La même, mais en mieux

- 13 juillet 2025 - Par Flegmatic

Leo Margets se qualifie de nouveau pour les phases finales du Main Event des WSOP. Améliorant son high-score de 2009 sur le plus beau tournoi du monde, la Barcelonaise reste en lice pour devenir la première femme de l'ère moderne à atteindre la finale du Big One. Plusieurs gros bras du poker mondial se dressent face à notre Pro W, dont le chipleader Kenny Hallaert et le septuple champion WSOP Michael Mizrachi. Il reste 24 joueurs : on connaîtra les finalistes dimanche soir
Main Event 10 000 $ (Fin du Day 7)

Leo Margets
Elle a tremblé. Elle a vibré. Elle a repoussé ses propres limites, celle d'un deep run historique vieux de seize ans qui avait fait d'elle une véritable star du poker espagnol, européen et mondial. Leo Margets est au Day 8 du Main Event des WSOP, avec le 15ᵉ tapis des 24 prétendants à la table finale. La Barcelonaise aura trente blindes devant elle pour tenter d'accomplir cet objectif. Un stack légèrement en dessous de la moyenne, mais avec lequel elle a réussi à batailler tout au long de cette septième journée, entre risques calculés, réussite et discipline.

Portée par les siens

Leo Margets
Le début de journée de notre W rouge n fut pourtant pas des plus rassurants. Comme souvent, il a suffi d'un coinflip pour relancer la machine. Tout aurait pu s'arrêter sur cette confrontation entre sa paire de 7 et le As-10 de Michael Mizrachi, mais la pièce est tombée du bon côté. Au retour de la pause dîner, elle profite d'un call peut-être un peu light de son compatriote Lautaro Guerra, à qui elle avait déjà gratté quelques pots, pour doubler à nouveau et quasiment sécuriser son siège pour cette ultime journée avant la table finale. Deux coups clés lors desquels elle a pu bénéficier du soutien d'un rail ibérique de plus en plus fourni au fil des heures.


Leo Margets - Lucia Navarro

Dans les bras de sa grande copine Lucia Navarro
 

"Cette journée a été incroyable, a réagi Leo à chaud. "Tous mes amis étaient là. C'était d'ailleurs un vrai défi pour moi de rester concentrée, sur mon jeu, parce que j'avais envie de célébrer chaque coup avec eux." À l'arrivée, sans surprise, le professionnalisme a pris le dessus, Leo se servant de ses briefings matinaux avec le coach Stéphane Matheu – dont vous pourrez profiter dans une future saison de Dans la Tête d'un Pro appelée à entrer dans les annales – pour se remettre la tête à l'endroit. "La seule chose que je voulais, c'était d'être fière de moi, de jouer en gardant mes objectifs en tête, de ne pas me laisser dépasser par le cadre et les enjeux de ce tournoi, qui est vraiment le plus beau du monde !"

Leo Margets
À partir d'aujourd'hui, on ne lui parlera plus de cette fameuse 27ᵉ place acquise en 2009. Ou alors, simplement pour évoquer ses débuts dans le monde du poker de tournoi, pour parler d'une autre époque. Depuis, Leo Margets est devenue Championne du Monde, a intégré le Poker Hall of Fame espagnol, a résisté au passage du temps pour rester l'une des joueuses les plus connues, reconnues et compétentes du poker européen. Ce dimanche 13 juillet, elle aura une formidable occasion de devenir la première femme de l'histoire du poker moderne à gagner sa place autour de la table finale du Main Event des WSOP. D'autres sont passées tout près avant elle, à commencer par son ancienne collègue du Team Winamax Gaëlle Baumann (10ᵉ en 2012) ou l'une des meilleures joueuses de ces dernières années, Kristen Foxen (13ᵉ en 2024). Mais de la même manière qu'elle n'avait que faire du titre honorifique de Last Woman Standing, on sait que cette immense compétitrice ne se satisfera de rien d'autre que d'avoir tout donné jusqu'à la dernière main. Et alors, on a envie de croire que les portes de la TF s'ouvriront d'elle-même. - Flegmatic

Hallaert l'intraitable

Kenny Hallaert
C'est son 17ᵉ Main Event. Il se retrouve au moins au Day 5 pour la cinquième fois, avec comme meilleur résultat cette 6ᵉ place en 2016, pour plus d'1,4 million de dollars. On l'a déjà dit et répété dans ces colonnes, mais cela se confirme jour après jour : Kenny Hallaert est dans son jardin sur ce Main Event, et il l'a encore prouvé aujourd'hui. Parti en tête ce midi avec 37 millions de jetons, il termine treize heures plus tard… en tête avec 63,6 millions de jetons. Une journée parfaite en somme, non ?

