Un chip-count, quel chip-count ?

- 6 juillet 2025 - Par Benjo DiMeo

Près de 5 000 joueurs, dont quasiment 200 Français, ont participé à l'ultime Day 1 du Main Event
A ce stade, difficile de vous dire qui est IN et qui est OUT... mais les nouvelles sont bonnes au sein de la famille W
Main Event 10 000 $ (Day 1D)


Day 1D
Ouvrons la conclusion de ce Day 1D par un constat en guise d'aveu d'échec : celle qui a été notre plus fidèle compagne depuis le lancement de ce Main Event, l'application WSOP+, nous a cruellement lâché alors que les joueurs quittaient progressivement les salles du Paris et du Horseshoe. Résultat : aucun chipcount officiel à vous proposer, en dehors de la poignée que nous avons réussi à collecter auprès des joueurs eux-mêmes. Mais de toute façon, avec pas loin de 200 tricolores en piste aujourd'hui (dont environ 150 ayant passé le cut), le travail aurait été extrêmement compliqué, et nous aurait occupé une bonne partie de la nuit. Alors à la place, parlons ressenti plutôt que chiffres, avec un échantillon à forte consonance W. - Flegmatic

Team Winamax : 10 sur 11 au Day 2

Davidi Kitai
Tiens, et si au lieu de parler à Davidi Kitai en fin de Day 1D, on allait plutôt demander leur avis à celles et ceux qui l'ont filmé dix heures d'affilée. Les équipes de Dans la Tête d'un Pro, bien sûr... Fabien : « Il a joué 90 % des mains sur le premier niveau... après, ça s'est ralenti. » Angie : « Zen, avec une table agréable. À l'aise, détendu. » Amandine: « Il y avait un bébé à table... Tu vois le joueur à sa gauche ? Tu trouves pas qu'il a l'air d'avoir 16 ans ? Du coup, je ne sais pas si Davidi a bien su le lire... Car à chaque fois, il ne l'a pas payé. Et comme moi je ne vois pas les cartes, il faudra attendre pour le savoir. » Effectivement, on n'aura la réponse que dans quelques mois.

Davidi, tu veux compléter avant d'emballer ce sac de 121 900 jetons ? « Au début, j'ai bien touché, en plus on était en 6-max, tout le monde n'était pas là. J'ai gagné presque 100 % de mes jetons sur la première heure. » Derrière, la journée fut un peu plus calme... mais se termine tout de même par un très sympathique "x2". Et sinon, c'est comment de retrouver les caméras braquées devant soi ? « Ce n'est pas un problème. J'ai quand même fait une trentaine d'épisodes ! » Non, Dav : 46 en tout ! Tu es le chip-leader des apparitions dans notre série préférée, juste devant Adrian Mateos (44 épisodes) et Pierre Calamusa (36).

On les verra aussi au Day 2D, lundi : Mustapha Kanit (76 000), Julien Sitbon (83 000), et... Gus Hansen, qui a annoncé dans le chat du Team avoir « bag » 60 000 jetons, exactement la cave de départ. Etant donné que le Danois est resté aux abonnés absents tout au long de la journée, on a envie de supposer qu'il a pris son ticket durant les dernières minutes du Day 1D... ou simplement qu'il commencera son tournoi directement au Day 2, comme à peu près 10 % du field. Hé, au moins, c'est l'assurance de ne pas vivre le même Day 1 cauchemar que l'an dernier !

Bilan global du Team Winamax sur ce Day 1 ? Une seule élimination à déplorer, celle de Joao Vieira sur le 1A. Pour le reste, le compte est bon, y compris pour le vainqueur de la Team Pro Experience Sam Jacubowicz. - Benjo

Les KING5 ne déçoivent pas

KING5
On les a retrouvés à une heure du matin devant les fameuses lettres géantes formant l'acronyme WSOP en espérant de la bonne humeur et un peu de chambre... On n'a pas été déçus. Florian Ribouchon : « Ouais, on a un groupe Whatsapp KING5... mais il n'y a qu'Erwann qui poste dedans. 'Gnin gnin gnin, c'est incredibelousse cette main, gnin gnin gnin...' Frère, on s'en bat les couilles de tes HH ! » Erwann Pecheux : « Boarf, je poste seulement les mains où je chatte... mais il y en a beaucoup ! »

Ha, le KING5... c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Les deux mamelles de la compétition (c'est gratuit, ça se joue en équipes) en font une opé qui mobilise un peu toute la France du poker, celle du bas comme celle du haut. Parfois, ce sont des amateurs complets qui découvrent Vegas avec des étoiles dans les yeux. Et parfois, comme cette année, ce sont des top regs avec deux douzaines de Main Event cumulés (dont pas mal deep-runnés) et 2,5 millions de dollars de gains de carrière (rien que sur les WSOP) qui ont le dernier mot, devant près de 9 000 équipes.

