Level 2 : un retour en catimini

- 2 juillet 2026 - Par Flegmatic

Main Event 10 000 $ (Day 1A)
Level 2 : blindes 200 / 300 / 300

Quatre ans plus tard

David Rothschild

Quand on a atteint le Day 6 du Main Event des WSOP, on a forcément envie de remettre le couvert, que ce soit pour se prouver à soi-même qu'il ne s'agissait pas d'un simple one shot ou pour revivre les émotions que seul ce tournoi peut procurer. Ce chemin, David de Rothschild a mis quatre ans à le parcourir. 65e en 2022 pour 121 500 $, ce pur récréatif s'est laissé le temps avant de replonger dans l'arène. "Je suis revenu avec le même ami qu'il y a quatre ans, explique-t-il. Je suis arrivé fin juin et j'ai eu le temps de jouer le "5K 6-max", sur lequel j'ai fait ITM et quelques autres petits tournois." Mais entretemps, rien ou presque. "J'ai fait une grosse pause poker, je n'ai quasiment pas rejoué depuis 2022. Bon, j'ai joué des tournois en ligne par ci, par là, mais vraiment de manière récréative." Jusqu'à ce que l'appel du Big One se fasse ressentir.

"J'avais envie de voir si je pouvais regoûter à un tel deep run. C'était quand même génial à vivre !" À la question, est-ce que le fait d'avoir déjà claqué une perf' sur le plus beau tournoi du monde permet de le rejouer sans pression, la réponse est exactement celle que l'on attendait. "C'est le Main Event, il y a toujours un peu de pression !" On gardera en tout cas un œil sur cette table, où David évolue en face d'un autre Français, et non des moindres : le vainqueur du Monster Stack 2014 et finaliste de l'EPT Monte-Carlo 2022, Hugo Pingray.

Un homme très occupé

Raphaël Bilger

Notre mise à l'écart des festivals EPT depuis quelque temps nous a fait passer à côté de certains profils français. Qu'à cela ne tienne, nous allons profiter de ce Main Event pour partir à la rencontre d'une poignée d'entre eux, comme Raphaël Bilger, qui reste justement sur une demi-finale signée à Paris (14e pour 56 750 €). Problème n°1 : le Français a été d'absolument tous les coups lors de notre passage à table, qui a pourtant duré une bonne dizaine de minutes. Parce qu'on sent que vous voulez une hand history, on a notamment vu Raph' placer ce qui ressemblait à un 4-bet à 6 000 sur une surrelance à 2 500 de son voisin de gauche avant d'envoyer deux sacoches à 4 500 puis 6 200 sur le turn et la river d'un board A52A10, cette dernière lui permettant de remporter le pot. Une hyperactivité étonnante qui nous surprend moins a posteriori, en découvrant que Raphaël s'est aussi fait connaître à Paris grâce à deux énormes bluffs, dont un à tapis avec... hauteur 5.

Jason Koon

Problème n°2 : durant les quelques secondes où le Français n'est pas impliqué dans une main, il doit en plus remplir un document tendu par les équipes chargées du streaming de ce Main Event. Car ce qu'on ne vous avait pas encore dit, c'est que Raph' a hérité de la même table d'un certain Jason Koon, et va donc se retrouver prochainement sous les spotlights du plateau télévisé. On ne sait pas encore quand, ni sur quelle table exactement, mais si notre Bleu nous gratifie des mêmes lines improbables que celles observées à Paris, il ne devrait avoir aucun mal à voler la vedette au recordman des titres Triton.

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