Toujours deux sans trois

- 12 juillet 2025 - Par VictorP

En terminant runner-up du 50 000 $ High Roller, au terme d’un heads-up haletant et riche en rebondissements, Alexandre Réard voit une nouvelle fois le troisième bracelet lui échapper de peu
Comme l’an dernier sur le 10 000 $ 6-max, le Français manque ainsi l’occasion d’inscrire une troisième ligne dorée à son palmarès et de devenir le premier tricolore à décrocher trois titres WSOP à Las Vegas
S’il passe tout près de signer le premier bracelet français de l’été, l’Avignonnais repart tout de même avec le plus gros gain tricolore de ces WSOP 2025, et son record personnel : 1,8 million de dollars
Event #88 : High Roller 50 000 $

Alexandre Reard
On n'avait pas encore écrit le récit du troisième sacre d’Alexandre Réard aux World Series of Poker, mais on y croyait très fort. Mais comme souvent dans ce jeu impitoyable, le scénario a basculé. Et le Français a finalement terminé runner-up du High Roller à 50 000 $. Comme l’an passé sur le 10 000 $ 6-max. En face, un adversaire coriace : Khoi Le Nguyen. Et au terme d’un heads-up tendu, haletant, c’est bel et bien le Vietnamien qui est venu briser les rêves de l'Avignonnais.

Le duel avait pourtant bien commencé. Réard prenait rapidement l’ascendant sur un 80/20 crucial : paire de 6 contre paire de 2, à tapis préflop. Il était couvert, mais remportait le coup pour s'envoler à 45 millions de jetons contre 30 pour son adversaire. Nguyen ne lâchait rien. Il revenait petit à petit, méthodiquement, jusqu’à repasser devant.

Puis est arrivé le tournant du tournoi. Flop 3-4-9. C-bet du Vietnamien, payé par le Français. Le turn ? Un 2. Cette fois, Nguyen envoie un parpaing. Alexandre réfléchit longuement, puis annonce tapis avec 4-5. Mais en face, le piège est parfait : 4-3. C'est snap call. Il reste quelques outs pour Alex : un 5, un 6 ou un As pour renverser le destin. Mais la river apporte un Roi. Réard tombe à deux blindes. Quelques instants plus tard, son tournoi s’achève. Une fin brutale. Une nouvelle deuxième place. Et une déception difficile à masquer.

Alexandre Reard
Car tout semblait réuni pour que ce soit la bonne. À dix joueurs restants, Réard pointait pourtant en bas du classement avec à peine 11 blindes. Mais fidèle à lui-même, il s’est accroché. D’abord en remportant un 70/30 face à Manuel Fritz (6-6 contre A-7), puis en éliminant Christopher Nguyen avec les As contre un 4-bet shove mal calibré. Résultat, une entrée en table finale avec le troisième plus gros tapis.

Mais alors qu’on attendait de le voir imprimer son rythme, c’est surtout Khoi Le Nguyen qui s’occupait de faire le ménage. Réard signait une seule élimination, celle de Vinny Lingham en 5e position, avant de se retrouver face à un adversaire visiblement intouchable. Et malgré un heads-up accroché, ce dernier aura finalement eu le dernier mot.

Alexandre Reard
Avec sa supporter numéro 1, Aurélie Réard

À la sortie, le Français gardait le sourire, même si la frustration était bien là. “Je suis forcément un peu déçu”, confie-t-il au micro de Winamax. “Mais il faut savoir relativiser, et ne pas oublier que j’ai été short durant un long moment dans ce tournoi. Et je n’oublie pas tout ce qu’ont fait les Français pour moi durant ce tournoi. Le rail tricolore est incroyable, une ambiance que peut-être seuls les Français sont capables de mettre, et c’est super pour le poker français.”

Malgré la défaite, le parcours d'Alexandre Réard reste immense. Certes, le troisième bracelet attendra. Mais à ce rythme-là, le trophée finira forcément par lui (re)tomber dans les bras...