Florian Ribouchon et Pierre Merlin estiment en être à leur huitième Main Event... Erwann Pecheux, celui qui se fait le plus chambrer au sein de la bande, a pourtant le dessus en termes d'ancienneté : « Je les ai tous joués depuis 2013 ! » Ca fait donc douze. Ajoutez un Samuel Bifarella qui commence à avoir de la bouteille, lui aussi, et il ne reste qu'un seul vrai novice de Vegas (mais pas novice du poker) dans la bande : Gabriel Bardini (« Le Barde », comme l'appellent ses collègues), dont le talent s'est jusqu'ici exprimé principalement en ligne. « C'est mon premier Main Event, et rien que d'être là, c'est une chance. »

La bande est bien calée, le groupe vit bien, les petits swaps amicaux ont été conclus depuis un bail... Trois mois après leur victoire sur le KING5 (acquise au beau milieu de l'étape WSOP Circuit d'Aix-en-Provence), il ne leur restait plus qu'à attaquer la falaise du Main Event. Bilan en fin de Day 1 : reçus cinq sur cinq !

Pierre Merlin 155 800
Erwann Pecheux 137 600
Florian Ribouchon 101 000
Samuel Bifarella 99 000
Gabriel Bardini 56 500

Et sinon ?

Du côté de nos qualifiés online aussi, le constat est positif aussi après ce Day 1D. Certes, on ne retrouve pas le ratio de 100% de nos cinq fantastiques, mais avec neuf "bags", joueurs français et espagnols confondus, pour une douzaine sur la ligne de départ aujourd'hui, il y a largement de quoi se réjouir.

Vincent Ployet
Même pour Vincent Ployet, qui ne passe qu'avec un stack de 42 000 jetons, le bilan était résolument optimiste. "C'était très difficile, souffle-t-il. Je n'ai pas réussi à value quand j'avais du jeu. J'ai eu deux Rois, un As est venu au flop, j'ai eu deux As, il y avait trois trèfles sur le board, j'ai jeté quatre fois deux paires…" Vous ne sentez pas trop l'optimisme ? Attendez, ça arrive. "Je n'ai pas vu un bluff de la journée ! Donc quand je vois ce qu'il y avait en face, ce que moi j'ai pris, c'est le seul tournoi où je peux être encore là. Il est quand même magnifique."

Timothée Scotti
Lundi, c'est avec plus de cinquante blindes que le Rochelais reviendra se défendre, aux côtés notamment d'un Franck Jacon qui a fait exploser les compteurs, avec plus de 200 000 jetons au dernier recensement, des Red Diamonds Mario Fata et Clément Meunier ou encore du serial qualifier Timothée Scotti (photo), en route vers un troisième ITM sur le Big One. - Flegmatic

Antoine Saout
Parmi ceux qui n'ont pas passé le cut, on notera Hugues Girard dont le parcours s'est brutalement arrêté en table télé très tôt dans la journée, Marc Bougaret qui avait pourtant monté un très beau stack en début de Day, l'aventurier Moundir Zoughari, qui n'a donc pas réussi à surfer sur sa victoire sur un Daily. On a également perdu la queen Coralie Sferrazza dont la couronne a chuté sur le dernier level, Antoine Saout, qui, pour une fois n'attendra pas la finale ou encore Aurélie Réard qui laisse poursuivre seul son mari Alexandre dans ce Main Event. - Phil Anthropik
 

Kristen Foxen
13e sur l'édition 2024, sortie sur une main controversée, Kristen Foxen peut encore rêver d'améliorer ce résultat, contrairement à son mari Alex (décidément), éliminé sans que l'on ait le temps de lui tirer le portrait

Martin Jacobson
Le vainqueur de l'édition 2014 Martin Jacobson ne rééditera pas l'exploit cette année

Javier Tsunamy
Avec le nom qui représente le mieux cette journée, Javier Tsunamy surf sur la vague et bag 155 000 jetons

Julien Mariani
Le sudiste Julien Mariani pourra encore régaler de ses story funky. Il sera au Day 2 avec 168 BB.

Baptiste Audoli
Avec 88 700 pions à la reprise, le retour au bureau attendra encore un peu pour notre collègue Baptiste Audoli

Dorian Decauche
Avec un pull comme celui-ci, Dorian Decauche ne pouvait qu'avoir la banane en fin de journée.

Jérôme "JPL" Pradal
On suivra la suite des aventures de Jérôme "JPL" Pradal au Day 2.

Cliff Josephy
Véritable légende du poker online et 3e de ce tournoi en 2016, Cliff "Johnny Bax" Josephy a fait de ce Day 1 une simple formalité.  

Adrien Delmas
Il est arrivé très tardivement, et on espère qu'il a bag : le récent runner-up du 6-max à 5K$ Adrien Delmas

Jonathan Fhima
Cette fois, Jonathan Fhima n'avait pas Adrian Mateos à sa table pour le faire souffrir

Nicolas Vayssieres
Nicolas Vayssieres a lui aussi choisi l'option ultra late reg [EDIT de Nico : ils en fument de la bonne chez Wina, je n'ai jamais raté une minute de ce tournoi !]

 

Ensuite : le Day 2ABC

Croupière
On récapitule : 4 997 joueurs étaient là aujourd'hui, environ 3 800 ont emballé des jetons en fin de journée... Mais on ne reverra aucun d'entre eux dimanche ! Car il sera dédié aux survivants des Day 1A, 1B et 1C. 3 697 joueurs en tout sur la ligne de départ du Day 2ABC, dont 79 Français... mais c'est sans compter les dernières inscriptions tardives, qui vont gonfler encore un peu plus le field pour le rapprocher des 10 000 inscrits. À toute !

