Au-dessus des normales saisonnières

- 8 juillet 2025 - Par Flegmatic

Les phases d'introduction sont terminées ! Les deux tiers des 9 735 participants ne verront pas le Day 3...
A suivre, mardi : la réunification du field des 3 453 survivants, et la longue marche vers les places payées
Main Event 10 000 $ (Fin du Day 2D)


Fin Day 2D
Tout le monde était là aujourd'hui. C'est simple : il avait tellement tout le monde qu'il y avait même Cyril Hanouna. Mais douze heures après le coup d'envoi de ce massif Day 2D, il y a un peu moins de monde, forcément. Déjà, il n'y a plus Cyril Hanouna. Ainsi que Jonathan Pastore, Samy Dubonnet, Shaun Deeb, Yoh Viral, Ryan Riess, Nicolas Milgrom, Jeff Madsen, Paul Amsellem - STOOOOOOOP. Tu vas tous nous les lister ? 

OK, OK, vous aviez compris de toute façon. Seulement 2 133 joueurs ont emballé des jetons dans le sac peu après minuit. On écrit "seulement", car ils étaient quelque chose comme 4 500 sur la ligne de départ à midi. Plus de 50 % d'éliminés, donc... mais vous savez quoi ? Le clan français a un petit peu déjoué les statistiques : sur les 161 en lice aujourd'hui (chiffre incluant une quinzaine de "super late regs"), 86 étaient encore là en fin de journée : c'est un peu mieux que le reste du field !

On vous en donnera la liste complète dès que possible sur notre gros Google Doc. En attendant, on fait le point sur le Team Pro, les KING5, et quelques stacks géants. - Benjo

Le Team W remplit le contrat

Team W
Quatre au départ, quatre à l'arrivée : les pros ont fait le boulot en ce Day 2D. Si ce n'est pour un Mustapha Kanit ayant perdu un gros pot en fin de journée (l'Italien se contentera de 10 BB à la reprise), les autres ne sont pas bien loin de la moyenne. 153 000 pour Julien Sitbon, 141 000 pour Davidi Kitai (toujours suivi par les caméras de DLTDP), et 129 000 pour Gus Hansen. Rendez-vous est pris mardi à midi, aux blindes 1 500 / 2 500. - Benjo

KING4

KING4
« On avait calculé les scénarios possibles ce matin : le plus probable est qu'on soit encore quatre à la fin de la journée. Le moins probable, c'était cinq sur cinq, suivi de zéro sur cinq. » On ne va pas apprendre à ce vieux singe d'Erwann Pecheux de faire la grimace : l'encore jeune briscard connaît le rythme du Main Event sur le bout des doigts. Et effectivement, Samuel Biffarella est le seul vainqueur du KING5 ayant mordu la poussière aujourd'hui. Erwann ne s'était pas risqué à prédire exactement qui allait sauter au sein de son équipe. Enfin, si : « J'avais cliqué au pif et dit que ça allait être Florian ! » - Benjo

Erwann Pecheux 252 000
Pierre Merlin 203 000
Florian Ribouchon 133 000

Gabriel Bardini 44 000 (Il ne voulait pas nous le dire ! Hé, 18 BB, ça va : on a vu des remontées plus compliquées sur le Main Event)

Un leader controversé

Romain Locquet
Il avait terminé le Day 1 en tête du clan français : Romain Locquet termine le Day 2D dans la même position, ses 673 500 le plaçant au-dessus de Thomas Eychenne, déjà très performant hier avec ses 644 000 sur le premier Day 2. On n'a pas encore été voir celui que l'on avait connu il y a bien des lunes de cela, à l'occasion d'un bref passage dans la Top Shark Academy... Car soyons honnêtes : on a moins envie d'entendre ses HH que sa version des faits à propos de la réputation infâme et des casseroles qu'il traîne derrière lui sur le forum de poker numéro 1 en France... Dommage, parce qu'il y aurait probablement des bonnes choses à dire sur cette journée de poker passée en partie en table télé. C'est le commentateur anglophone de PokerGo qui nous le disait en partant : "Il a été tellement agressif, ça a fait un super stream !" - Benjo

La fausse remontada du jour...

Adrien Delmas
C'est LA vraie belle perf' du jour côté tricolore, la remontada de légende à partir de 15 blindes, une prestation exceptionnelle du joueur français... "Ah non, je n'avais pas 12 000 jetons, mais 128 000," nous glisse Adrien Delmas, douchant immédiatement nos espoirs de remontée intrépide sur ce Day 2D. "Ça arrive pas mal ce genre d'erreurs depuis le début, j'ai remarqué, poursuit Ragnarok, qui a sa petite théorie sur le sujet. Mon guess éclairé, comme ils embauchent beaucoup de croupiers asiatiques sur ces WSOP, c'est que dans pas mal de pays d'Asie, ils ne comptent pas les dizaines comme nous. En gros, ils ne disent pas 10 millions, mais 100 fois 10 000. Donc ça peut expliquer que certains stacks se retrouvent avec un zéro en moins ou en plus. Disons que la probabilité que ce soit ça est d'environ 40%." On prend et de toute façon, on n'a pas de meilleure explication.