"Je suis monté progressivement, sans jamais jouer de pot à plus de dix millions de jetons, a débriefé le Belge, et c'est ça que tu veux sur un tournoi comme ça. Je n'ai jamais risqué de perdre une grosse partie de mon tapis, je n'ai pas eu de grosses confrontations. Donc si je peux signer pour avoir la même chose demain, je prends ! Là, je me retrouve avec un stack très confortable, l'équivalent d'un tapis moyen en finale, mais il reste encore 24 joueurs, on en est loin."

Qui plus est, Kenny s'est offert un petit bonbon aujourd'hui, en étant celui qui a signé l'élimination tant attendue de William Kassouf. Un joueur qui avait, comme lui, explosé à la face du monde du poker lors de son deep run en 2016. "Je pense qu'il n'a pas beaucoup changé entre temps, mais moi oui. Je sentais que certains joueurs étaient déconcentrés par son numéro, mais pas moi." Et alors, comment on se sent en mettant à la porte un tel moulin à paroles ? "Soulagé. L'ambiance était bien meilleure une fois qu'il était parti." Merci beaucoup Kenny, et à demain ! - Flegmatic

Les derniers adversaires de Leo

Michael Mizrachi
Le Grinder est encore et toujours là. Présent depuis le milieu des années 2000, Michael Mizrachi est de ceux dont la longévité dans cette discipline laisse admiratif. Avec sept bracelets au compteur, dont quatre Poker Players Championship (le dernier en date il y a tout juste deux semaines) et une aura toujours aussi intacte, le Floridien fait partie des candidats qu'on veut voir se hisser au Day 9. Problème : arrivé avec le troisième tapis aujourd'hui, il n'a pas réussi à tenir la distance, pénalisé par un jeu sans doute un poil trop large agressif et un manque flagrant de réussite à tapis.

Stefan Nemetz
Stefan Nemetz portera les couleurs de l'Autriche sur le Day 8. Il n'est pas très connu de nos services, mais avec près d'un million de dollars de gains au compteur – dont une bonne partie acquise en remportant un 3 500 $ du Wynn à l'été 2023 – et un tapis dans la moyenne de 23 millions, il sera forcément à surveiller de près.

Adam Hendrix
Dans la famille Hendrix, je voudrais celui qui joue au poker et qui gagne beaucoup d'argent, et qui s'appelle Adam s'il vous plaît. Avec plus de 8 millions de gains en 284 lignes décrochés depuis 2016, et le quatrième tapis à l'entame du Day 8 – merci aux nombreuses premius touchées en fin de journée – il représentera le clan des infatigables grinders américains.

Lautaro Guerra
Leo Margets ne sera pas seule à représenter l'Espagne sur ce Day 8. Après avoir bien malgré lui contribué à sa qualification, son compatriote Lautaro Guerra aura ainsi un stack similaire à la reprise. Spécialiste du PLO, terrain sur lequel il a décroché son premier bracelet WSOP aux Bahamas en décembre dernier et disputé deux finales cet été, il continue d'impressionner pour ce qui est apparemment son tout premier tournoi de No-Limit Hold'em de l'année.

Pour faire plus ample connaissance avec le reste du casting, on vous renvoie vers nos deux galeries réalisées plus tôt dans la journée. - Phil Anthropik

Les Nations Unies du poker

WSOP
La tendance observée depuis l'ère Covid se confirme : en majorité écrasante au départ du Main Event, les Américains ne sont plus que dix parmi les demi-finalistes. Avec notamment deux Portugais, deux Espagnols et un Belge bien connu de nos services, l'Europe a encore une belle carte à jouer. Mais attention... les USA restent sur deux victoires consécutives, et rappelez-vous de cette finale 2023, où figuraient seulement trois locaux : ils ont fini sur le podium !

