _Winda continue son bonhomme de chemin depuis Playa del Carmen, où il a élu domicile il y a quelques années. Pour son quatrième Main Event, il nous partage ses tips pour accrocher un Day 2 quand on a 200 blindes de profondeur.
"La base, c'est qu'il faut beaucoup 3-bet, les joueurs sont beaucoup trop attachés à la valeur du tournoi pour défendre correctement. Quand ils vont payer, ils auront des ranges assez strong ; cette stratégie permet de voler beaucoup de petits pots. Mais attention, prévient-il, il ne faut pas trop faire grossir les pots non plus, car les adversaires qui acceptent ce genre de coup auront souvent frappé. Et si je dois donner un dernier conseil, préflop, je go broke uniquement avec les As ; de la même manière, les joueurs sont trop serrés et ils auront du mal à tout investir avec les Valets et les Dames."
Et Loïc de prouver, à de multiples reprises durant cet entretien, le bon fonctionnement de sa méthode, à grands coups d'open et de c-bet. Pour l'instant, la technique lui permet de pointer à 84 000 rondelles au retour du dinner break. - Phil Anthropik
Master of Metrics
Huit mois que Damien Gayer n'avait pas mis les pieds sur un festival de poker live. Rien de grave, on vous rassure, bien au contraire. Le Palois était en train de plancher sur un projet qui a finalement vu le jour fin avril : MyPokerMetrics. "L'idée, nous explique-t-il, c'était de créer un outil de gestion ultra-complet, pour centraliser toutes les informations dont peut avoir besoin un joueur de poker." Assisté d'un développeur, Damien a donc monté un site web couplé à une application. En souscrivant à un abonnement mensuel, le joueur peut rentrer et suivre ses perfs, live comme online, noter les résultats de ses sessions, rentrer ses divers frais et même les éventuels stakings et autres swaps. Le genre d'outil que Damien aurait aimé avoir à ses débuts en somme.
"On est quand même sur une discipline qui s'est énormément professionnalisée ces dernières années. Maintenant, il faut réussir à faire comprendre aux joueurs l'intérêt d'un tel outil. J'ai quand même fait en sorte que les utilisateurs aient accès à une base de données hyper complète des tournois live qui se jouent un peu partout et ils ont même la possibilité de sortir des statistiques spécifiques à chaque format de jeu (tournois, cash game ou Expresso)." Désormais, c'est presque la partie la plus difficile qui commence pour Damien : faire connaître son projet. "Je suis quelqu'un qui aime bien faire les choses dans mon coin, et là, il va falloir que je mette plus en avant. C'est aussi pour ça que je suis ici, pour représenter la marque. Je fais en sorte d'en parler le plus possible aux joueurs autour de moi et certains ont déjà été très réceptifs, comme Alex Réard et Flavien Guenan." Nul doute qu'un deep run sur le plus beau et le plus médiatisé des tournois du monde aurait l'effet d'un gigantesque coup de pub. - Flegmatic
Le violon dingue
Hasard du seat draw, un autre Français se trouve juste à la droite de Damien, un jeune joueur au profil atypique que nous n'avions pas encore eu la chance de rencontrer, Joseph Querleux. La spécificité de ce dernier est, à notre connaissance unique dans le monde du poker : lorsqu'il ne tape pas le carton sur les plus beaux festivals d'Europe et du Monde, il officie en tant que violoniste. Comment cela fonctionne de cumuler ces deux casquettes exactement ? "On mène tout de front et on n'a pas de vie !, plaisante-t-il. En fait, j'ai toujours été un passionné de jeux de cartes, quels qu'ils soient. Donc la transition vers le poker s'est faite tout naturellement. En plus, j'ai eu la chance de gagner très rapidement après avoir commencé à jouer. On ne va se mentir : ça aide." Plus concrètement, Joseph se concentre sur le live et, désormais, exclusivement les festivals EPT et les WSOP.
"C'est mon deuxième Main Event, enchaîne-t-il. Je l'ai joué il y a deux ans, j'avais monté un gros stack au Day 3 et j'avais dû "abandonner" pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec le poker. L'an passé, je n'avais pas pu venir et cette année je ne voulais pas venir, notamment à cause de Trump. Et puis, ça me manquait trop, j'avais envie de jouer et en plus avec la Coupe du Monde en même temps... Ça faisait trop de raisons, c'était trop dur de résister, donc j'ai craqué." Au final, plutôt que de passer un mois, Joseph se contente de quinze jours centrés autour du Main Event, "en espérant un braquage. J'ai déjà joué le 3K PLO du Wynn, d'ailleurs j'ai le Day 2 demain." Autant dire qu'il ne regrette pas d'avoir finalement traversé l'Atlantique. "Quand on arrive et qu'on joue dans ces conditions, ça fait quand même plaisir. Et j'adore le live, on fait toujours des super rencontres." Tu ne crois pas si bien dire Joseph. Bonne chance ! - Flegmatic