Reste que, même sans partir d'aussi bas, ce fut une belle journée pour Adrien, bouclée avec un joli stack de 347 000. "Presque du fois trois, si on pouvait faire ça chaque jour, le tournoi serait plus vite terminé." Une prestation d'autant plus solide que le récent runner-up du 5K 6-max a joué une bonne partie de ce Day 2 assis directement à la droite d'Alexandros Theologis, un joueur grec à 4,5 millions de gains régulier du circuit Triton depuis un an et demi. Quoi qu'il en soit, et même si notre ancien W rouge n'est plus qu'à quelques heures d'un premier cash sur le Big One en "sept ou huit" participations, ne comptez pas sur lui pour s'enflammer. "Cela reste un tournoi comme les autres, les gens ont tendance à se monter le bourrichon. Surtout, ils surestiment l'emprise qu'ils ont sur le résultat final. Certes, la structure est magnifique, mais cela reste une boucherie à 10 000 joueurs." Tout le monde ne sera évidemment pas d'accord, mais nous n'attendions pas autre chose de ce grand pragmatique. En tout cas, non, on espère qu'il débloquera son compteur. - Flegmatic

...qui en cachait une vraie

Elite Poker
Mais heureusement, tout n'est pas perdue pour le pauvre couvreur en mal de belles histoires à glisser dans sa conclusion. "Viens lui parler," me glisse notre photographe Caroline Darcourt en désignant Adrien Zychowski (deuxième en partant de la gauche sur la photo ci-dessus). "J'ai démarré à 120 000, démarre le membre de la Team Élite, et à trois heures de la fin de la journée, je tombe à 15 000." Voilà ! C'est ça qu'on veut ! Hum, reprenons. "Je défends 9-6 suité sur un open, je trouve flush draw au flop, je shove et gagne mon 40/60 pour passer à 33 000. Ensuite, je redouble, je ne sais plus comment, pour grimper à 70 000."

Derrière, c'est une paire d'As jouée à fond face à Dame-Valet suité qui lui permet de s'envoler à 120 000. Mais ce n'est toujours pas terminé ! Car une vraie remontada se poursuit jusqu'au bout, telle une scène post-générique qui donne envie d'aller voir la suite. "Sur la dernière main de la journée, je trouve une paire de Rois. Le flop vient Roi-10-10 et je double encore contre un mec qui fait quinte." Résultat des courses : 269 000 jetons dans le stack pour cet autre Adrien que nous ne connaissions pas jusqu'à alors, qui reviendra demain mardi jouer son tout premier Day 3 de Main Event. Alors, elle est pas belle, celle-là ? - Flegmatic

Senoussi, c'est concis

 Ibrahim Senoussi
Discret, Ibrahim Senoussi l'est dans sa personnalité, mais pas dans le jeu. Avare dans le choix des mots, il résume : "J'ai grindé" pour expliquer comment il est passé de 204 000 à 625 000 jetons. Septième plus gros tapis à l'issue de la journée, Ibrahim a bénéficié d'un fait rare, en partageant la table avec trois joueurs dans le top 10 du classement provisoire alors qu'ils étaient encore 2 400 joueurs en course. L'observant pour constater sa méthode de jeu, on l'a vu s'engager dans un coup dans lequel il a 3-bet puis three-barrel au long d'un board 104286 pour faire fold son adversaire sans showdown et embarquer un pot de 67 BB. Bref... comme il le disait, du grind. - Phil Anthropik

Ils seront aussi au Day 3


WSOP
La défense de titre se poursuit pour Jonathan Tamayo

WSOP
L'Américain San Kim semble être le chip-leader officiel du Day 2D

WSOP
Il paraît que William Kassouf a fait une horreur à Sacha Cohen... du genre tank rivière avec les deuxièmes nuts. Pas de retour de karma : le controversé britannique franchit le Day 2D

WSOP
« J'ai perdu un gros pot avec les jijis ! » Mais, Winda, comment c'est possible ? C'est toi l'auteur du théorème des jiji, tu devrais savoir qu'ils ne gagnent jamais. Mais pas de panique, Loïc sera bien au Day 3

WSOP
En partant, David Benyamine s'est arrêté pour regarder d'un œil amusé la traditionnelle séance de photo de fin de journée des pros du Team. « Hey, Gus : smile ! » Il existe un monde parallèle où le plus Américain des pros Français serait sur cette photo... Une histoire ancienne qu'on n'a jamais racontée, car c'est resté à l'état de projet.

WSOP
Malo Latinois

WSOP
Léo Soma

WSOP
Camille Brown

WSOP
Doug Polk

WSOP
Nicolas Vayssières

WSOP
Alex Réard

WSOP
Jérémy Saderne

WSOP
Julien Mariani

Et maintenant : la réunification !

WSOP
Mardi, c’est une nouvelle phase de jeu qui débute : pour la première fois, les joueurs (3 453 au total, dont 129 Français) seront réunis. A partir de maintenant, le tournoi va filer d'une traite, sans pause pour qui que ce soit jusqu'à la détermination de la table finale.

Alors que l’organisation a annoncé qu’il y aurait 1 461 joueurs payés, la véritable question est : assistera-t-on à la bulle demain ? Avec un peu plus de la moitié des joueurs à sortir, ce n’est pas impossible... mais les pronostics penchent plutôt en faveur d'un ITM atteint en début de Day 4. Pour nous, journalistes, on espère qu’elle attendra un jour de plus, car demain, on joue notre Main Event à nous : le tournoi médias. Quoi ? Vous vous en foutez ? Pas nous, il y a quand même des goodies WSOP à gratter en freeroll. C'est plus important que les 15 000 balles du min-cash. - Phil Anthropik

WSOP

WSOP 2025 : tous nos articles

Level 10 : you guys suck!