Photos : l'ambiance (survoltée) en finale

Alexandre Reard

Alexandre Reard

Alexandre Reard

Alexandre Reard

Alexandre Reard

Alexandre Reard

Alexandre Reard

Alexandre Reard

Alexandre Reard

Alexandre Reard

WSOP 2025 : tous nos articles

Godard, c'est pas du cinéma

- 6 juillet 2025 - Par VictorP

Un Français inconnu de nos services se révèle à Las Vegas, avec une troisième place sur le PokerNews Deepstack Championship (149 601 $ de gains)

Nicolas Godard
Arrivé à Las Vegas dans la peau d’un parfait inconnu, Nicolas Godard ne pensait sans doute pas vivre un départ aussi marquant pour son tout premier séjour à Sin City. En quelques jours seulement, le Français de 29 ans s’est frayé un chemin jusqu’en finale du PokerNews Deepstack Championship à 600 $, terminant à une superbe 3e place pour 149 601 $. De quoi faire parler de lui dans les couloirs du Horseshoe, même s’il peine encore à réaliser pleinement ce qu’il vient d’accomplir. “Sincèrement, pour moi, c’était un tournoi de cartes comme un autre. La seule chose que je regrette un peu, c’est d’avoir terminé 3e au vu du niveau de mes deux derniers adversaires.”

Pas de fausse modestie, juste cette frustration que seuls les compétiteurs comprennent, celle d’avoir échoué à deux marches du bracelet et des 302 000 $ promis au vainqueur. Car dans son esprit, il était capable d’aller au bout. Ce coup d’éclat, pourtant, n’est pas un simple feu de paille. Il est le fruit de dix années d’un parcours marqué par la passion, les hauts et les bas, et une détermination qui n’a jamais flanché.

Nicolas Godard
C’est dans un petit club associatif à Limoges que tout a commencé. Le week-end en live, la semaine online, il découvre les premières joies du grind… et de ses premières galères. À mesure que son niveau monte, Nicolas rêve plus grand. Jusqu’à tenter l’aventure professionnelle. Un choix assumé, mais semé d’embûches. “J’ai connu des périodes de grosses montagnes russes. Je pouvais monter une roll à 20 000  €… et me broke quelques mois plus tard.” Les revers s’enchaînent, les coups durs aussi. À plusieurs reprises, il redescend sous la barre des 1 000 €, sans jamais abandonner pour autant. Il le sait : malgré la variance, malgré les doutes, il n’a jamais vraiment envisagé une autre voie que celle du poker.

Depuis, quelques années se sont écoulées, et les choses ont évolué. Marié fin 2024, récemment installé au Vietnam avec sa femme et leur enfant, Nicolas a trouvé une forme de stabilité. Moins de temps pour jouer, forcément, mais suffisamment pour reprendre le grind online en début d’année, remonter une belle bankroll, et s’offrir ce voyage à Vegas qu’il attendait depuis longtemps. Avec, en point d’orgue, le Main Event des WSOP, qu’il dispute pour la première fois de sa carrière. “C’est génial de pouvoir jouer ce tournoi. D’autant plus quand tu le joues sans pression, sans peur de se broke à nouveau.”

Un luxe qu’il peut s’offrir grâce à sa perf, mais aussi grâce à cette maturité acquise au fil des années. Et même si le tapis de jetons devant lequel il est assis n’a rien d’impressionnant, Nicolas reste lucide. “L’objectif, c’est de bag, évidemment. Mais ce genre de tournoi se joue sur la durée. On a tellement de temps.” Du temps, et maintenant aussi un peu d'expérience, pour peut-être terminer en beauté des WSOP qu'il n'est pas prêt d'oublier...

WSOP 2025 : tous nos articles

Victoire de Giuseppe Zarbo sur le Summer Celebration !