Benjo, Flegmatic & Phil Anthropik

WSOP 2025 : tous nos articles

Level 5 : à un cheveu des 5 000

- 6 juillet 2025 - Par Flegmatic

Level 5 : Blindes 300 / 600 BB ante 600
Main Event 10 000 $ (Day 1D)

Stratégie GTO, ou rites ancestraux ?

La dernière fois que nous avons croisé Clément Richez en chair et en os, c'était il y a un an tout pile, au moment où le cash-gameur vivait l'un des plus grands moments de sa carrière de joueur de poker : une massive victoire à sept chiffres sur le Mid-Stakes Championship, tournoi WSOP à 3 000 $ où s'étaient pressés des centaines de joueurs fraîchement éliminés du Main Event. "Le bracelet ? C'est comme être dans un sauna avec le calme absolu", voilà la belle métaphore qu'il nous avait lâchée lors de l'interview post-victoire.

Clément Richez
En vérifiant vite fait la Hendon Mob du gaillard, on est surpris : ce moment inoubliable représente son dernier résultat en date sur un tournoi live. Deux solutions : soit Clément vit actuellement un bad-run de l'enfer... soit il a eu des trucs plus intéressants à faire depuis un an. La deuxième option est évidemment la bonne : "Je n'ai pas joué un seul tournoi depuis un an !" Après les WSOP 2024, Clément a filé au Mexique, sa patrie d'adoption, pour retrouver le confort de ses cash-games en ligne, et l'étude du jeu. "Ça se passe très bien", ajoute-t-il.

Travailler son poker le passionne toujours autant. Mais, question : ça veut dire quoi, bosser le jeu, quand on a déjà atteint un niveau aussi élevé ? Clément sourit à ma question de noob. Je devrais savoir que le poker, ce n'est pas The Last of Us ou Red Dead Redemption : ce foutu jeu n'est jamais fini. "Si tu savais ! Tu me donnerais des journées de 48 heures pendant cinq ans pour bosser mon jeu à fond... Eh bien je serais encore loin du top mondial. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai moins été présent sur les réseaux ces derniers temps, que j'ai moins créé de contenu. J'ai mis tout mon temps dans le travail théorique."

Tout ceci ne veut absolument pas dire que Clément envisageait de faire l'impasse sur le Main Event, un tournoi qu'il avait très bien deep-run en 2023 (50e, et de longues heures en table télé, ce qui a permis aux commentateurs et spectateurs américains d'halluciner sur son niveau). "Ici, je suis à la maison ! 100 blindes deep, comme sur mes cash-games. Sur un tournoi 20 ou 30 blindes deep, c'est pas pareil..."

Cette édition 2025 du Main Event est son premier tournoi de l'été... et peut-être le dernier. En rigolant, Clément nous offre une explication qui tient la route : "L'an passé, j'ai joué tous les tournois, et c'est sur le dernier que j'ai gagné... Alors cette fois, je me suis dit que j'allais commencer par le dernier tournoi, ça serait plus simple !"

Marié à une citoyenne mexicaine, Clément profite des bonnes ondes octroyées par sa belle-famille. "Là-bas, ils ont tout un rituel. D'abord, les bougies devant une image de la Vierge Marie. Puis, se faire frotter le dos avec une branche d'arbre, pas n'importe quel arbre, mais là tout de suite je me rappelle plus lequel... Et enfin, un œuf sur la tête." Hein ? Avant qu'on se mette à croire que Clément est en train de troller le journaliste afin qu'il écrive n'importe quoi sur le coverage, il insiste : "Nan nan, c'est très sérieux ! Ma femme m'avait fait ça l'an passé... et ça avait marché. Je n'allais pas refuser cette année. Toute aide est bonne à prendre."

Bosser son poker comme un acharné, tout en gardant un peu de place pour des superstitions ancestrales : et si Clément avait trouvé l'équilibre GTO pour s'assurer de perfer régulièrement ? - Benjo

Joue-la comme Davidi

Franck Jacon

Au moment où j'arrive à la table de Franck Jacon, qualifié Winamax de son état, il est en pleine discussion avec l'un de ses voisins. "Tu es Français, non ? Ah et de Winamax, lui fait remarquer ce dernier. J'ai joué avec Davidi Kitai il y a quelques jours. Vous vous ressemblez tous les deux : vous prenez beaucoup de temps avant de jouer, vous êtes méticuleux au moment de choisir vos jetons pour miser." "C'est vrai, il a raison, je ne m'en étais jamais rendu compte avant," réagit Franck, qui partage un autre point commun de taille avec notre Génie belge : un goût prononcé pour les hero calls. "C'est ma façon de jouer, j'en ai même fait mon pseudo : HeroCallFJ." Et depuis le début de la journée, il en a usé et abusé, au point de quitter la Ballroom du Paris pour la dernière pause de la journée avec un tapis de 220 000.