- 8 juillet 2025 - Par Flegmatic

Level 10 : Blindes 1 000 / 2 000 BB ante 2 000
Main Event 10 000 $ (Day 2D)

Ups and downs

Julien Mariani

Habitué de longue date du circuit live français, Julien Mariani n'avait encore jamais franchi l'Atlantique, la faute à une peur panique de l'avion. "Je me suis rendu compte qu'en fait, je n'étais pas du tout phobique, que c'était juste une appréhension que je pouvais gérer." Ce malaise dépassé, il démarre un périple de globe-trotter : "On est partis à Cancún avec Cécile Ticherfatine, avant d'aller à Los Angeles pour tester le cash game avec les Américains, avant de tracer sur Vegas."

Malheureusement pour lui, quelques problèmes extra-poker l'empêchent de pouvoir profiter pleinement de son aventure à Sin City. "Je ne me sens pas trop dedans. J'ai fait quelques ITM mais mentalement, je n'y suis pas", confie-t-il. Julien est ce genre de personnalité transparente, touchante, à grosse présence, comme en témoigne une excellente interview réalisée pour la Club Poker Radio.

Pour son premier Big One, le Sudiste a réalisé un magnifique hero call qui a lancé son Day 2 contre l’Allemand Marius Gierse avec paire de 9 sur un board 23575 sur lequel le Teuton a envoyé trois sacoches, dont la dernière à tapis. Avec 300 000 devant lui, Julien est à la tête d’un capital de 150 BB.

Alexandre Réard

Non loin de lui, Alexandre Réard ne vit pas le même scénario. Après avoir monté 200 000 à la force du poignet, il retombe à 80 000 suite à un coup en bataille de blindes dans lequel il trouve quinte avec 68 sur 99875 mais se casse les dents face au full trouvé par son rival avec 95. Même s’il prend du plomb dans l’aile, on sait de quoi le Team Pro Unibet est capable. On n’est pas double champion WSOP pour rien. - Phil Anthropik

JPL se fait la belle

JPL

C’est avec tristesse que nous apprenons la sortie de Jérôme "JPL" Pradal. Ne nous mentons pas, il était un peu notre poulain, celui qu’on voulait voir aller loin, ou au moins gratter un ITM, histoire de pouvoir troller Aurélia Pioget lors d’un prochain vlog de BonjourBaptiste. Tous ses espoirs se sont évanouis après une journée qui n’aura été que dans un seul sens : celui du dégrind. "Je n’ai rien vu. Tu 3-bet As-Roi, tu ne percutes pas, tu te fais check/raise, tu couches en perdant des jetons… et ça, toute la journée." Une phrase qui résume le chemin de croix vécu par le Parisien.

La fin ? Un coup à tapis préflop pour une quinzaine de blindes, dans lequel sa paire de 7 n’améliore pas face aux 9 adverses. Derrière lui pour le suivre tout au long du Day, Baptiste vous fera vivre ça très vite en vidéo. Stay tuned. - Phil Anthropik

Meunier au charbon

Clément Meunier - Bruno Fuentes

C'est encore un gros Vegas que vient de s'enquiller Clément Meunier ! On sait, les WSOP sont encore loin d'être terminés, mais il n'empêche que le Français est plus proche de la fin que du début. "Je suis arrivé dès le début, précise-t-il, mais je ne le referai sûrement pas !" Tout comme son nouveau voisin de table Bruno Fuentes, avec qui nous avons échangé un peu plus tôt, Clément admet "ressentir la fatigue. En plus, je suis tombé malade la nuit avant mon Day 1, j'ai probablement mangé quelque chose qui ne fallait pas. En tout cas, j'ai passé la journée en mode zombie."

Après avoir tout de même bag 78 000 jetons et profité d'une journée de repos, il est revenu au Horseshoe en forme… et ça se voit, à l'image de ce beau tapis de 340 000, soit deux fois et demie la moyenne, qui traînait devant lui à une grosse heure de la fin du Day 2. "J'ai eu du jeu et j'ai trouvé un bon call." Après avoir open au cut-off avec As-Dame off et vu le joueur en small blind défendre, Clément a envoyé deux barrels pour un tiers puis les trois quarts du pot sur un flop Roi-Valet-3 et un turn 7. C'est sur l'As river que les choses partent en cacahuètes. "Il donk pour 10% du pot, soit 3 700, je relance à 24 000 et il snap shove pour 78 000. C'est clairement un gros tell de faiblesse." Vous l'avez compris, notre Frenchie a payé et s'est vu montrer Roi-Dame off.

Clément Meunier

De quoi pulvériser son meilleur résultat sur le Big One. "C'est la troisième fois que je le joue et, jusque-là, je n'avais jamais dépassé le stack de départ. Ma première fois, en 2021, je m'étais retrouvé direct à la table de Virgile Turchi et Maxime Chilaud, et Maxime m'avait complètement owned."