- 5 juillet 2025 - Par Benjo DiMeo

Le plus Français des Italiens fait enfin vibrer le rail tricolore jusqu'au bout
Event #80 : Summer Celebration 800 $


Giuseppe Zarbo
Ce n'est pas le premier bracelet français de l'été.. mais c'est tout comme : depuis plus de quinze ans, l'Italien Giuseppe Zarbo a fait de l'Hexagone sa terre d'adoption, et de la communauté des joueurs tricolores sa famille de cœur. C'est donc devant un rail fourni et en délire que l'amateur a remporté ce soir, peu après minuit, sa toute première finale WSOP, sur le Summer Celebration, un tournoi à 800 dollars l'entrée ayant attiré un field titanesque de 7 078 inscrits.

Un bracelet, un énorme demi-million de dollars... et assurément un sommet de carrière pour ce récréatif très aguerri. Giuseppe (qui, au passage, a insisté pour porter le logo Winamax en table finale !), n'aura guère le temps de fêter ce sacre dès ce soir : il tient à entamer le Day 1D du Main Event dès midi, sans "late reg". C'est à ce moment qu'il nous donnera ses impressions, et que nous dévoilerons la tonne de chouettes photos prises par Caroline Darcourt. 

Giuseppe Zarbo
Allez, tout de même, une petite réaction à chaud en attendant de faire le bilan plus calmement...

"Franchement, je me suis régalé ! Ça s'est fait petit à petit. D'abord, j'ai joué les paliers, j'ai regardé les stacks. Et après, j'ai pris des risques, mais sans jamais me mettre vraiment en danger. Le heads-up, j'ai bien joué, j'ai déroulé. Et le public m'a galvanisé !"

"Le bracelet, en soi, ce n'est pas ça qui comptait le plus. C'était vraiment la victoire que je voulais. C'était ma toute première finale WSOP. Je l'ai dit tout à l'heure : quand je fais une finale, je vais jusqu'au bout ! Je n'avais même pas regardé combien il y a pour la première place..."

Bravo, et à très vite !

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'Un bon petit échauffement'

- 2 juillet 2025 - Par Flegmatic

Allan Tirel passe de peu à côté de la dernière journée du Mini Main Event, mais encaisse tout de même 146 740 $ pour sa belle 7ᵉ place sur 10 794 joueurs
Amateur éclairé passé professionnel, il signe la plus belle perf' de sa carrière en live
Event #75 : Mini Main Event 1 000 $ (Day 2)

Allan Tirel

On ne va pas se le cacher, lorsque nous avons vu la densité de Français au sein du Top 50 de ce Mini Main Event, ne pas en voir au moins un prendre place autour de la table finale aurait été une immense déception. Au final, après les éliminations successives de Grégory Fournier (41ᵉ), de notre dernier qualifié Winamax Antonio Guerrero (35ᵉ), de Clément Bonnant (17ᵉ) et du Champion WSOP Thomas Cazayoux (14ᵉ), c'est probablement celui que l'on attendait le moins de notre ultime Club des 5 qui se retrouve propulsé en TF, en la personne d'Allan Tirel. Mais si nous avions volontiers sous-estimé ce dernier, c'est simplement parce que nous ne le connaissions pas suffisamment. Car celui que nous prenions pour un amateur éclairé est devenu au fil des années un professionnel aguerri.

"Je ne fais plus que du poker, nous a-t-il précisé. Ou plutôt, je partage mon temps entre ça et du trading de cryptos." Et si jamais son nom ou son visage vous sont inconnus, c'est normal : Allan est un joueur online avant tout. "J'ai pas mal fait le circuit en 2015/2016, mais maintenant, je suis à fond sur le online. Je lance mes quinze tables chez moi, je suis bien. Je joue exclusivement sur le .com, tout ce qui est à 200 et moins et, de temps en temps, des 500/1 000 en passant par des sats. En fait, le live, j'aime bien ça, mais chaque deep run me fatigue énormément. Et à l'arrivée, chaque élimination est hyper frustrante. D'ailleurs, si tu prends ma page Hendon Mob, j'ai beaucoup de demi-finales [dont une 18ᵉ place sur le Crazy Eights à 888 $ en 2019, NDLR]. Donc là, c'est en quelque sorte mon one time en live."