Nom Pays Jetons
Kenny Hallaert Belgique 63,6 m. (106 BB)
Braxton Dunaway USA 51,1 m. (85 BB)
Muhamet Perati Italie 50,1 m. (83 BB)
Adam Hendrix USA 39,5 m. (66 BB)
Luka Bojovic Serbie 33,9 m. (56 BB)
Richard Freitas Brésil 32,5 m. (54 BB)
Joey Padron USA 32,5 m. (54 BB)
Daniel Iachan USA 28,1 m. (47 BB)
Ruben Correia Portugal 26,7 m. (44 BB)
Daehyung Lee Corée du Sud 25,6 m. (43 BB)
Stefan Nemetz Autriche 23,2 m. (39 BB)
Tony Gregg USA 22,5 m. (37 BB)
Maksim Pisarenko Russie 18,9 m. (31 BB)
Lautaro Guerra Espagne 18 m. (30 BB)
Leo Margets
(Team Winamax)
Espagne 17,8 m. (30 BB)
Joseph Ozimok USA 15,1 m. (25 BB)
Diego Ponce Mexique 14,9 m. (25 BB)
Jarod Minghini USA 14,2 m. (24 BB)
Michael Mizrachi USA 11,4 m. (19 BB)
Sergio Veloso Portugal 11,2 m. (19 BB)
Sebastian Schulze Allemagne 11 m. (18 BB)
Chris Dombrowski USA 11 m. (18 BB)
John Wasnock USA 9,5 m. (16 BB)
Tomas Szwarcberg Mexique 5,4 m. (9 BB)

Ils nous auront fait vibrer

Thomas Eychenne
Le Main Event est la grande conclusion des WSOP, le point d'orgue ultime, qui, comme cette ponctuation musicale, peut durer autant que le chef d'orchestre le désire. Les chefs, ils étaient deux aujourd’hui pour mener le clan français. Depuis des jours, ils font vibrer toute la communauté bleue restée au pays. Rapidement, c'est Thomas Eychenne qui a calanché, avec une chute en deux temps. D'abord en perdant la moitié de son stack en abandonnant un brelan contre un bluff signé Nadav Barash, puis dans une classique confrontation avec As-Roi contre deux Rois. 47ᵉ, LaWatch est reparti avec un chèque XXL de 200 000 dollars.

Adrien Zychowski
Le résident maltais laissait seul Adrien Zychowski porter l'étendard français. Il s’est battu comme un lion, malgré un stack tournant autour des 20 blindes toute la journée. Le field se réduisait, et on commençait à y croire, mais un 3-way all-in avec paire de 7 contre As-Dame et As-Roi a tourné au vinaigre, mettant fin au magnifique deep run du membre de la Team Élite Poker. Nos espoirs, il les a portés jusqu’à une 34ᵉ place qui le couronne de 300 000 dollars. - Phil Anthropik

Leur départ nous a rendus tristes (ou pas)

William Kassouf
Une élimination de ce Day 7 éclipse évidemment toutes les autres (le dernier ancien vainqueur encore en course Greg Merson, l'imprévisible canadien Eric Afriat, le vétéran Theo Tran...) Celle d'un joueur qui n'a cessé de se faire remarquer par son comportement hyperactif, agressif, incontrôlable depuis deux jours (voire : depuis dix ans, car ce n'est pas un nouveau venu). Celle d'un joueur que rien n'a pu faire revenir à la raison, ni l'indifférence que lui ont témoignée la plupart de ses adversaires, ni la quantité incalculable d'avertissements que les arbitres lui ont infligé. Celle d'un joueur qui est mort comme il a vécu dans le tournoi : dans une logorrhée verbale allant bien au-delà du supportable, un flot de paroles ininterrompu à s'en faire péter les oreilles, la même litanie qu'il n'avait cessée de servir à toute la salle (et tout le stream) tout au long des 48 dernières heures. William Kassouf : l'incarnation suprême de l'absence de surmoi à la table de poker, a quitté le tournoi en 33e position. Deux minutes après sa dernière main, l'ancien avocat était encore à la table, en train d'argumenter avec les floors, se présentant en victime innocente seule contre tous. Ce n'est qu'après l'arrivée de la sécurité qu'il a consenti à quitter la zone de jeu... non sans avoir été informé qu'il ne serait plus le bienvenu sur les WSOP jusqu'à la fin du festival. Lorsque la scène a été diffusée une heure plus tard sur l'écran géant de la grande ballroom du Paris, des centaines de joueurs en lice dans les autres tournois des WSOP ont applaudi comme un seul homme. Du jamais vu. Et, on l'espère, du jamais revu. - Benjo