Cette année, Clément est apparu sur nos radars par l'intermédiaire de João Vieira, lorsque le Portugais a envoyé dans le chan WhatsApp du Team Winamax une photo de son adversaire du premier tour du 25K Heads-up. Une petite croustillade parfaitement contrôlée, même si elle n'a pas porté ses fruits. "Je joue tout le temps sur Wina en Expresso et en Short Track heads-up, donc sur ce format-là, je n'avais pas trop peur de lui. Bien sûr, si on avait été en mixed games, je lui aurais dit 'Bon appétit'." C'est d'ailleurs en Expresso, sur l'un de nos Qualifiers à 25 € que Clément a décroché son entrée pour ce Main Event. "Comme un gros chattard", conclut-il. La récompense n'en serait que plus belle et rentable. - Flegmatic

Statistiques, anecdotes et citations à la con

 "Triple up, BABY! You guys SUCK!" - Signé : un mec qui passe une bonne fin de journée dans le Main Event.

"Un cowboy à chapeau fumant un énorme cigare vient de rentrer dans l'Event Center. Je vous raconte pas le nuage de fumée." - Signé : un reporter poker soudain téléporté en 1972 - rappelons que les WSOP sont non-fumeurs depuis 2001.

Costard

En parlant de cow-boy, certains ont transformé le traditionnel beer level de fin de journée en... whisky level. À consommer avec modération. Hips!

Will Kassouf

"Mais comment ça se fait que c'est la même répartition des prix alors qu'il y a moins de joueurs. L'an passé, c'était aussi 10 millions pour le premier et 6 millions pour le second, non ? Alors comment ils ont fait ?" - Signé : un William Kassouf toujours aussi énervant, mais qui ici n'a pas tort : avec 377 joueurs en moins par rapport à l'édition 2024, ce sont environ 3,5 millions de dollars qui ont disparu de la dotation. Pour conserver la même échelle des prix tout en haut, il a bien fallu faire quelques sacrifices chez les joueurs qui termineront plus bas. Les 10ᵉ et 11ᵉ places rapporteront 750 000 dollars au lieu de 800 000, par exemple. Et les places suivantes ont toutes été rabotées de façon similaire. Finir dans le top 10% rapportait 100 000 dollars en 2024 (101ᵉ) contre 85 000 $ cette année (97ᵉ). Et ainsi de suite.

WSOP 2025 : tous nos articles

9 735 joueurs... dont un seul qui remportera 10 millions

- 8 juillet 2025 - Par Benjo DiMeo

Les chiffres officiels de l'édition 2025 sont connus
Main Event 10 000 $ (Day 2D)


Main Event WSOP
OK, on n'est pas arrivé à 10 000 joueurs... Et alors ? 9 735 joueurs, c'est largement assez pour faire de cette édition 2025 la troisième plus grosse de l'histoire des WSOP, après deux éditions à cinq chiffres. 

Côté dotation, il s'agit - évidemment - de la plus grosse de l'année dans le poker, elle dépasse même celle de nombreux autres compétitions sportives : le prize-pool s'élève à 90 535 500 dollars. À noter : 6,8 millions partent dans le rake !

Cette manne sera répartie entre les 1 461 joueurs les mieux classés, mais ne commencez pas à rêver trop vite : la bulle n'éclatera qu'en début de Day 4, en principe (ou alors en toute fin de Day 3). Il reste encore une grosse journée de poker à traverser avant de voir le moindre bifton...


En haut et en bas, les sommes ne bougent pas : le min-cash reste fixé à 15 000 dollars (il concernera les 200 premiers éliminés) et la première place vaudra huit chiffres (il n'y aura qu'un joueur pour s'en emparer, OBV !) - Benjo

L'échelle des prix officielle

Rang Prix ($) Rang Prix ($)
Vainqueur 10 millions
(tout rond)
63e à 71e 135 000
Runner-up 6 m. 72e à 80e 115 000
3e 4 m. 81e à 89e 100 000
4e 3 m. 90e à 98e 85 000
5e 2,4 m. 99e à 161e 70 000
6e 1,9 m. 162e à 224e 60 000
7e 1,5 m. 225e à 287e 52 500
8e 1,25 m. 288e à 350e 45 000
9e 1 m. 351e à 413e 40 000
10e & 11e 750 000 414e à 476e 35 000
12e & 13e 560 250 477e à 539e 32 500
14e à 17e 450 000 540e à 602e 30 000
18e à 26e 360 000 603e à 863e 22 500
27e à 35e 300 000 864e à 1014e 20 000
36e à 44e 240 000 1015e à 1258e 17 500
45e à 53e 200 000 1259e à 1461e 15 000
54e à 62e 165 000 1462e Une entrée offerte
pour l'édition 2026 ?*

*C'est la tradition, mais nous n'avons pas d'infos sur ce qu'il en sera sur cette édition

WSOP 2025 : tous nos articles

Level 9 : c'était vraiment un call de merde

- 8 juillet 2025 - Par Benjo DiMeo

Level 9 : Blindes 1 000 / 1 500 BB ante 1 500
Main Event 10 000 $ (Day 2D)

In-dans-tout Ilan

Ilan Curkrowicz
Il a longtemps trusté le haut du pavé lors du Day 1D avant de terminer avec un stack on ne peut plus correct de 147 000. Et puis aujourd'hui, la courbe s'est inversée pour Ilan Cukrowicz. "Mon début de journée a été horrible, je suis retombé à 60 000, raconte-t-il. Là je suis remonté un peu au-dessus des 100 000, mais franchement, rien de fou, j'ai l'impression de n'avoir fait que folder." Même pas une petite main de rien du tout, pour nos lecteurs avides de hand histories croustillantes – n'en déplaise à Florian Ribouchon. "Ah si, j'ai quand même fait un hero call, bon je ne sais pas s'il est bon, mais j'étais content de moi." C'est parfait ça un hero call, tout le monde aime les hero calls !

