À la recherche des frenchies sur le plus gros tournoi du jour, je suis tombé sur un certain Didier Guérin dans le chip-count, affublé d'un beau drapeau tricolore. Spoil : il est australien. Rencontre.
Event #19 : High Roller 25 000 $ (Day 1B)
Quand on se met à chercher les joueurs français au départ du Monster Stack, c'est assez facile. Vous laissez traîner vos oreilles, vous vous reconnaissez un accent très prononcé et vous tenez votre gars. Par contre, sur un High-Roller à 25 000 $, c'est une autre paire de manches. Enfin, je dis ça, mais ça, c'était avant l'appli. Maintenant, il nous suffit de checker le tournoi, de trouver un drapeau bleu-blanc-rouge et on a notre histoire. Merci l'orga des WSOP ! Aussi, quand j'ai vu un drapeau français associé à un nom bien de chez nous, Didier Guérin, je me suis dit "Bingo, on le tient notre random qualifié pour pas un rond sur un satellite !"
Une petite recherche Hendon Mob plus tard et je m'aperçois que notre Didier Guérin national (ou pas) n'a pas un seul drapeau français sur son palmarès, mais affiche des gains très corrects : 1,3 million de dollars bruts. Par contre, même s'il y a un drapeau australien sous son nom, il y a quand même écrit "Paris" comme vous pouvez le voir sur le screenshot ci-contre.
On oublie notre timidité maladive et on va le voir, d'autant qu'il est à une table costaud avec Marius Gierse, Aleksei Ponakovs ou Boris Angelov. "Hello, you parle français ?" - "Un petit peu." Hormis ces trois mots-là et "Au revoir" à la fin de l'interview, c'est tout ce que je l'entendrai dire en français. En fait, le père de Didier est français - et s'appelle aussi Didier ! -, autant dire qu'en Australie, où il a grandi et habite aujourd'hui, tout le monde savait qu'il n'était pas unn local à 100%. De fait, Didier n'est quasiment jamais venu en France... mais tient à me préciser que la France est sa deuxième équipe de foot préférée, et qu'il jouerait bien sur Winamax, si seulement il le pouvait depuis l'Australie.
Écumant le circuit océanique entre Sydney et Melbourne, Didier Guérin se fait aussi plaisir à Vegas, où il est venu une bonne dizaine de fois, avec peu de grosses perfs dans la capitale du jeu, bien loin des gros scores à six chiffres qu'il a réalisés dans son pays. Avant de partir en break, quand je lui parle du coverage Winamax, il me glisse qu'il est super pote avec Mustapha Kanit, qui est venu plusieurs fois en Australie pour disputer de grosses séries de tournoi.
Allez promis, si Emilien Pitavy, Julien Sitbon, Adrien Delmas ou Franck Makaci se retrouvent hors course sur le Day 1B du High Roller à 25 000 $ qui a généré 156 entrées aujourd'hui, on considèrera que Didier Guérin est Français !



