Winamax

1 550 joueurs franchissent le Day 2ABC

- 8 juillet 2024 - Par Flegmatic

Jambes

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Day 2ABC - 3 349 joueurs / 1 550 restants (dont 40 Français) - Chipleader : Anthony Marsico (USA) 797 000
Day 1D - 5 014 joueurs / 3 823 restants (dont 138 Français) - Chipleader : Christopher Frank (Allemagne) 698 000
Day 1C - 2 504 joueurs / 1 907 restants (dont 36 Français) - Chipleader : Mikiya Kudo (Japon) 600 100
Day 1B - ??? joueurs / 616 restants (dont 23 Français) - Chipleader : George Dolofan (USA) 314 000
Day 1A - 915 joueurs / 620 restants (dont 17 Français) - Chipleader : Joshua Feiger (USA) 311 900

Le Top 10

Rasta

Anthony Marsico (USA) 797 000
Christopher Vincent (USA) 772 000
Manuel Machado (USA) 680 500
Jangkyu Lee (Corée du Sud) 665 500
Karo Nuri (Chine) 646 500
Diogo Veiga (Portugal) 615 500
Damarjai Davenport (USA) 615 000
Valentin Oberhauser (France) 613 500
Assaf Zeharia (Israël) 601 000
Mehrdad Vahabi (USA) 595 000

40 Français

8. Valentin Oberhauser 613 500
41. Jeremy Noguero Izquierdo 444 000
93. Florian Ribouchon 382 000
113. Clément Van Driessche 358 500
173. Dimitri Desnoyers 318 500

Sami Bechahed

181. Samuel Bifarella 315 000
185. Gregory Ravise 311 000
209. Joseph Sabe 297 500
281. Sami Bechahed 260 000
317. Benjamin Pollak 248 000

Cédric Schwaederle

332. Bruno Lopes (Team Winamax) 244 000
391. Cédric Schwaederle 229 500
426. Mathieu Di Meglio 220 000
447. Teddy Tuil 217 000
479.  Michel Leibgorin 207 500

Mathieu Di Meglio

607. Marc Bougaret 180 000
623. Romain Lewis (Team Winamax) 176 000
626. Yannick Malard 176 000
635. Jordane Ouin 175 000
641. Damien Labaune 174 000

Hugues Girard

668. Hugues Girard 168 500
697. Olivier Chunais 163 000
703. Jérôme Zerbib 161 500
705. Jérémy Surinach 161 000
881. Gaëtan Balleur 128 500

Renaud Gonon

887. Éric Zana 127 000
959. Karim Lehoussine 115 000
992. Élodie Noël 110 000
1022. Renaud Gonon (Team Pro Experience) 105 000
1042. Romain Arki 101 000

Romain Arki

1172. Sebastien Naus 82 000
1222. Antonio Guerrero (Qualifié Winamax) 75 000
1230. Édouard Mignot 74 000
1304. Dimitri Joubert 64 000
1315. Grégory Fournier 62 000

Gregory Fournier

1329. Yann Lormel 60 500
1340. David Labrosse 59 000
1351. Lorenzo Santos Rodriguez 57 500
1384. Benjamin Souriau 52 000
1405. Fabien Perrot 48 000

Le reste du field (sélection)

Adrián Mateos

35. John Hennigan (USA) 461 500
59. Parker Talbot (Canada) 416 500
120. Hossein Ensan (Allemagne) 353 000
150. Adrián Mateos (Espagne, Team Winamax) 330 000
172. Erik Seidel (USA) 319 00

Koray Aldemir

193. Alexandru Papazian (Roumanie) 306 000
208. Jack Oliver (UK) 297 500
291. David "Bakes" Baker (USA) 258 000
336. Anthony Zinno (USA) 243 500
340. Koray Aldemir (Allemagne) 242 000

Harry Lodge

243. Jay Farber (USA) 240 500
364. Scott Blumstein (USA) 236 000
371. Artur Martirosian (Russie) 234 000
419. Harry Lodge (UK) 223 000
434. Niklas Astedt (Suède) 219 500