"Ça commence par un open du lo-jack, je flat 8-7 suité au hi-jack et les blindes complètent. Flop Dame-Valet-7, tout le monde check. Turn 8, la BB donk trois-quarts, je suis le seul à payer. River Dame, il refait trois-quarts et j'ai l'impression qu'il n'a pas beaucoup de value donc je call. Il avait A9 pour rien du tout backdoor flush draw au flop. Il a fait plaisir celui-là !" Plaisir, le mot qui convient le mien semble-t-il au "premier vrai Vegas" d'Ilan. "J'étais déjà venu deux fois une dizaine de jours, mais je n'étais pas pro. Cette année, je me fais trois grosses semaines, et c'est trop cool, je m'éclate."

Il faut dire qu'il a commencé avec un joli deep run d'entrée, une 29e place pour 26 000 $ sur le 3K. Habitué des tables online, ce qui lui a valu d'intégrer le Stream Gang il y a quelques mois, "All-in Ilan" commence à prendre goût au live. "J'en ai toujours fait un peu, précise-t-il, mais depuis un an, j'essaie vraiment de mettre l'accent dessus. C'est là où je prends le plus de kiff', et c'est là où il y a le plus d'EV, à mon avis. En tout cas, j'ai envie de progresser." On ne connaît pas de meilleur terrain pour ça que le plus beau tournoi du monde. - Flegmatic

Alban sort de sa coquille

Alban Fourcin
Nombreux sont les joueurs que nous rencontrons pour la toute première fois à l'occasion de ce Main Event 2025. C'est notamment le cas d'Alban Fourcin, que nous avions manqué alors qu'il évolue à la table d'Antoine Labat, avec qui nous avons taillé le bout de gras un peu plus tôt. "Je ne joue quasiment que online," explique Alban, qui présente tout de même un peu plus de 47 000 $ de gains sur Hendon Mob. "En fait, je vais faire des tournois live pour accompagner des potes à moi qui se sont qualifiés." Comme ce fut le cas lors du dernier SISMIX, où il a signé deux places payées sur le Monster Stack et le Finisher, et donc pour ces WSOP.

"C'est mon premier Vegas ! Je suis là avec Ibrahim [Senoussi] et Allan Tirel." Deux potes aux trajectoires bien distinctes puisque le premier était annoncé comme chipleader sur l'appli WSOP+ au dernier break quand le second venait de se faire sortir. "Mais le live, ce n'est pas trop mon truc… Je crois que je ne suis pas assez patient. Quand on a l'habitude de jouer 6-8 tables, c'est compliqué de monotabler." Une difficulté forcément accrue sur le tournoi à la structure la plus lente de la planète poker. "C'est un sacré challenge ! Je crois que mes potes ne parient pas sur moi."

Ils ont pour l'instant tort, Alban pointant à 180 000, soit une fois et demie la moyenne, ce qui n'avait pas l'air de le contenter outre mesure. "J'ai commencé la journée avec 140 000, là je stagne. Je suis même un peu redescendu après avoir pris un petit setup avec deux paires contre brelan floppé." Histoire de se mettre en jambes avant son premier Big One, celui qui travaille dans le civil chez Shell - "Je vends des produits pétroliers à des constructeurs de poids lourds" - a tenté deux satellites… et est allé à chaque fois au bout, empochant donc deux fois 10 000 $ en cash. Pas mal pour quelqu'un qui n'aime pas le live. - Flegmatic

Dernier entré, premier à l'arrivée ?

Lior Serfaty
On vous causait tout à l'heure de l'excellente opération réalisée par Samy Dubonnet, qui a transformé une entrée très tardive dans le Main Event en un gros stack en un rien de temps. Lior Serfaty a fait le même choix (attendre le Day 2D pour s'inscrire), mais à la différence de Samy, ce n'était pas par calcul d'EV ou pour économiser ses forces. Bien au contraire : durant les Day 1 joués la semaine dernière, Serfaty était occupé par d'autres tournois. Entre un Summer Celebration (le tournoi de Giuseppe Zarbo) qu'il a deep-run jusqu'à la 37e place, des Daily Deepstack enchaînés avec quelque succès, et un shabbat à respecter vendredi et samedi, ce n'est qu'aujourd'hui qu'il a véritablement eu une fenêtre de tir pour tenter le Big One.

"J'ai bust du Summer Celebration juste avant le shabbat. C'est comme si quelqu'un là-haut voulait me dire : fini de jouer !", se marre Serfaty. Je lui demande ce qu'il se passerait s'il était encore dans le Main Event vendredi prochain - on en sera au Day 6 à ce stade. "Ça serait compliqué, mais jouable. En gros, je me pointerais ici avec juste la carte de l'hôtel dans les poches ! "

On n'en est pas encore là. Pour l'heure, Serfaty m'explique que la décision de jouer le Main s'est faite tardivement, après avoir joué douze jours non-stop et cash-out environ 20 000 dollars sur l'ensemble des tournois joués. "J'ai un deal de staking sur ce Vegas, mais qui n'inclut pas le Main Event. Histoire de respecter le BRM, j'ai monté un nouveau deal. Et me voilà, avec 40 % de mon action.

