La logorrhée de William Kassouf s'arrête en 33ᵉ place (300 000 $)
Les 32 joueurs restants, les organisateurs (et une bonne partie de la commu) poussent un grand "ouf" de soulagement
Level 33 : Blindes 200 000 / 400 000 BB ante 400 000
Main Event 10 000 $ (Day 7)
Aujourd'hui, le cirque Kassouf a démarré dès le shuffle up & deal ou presque. Prenant un temps infini avant d'agir, il s'est fait "timer" un nombre incalculable de fois, jusqu'à ce que Jack Effel en personne, directeur du tournoi et co-président des WSOP, intervienne pour le pénaliser. Bien entendu, cela n'a fait qu'amplifier le volume sonore, l'ancien avocat se plaçant dans la position de la victime, plaidant son cas en continu à qui (ne) voulait (pas) l'entendre. Pendant ce temps, un nombre croissant de spectateurs envahissait le rail télévisé, alors que sur PokerGO, les commentateurs se lamentaient de devoir subir un tel supplice auditif, en même temps qu'une action fortement ralentie… tout en se félicitant d'audiences au beau fixe.
C'est tout le paradoxe Kassouf. Un "personnage" comme le poker serait en droit d'en demander, mais qui a la capacité unique de détériorer l'expérience de jeu de ses adversaires. Un clown triste se comportant régulièrement de façon odieuse avec les superviseurs, tout en fédérant une gigantesque masse curieuse autour de lui. Dans le monde qui est le nôtre, ce sont les joueurs comme Kassouf qui génèrent clips, commentaires et réactions en tous genres. Les WSOP ont-ils besoin d'une telle publicité ? Toujours est-il que tout au long de cette journée qui a vite tourné au ridicule, ils ont semble-t-il laissé faire un Kassouf qui n'a fait que sombrer, minute après minute, dans une spirale autodestructrice. Son dernier tour de pénalité, encaissé alors qu'il n'avait plus que onze blindes, a sonné comme un chant du cygne. Un chant que ses derniers adversaires ont entendu comme étouffé, à cause, ou plutôt grâce, aux bouchons d'oreille fournis par Adam Hendrix au retour du dinner break.Car s'il faut parler un minimum de poker dans cet article, et contrairement à ce qu'il a bien souvent laissé entendre, le Britannique n'a eu que trop peu de véritables décisions à prendre aujourd'hui. Short stack de la première main de son Day 7 à son élimination, il a trouvé plusieurs double ups pour poursuivre la mascarade un peu plus longtemps. Sa dernière main, il la joue en poussant une paire de 7 en small blinde pour moins de sept blindes. Après avoir ouvert au cut-off, Kenny Hallaert paie avec K
5
et passe devant en trouvant un Roi au flop. Applaudissements à table, quelques "Goodbye!" qui s'élèvent des tribunes : le show Kassouf est enfin terminé ? Pas tout à fait.
"Tu es un joueur pro et tu paies mon 3-bet avec Roi-5 ? C'est honteux, tu es pathétique," a lancé Will Kassouf au Belge en guise de derniers mots. Il faudra de nouveau l'intervention du superviseur pour lui faire quitter le plateau télévisé, non sans que le Britannique se fende de trois révérences à destination de son public et ne donne un dernier simulacre d'interview (interminable, cela va sans dire) à une Natalie Bode incapable d'en placer une, ne pouvant faire mieux que tenir le micro. Escorté hors du Horseshoe par des agents de sécurité, il est dans la foulée exclu des WSOP, pour ce qu'il en reste. Pathétique. Nous n'aurions pas dit mieux.
Les dernières éliminations
33e : William Kassouf (UK) 300 000 $34e : Adrien Zychowski (France) 300 000 $
35e : Chad Power (USA - photo) 300 000 $