"Je leur ai marché dessus !, lâche-t-il. D'un côté, je touche beaucoup, de l'autre, je trouve les bonnes lectures." Avec, semble-t-il, une main fétiche : As-4. "Deux fois, je me suis retrouvé à payer plusieurs barrels après avoir simplement touché mon 4. En face, ils étaient en bluff avec des broadways." Il suffisait de voir le regard désabusé et le rire nerveux de Giuseppe Pantaleo au moment de se voir montrer… As-4 au terme d'un tableau 5-3-2-x-x pour comprendre la mainmise du Français à sa table. Pourtant, on ne peut pas dire que celle-ci soit des plus évidentes avec, outre le Champion du Monde allemand, un autre teuton à plus d'un million de gains collectés sur GGPoker, Sebastian Gaehl, ainsi que le récent vainqueur du Seniors Championship, Brett Lim. "Lui, tout à l'heure il open super cher préflop et fait tapis dans le noir dans la foulée !"

Franck Jacon

Tous ces éléments réunis font de ce deuxième Main Event – le deuxième en tant que qualifié sat online – une bien meilleure expérience que le premier de l'an dernier. "J'avais fait l'erreur de commencer par ce tournoi, ce n'était pas une bonne idée. Je n'étais pas bien préparé et mon niveau d'anglais n'était pas terrible." Alors cette fois-ci, Franck est arrivé à Sin City une semaine plus tôt, s'échauffant sur le Mini Main Event, le Summer Celebration et un Daily à 250 $, pour deux ITM en trois tournois.

Surtout, cette double qualification consécutive pour le plus beau tournoi du monde a attiré l'œil de la presse quotidienne régionale. Vivant à Roanne, Franck a déjà eu le droit à son portrait dans Le Progrès "et Le Pays Roannais est aussi sur le coup. C'est une petite ville Roanne, tout le monde se connait, donc je reçois beaucoup de messages, ça fait super plaisir," conclut celui qui gère le reste du temps un cabinet de gestion de patrimoine. "Mais peut-être qu'un jour, je franchirai le pas vers le poker à 100%, ça me titille pas mal…" Nul doute qu'un beau deep run sur le Big One aiderait. Mais d'abord, le premier objectif reste de terminer tranquillement cette première journée, avant de pouvoir viser les places payées. - Flegmatic

Sans Soma-tion

Léo Soma

Au moment d’approcher le dernier break, un Français bien connu apparaît dans les sommets du classement. Son nom ? Léo Soma. Son stack ? 200 000. On dirait bien que l’ex-membre du Team NutsR a encore faim de bracelet, après celui remporté en 2022. À cette époque, le clan français avait cartonné avec cinq breloques. De quoi nous rendre nostalgiques au regard de cette édition, toujours vierge de victoire tricolore.

Mais revenons à Léo, dont les apparitions dans nos colonnes se font rares, il faut dire qu'il exerce son activité de l’autre côté du globe, au Cambodge. "Je pense bientôt quitter le pays", confie-t-il. "Cinq ans passés à jouer la nuit, ça commence à faire pas mal. Je ne sais pas trop où aller, j’hésite avec le Mexique." Il est vrai qu’avec ses sept heures de décalage horaire dans l'autre sens et des sessions qui commencent en début d'après-midi, la grille de tournois online est beaucoup plus confortable à jouer.

Celui qui a longtemps terrorisé nos tables en ligne sous le pseudo Olux est arrivé à Vegas il y a un mois. Après avoir enchaîné 14 tournois sans ITM, il commence à apercevoir le bout du tunnel. "Sur les huit derniers tournois, j’ai fait quatre ITM. Si je cash le Main, je serai break even. Ce serait déjà pas mal." Avec un tapis trois fois supérieur à la moyenne, Léo a dégainé fort sur ce tournoi, montant les jetons sans sommation. "Je n’ai perdu qu’un coup, mais à 50 000, ça m’a fait mal." Mais ce qui aurait pu affecter un joueur lambda n’a fait que renforcer le jeune grinder, qui a remis la marche en avant, reprenant petit à petit les jetons à ses adversaires. Maintenant, il ne reste plus qu’à nous refaire vibrer comme en 2022. - Phil Anthropik

Son seul MTT de l'année

Alexis Mtalssi

On l’avait découvert ici même l’an dernier, sur le Main Event des WSOP, pour sa toute première venue à Las Vegas. Un premier voyage transformé en exploit : un ITM et une belle perf jusqu’au Day 5 du plus beau tournoi du monde. Un an plus tard, Alexis Mtalssi est de retour au même endroit, avec le même sourire, et toujours autant de détermination. Membre de la Team Elite Poker, un groupe de joueurs spécialisés en cash game, Alexis a passé l’année loin des tournois. “Uniquement du cash, aucun tournoi depuis un an. Et franchement, ça se passe de mieux en mieux. On voyage pas mal avec l’équipe, on progresse tous ensemble. J’ai passé quelque temps à Chypre, c’était juste incroyable : le palace, le soleil, les résultats… le combo parfait.”