Après un départ jugé "très dur", la faute à un joueur très compétent à sa gauche, les choses se sont améliorées ensuite. "On s'est expliqués un peu avec ce gars-là, et on est arrivés à une sorte de pacte de non-agression. La RFA et la RDA !", sourit Serfaty, loupant quelques mains le temps de la conversation. 

Il y a quelques jours encore, c'est en couple que Serfaty grindait les WSOP. "Laura, ma femme, s'est prise de passion pour le poker récemment. Elle est venue pour le Ladies. Elle est repartie de Vegas avec deux ITM !" C'est maintenant en solo qu'il attaque la montagne du Main Event. 100 000 jetons après le dîner. Avec un rêve : "Faire entendre la Marseillaise pour la première fois de l'été !" - Benjo

Guerrero laisse planer le misterio

Antonio Guerrero
Loin de notre banc de presse du Horseshoe, Antonio Guerrero vit la meilleure journée possible au Paris. Ses 201 000 de départ (c'était déjà un très bon stack) se sont transformés en 330 000 en six heures de jeu. Pourtant, le reg ancestral de Winamax avait "très mal démarré." Mais ensuite, "quelques coups sympathiques se sont produits. Il faudra que je t'en raconte un..." Oui ? "J'ai quand même gagné un tapis avec hauteur Roi !" On n'en saura pas plus pour le moment : laissons-le donc continuer de monter des pions sans être importunés par des couvreurs trop curieux. - Benjo

Copain d'avant 

Pierre Drochon
Le Main Event est l’occasion de découvrir de nouveaux profils, mais grâce à l’application WSOP+, on retrouve également des figures du passé, comme celle de Pierre Drochon. Bien connu de la communauté du poker online des années 2010, celui qui sévissait sur les tables sous le pseudo Sharkl0 faisait partie de cette clique de grinders français d’une autre époque, celle de la teuf et du poker clope au bec, où l’hygiène de vie n’était pas au centre des performances, comme peuvent en témoigner quelques archives capturées par Tapis_Volant.

Mais ça, c’était avant. Car depuis, Pierre s’est d’abord éloigné des tables pour reprendre une licence en management et entrepreneuriat de projet, avant de partir vers une vie civile plus classique. Mais un tel quotidien ne lui convient guère. Pierre décide alors de reprendre les cartes et de retrouver cette vie de grinder. Il délaisse les tournois pour se tourner vers le cash game live, afin de trouver un mode de vie plus stable. Depuis, il vit et joue à Guadalajara, au Mexique, et traverse la frontière de temps à autre pour venir grinder dans les casinos de Sin City en NL 500 ou NL 1000.

Le grinder français partage désormais ses aventures à travers la chaîne Poker Explorer, dans laquelle il diffuse ses sessions live autant qu’il y anime un podcast où il interviewe différentes personnalités de l’industrie. Sur ce Main Event, Pierre joue principalement pour se faire plaisir selon ses dires, mais il admet qu’une structure aussi deep favorise le style de jeu qu’il affectionne et qu’il pratique à travers ses parties de cash. Les 255 000 jetons installés devant lui, représentant 166 BB, placent le tricolore dans sa zone de confort. Un bon compromis pour vibrer comme à l’ancienne. - Phil Anthropik

Statistiques, anecdotes et citations à la con

Mercredis Osti
La caravane des bustos continue de serpenter à travers les tables du Paris et du Horseshoe. Parmi les derniers éliminés tricolores (au nombre d'au moins 58), se trouvent le membre de la Team Élite Maxence Carbonneaux, l'ancien footballeur Jimmy Kébé, le frère jumeau de Serge Chechin, le revenant Adam Lounis, l'expert en variantes Nicolas Milgrom, le runner-up du Tag Team Hicham Mahmouki, le pote de BonjourBaptiste Jérôme "JPL" Pradal, le troisième larron du clan Partouche Robert 'BestOf' Giordano, Johan Guilbert ou encore Mercedes Osti (photo).

Sacha Cohen
 Pour son premier Main Event, Sacha Cohen est en plein kiff. "Je me sens très bien, je craignais d’être trop stressé ou excité par l’enjeu, mais j’ai vraiment l’impression d’être ici à ma place." Cette étape est la suite logique d’une évolution qui l’a vu quitter l’univers du stream de jeux vidéo pour se convertir progressivement au poker. Passé par l’école Aim The Millions, Sacha vole aujourd’hui de ses propres ailes. Malgré une table qu’il considère comme difficile, tout se passe pour le mieux pour PyroSC, assis actuellement avec 220 000 devant lui.

Nicolas Vayssières
"J'ai commandé une 'sparkling water'. D'abord, le serveur s'est foutu de moi en me disant 'Ah c'est marrant comment vous prononcez ça.' OK. Il amène mon verre, je sens un drôle de goût amer, je me doute que quelque chose cloche. Je fais goûter à Ilan [Cukrowicz], il me confirme que c'est de l'alcool, et même une dose comme il n'en a pas bu depuis la fac !" - Signé : un Nicolas Vayssières, qu'un serveur a visiblement essayé de saouler avec un bon gros gin tonic des familles. Rassurez-vous, Chevre.Miel a ensuite eu le droit à des excuses et son eau pétillante.

