Level 3 : On en connaît qui Phil un mauvais coton

- 4 juillet 2025 - Par Benjo DiMeo

Level 2 : Blindes 150 / 300 BB ante 300
Main Event 10 000 $ (Day 1B)

L'entrée de Phil Hellmuth était complètement foireuse (comme à chaque fois)

Phil Hellmuth
Ha, la fameuse entrée tardive de Phil Hellmuth sur le Main Event... Depuis 2006 ou 2007, elle se veut spectaculaire, unique, divertissante : un petit happening costumé que viendrait chaque année nous concocter le recordman et showman des WSOP, afin de bousculer la torpeur propre au Day 1.

Ça, c'est sur le papier... en pratique, le numéro a tout d'un vrai moment cringe. Deux minutes de gêne absolue durant lequel on éprouve plus de peine qu'autre chose envers l'Américain. Tenue cheap achetée 30 balles sur Amazon, chorégraphies répétées à l'arrache deux minutes avant d'y aller, défaillances techniques... On veut bien avouer qu'à la fin des années 2000, ce bazar a pu nous amuser. L'arrivée en costume de Jules César, par exemple (2008, je crois ?), affalé sur un plateau porté par des éphèbes en tenue d'esclaves : OK, c'était drôle, avec la dose d'auto-dérision qu'il faut.

Phil Hellmuth
Mais là, cette entrée qu'on nous avait vendue sur le thème "AC/DC", ce n'était ni fait ni à faire. Un blouson de cuir et une perruque en plastique ne suffisent pas pour donner le change : cela conviendrait bien pour parodier Motley Crue à la limite, mais ça n'a strictement rien à voir avec le fameux combo short/costume d'écolier d'Angus Young. Et Google Images, c'est pour les chiens ? En plus, au lieu de la chansonnette promise ("Highway to Hellmuth", pas bête), on a eu droit à... un silence consterné. Le micro était en carton ! Et dès qu'il en a eu marre de la pantalonnade (qui s'est achevée en table TV, où évolue Leo Margets, avec Daniel "Jungleman" Cates et 17 mannequins brandissant des pancartes pour nous rappeler le nombre de bracelets gagnés), Hellmuth s'est aussitôt barré : pas pressé de jouer, il devrait faire son retour après la pause-dîner. À tout prendre, on préfère encore Martin Kabhrel. Au moins, lui n'a pas besoin de déguisements pour qu'on le remarque. - Benjo

Le smile en toutes circonstances 

Robin Gerard
Tenter d’interrompre Robin “Chovekipeu” Gérard pour lui parler sur ce Day 1B du Main Event des WSOP, c’est un peu comme vouloir couper un homme politique en plein débat : inutile d’essayer, ça ne marchera pas. Du moins, ça prendra le temps que ça prendra. Finalement, il aura fallu qu’il passe (enfin) une main pour que je m’approche de lui et qu’il me lâche quelques mots sur son début de séjour à Vegas. “Ce n’est pas compliqué : j’ai joué trois tournois, et je n’ai jamais passé le start”, lâche-t-il, mi-figue, mi-raisin. Car oui, 2024-2025 n’a rien eu d’une promenade de santé pour Robin, qui admet avoir “fait l'une de ses pires années en live”. Et pourtant, paradoxalement, c’est ici, à Vegas, qu’il se sent au top. “C'est assez bizarre, parce que je suis détendu, serein, alors que ça pourrait être l'inverse au vu de l'année que j'ai passée." 

Cette forme mentale, Robin la doit peut-être à autre chose qu’aux good vibes de Sin City. Depuis plusieurs mois, il a intégré Pure Poker, et reçoit des coachings de haut vol par deux pointures belges : Michaël Gathy (4 bracelets WSOP) et Thomas Boivin (plus de 8 millions de gains recensés sur Hendon Mob). “J’apprends beaucoup, mais tout ça demande du temps. Et pour que ça paye, il faut du volume.” Robin en est conscient : une cinquantaine de tournois sur l’année, ce n’est pas assez pour se faire une idée de son niveau. “Je sens que j'arrive à un moment où je dois réussir à mieux structurer ma vie, équilibrer online et live.” Malgré les galères, Robin garde, comme à son habitude, le sourire. Parce que le plaisir, lui, est toujours là. Parce que la roue finit (toujours) par tourner. Et parce que quand on le voit aussi vivant à table, on se dit qu’elle ne devrait plus tarder... VictorP

Jet lag strategy

"C’est un miracle si je suis encore là", raconte Fabrice Maltez pour justifier d'être encore présent avant la pause-dîner du Day 1B. "J’ai fait deux énormes folds dans les 30 premières minutes de jeu avec les Rois. La première fois, je paie un 4-bet et deux salves sur le flop et le turn, et je décide de fold river quand il m’envoie un parpaing sur un baby board. Il m’a montré les As. La deuxième fois, c’est la même chose sur un board hauteur Dame, et il me montre deux Dames." Après ce départ des enfers, Fabrice perd plus des deux tiers du tapis initial de 60 000, mais se réconforte à l’idée d’être encore présent. "Si c’était un autre tournoi, il y a moyen que je sois déjà dehors."

Fabrice Maltez
Dépendant de son rythme de travail dans l’immobilier, Fabrice est arrivé hier à Sin City pour entamer son Main Event aujourd’hui. Un choix audacieux quand on sait qu’il reste encore deux jours pour s’inscrire, avec la possibilité supplémentaire de pouvoir s’enregistrer jusqu’au début du Day 2. Il justifie cependant ce choix par la volonté de pouvoir pleinement se reposer avant le Day 2 pour poursuivre au mieux son parcours. Une option qui peut s’entendre, puisqu'avec une structure aussi deep, c’est plus ou moins 70 % du field qui passera au jour suivant.

Avec un boulot ultra-prenant, Fabrice sélectionne les festivals auxquels il participe, privilégiant le circuit EPT sur lequel il a pas mal perfé en 2024, accrochant une 4e place sur un side event pour 110 000 € à Barcelone en août dernier. La distance et son emploi du temps ont relégué Vegas au second plan pendant quelques années. "C’est la deuxième fois que je joue le Main Event. La dernière fois que je suis venu, c’était il y a cinq ans : j’avais fait Day 3 et m’étais fait sortir avant l’argent." Souhaitons pour lui que sa stratégie pour la gestion du jet lag lui fasse passer ce fameux cut. - Phil Anthropik

Parmi les joueurs du Day 1B...


Niklas Astedt
Niklas Astedt est de retour sur les lieux du crime, un an après une finale qu'il a, c'est notre avis à la rédac, pas mal merdée sur la fin, le forçant à s'incliner en troisième place

Benjamin Souriau
Un pro des cash-games qui ne loupe jamais le Main Event : Benjamin Souriau

Marvin
Cela faisait un bail qu'on n'avait pas croisé Marvin Rettenmeier : l'Allemand semble péter la forme !

Michael Gathy
Le seul Belge avec plus de bracelets que Davidi Kitai, j'ai nommé Michael Gathy

Anecdotes, statistiques et citations à la con

1 058 : le nombre d'inscrits au Day 1B, recensé juste avant la pause-dîner (fin du Level 3). Bien plus que sur le Day 1B de l'an passé... et le Day 1A d'hier. 

Un premier bust dans le clan tricolore ? On nous rapporte que Rosalie Petit n'aurait pas tenu jusqu'au dîner. Affaire à suivre...

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