Niklas Astedt

502. Griffin Benger (Canada) 203 000
550. Daniel Hachem (Australie) 193 500
553. Mike Matusow (USA) 192 000
562. Katie Lindsay (USA) 191 000
602. Ben Yu (USA) 181 500

Mikita Badziakouski

618. Razvan Belea (Roumanie) 178 000
639. Matthias Eibinger (Autriche) 174 500
656. Robert Varkonyi (USA) 170 500
695. Mikita Badziakouski (Belarus) 163 500
716. Andrew Lichtenberger (USA) 159 000

Mustapha Kanit

718. Michael Soyza (Malaisie) 159 000
812. Mustapha Kanit (Italie, Team Winamax) 140 900
825. Aleksejs Ponakovs (Lettonie) 139 000
856. Sergi Reixach (Espagne) 133 500
866. Michael Gathy (Belgique) 131 000

899. Matt Affleck (USA) 125 000
911. Cary Katz (USA) 123 500
1016. Jonathan Jaffe (USA) 105 500
1053. Byron Kaverman (USA) 98 500
1067. Vivian Saliba (Brésil) 96 500

Daniel Negreanu

1083. Lander Lijo (Espagne) 94 500
1095. Daniel Negreanu (Canada) 93 000
1127. Bryce Yockey (USA) 88 000
1165. Felipe Ramos (Brésil) 83 000
1179. Seth Davies (USA) 81 000

Andre Akkari

1330. Steve Zolotow (USA) 60 000
1347. Eli Elezra (Israël) 58 500
1367. Martin Finger (Allemagne) 55 000
1394. Natalie Hof Ramos (Allemagne) 49 500
1454. Andre Akkari (Brésil) 40 000

Maria Ho

1463. Matas Cimbolas (Lituanie) 38 500
1486. Maria Ho (USA) 35 500
1501. Todd Brunson (USA) 30 500

Blindes au départ du Day 3 : 1 000 / 2 500, BB ante 2 500

Jambes

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La montée en puissance

- 8 juillet 2024 - Par Fausto

Quatre tauliers et un Team Pro Experience poinçonnent leur ticket pour le Day 3, en première classe.
Valentin Oberhauser monte l’un des plus gros tapis et emmène un large contingent de grinders bleus.
Le record d'affluence ne devrait pas tomber demain, mais même sans ça, ce tournoi sera grand
Main Event 10 000 $ (Fin du Day 2ABC)

Team Winamax
« Bah alors, je pensais que t’allais durer deux, trois jours, mais tu ne veux pas partir ! Ça sera toi bientôt toi le boss en fait » charrie Mustapha Kanit en voyant Renaud Gonon se faire une fois de plus une place de choix sur la photo finish. Le vainqueur de la Team Pro Experience continue son périple fou sur les tables du Main Event, escorté par un carré légendaire. Adrián Mateos, Romain Lewis, Mustapha Kanit et Kool Shen ont tous emballé un sac bien lourd de jetons. Les collègues auront à cœur de les imiter sur le deuxième Day 2 de ce lundi, mais une chose est sûre, le W arrivera en nombre et armé pour poursuivre sa conquête. Et notre délégation tricolore ? Elle est immense, diverse, talentueuse... et menée par un homme qui s’est presque emparé du chiplead du tournoi sur un coup lunaire : Valentin Oberhauser. On n'a toujours pas de chiffres définitifs (avec les 206 late-regs de ce premier Day 2, on en est à 9 493 entrées, 550 de moins que le record de 2023), on ne sait pas exactement combien de Français sont toujours du voyage, mais malgré tout, on commence à pouvoir dessiner les contours de ce Main Event.