Le Day 8 débutera exceptionnellement une heure plus tard que prévu (on a joué tard ce soir !), dimanche à 13 heures. Le streaming débutera avec une heure de décalage, soit 23 heures pour ceux qui n'ont pas peur de faire une nuit blanche depuis la France !

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24 joueurs chrono

- 13 juillet 2025 - Par Benjo DiMeo

Il reste 24 joueurs
Fin de journée : les demi-finales sont prêtes !
Main Event 10 000 $ (Fin du Day 7)

Leo Margets
Un As-9 qui se heurte à As-Roi, et deux confrontations identiques, archi standard (As-Roi battus par deux Rois, deux fois de suite). Inutile de s'éterniser trop longtemps sur les trois dernières éliminations en date, étalées sur une période de 90 minutes... car à une heure du matin, heure de Las Vegas, le Day 7 appartient officiellement à l'histoire.

Les superviseurs, qui avaient laissé entendre que la journée allait se prolonger d'une heure supplémentaire, sont finalement revenus sur leur décision : 24 joueurs restants, c'était suffisant. Cela laisse présager d'une longue journée demain : il va falloir tomber à neuf, et évidemment, PERSONNE ne souhaite être privé d'un siège autour de la plus grosse table finale du monde.

Mais c'est avec un plaisir non dissimulé que l'on se prépare à la vivre : courageuse et intelligente tout au long de la journée, Leo Margets a gagné haut la main sa place parmi les prétendants. On vous en parle dès le prochain article...

Les trois dernières éliminations du Day 7

25e : Kohei Arai (Japon) 360 000 $
26e : Pedro Padilha (Brésil) 360 000 $
27e : Joshua Beckenstein (USA) 300 000 $

Kohei Arai
Kohei Arai

Pedro Padilha (Brésil) 360 000 $
Pedro Padilha ajoute 360 000 dollars à une année déjà bien riche, quelques mois après sa victoire à sept chiffres sur le High Roller de l'EPT Monte-Carlo

Joshua Beckenstein (USA) 300 000 $
En atteignant la 27e place de son tout premier Main Event, Joshua Beckenstein fait plus que doubler le total de gains d'une carrière entamée en 2021

 

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Un timing sans faille

- 13 juillet 2025 - Par Benjo DiMeo

Leo Margets se saisit de son deuxième spot de double up de la journée
La voilà dans la moyenne à 27 joueurs restants !

Level 34 : Blindes 250 000 / 500 000 BB ante 500 000
Main Event 10 000 $ (Day 7)

 

Leo Margets
La plénitude du double-up

Tout au long de ce Day 7, Leo Margets a sélectionné ses spots avec soin, protégeant son petit stack, mais sans pour autant laisser filer les rares opportunités qui se présentaient à elle.

Alors quand elle a défendu sa SB avec J10 après une relance de Kohei Arai (cut-off) et un call de Lautaro Guerra (bouton), trouvé la top paire sur 1072, et vu Guerra prendre l'initiative avec une mise d'1,1 million, la joueuse du Team Winamax n'a pas tergiversé : check/raise all-in, pour un total de 6,85 millions.

Arai s'est écarté du chemin, laissant le compatriote Guerra avec une décision. Se sentant peut-être devant contre un potentiel semi-bluff, l'Espagnol a payé avec sa paire de 8. Mais Leo était largement en tête, et l'est restée sur le turn 4 et la rivière 3.