Alors quand il revient à Vegas pour disputer le seul tournoi de son année, le Main Event, évidemment, l’excitation est palpable. “J’étais tellement content de revenir, ça m’avait manqué.” D’autant plus que ce tournoi colle parfaitement au profil d’un joueur de cash game : 300 blindes au départ, un rythme lent, soit tout ce qu'aime un joueur de cash game. “C’est un format différent, on discute plus à table, l'ambiance est canon, c'est vraiment plaisant.” Un an après son premier gros deep run, Alexis espère naturellement aller encore plus loin. “L’an dernier, on avait fait début de Day 5. Alors cette année, objectif Day 6 !” Deux Main Event, deux ITM ? Voilà un taux de réussite que beaucoup rêveraient d’afficher. - VictorP

Statistiques, anecdotes et citations à la con

5 000 : le nombre de joueurs que l'on attend désespérément de franchir aujourd'hui. À une heure de la fin de ce Day 1D, l'horloge du tournoi affiche 4 993 entrants. Allez, encore un petit effort…

Trop, c'est encore trop !

Vous avez aimé la galerie photo postée en fin d'article précédent ? Alors vous adorerez la deuxième que l'on vous a préparée pour celui-ci. Et puis surtout, on a peur de se faire taper sur les doigts par notre photographe Caroline Darcourt si on ne publie pas assez de son exceptionnel travail (c'est faux, en vrai elle est aussi sympa que ses clichés sont stylés).

Fabrice Bigot

Un titre WPT Prime, une finale EPT, mais pas encore de grosse perf' sur la scène WSOP : et si Fabrice Bigot repérait enfin cette anomalie sur le plus beau tournoi d'entre tous ?

Valentin Messina
15ᵉ en 2017 pour 450 000 $, Valentin Messina a, lui, déjà connu son moment de gloire sur le Big One.

Allan Tirel
Dans la foulée de sa 7e place sur le Mini Main Event, Allan Tirel nous avait confié qu'il ne s'agissait qu'un échauffement avant le Main Event. Pour l'heure, il semble en bonne voie pour franchir le Day 1.

Timothée Scotti
229ᵉ en 2018, 391ᵉ en 2022 : Timothée Scotti vise la passe de trois sur le Main Event cette année, toujours dans la peau d'un qualifié Winamax.

Autrichien
Un autre qualifié W ? Non, selon notre collègue VictorP, seulement un joueur autrichien qui adore nos collections de vêtements et qui a visiblement dévalisé notre Boutique VIP !

Paul-François Tedeschi
Son truc à lui, ce sont les variantes, mais Paul-François Tedeschi n'est jamais contre une grosse partie de No-Limit Hold'em.

Parker Talbot
Parker Talbot, probablement l'un des meilleurs joueurs online de ces dix dernières années.

Jérôme Finck
Trois petits niveaux et puis s'en vont pour Jérôme Finck, dont la quinte trouvée river s'est heurtée à un full floppé.

Samy Boujmala
Attention, Samy Boujmala, derrière toi, un lapin !

Alejandro Lococo
En décembre dernier, il secouait la planète poker en remportant le Triton Million des WSOP Paradise pour 12 millions de dollars. Eliminé rapidement de ce Day 1D, Alejandro Lococo ne renouera pas avec ses exploits passés sur le Main Event, au cours duquel il a atteint la table finale (7e) en 2021, avant de terminer 39e l'année suivante.

 

Adam Walton
Le runner-up de 2023 Adam Walton.

Jesse Lonis
L'actuel n°1 au classement GPI Jesse Lonis.

Antonin Teisseire - Kool Shen - Sonny Franco
Déjà qualifiés pour le Day 2 avec respectivement 87 500 et 45 000 jetons, Kool Shen et Sonny Franco viennent encourager leur copain Antonin Teisseire.

WSOP 2025 : tous nos articles

Level 4 : vous êtes beaucoup trop nombreux

- 6 juillet 2025 - Par Benjo DiMeo

Level 4 : Blindes 300 / 500 BB ante 500
Main Event 10 000 $ (Day 1D)

Main + moi

Grégoire
On l'a dit, certains joueurs aiment bien se cacher derrière des pseudos sur l'application WSOP+. Sauf que pour nous autres journalistes de terrain, cela ressemble un peu à une invitation à venir lever ce mystère – tant que vous ne jouez pas dans un coin reculé du Paris, à approximativement 28 km en distance ressentie de notre banc de presse, il ne faut pas exagérer. Et alors que nous pensions rencontrer un joueur inconnu de nos services en suivant la trace d'un certain "chosygre", quelle ne fut pas notre surprise de nous retrouver face à Grégoire Boissenot.

Car si vous en êtes resté à 2008, année où il sortait son plus gros succès Toi + Moi, sachez que le chanteur est un passionné de poker depuis une quinzaine d'années, se rendant à Vegas chaque année (ou presque) depuis 2013. Seule ombre au tableau pour l'instant, en une dizaine de tentatives sur le Main Event, Grégoire n'a jamais réussi à atteindre les places payées. "J'ai fait quelques Day 3, précise-t-il. Plusieurs fois, je suis sorti après m'être laissé mourir et l'an dernier, j'ai pris une horreur."

