Level 3 : quitter sa zone de confort

- 4 juillet 2026 - Par Flegmatic

Main Event 10 000 $ (Day 1B)
Level 3 : blindes 200 / 400 / 400

The table of death

Vincent Robert

"C'est la table la plus dure que j'ai jamais eue sur le Main Event !" On veut bien croire Vincent Robert, puisqu'à notre arrivée à sa table, nous avons reconnu pas moins de trois joueurs. Au siège 1 : Jorge Ríos Garcés, alias ontherirri sur Winamax, ancien candidat de la Top Shark Academy ibérique et top reg notoire de nos tables les plus chères, détenteur de quatre titres Winamax Series. Au siège 2 : Gabi Livshitz, finaliste EPT à Prague en 2019, détenteur d'un bracelet online et auteur de pas moins de trois deep runs sur le Big One, dont le dernier en date, une 26e place en 2023. Enfin, au siège 5 : Scott Stewart, près de 6 millions de dollars de gains, dont 2,5 millions empochés sur sa seule victoire du WPT World Championship au Wynn en 2024. "Normalement, t'es censé te retrouver avec des vieux Texans à chapeau. Moi, je n'ai que des tueurs," se lamentait l'ancien pro Barrière, qui a déjà bien failli passer l'arme à gauche.

"Je suis tombé à 11 000 ! J'ai perdu un gros coup avec deux Rois contre une paire de 3 qui fait brelan river. J'ai ensuite réussi à doubler en rentrant ma couleur à trèfle contre une paire de Dames. Au break, j'avais 22 000 et là, je viens de passer à 33 000." On l'a effectivement vu placer au bouton une relance sur la rivière d'un board 499J9 et faire passer ses deux adversaires dans les blindes. "J'étais en bluff," se permet-il de glisser. Pour espérer survivre à cette journée, il va falloir en passer encore quelques-uns des comme ça. - Flegmatic

Infidélité passagère

Paul Patouilliart

Attention : photo rare. Ce n'est pas tous les jours que vous verrez Paul Patouilliart avec seulement deux cartes en main. Depuis quelques années, le Liverpuldien (c'est comme ça qu'on appelle les habitants de Liverpool), pratique quasi exclusivement le Pot-Limit Omaha, essentiellement online. Mais l'escapade à Vegas est un passage quasi obligé dans son programme de l'année. "Je viens jouer aussi bien en cash game qu'en tournoi, précise-t-il. Pour le cash, je joue un peu ici, au Paris, mais surtout à l'Aria. En tout cas pour l'instant, ça se passe bien, je suis break even."

Arrivé début juin, il a d'abord passé trois semaines avec "des amis récréatifs", dont Rémy "TROISBOUDIX" Cougnenc, un ancien habitué de nos festivals live. "Ils sont partis il y a une dizaine de jours, depuis j'ai pas mal accéléré le rythme." Toujours à quatre cartes donc, "à part pour le Monster Stack et le Main Event." Un Big One qu'il dispute pour la cinquième fois, avec le même plaisir, sans cesse renouvelé. "Je sais que certains sont un peu blasés à force, mais pour moi, ça reste un plaisir de dingue. Ce matin, je me suis levé tout excité. Il y a une énergie complètement différente du reste des tournois." Comme Vincent Robert, Paul aussi a cependant connu un départ mouvementé, avec un tapis amputé de moitié dès la première demi-heure de jeu. Heureusement, il est depuis remonté à la force du poignet autour du stack de départ. - Flegmatic

Statistiques, anecdotes et citations à la con

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2 : le nombre de patriotes immortalisés pour l'instant par notre photographe Caroline Darcourt. Le 4 juillet n'est que demain, mais quand on aime son pays, on ne compte pas.

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