Table Finale Mini Main Event

Le rail était copieusement garni.

Un one time qui l'a porté jusqu'en 7ᵉ place, pour un gain tout ce qu'il y a de plus enviable de 146 740 $. Ce, après avoir attaqué la finale en neuvième position sur dix, avec huit petites blindes, et alors que la moyenne tout au long du Day 2 est restée contenue entre 15 et 20 BB. "Je n'ai jamais été super bien dans ce tournoi, enchaîne Allan. Sauf peut-être à 25 left, où je ne devais pas être loin du chiplead. Mais la structure est tellement rapide qu'il suffit de quelques orbites card dead, de quelques petits coups perdus, pour redescendre très vite. Je n'ai jamais eu la dynamique pour m'élever très haut, très longtemps." On pourrait presque dire qu'Allan a maximisé son potentiel sur ce tournoi, avant un dernier coup anecdotique : neuf dernières blindes envoyées UTG avec KJ et qui ne peuvent rien faire contre le AK de Vazdim Lipauka.

"Ce qui est fou, c'est que je ne devais même pas venir à Vegas cet été !" Tiens donc, on ne nous l'avait encore jamais faite celle-là. "En fait, je n'étais pas prêt à venir et à lâcher 30K, mais c'est Alban, un de mes potes, qui m'a chauffé. Il a gagné quatre packages online, donc ça m'a motivé à faire pareil. J'ai passé les steps un à un et j'ai fini par décrocher le mien aussi." Mais pas question pour autant de se brûler les ailes : Allan choisit de venir une semaine seulement avant le Main Event, et de se concentrer dessus. "Ce Mini Main Event, depuis le début, je l'ai considéré comme un échauffement, une manière de toucher des cartes avant le Main, de rentrer dans le délire."

Katie Lindsay - Allan Tirel

Aux côtés de Katie Lindsay, éliminée juste avant lui en 8ᵉ place, sur une confrontation inévitable entre son Roi-Dame et la paire d'As de Martin Kabrhel.

Un délire auquel il finit par prendre goût, avant de le prendre au sérieux. "J'étais quand même venu préparé ici, tient à préciser Allan. J'avais prévenu mes potes d'ailleurs, mais eux me disaient 'Tu vas jouer trois tournois, de quoi tu parles !'. À l'arrivée, je suis très content de la façon dont j'ai joué. Ça fait plaisir de voir que le travail paie. Bien sûr, j'ai dû beaucoup chatter pour aller jusque-là, mais je suis confiant pour la suite. On va se revoir sur le Main !" On y compte bien, à partir du Day 1D, après trois jours de repos bien mérités. "J'ai des amis qui arrivent entre demain et vendredi, dont un qui fait son premier Vegas. Ça va être sympa de passer un peu de temps ensemble." Avant donc de transformer l'essai dans le grand bain ? Car cette fois, il ne sera plus question d'échauffement.

Martin Kabrhel

Véritable épouvantail d'une table finale démarrée en tant que chipleader avec 57 blindes, Martin Kabrhel a fait le taff et le show devant un public qui réagissait à la moindre de ses frasques. C'est ainsi lui qui s'est occupé de sortir Christopher Davis (9ᵉ) et Katie Lindsay (8ᵉ). Sa marge de manœuvre s'est réduite par la suite pour avoir fait doubler plusieurs short stacks, mais avec 33 BB, soit le deuxième tapis des cinq derniers finalistes, une expérience monstre et au moins autant de roublardise, l'homme le plus controversé (pour ne pas dire haï) du circuit aura une chance en or de mettre la main sur son quatrième bracelet, qui serait le premier à Las Vegas, ainsi que le pactole de 843 140 $ à la gagne.

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'9 BB, ma zone de confort !'