Sur cette édition 2025, son tournoi a démarré de manière idéale, avec une technique quasi infaillible pour monter des jetons : flopper brelan max. "Je suis arrivé en milieu de deuxième niveau, c'était sur ma deuxième main, raconte-t-il. J'ouvre paire de 5 UTG et je me fais payer trois fois, par UTG+1, le cut-off et la grosse blinde. Flop 5-3-2 rainbow. Je c-bet 2 700 et la grosse blinde check/raise à 12 000. Il envoie 14 000 de plus sur un J qui ouvre un flush draw. River Q. Il checke, je shove et il fold K6. Et depuis, j'ai pris plein de petits pots." De quoi partir en pause dîner avec un joli tapis de 90 000 jetons. - Flegmatic

Statistiques, anecdotes et citations à la con
 


On a déjà perdu le runner-up de 2021 George Holmes, éliminé en table télévisé après une main qui… euh… enfin... je... bref : on vous laisse regarder, quoi.

Hugues Girard
Depuis le début de la journée, on n'a guère eu le temps de s'attarder sur les quelques éliminés (environ 600 en sept heures, tout de même), trop occupés qu'on était à vous présenter un maximum de profils. Tout au plus pouvons-nous vous rapporter la sortie d'Hugues Girard (photo) en table télé... quelques minutes seulement après s'y être installé ! Vous avez peut-être été témoins du drame sur PokerGo. Pas nous ! Aussi : pour Moundir, l'histoire s'est bien trop vite terminée cette année. Une histoire de rencontre entre les As et les Rois, si l'on en croit notre contact infiltré au sein du RMC Poker Show.

Trop c'est trop !

WSOP
Le Day 1D du Main Event, c'est tout le temps pareil : énormément de joueurs (quasi 5 000, dont au moins 180 Français !)... et si peu de temps pour accorder à chacun la place qu'il mérite sur cette page.

Alors, si les joueurs listés ci-dessous n'auront pas forcément droit à un paragraphe dédié, ni à la moindre HH ou punchline bien sentie, au moins seront-ils passés devant l'objectif toujours élégant de Caroline Darcourt. Au passage : si vous avez été pris en photo mais que vous ne voyez pas arriver le cliché sur cette page, jetez un œil à notre page Facebook : tous les matins, on upload l'intégralité de la production de Caro (qui est tellement dantesque que nous n'avons pas la place pour tout mettre ici !)

Jérémie Saderne
Jérémy Saderne

Clément Meunier
Le Red Diamond Clément Meunier

Mercedes Osti
Mercedes Osti

Tony Miles
Tony Miles, l'ami Américain de Pierre Calamusa

Matthieu Choffardet
Mathieu Choffardet

Ben Lamb
Parmi les anciens finalistes du Main Event (et récent finaliste du PPC à 50K) : Ben Lamb (3e en 2011 et 9e en 2017)

Sergio Aido
Sergio Aido. Le meilleur jouer espagnol ne s'appelant pas Adrián Mateos ?

Barry Greenstein
Au chapitre des joueurs cultes du début des années 2000 : Barry Greenstein

Manig Loeser
Manig Loeser : jamais un joueur de poker n'a aussi mal porté son nom

Dan Heimiller
Dan Heimiller

Dara O'Kearney
Dara O'Kearney

Tony Dunst
Tony Dunst

Jorgne
Runner-up de l'EPT Paris en 2023, puis 5e en 2024 : messieurs dames, Peter Jörgne ! Alias "Jorgne le généreux" d'après Benny & Yu

Elodie Noel
Deuxième Main Event consécutif pour la Française Élodie Noël

Rania Nasreddine
Rania Nasreddine, que l'on connaît bien depuis cet enchaînement de tables finales EPT, de Monte Carlo à Barcelone

Julien "JBZZ" Dupre
Julien "JBZZ" Dupre

Cécile Ticherfatine
Cécile Ticherfatine. La meilleure joueuse française du moment ?

Lucia Navarro
Lucia Navarro : un peu de douceur au milieu de l'armada ibérique

Shiina Okamoto
Shiina Okamoto, entrée dans l'histoire des WSOP la semaine dernière avec une deuxième victoire consécutive sur le Ladies

Espagnol
Un joueur a qui on a demandé "Elles sont canon les photos de Caro, ou bien ?"

WSOP 2025 : tous nos articles

Level 3 : Latinois est là

- 6 juillet 2025 - Par Flegmatic

Level 3 : Blindes 200 / 400 BB ante 400
Main Event 10 000 $ (Day 1D)

Retour en terre promise

Malo Latinois
Revenir à Las Vegas un an après avoir marqué l’histoire du poker français, ça ne peut qu’éveiller des frissons. Pour Malo Latinois, finaliste du Main Event en 2024 (9ᵉ pour un million de dollars), l’émotion est bien là, dès les premiers instants. Ce samedi, le Breton a pris place sur le Day 1D de “son” tournoi, celui qui a changé sa vie. "J’étais vraiment très excité à l’idée de revenir, confie-t-il. Depuis hier soir, j’y pensais sans arrêt. J’avais cette envie de retrouver les sensations de l’an dernier."

