Après les grosses émotions de sa victoire sur le PLO Championship 10 000 $ l'an passé, Elie Nakache cherche à tout prix à rééditer l'exploit et à revivre un moment marquant sur ces WSOP
Event #66 : Pot-Limit Omaha Hi/Lo 8 or Better Championship 10 000 $ (Day 1)
L’an dernier, Elie Nakache nous avait régalé en allant chercher le deuxième bracelet français de l'été un peu à la surprise générale, sur le prestigieux PLO Championship 10 000 $ pour 1,3 million de dollars, alors qu’il connaissait à peine les règles deux ans plus tôt, après une prestation grandiose sur la table finale.
De retour sur la terre de ses exploits, notre frenchie ne connaît pas la même réussite cette année sur les Series. "J’ai déjà dû jouer une quarantaine de tournois, en comptant les re-entries, pour un seul ITM", avoue-t-il, pas très fier, avant d'ajouter que dans cette villa qu'il partage avec Rémi Murcia, Pierre Lewandowski, Clément Meunier et Mario Fata, c'est un peu la soupe à la grimace pour l'instant (si l'on excepte une belle 3e place de Mario Fata sur un event online).
Pas de sur-confiance ou trop de missplays, juste un manque de fluidité globale sur ses tournois que déplore celui qui a fait chanter la Marseillaise à un paquet de Français l’an dernier. "J’aimerais tellement revivre ces émotions", lâche-t-il simplement, pour décrire son envie d’aller à nouveau loin dans un tournoi.
La seule petite embellie de son été, pour le moment, c’est sa place payée sur le Shootout 1 500 $, où il a vaincu sa première table, avant d’être éliminé très rapidement sur la deuxième. "J’ai fait deux Day 2, mais sans rentrer dans l’argent. Il ne se passe rien, ce n’est pas forcément de la malchance, juste le simple bad run d’avoir toujours la deuxième meilleure main, de se faire 3-bet quand tu ne l’as pas anticipé, la variance invisible qui fait que tu dois te lever plutôt que d'éliminer un joueur."
Pour vaincre la frustration, et aussi parce qu’il a coché cela sur son programme, Elie se console en s’amusant sur les tournois qu’il joue. "J’avais une permission de trois semaines de ma femme pour venir à Vegas, j’ai donc choisi le moment où il y avait des beaux tournois de variantes où j’étais sûr de passer un bon moment." On l’a notamment vu sur le Dealers Choice 1 500 $, ou sur le tout nouveau PLO Double Board Bomb Pot. "Comme disait Daniel Negreanu, le pire dans les tournois de Hold’em, c’est l’ennui ", rajoute-t-il comme pour me convaincre qu'il préfère vraiment s'amuser que galèrer en no limit hold'em toute la journée.
Pour retrouver le goût d’aller loin dans un tournoi, Elie avoue qu'il aura quand même tout essayé, même le max late reg sur quelques tournois de Hold’em. "On ne sait jamais, des fois qu'on puisse deep run."
Aujourd’hui, il dispute l’un des tournois qu’il attendait le plus : le PLO Hi/Lo 8 or Better Championship 10 000 $ sur lequel il partage sa table avec deux légendes, Erik Seidel et Huck Seed. Et si c’était sur celui-là qu’Elie allait cash ?
Seul autre Français sur l'épreuve, le joueur en forme du moment, Nicolas Milgrom, qui lui aussi aimerait revivre les émotions d'un grand moment sur les WSOP. Pour Nicolas, ce n'est pas l'année d'après, mais le jour d'après. En effet, après avoir terminé 5e hier du BIG O pour 74 000 $, il est de nouveau très motivé pour briller sur ce 10 000 $ qui était compris dans son programme de tournois vendu sur Poker Stake. Et pour l'instant, tout se passe bien pour le franco-américain qui a connu un beau départ, tout l'inverse du BIG O où il avait perdu la moitié de son tapis prématurément sur le Day 1.
Comme on pouvait s'y attendre, de grands noms sont au départ d'un des plus beaux 10 000 $ de variantes du festival, avec déjà plus de 218 joueurs inscrits, dont un certain Phil Ivey, qui évolue à la table de l'épouvantail de ce début de Series, Benny Glazer, déjà vainqueur de deux bracelets cet été.