Une máquina qui roule

Adrian Mateos
Adrián Mateos n’est pas du genre à être impressionné par les caméras. Suivi à la trace par l’équipe de Dans la tête d’un Pro depuis le Da 1, le Madrilène a joué toute la fin de soirée en table télévisée. De quoi régaler les viewers espagnols et, une fois de plus, faire l’étalage de ses moves offensifs et de sa science de la grind. "J’ai monté 330 000, de manière presque continuelle, sans jamais connaître une seule descente, résume le Madrilène au moment de mettre sa tonne de jetons dans le sac. Franchement, tout a bien fonctionné. J’ai été payé quand j’avais, les bluffs sont passés… Ah, oui, j’ai juste checké trois fois avec une quinte flush flopée, en espérant que mon adversaire me bluffe… Et il n’a pas bluffé". On lui pardonnera volontiers ce petit “miss-value”.

La maquina roule à grande vitesse et pour l’instant, rien ne semble pouvoir enrayer l’allure de l’Espagnol, qui avance avec toujours autant d’appétit et de détermination. ¡A por ellos!

Romain Lewis
Adrián mène un quatuor compact et généreusement doté en jetons. Romain Lewis était pourtant poussé dans ses retranchements après un 2-barrel raté face à Ben Yu. Une demi-heure plus tard, le champion WSOP s’était déjà refait la cerise. Un check/raise agressif de ce même Ben Yu avec 97 sur un board 9846 et Romain tient avec son brelan de 6 pour revenir dans les hauteurs, avec 175 000 jetons pour le Day 3.

Kanit
Tout en constance et en solidité, Bruno Lopes s’est construit une muraille de 240 000 jetons. Quant à Mustapha Kanit, il s’est fait une petite frayeur en tombant rapidement près des 30 000, pour mieux reprendre son envol. À force de bonnes values et de petits pots grattés, le Transalpin remonte un stack très satisfaisant de 140 500.

Une seule ombre au tableau, la sortie de Gaëlle Baumann. La Strasbourgeoise tenait pourtant un beau 160 000 jetons après un joli piège tendu avec quinte floppé. Retombé à 80 000 après "un gros hero-call raté", Gaëlle fait face à un open 3,5 BB d’un nit plutôt shortstack. La joueuse ouvre AK et raise 20 000 (sur 7 000) puis l’action s’emballe derrière : cold-call 20 000 du cut-off… et raise 75 000 au bouton. Fold de l’OR et Gaëlle ne parvient pas à se dépêtrer de sa main avec tout cet argent mort. Baumann se heurte à deux Rois et se retrouve ejectée de ce Main Event, à un petit quart d’heure de la fin de journée.

"Je vis un rêve"

Renaud
Avec les cadors du Team Winamax qualifiés pour le Day 3, on retrouve celui qui en fait également partie le temps de ces WSOP. On parle bien entendu de notre vainqueur Team Pro Experience, Renaud Gonon, qui met dans le sac autant de jetons qu'il avait emballé au Day 1, à savoir 105 000. Une sacrée perf’ pour ce joueur amateur dont le one time ne peut visiblement pas mieux se dérouler. “Je vis un rêve, c’est un truc de fou. Alors, certes, mon stack n’est pas énorme. Mais tant que t’es là, assis à ta chaise, avec tes jetons devant toi, tu prends ton pied. Très heureux, Renaud m’avoue avoir cependant vécu deux dernières heures bien compliquées. "Il faut que je fasse attention à ne pas sortir de mon tournoi lorsque je me prends une horreur ou perds un coup important, car c’est le genre de chose qui pourrait me couter cher. C’est le genre d’erreur que je fais online, mais que j’aimerais éviter de faire ici". Big GG !

Kaiser Oberhauser

Oberhauser
En attendant les chiffres officiels, on peut déjà tenter de placer un petit Valentin Oberhauser dans le Top 10 à l'issue de cette journée, avec un stack de 613 500 en sa possession, après avoir tutoyé la barre des 700k. Retrouvant toute une bande de grinders bien stackés après "le close-up and go home" de fin de journée, Florian Ribouchon, Samuel Bifarella et Marc Bougaret, Valou se fait bien charrier sur le "value bluff" qui lui a permis de monter énorme : "Ça va pas du tout cette main, tu veux faire fold un Valet, mais tu te fais payer par deuxième paire !", lui serine Samuel.