Un an plus tard, rien n’a changé. Ou presque. Pas de plan miracle, pas de bouleversement stratégique, Malo reste fidèle à ce qui a fonctionné. “Je vais faire comme l’an passé : prendre les coups un par un, m’amuser à table, et rêver, forcément, de faire aussi bien.” Et pour l’instant, tout se passe comme dans un rêve. En plein milieu de notre échange, le natif de Liffré (Ille-et-Vilaine) se retrouve engagé dans un gros pot. Son adversaire tente de glaner le pot à la river, mais se heurte à une relance à tapis de Malo. En face, ça fold sagement.  "Si tu veux rester ici, tu peux", me lâche-t-il en souriant.

Cette année, Malo revient avec plus d’outils, plus de recul, et un vécu bien différent. "Après la perf’ de l’an dernier, j’ai repris le grind en août. J’ai connu une super dynamique pendant plusieurs mois." Jusqu’au retour brutal de la variance. Comme souvent, elle frappe quand on s’y attend le moins. "J’ai eu une petite période compliquée, moral en baisse. Ç'a été dur pour moi de redescendre sur terre après avoir ressenti tant d'émotions."

Heureusement, Malo s’est accroché. Avec le soutien de ses proches, de sa team Aim The Millions et des amis performants comme Corentin Soulier, il a retrouvé la confiance au meilleur des moments. "Aujourd’hui, je me sens au top. L’objectif, c’est de jouer mon meilleur poker, rester flexible, m’adapter aux profils et pourquoi pas aller encore plus loin cette fois. On est quand même là pour gagner, non ?" - VictorP

Ployet en vos rêves

Vincent Ployet
Si, comme nous, vous rejoignez le Paris depuis le Horseshoe en passant par les coursives réservées au staff et aux croupiers (eh ouais, on connait les raccourcis pour éviter la foule) (ND Benjo : si vous n'êtes pas du staff, n'essayez pas cette astuce, vous aurez des problèmes avec la sécu), vous tomberez immanquablement face à face avec Vincent Ployet, installé pile dans le coin de la zone Silver. Il faut dire qu'avec ce beau pull floqué "Winamax", celui qui a décroché son package pour Vegas sur nos tables online a tout fait pour se rendre visible. Pourtant, le online, ce n'est pas exactement son terrain de prédilection.

"Non, je joue très peu en ligne, précise-t-il. Et que je joue, c'est plutôt autour de 20 €, 50 € max." Ce qui ne l'a pas empêché de tenter sa chance sur l'un de nos satellites dominicaux à 250 €. "En fait, j'avais déjà prévu de venir à Vegas, tout était déjà prêt." Sauf le ticket d'entrée à 10 000 $ pour le Main Event, qu'il n'avait encore jamais disputé malgré "six ou sept" venues à Las Vegas. Deux tentatives ont été la bonne pour s'offrir le droit de jouer le plus beau tournoi du monde, qui lui a donc coûté 500 € "seulement".

"En fait, je joue de plus en plus dernièrement, ajoute Vincent. J'ai l'habitude de jouer en live pour 1 000 € ou moins. Je vais faire quelques EPT, des festivals TexApoker à Gujan aussi. C'est à côté de chez moi, j'habite à La Rochelle." Une envie de passer à la vitesse supérieure qui se traduit par la prise d'un coach. "Vous le connaissez bien je crois chez Winamax, c'est Nicolas Vayssières. On est de la même région, on se connait depuis pas loin de quinze ans.- Flegmatic

Statistiques, anecdotes et citations à la con

Daniel Riolo
  "J'ai commencé à taper la tchatche à un mec en pensant que c'était Daniel Riolo. Il m'a répondu 'Sorry dude, I don't speak your language...'" - Signé : un reporter de l'équipe Winamax qui n'a pas tout à fait les yeux en face des trous. Par sympathie pour lui, on vous épargne la photo qui accompagnait ce message. (ND Benjo : pour le coup, le reste de la rédac trouve une certaine ressemblance entre l'animateur du RMC Poker Show et le mec en question. J'édite donc cet article pour ajouter la dite photo et vous laissez vous faire une idée.)

Chien

On continue d'enrichir notre galerie canine avec ce "service dog" tout sage croisé au milieu des tables

WSOP 2025 : tous nos articles

Level 2 : surfer sur la vague

- 6 juillet 2025 - Par Flegmatic

Level 2 : Blindes 200 / 300 BB ante 300
Main Event 10 000 $ (Day 1D)

On the Moun again

Moundir

La nouvelle nous est parvenue via le chan WhatsApp du Team Winamax. Alors que l'on ne savait même pas qu'il venait d'arriver en ville, Moundir nous fait parvenir une photo de lui, tout sourire, posant avec une paire de Dames en main et une belle muraille de jetons devant lui. "Bon, ce n'est pas un tournoi Triton, commente notre WIP en chef, mais je prends quand même la gagne : premier sur 629 joueurs du Daily 200 $ ! PAWWWWW !" À la clé, un chèque de 17 000 $, trois jours après avoir posé le pied à Vegas, pour le troisième titre live de sa carrière. "Les cours avec Flavien, ça paie ! Bon et il faut pas mal de chance aussi…"