Jesse Lonis
Jesse Lonis vient d'accepter un pari de 2 000 $ sur sa victoire dans le Main Event, pour gagner un million. 500 contre 1, ce n'est pas une belle cote quand il reste 5 000 joueurs. Mais qu'importe : "Si je perds 2 000 $, j'aurai oublié dans deux jours. Si je gagne, je m'en rappellerai toute ma vie !"


Maintenant que les tournois WSOP en ligne ont été comptablisés dans le classement Player of The Year, ce n'est plus la même limonade pour Martin Kabrhel :
Baptiste Audoli
Espoirs douchés peu après le dîner pour notre collègue chez Wina Baptise Audoli. D'abord à cause d'un gros pot perdu contre un multiple vainqueur WSOP, l'Américain Josh Arieh, qu'il a essayé de bluffer, sans succès car ce fut payé par deuxième paire, top kicker, avant que le reste des jetons ne s'évapore avec deux Valets fracassés contre deux Dames. "
Tain, c'était vraiment un call de merde" : voilà la quote verbatim de Baptiste à propos du coup contre Arieh !

Phil Laak
On était en train de se dire que Phil Laak ne fait plus la une des gazettes poker depuis longtemps... mais à y regarder de plus près, il n'a jamais vraiment quitté le poker. En août 2024, il s'est même permis de remporter un petit tournoi à 500 balles organisé chez lui, dans une salle de Los Angeles. "Petit" ? Il y avait plus de 3 800 joueurs, et la plaisanterie lui a rapporté 380 000 balles...

WSOP 2025 : tous nos articles

Level 8 : cent dollars les neuf cafés, c'est donné

- 8 juillet 2025 - Par Flegmatic

Level 8 : Blindes 600 / 1 200 BB ante 1 200
Main Event 10 000 $ (Day 2D)

Une pool party en guise d'échauffement

Antonin Teisseire
145 000 chez Antonin Teisseire à une heure du dîner. Large au-dessus de la moyenne, mais quand même loin des chip-leaders...

Notre Sudiste préféré n'a donc pas grand-chose à raconter en termes de poker. Pas grave, Tonin : parle-nous d'autre chose. Ça fait la teuf à Vegas ? Tes potes Samy et Hicham ont eu le temps de célébrer leur deuxième place sur le Tag Team, quand même ? « Ouais, on a fêté ça la veille du Main... Je sais, ça se fait pas. Mais c'était l'après-midi, on a fini à 18 heures ! » Il se trouve qu'Antonin a des connexions dans un club réputé du Strip. « J'ai un copain marseillais, Gervais, il mixe au Tao. » La boîte du Venetian... « On était à la piscine. Lui il était là, et nous on était là [il mime la scène pour nous faire comprendre qu'il était dans le carré réservé aux VIP de chez VIP.] Les bouteilles n'arrêtaient pas d'arriver, tout à l'œil. » Ce qui fait mine de rien une sacrée économie quand on songe au prix des consommations sur le Strip. Une bouteille égale un SMIC, on exagère à peine...

Seize ans, déjà, qu'Antonin a disputé son premier Main Event. Si ce n'est pour quelques années d'absence entre 2013 et 2015, plus l'année banche du Covid, il revient toujours. « Et tu te rends compte que je l'ai jamais gagné ! », rigole-t-il. Certes, mais cette victoire lors de la magique édition 2011, sur un NLHE à 5 000 $, n'était pas mal dans son genre... - Benjo

Vous êtes fatigués

Bruno Fuentes

La dernière fois que nous avons croisé la route de Bruno Fuentes, c'est lorsqu'il quittait la table finale du Millionaire Maker, au terme d'un formidable parcours l'ayant mené jusqu'en huitième place, pour un joli pactole de 191 690 $. "Ça m'a servi de bon avant-goût pour le Main Event, commente-t-il. Du Day 2 au Day 4, j'ai quand même joué 25 heures en trois jours." Mais ce genre de parcours, et le genre de Vegas d'un mois et demi qu'est en train de faire Bruno, n'est pas sans conséquence sur l'organisme. "Le plus difficile, c'est la fatigue, confesse-t-il. Je sens que j'ai moins d'énergie dans le réservoir. Donc j'essaie de me faire violence, en espérant que l'adrénaline me maintienne éveillé."

Car depuis le début du séjour, les nuits sont courtes, trop courtes, "à peine cinq heures, là où j'en aurais besoin d'au moins dix. Mais je suis content, sur le Milly, ça ne m'a pas fait sortir de mon jeu." S'il aurait pu choisir le Day 1A ou 1B afin de bénéficier d'un ou deux jours de repos supplémentaires, Bruno a préféré opter pour "l'option facile" avec le Day 1D. "C'est mon premier Main Event, tout le monde m'a dit que c'était le plus gros Day, le plus soft aussi." Un constat qui s'est confirmé, puisque Bruno a passé la journée avec un triple stack, de 180 000 tout rond. "Je n'ai pas eu besoin de forcer, je n'ai eu aucune situation compliquée. Il faut simplement être patient." Un montre d'ordre qu'il continue d'appliquer aujourd'hui, de nouveau avec succès, ayant engrangé 20 000 pions supplémentaires en un peu plus de quatre heures de jeu. On dormira plus tard. - Flegmatic

Soyons result oriented !

De 60 000 à 260 000 jetons en quatre heures de tournoi : c'est indéniable, Samy Dubonnet a pris la meilleure décision du monde en se passant entièrement du Day 1 du Main Event. N'ayons pas peur d'être result oriented !