Double up à 17,5 millions pour notre héroïne, tandis que l'on tombe à 27 joueurs restants. C'est officiel : l'Espagnole vient d'égaler son high-score de 2009. Et on espère évidemment que ce n'est pas fini. - Benjo

Leo Margets

Les dernières éliminations

Eric Afriat
Parmi les sortants récents : l'un des grands animateurs des deux derniers jours, Eric Afriat (photo) et ses décisions flamboyantes, et le vétéran Theo Tran, qu'on suivait déjà sur les WSOP il y a quinze ans, quand il enchaînait les podiums sans jamais gagner de bracelet – il le cherche encore à ce jour.

28ᵉ : Nazar Buhaiov (Ukraine) 300 000 $
29ᵉ : Eric Afriat (Canada) 300 000 $
30ᵉ : Theo Tran (USA) 300 000 $
31ᵉ : Murilo Milhomem (Brésil) 300 000 $
32ᵉ : Giovanni Pupo (USA) 300 000 $

Theo Tran
Theo Tran

Murilo Milhomem
Murilo Milhomem

 Giovanni Pupo
Giovanni Pupo

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Montre moi ta trombine, je te dirai si t’es IN

- 13 juillet 2025 - Par Phil Anthropik

Alors que les trois dernières tables de ce Main Event se dessinent, on fait un rapide tour de tables des joueurs qui n'ont pas encore eu la primeur de notre attention. Qui-sont ils ?
Level 34 : Blindes 300 000 / 600 000 BB ante 600 000
Main Event 10 000 $ (Day 7)

Ça y est, Leo Margets atteint enfin la place qui l'avait vu quitter le Main Event en 2009. 16 ans plus tard, l'Espagnole améliore enfin ce high-score avec la perspective, cette fois, d'atteindre le Day 8... et pourquoi pas devenir la première femme de l'ère du poker moderne à atteindre la table finale (et la gagner !). Pour l'instant, on n'en est pas encore là. En attendant, on vous présente certains de ses adversaires.

Muhamet Perati
Classé tout en haut de la All-Time Money List albanaise sur Hendon Mob avec 781 000 €, Muhamet Perati joue sous pavillon italien. Qu'en est-il réellement ? On ne sait pas. Toujours est-il qu'avec 51 millions au chipcount, il pointe actuellement à la 2ᵉ place du classement, derrière le Belge Kenny Hallaert, resté toute la journée en tête du chipcount.

Luka BojovicLuka Bojovic, c’est une bague sur le Monster Stack des WSOP-C Marrakech 2024, et une table finale sur le Main Event des WSOP-E la même année. Avec 36 millions devant lui, arrivera-t-il à aller chercher celle du Big One ?

Maksim Pisarenko
Le Russe Maksim Pisarenko affiche un palmarès d’1,4 million de dollars, dont un magnifique bracelet sur le H.O.R.S.E. Championship l’année dernière. On tient là un bon client !

Daniel Iachan
Data analyst venu du Maryland, Daniel Iachan a longtemps été chipleader durant le Day 6, avant de chuter au chipcount. Malgré cela, il est toujours présent parmi les 27 derniers joueurs, avec 28 millions.

Jarod minghini
Ancien athlète de haut niveau pratiquant le snowboard cross, Jarod Minghini possède 14 millions de jetons, pour glisser le plus loin possible.

Kohei Arai
Pas d’information particulière concernant Kohei Arai, si ce n’est qu’il est Japonais et qu'il possède 9,3 millions à trois tables restantes.

