Portée par un rail français en folie, Victoria Ailloud rêvait d’offrir son deuxième bracelet de l'été au clan français. Mais au terme d’une TF frustrante où les cartes n'auront jamais vraiment été de son côté, la Niçoise s’incline finalement en 6ᵉ position pour 37 192 $
Ladies Championship 1 000 $ (Finale)
Revenue avec le quatrième tapis des six dernières survivantes, soit 26 blindes, Victoria voit très vite l’une des joueuses les plus short de la table, Caitlin Comeskey, envoyer ses 13 blindes au milieu. En découvrant un bel As-Dix suité en petite blinde, la Française prend le temps de réfléchir quelques instants avant de reshove. “J’ai vérifié, c’est bon, c’est dans les tableaux” me dira-t-elle après coup. Une décision logique… jusqu’à ce que l’Américaine retourne As-Roi. Pour son premier coup à tapis dans cette finale, Victoria est en bien mauvaise posture. Le flop 5-4-3 entretient encore l’espoir. L'As sur le turn ouvre même la porte à un improbable partage, voire à un miracle en cas de Dix sur la river. Mais c’est finalement une Dame qui tombe. Le pot s’envole chez l’Américaine, et avec l’augmentation des blindes, Victoria chute alors à une quinzaine de blindes.
À partir de là, la finale prend une autre tournure. Coincée dans une zone où chacune de ses décisions peut être la dernière, la Française attend patiemment son spot. Trois fois, elle pousse son tapis. Trois fois, tout le monde passe. Ce, pour le plus grand bonheur de son rail qui avait visiblement répété comme il fallait.
“Elle s’appelle Victoria… Elle est là pour le bracelet… Son nom est prédestiné… Elle va toutes les faire buster… Oh oh oh oh oh” entendait-on chanter à tue-tête. Un soutien indéfectible et de précieux jetons grappillés, suffisants pour respirer encore un peu… mais pas assez pour réellement se relancer. Les orbites s’enchaînent, les blindes continuent d’augmenter et, sans jouer le moindre coup, son tapis fond inexorablement jusqu’à ne compter que huit petites blindes.
Cette fois, Victoria n’a plus le choix. Alors lorsqu’elle découvre une paire de six au hijack, l’ancienne membre de la Queens Squad envoie logiquement ses derniers jetons au milieu de la table. Le clan français retient son souffle. D’autant plus lorsque Aubrey Williams se réveille au bouton avec… As-Roi. Le flip d’une vie... pour rester en vie. Les encouragements redoublent dans le rail, chaque Français présent appelle un six salvateur. Mais c'est finalement un board 2
3
A
9
9
qui vient mettre fin au rêve de Victoria. Cette fois, pas de miracle.




