Level 8 : Blindes 600 / 1 200 BB ante 1 200
Main Event 10 000 $ (Day 2ABC)
Tout schuss
Déjà auteur d’un Day 1A ultra-convaincant conclu avec 134 000 jetons, Sam Jakubowicz – vainqueur de la Team Pro Experience – s’est présenté au Day 2 avec l’un des plus gros stacks français. Et visiblement, le Montpelliérain n’avait pas prévu de lever le pied. En cinq heures de jeu, le voilà propulsé à 430 000 jetons, soit à portée de tir du chipleader, qui pointe actuellement à un demi-million. “C’est indécent. Il y a tout qui passe. Ma table était magnifique”, sourit-il, tout juste transféré dans la salle principale du Horseshoe.
“Il y avait juste un bon reg à la table, mais à force de perdre tous les coups contre moi, je crois qu’il a fini par en avoir marre.” Avec une moyenne de près de 100 000 jetons accumulés à chaque niveau joué, difficile de ne pas savourer. “Forcément, je suis très content. Maintenant, il faut que ça tienne sur la durée.” Heureux, mais lucide, Sam pense déjà à la suite. "Garder un bon stack à la bulle pour pouvoir mettre la pression aux shorts.” On ne peut que valider la stratégie. Mais attention tout de même à ne pas se brûler les ailes en plein vol… - VictorP
Fares aux affaires
Avec une collection de drapeaux exotiques, la première question qui nous brûle les lèvres quand on interroge Hassan Fares, c’est : d'où vient-il réellement ? "Je suis Français, mais je vis au Sénégal où j'ai des affaires." Le parcours dans le poker du tricolore expatrié a commencé sur un WPT Barcelone en 2008, où il avait fait une entrée en matière très honnête, puisqu'il termine 10e de son premier tournoi. Comme vous l'avez compris, Hassan fait partie de ceux qu'on considère aujourd'hui comme l'ancienne génération du poker, mais qui n'est pas dépassée pour autant, comme en témoignent des résultats récents glanés à Marrakech ou Monaco.
Malgré un certain vécu sur le circuit, Hassan a attendu l’après-Covid pour venir à Vegas pour les WSOP, jouant ici son 2e Main Event. Après avoir terminé la journée inaugurale avec 76 000 jetons, le résident sénégalais a su faire fructifier son capital pour atteindre 200 000 jetons lors de notre passage, en éliminant notamment Luc Greenwood dans un spot avec deux Rois contre la paire de Dames du Canadien, pour passer à 200 blindes. Une très belle progression qu'on lui souhaite de poursuivre. - Phil Anthropik
Un choix mûrement réfléchi
Il est le premier, et a priori, le seul joueur français à avoir choisi d’arriver sur ce Main Event en late reg au Day 2ABC. Un choix stratégique parfaitement assumé par Fabien Perrot, joueur amateur éclairé et membre de la team belge Poker One, fondée par Damien Huppé, et dont fait également partie Aliosha Staes, récent vainqueur du WPO Bratislava. “C’est une vraie stratégie de ma part. J’avais deux options : soit rentrer en late reg sur le Day 1C, soit attendre aujourd’hui.” Et ce qui a fait pencher la balance ? “Mon état émotionnel et physique. Je me suis dit que profiter de journées de repos supplémentaires serait la meilleure option.”
Si l’idée était bonne sur le papier, elle ne s’est, pour l’heure, pas traduite par un départ fulgurant. Son stack a déjà connu quelques secousses en ce début de Day 2. Mais Fabien garde la tête froide. “J’ai vraiment zéro pression. Je suis ultra-zen.” Il faut dire que ce Vegas 2025 lui sourit particulièrement. “Je suis arrivé il y a deux semaines. J’ai dû faire une vingtaine de tournois, et j’ai réussi à en ITM huit”, confie-t-il, sourire aux lèvres. Un ratio que beaucoup envieraient, quand la norme entendue sur le Strip reste souvent : “J’ai joué 40 tournois pour 2 ITM.” Pas lui. Alors aujourd’hui, pour son énième Main Event, l’objectif est ‘simple’. “Bag ce soir, jouer mon A-game, réussir à me détacher de l’enjeu.” Et il s’est donné toutes les chances pour y parvenir : “Je suis arrivé préparé mentalement, physiquement et psychologiquement.” - VictorP
Makaci suit le rythme
En possession de 500 jetons supplémentaires par rapport à son début de journée, Franck Makaci suit le rythme d'une chanson d’un artiste homonyme : doucement. Mais le Francilien s'en accommode très bien. "Dans ce tournoi, l'idée, c'est la survie. On n’est pas pressé, le tournoi dure 10 jours." Avec un sourire jusqu’aux oreilles, Franck est d’abord content de retrouver le Main Event après deux éditions sans pouvoir y participer. Jouant de temps en temps au Club Charron ou au Club Barrière, il affectionne par-dessus tout les gros festivals du circuit, comme les EPT ou les WSOP. Il y a deux ans, c’est lors d’un voyage à Sin City que cet entrepreneur de 48 ans signait sa plus belle performance, en terminant 8e d’un 10 000 $ au Wynn pour la coquette somme de 326 000 $.
Mais son vrai kiff, c’est le Main Event. "C’est le plus beau, alors ne te fie pas au tapis, retiens juste ceci : je ne lâcherai rien", dit-il avec entrain. Avec un mental de guerrier acquis au travers de son activité de chef d’entreprise dans l’IT, Franck est plus déterminé que jamais. Avec une trentaine de blindes devant lui, il a encore de quoi se battre. - Phil Anthropik
Statistiques, anecdotes et citations à la con
Alors que près d'un tiers des 2 946 joueurs au départ de ce Day 2ABC ont déjà pris la porte aujourd'hui, quatre tricolores supplémentaires sont tombés au champ d'honneur lors de ce huitième niveau : Anthony Dery, Fabien Gun, Mimoun Bendavid et Thibault Klinghammer. Selon notre recensement maison, ils sont encore 61 Bleus en lice.
"Ah donc c'est toi qui fais Caroline Darcourt aujourd'hui ?" Si l'auteur de ces lignes avait reçu 3 333,33 $ à chaque fois qu'il avait entendu cette phrase, il serait probablement en train de s'inscrire pour late reg ce Main Event au Day 2D.