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Il se casse, ouf

- 13 juillet 2025 - Par Flegmatic

La logorrhée de William Kassouf s'arrête en 33ᵉ place (300 000 $)
Les 32 joueurs restants, les organisateurs (et une bonne partie de la commu) poussent un grand "ouf" de soulagement
Level 33 : Blindes 200 000 / 400 000 BB ante 400 000
Main Event 10 000 $ (Day 7)

William Kassouf
Depuis deux jours, vous ne pouviez pas entrer dans l'Event Center du Horseshoe sans l'entendre. Qu'il était dans une main ou non, assis sur l'une des feature tables autour desquelles il a passé la quasi-intégralité de son temps de jeu, ou debout, comme incapable de tenir en place, William Kassouf parlait. Il parlait, parlait et parlait encore. À ses voisins de table, au croupier, au rail, aux caméras de PokerGO et plus souvent qu'à son tour, probablement plus que n'importe quel joueur de poker durant toute une carrière, avec les superviseurs des WSOP. Un dialogue de sourds permanent, ou plutôt un monologue presque ininterrompu des mêmes phrases répétées en boucle, qui lui ont valu de voir chacune de ses décisions limitées à trente secondes, ainsi que plusieurs tours de pénalité.

Aujourd'hui, le cirque Kassouf a démarré dès le shuffle up & deal ou presque. Prenant un temps infini avant d'agir, il s'est fait "timer" un nombre incalculable de fois, jusqu'à ce que Jack Effel en personne, directeur du tournoi et co-président des WSOP, intervienne pour le pénaliser. Bien entendu, cela n'a fait qu'amplifier le volume sonore, l'ancien avocat se plaçant dans la position de la victime, plaidant son cas en continu à qui (ne) voulait (pas) l'entendre. Pendant ce temps, un nombre croissant de spectateurs envahissait le rail télévisé, alors que sur PokerGO, les commentateurs se lamentaient de devoir subir un tel supplice auditif, en même temps qu'une action fortement ralentie… tout en se félicitant d'audiences au beau fixe.

William Kassouf
C'est tout le paradoxe Kassouf. Un "personnage" comme le poker serait en droit d'en demander, mais qui a la capacité unique de détériorer l'expérience de jeu de ses adversaires. Un clown triste se comportant régulièrement de façon odieuse avec les superviseurs, tout en fédérant une gigantesque masse curieuse autour de lui. Dans le monde qui est le nôtre, ce sont les joueurs comme Kassouf qui génèrent clips, commentaires et réactions en tous genres. Les WSOP ont-ils besoin d'une telle publicité ? Toujours est-il que tout au long de cette journée qui a vite tourné au ridicule, ils ont semble-t-il laissé faire un Kassouf qui n'a fait que sombrer, minute après minute, dans une spirale autodestructrice. Son dernier tour de pénalité, encaissé alors qu'il n'avait plus que onze blindes, a sonné comme un chant du cygne. Un chant que ses derniers adversaires ont entendu comme étouffé, à cause, ou plutôt grâce, aux bouchons d'oreille fournis par Adam Hendrix au retour du dinner break.

Car s'il faut parler un minimum de poker dans cet article, et contrairement à ce qu'il a bien souvent laissé entendre, le Britannique n'a eu que trop peu de véritables décisions à prendre aujourd'hui. Short stack de la première main de son Day 7 à son élimination, il a trouvé plusieurs double ups pour poursuivre la mascarade un peu plus longtemps. Sa dernière main, il la joue en poussant une paire de 7 en small blinde pour moins de sept blindes. Après avoir ouvert au cut-off, Kenny Hallaert paie avec K5 et passe devant en trouvant un Roi au flop. Applaudissements à table, quelques "Goodbye!" qui s'élèvent des tribunes : le show Kassouf est enfin terminé ? Pas tout à fait.

"Tu es un joueur pro et tu paies mon 3-bet avec Roi-5 ? C'est honteux, tu es pathétique," a lancé Will Kassouf au Belge en guise de derniers mots. Il faudra de nouveau l'intervention du superviseur pour lui faire quitter le plateau télévisé, non sans que le Britannique se fende de trois révérences à destination de son public et ne donne un dernier simulacre d'interview (interminable, cela va sans dire) à une Natalie Bode incapable d'en placer une, ne pouvant faire mieux que tenir le micro. Escorté hors du Horseshoe par des agents de sécurité, il est dans la foulée exclu des WSOP, pour ce qu'il en reste. Pathétique. Nous n'aurions pas dit mieux.

Les dernières éliminations

Chad Power
33e : William Kassouf (UK) 300 000 $
34e : Adrien Zychowski (France) 300 000 $
35e : Chad Power (USA - photo) 300 000 $

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