- 30 juin 2025 - Par Benjo DiMeo

Un joueur d'Expresso deep run son premier tournoi WSOP ! Une épreuve turbo et surtout pas deep, bref : Kentin Lopez est dans son élément
Event #67 - Gladiators Of Poker 300 $ (Day 2)

Avant le coup d'envoi du Day 2 de l'épreuve la moins chère des WSOP, le Gladiators à 300 dollars, on avait fait le calcul : parmi les 812 rescapés d'un field initial de 24 629 inscrits (c'est un record), seulement 30 % possédaient un stack supérieur à 20 BB !

C'était une évidence : un massacre se préparait. Étant réfractaires à la vue du sang, on est donc restés à l'écart quelques niveaux, le temps que le service de ménage nettoie les flaques d'hémoglobine et empile les corps dans les chambres froides prévues à cet effet, loin de notre vue.

17 heures 30 : bon, le tournoi a repris depuis plus de six heures, il serait temps de s'y intéresser, tout de même... L'hécatombe annoncée a eu lieu : il ne reste déjà plus que 100 joueurs ! Et elle se poursuit sous nos yeux. Il n'y a pas une minute qui passe sans qu'un croupier s'écrire "payout !", le signal bien connu indiquant qu'un joueur va passer à la caisse.

De 25 000 joueurs à moins de 100 en une journée et demie de jeu : sur le Gladiators, on ne fait pas dans la dentelle. Les blindes ont déjà atteint 150 000 / 300 000. Sur une épreuve à 1 000 ou 1 500 dollars, à ce stade on en serait seulement à 4 000 / 8 000, grand max. Ici, la moyenne dépasse péniblement les 20 BB...

Et les Français, alors ? Ils sont forcément très nombreux à avoir été emportés par le tourbillon. On en comptait 24 sur la ligne de départ du Day 2... Ils ne sont plus que deux. C'est déjà pas mal !

Kentin
Kentin Lopez attire mon regard le premier, la faute à la casquette Winamax. Il l'a probablement obtenu de mes collègues à son arrivée à Las Vegas : Kentin fait partie des 10 joueurs de club qualifiés pour le Mini Main Event via Wina. Le membre de Caen Poker est censé jouer le Day 1B... mais qui sait : peut-être qu'il ne sera pas dispo demain, occupé qu'il serait à disputer la finale du Gladiators...

On s'avance un peu : pour l'instant, Kentin pointe à 9 blindes au retour de la pause-dîner. "C'est ma zone de confort !" rigole-t-il. Le jeu turbo avec peu de blindes, il connaît en effet très bien : en ce moment, il ne joue qu'en Expresso. "J'ai longtemps grind les MTT", explique-t-il, "mais j'ai fini par en avoir marre." Donner une chance aux Sit&Go turbo à jackpot lui a permis de retomber amoureux du jeu. "Je redécouvre le poker, c'est le kif !", dit-il en ajoutant qu'il a récemment rejoint l'écurie Spin Elite. "Je traverse une période de chômage. Le projet actuel, c'est de réussir la transition vers le poker."

Arrivé à Vegas il y a quelques jours, Kentin n'a pas perdu de temps avant de signer un ITM à l'Orleans. Derrière, le Gladiators devait lui servir d'échauffement avant le Mini Event... sauf que l'échauffement s'est transformé en un vrai match de Coupe d'Europe : le voilà dans le top 0,5 % de ce tournoi mastodonte, assuré d'un gain de 4 300 dollars !

"Y a pas de secret, il faut run sur ces tournois", relativise Kentin. "Ça peut aller très vite, dans un sens ou dans l'autre." Aucune de ces perspectives ne semble l'effrayer : nous avons affaire à un joueur zen, content de perfer dès son premier Vegas. "Et sur la première bullet !" La précision n'est pas anodine.

Philippe
Le deuxième rescapé Français se nomme Philippe Lucas, il est à la table d'à côté avec un stack similaire, juste en-dessous des 10 BB... Le vidéaste BonjourBaptiste me dit qu'il est membre du Paname Poker Club. Affaire à suivre...


Ils ont sauté aujourd'hui (liste non exhaustive) : Michel Akrich (168e), Ilan Boujenah (273e), Baptiste Audoli (387e), Alexandre Servies (695e)...

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