Caracolant donc parmi les chip-leaders en ayant joué dix heures de moins que la plupart de ses adversaires, Samy sourit en nous faisant l'inventaire des (nombreuses) premiums reçues pendant les deux premiers niveaux.  « C'est un début de journée de rêve. C'est fou !: J'ai eu trois fois les Rois, deux fois les As, deux fois les Dames, et quatre fois As-Roi ! »

À ce listing, il faut ajouter un très beau setup gagné contre celui que Samy estimait être le joueur le plus dangereux de sa table : Alisson Miguel Piekazewicz. Un Bréslien qui fréquente les gros high-rollers... et qui a joué contre Samy un énorme coin-flip. Mais pas du genre banal : ça ne s'est pas passé pré-flop, mais après, ce qui est plus rare... Avec, côté français, une pocket paire de 8, et AQ côté brésilien. Forcément, quand le flop est tombé A86, les feux d'artifices étaient inévitables.

Samy a « hold » sur ce setup de l'enfer, ce qui lui a permis de monter à 160 000. « Derrière, je n'ai joué que des petits coups, je les ai tous gagnés ! » Ceux d'entre vous qui ont bust en fin de Day 1 au bout de dix heures de jeu sont en PLS en lisant ça. - Benjo

Aux frontières du réel

Antoine Goutard
C’est une arrivée mouvementée qu’a vécue Antoine Goutard en mettant le pied sur le sol américain. "Je me suis retrouvé bloqué à la frontière, pendant des heures. J’étais le seul Européen au milieu des Mexicains et des Asiats, je ne comprenais pas trop ce qui m’arrivait. Les douaniers ne voulaient pas me donner d’informations, j’ai cru que j’allais me taper le trajet dans l’autre sens. En plus, mes bagages sont partis à Vegas sans moi. J’imaginais déjà qu’ils allaient les faire sauter en pensant que c’était un bagage abandonné !" Bienvenue dans la réalité du récent durcissement des règles américaines en matière de passage de frontière...

Toutes ces aventures, Antoine pourra les raconter dès son retour sur le stream de la WebTV Marrakech qu’il anime – un projet de streaming slots/poker qu’il a développé il y a deux ans. "Au départ, c’était pour le fun, on aimait bien gamble avec mon coloc’. Puis un casino en ligne a proposé de nous sponsoriser. Mais ça reste sans prise de tête." Animateur derrière les caméras, Antoine tue le temps sur ce Main Event en regardant les replays du Tour de France, dont il est un mordu de la première heure. "Je suis fan. Les gens n’y connaissent rien, moi j’adore regarder comment se construisent les attaques au cinquantième kilomètre, les contres, les échappées..." Le Français ne s’assoit même plus pour jouer ses mains, m’expliquant avec passion ce que d’autres trouvent soporifique.

Ugo Taurines
Mais revenons au poker. Antoine, qui avait démarré la journée avec 70 000, pointe actuellement à 100 000, une progression qu’aimerait bien vivre Ugo Taurines, le co-animateur avec qui il streame. "C’est dur, mais on sait quoi faire", dit-il en pointant les six jetons posés devant lui. Avec un doublé Winamax Series à son actif, on se doute que celui qui joue sous le pseudo .sa1ut_1_ami saura s'en sortir avec ses 20 BB. - Phil Anthropik

Dumas écrit son histoire

Jordan Dumas

165 100 jetons à midi, 240 000 deux niveaux plus tard : la route de Jordan Dumas sur ce Main Event est pour le moment dépourvue d'embûches. "J'ai gagné avec deux As contre deux Dames dans un pot 5-bet," explique-t-il pour justifier cette belle augmentation de capital. Pourtant, on ne peut pas dire que le Maltais a tiré la meilleure table, avec notamment à sa droite le vainqueur du KING5 Pierre Merlin et le high staker Seth Davies, entré aujourd'hui avec 60 000 jetons.

En plus d'être un joueur de cartes talentueux, vainqueur du Malta Poker Festival d'avril 2024 pour 100 000 euros, Jordan est le fondateur de Pokmanager, "un site de gestion de bankroll pour joueurs live et online", accessible via un abonnement. Venu en compagnie de Paul Amsellem et Samuel 'Megalowboy' Dray, tout deux encore en piste au moment où ces lignes sont tapées, Jordan espère faire mieux que l'an passé, où il avait flanché en fin de Day 2. On a bien envie de se mouiller et de dire qu'il va faire mieux cette année. - Flegmatic

Statistiques, anecdotes et citations à la con

"Les prix ont augmenté de ouf ici, c'est n'importe quoi ! 60 dollars pour une salade césar et un café, ils sont malades !," s'emporte Igor Gotesman, venu saluer l'équipe de Dans la Tête d'un Pro sur le banc de presse. Re-raise de Régis Leon, le papa de votre série poker préférée : "Attends, je viens de lâcher 100 $ pour neuf cafés !" Et ça, c'est avant d'avoir vu le prix des œufs...

"Mais les gars, 100 dollars c'est le prix d'un polo, un jean, un short et un t-shirt aux magasins d'usine !" - Signé : un membre de la rédaction qui a déjà trouvé les bons plans dès son premier Vegas. Il suffit juste de sortir du casino…

WSOP 2025 : tous nos articles