Rentré tardivement, avec 20 petites blindes, Moundir a trouvé un double up d'entrée, avant de se maintenir autour d'une moyenne qui ne dépassait que péniblement les 10 BB. "Après ça, je tombe à cinq blindes, mais je ne m'inquiète pas. Je double, je triple et je reçois une belle livraison d'un Ricain qui me met tout avec 10-4 sur un flop hauteur 10 quand j'ai Dame-10." Ce n'est qu'à 4h30 du matin que se constitue la table finale, que la Moun' aborde avec deux fois la moyenne (soit donc 20 BB si vous avez bien suivi). C'est un setup à trois left avec As-10 contre As-9 sur un flop As-10-9 qui ouvre définitivement au Français les portes de la victoire. Car derrière, le heads-up ne dure qu'une main : deux Dames contre Dame-8. "Et je n'étais pas très loin du doublé hier, ajoute-t-il. Sur le Daily 250, je termine 81ᵉ sur 1 137 en bustant sur une horreur avec deux As contre Roi-8 sur un flop hauteur Roi [il a fait le 8 river]." Un tournoi sur lequel un membre du Staff Winamax, Nima Azadeh pour ne pas le nommer, a par ailleurs terminé 6ᵉ pour 6 800 $.

Moundir Win Daily

Comme souvent, c'est au milieu d'un agenda personnel bien chargé que Moundir s'offre cette petite escapade à Vegas. "Je suis venu ici directement de Corée, où j'ai tourné l'émission Shaolin Master. Le principe, c'est sept personnalités qui se retrouvent pendant neuf jours dans un temple Shaolin, entre méditation et entraînement. Ce sera diffusé en deuxième partie de soirée sur M6, ils devraient l'annoncer prochainement. C'était intense comme expérience !"

Martin Jacobson

À l'image donc de son début de Vegas et de Main Event, puisque notre WIP a déjà trouvé le temps de se frotter à nul autre que… Martin Jacobson, lauréat de ce tournoi en 2014 et assis juste à sa droite. "Je l'ai call hauteur As !, attaque Moundir. Il a open et je me suis contenté de call avec AJ. Puis, il a envoyé trois barrels sur 9-2-9-10-2 et a montré... 35 !" Et hop, 80 000 jetons dans la poche au moment de profiter de la deuxième pause de la journée. - Flegmatic

Petit requin devenu grand

Loic Debregas

Il y a quatre ans, la communauté poker française découvrait Loïc Debregeas à travers la Top Shark Academy, qui lui a permis d’intégrer pendant un an le Team Pro Winamax. À travers cette aventure, cet ancien prof de maths a pu transiter vers une activité qui l’a toujours fait rêver : le poker professionnel. C’est grâce à ce contrat professionnel qu’il a mis les pieds à Vegas pour la première fois, il y a maintenant quatre ans, prenant part au Main Event, qu’il ne connaissait jusque-là qu’à travers son écran.

Depuis, Loïc a fait du chemin, s’imposant progressivement comme l’un des meilleurs grinders online français. Expatrié au Mexique, il passe son temps sur les tables virtuelles tout en développant une activité de coaching pour une plateforme de staking. À travers les réseaux sociaux, Winda partage ses sessions, ses émotions et ses résultats, avec quelques punchlines comme "les jiji la team", devenues des memes sur la toile.

Concernant ces WSOP, c’est principalement sur son terrain de chasse de prédilection qu’il a réalisé ses meilleures performances, terminant dans plusieurs top 50 en ligne. Au niveau du live, il résume ainsi : "Je suis content de mon jeu, même si je suis down malgré plein de petits ITM. En fait, j’en ai profité pour aller en cash game, pour travailler les tells et les bonnes adaptations que je peux trouver. "

Ces petits tips, il compte bien les mettre en pratique sur ce tournoi unique. Lors de sa deuxième participation, il atteignait la 812e position pour 25 000 $, un parcours qu’on lui souhaite de rééditer cette année… en poussant peut-être même le bouchon un peu plus loin. - Phil Anthropik

Trop plein d'émotions

Ilan Cukrowicz

"C’est mon premier Main Event, et en deux niveaux de jeu, je n’ai jamais vécu autant d’émotion au poker." Voilà comment Ilan Cukrowicz entame notre entretien, avant de nous expliquer ce qui a suscité tant d’exaltation. "Ç'a très mal démarré, je suis rapidement tombé à 22 000, avant de doubler en faisant un set over set." Pour son tournoi le plus cher jamais joué, Ilan investit émotionnellement son tournoi, et on ne peut pas le blâmer. Quand on s’assoit autour de la table du tournoi qu’on a toujours rêvé de jouer, on comprend que chaque perte de jetons peut faire sentir l’air frais de la sortie.

Cependant, le membre du Winamax Stream Gang connaît la musique : des tournois, il en a pas mal joué, et il sait comment ça peut se passer. Comme en début de festival, lorsqu’All-in Ilan terminait 29ᵉ d’un event à 3 000 $, ce qui lui a permis d’empocher 26 000 $. Depuis, le Parisien admet avoir tout blank, mais il reste encore une belle histoire à écrire, ici et maintenant. - Phil Anthropik

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