Florian me raconte le bet qu'il a fait avec Sylvain Loosli : "Chacun a pris un poulain, moi, j'ai John (Therme) et Sylvain a Valou (Oberhauser), même avec les stacks actuels, je m'estime favori vu comment Valou est fou." Marc y va de sa prévision sur le stack du chipleader du clan français à la bulle. "Tu fais fois 3 chaque jour, à mon avis, t'as 1,8 million ou t'as bust à la bulle !" Déjà, en les voyant ainsi réunis à débriefer la journée, un parfum de deep run se fait sentir. Les places payées sont encore loin mais la complicité dans l'aventure se dessine par petites touches entre ces joueurs qui ont déjà des stacks qui leur permettent d'envisager un beau deep run sur ce Main Event 2024.

Difficile de savoir à l'heure qu'il est combien de tricolores ont passé le cut du Day 2ABC. Entre ceux qui ont bust pendant qu'on deep runnait le Media Event, ceux qui ont pris leur ticket ce matin en late reg sans nous envoyer une petite alerte, et ceux qu'on n'a pas retrouvés parce qu'ils ont un look de Ricains, compliqué de faire une projection.

Anclevic
Toujours est-il que dans notre chasse aux chipcounts de minuit, nous ne revenons pas totalement bredouilles : Valentin Oberhauser (613 500), Florian Ribouchon (382 000), Grégory Ravise (311 000), Samuel Bifarella (photo, 310 000), Benjamin Pollak (250 000), Sami Bechahed (250 000), Cédric Schwaederle (220 000) Michel Leibgorin (210 000), Matthieu di Meglio (210 000), Damien Labaune (180 000), Marc Bougaret (180 000), Jérôme Zerbib (161 500), Hughes Girard (156 000), Jordane Ouin (150 000), Gaëtan Balleur (128 000), Romain Arki (101 000), Benjamin Souriau (50 000), Dimitri Joubert (50 000).

D'autres nous ont échappé, ou se sont malheureusement échappés du tournoi, comme Mathieu Choffardet, Benjamin Ané, Romain Lotti, Jean-Paul Pasqualini, David Fhima, Achille Samaran ou Damien Cluzel. Par magie, on en verra peut-être réapparaître plus tard dans le chip-ount officiel, qui sait. Par contre, c'est déjà fini – et là, c'est sûr et certain – pour quelques têtes de série : Clément Richez, Simon Wiciak, Jimmy Guerrero, Julien Martini, Daniel Tordjman, Julien Loire ou encore Adrien Delmas.

Brèves de fin de Day

Hossein Ensan

Hossein Ensan fait partie des champions du monde qui ont encore le droit de rêver à un nouveau titre, tout comme Koray Aldemir et Scott Blumstein. Par contre, c'en est fini pour Chris Moneymaker, Joe Hachem, Jamie Gold, Phil Hellmuth et Qui Nguyen.

Ramos

Le Main Event, une expérience à vivre en couple pour Natalie et Felipe Ramos.

Pollak

De retour sur la terre de ses exploits, Benjamin Pollak a bag un bon stack de 245 000. Très discipliné comme à son habitude, il a réussi à faire tout mettre à un joueur qui avait Roi-Dame quand il avait les As sur un flop hauteur Dame.

Lehoussine

Karim Lehoussine fait partie du clan "perdu de vue" qui seront peut-être sur la page 23 du chip-count officiel en fin de journée.

Mysterious girl

Si vous avez son 06, on est preneur, on aurait besoin de savoir son chipcount.

Deuxième tournée

Tournée

On prend le reste et on recommence. Ce premier Day 2 a permis de filtrer un gros tiers du field et d’identifier certains des premiers protagonistes. On répète la mission ce lundi, avec le reste du Team Winamax et la horde de 3 823 grinders qualifiés sur le Day 1D... Ainsi que les derniers arrivants, avec les ultimes late-regs du Day 2, qui nous permettront de connaître, enfin, l'affluence de ce cru 2024. Record ou pas record ? Quoi qu'il arrive, demain, les murs vont trembler.

VictorP, Tapis_Volant, Fausto & Caroline Darcourt

WSOP 2024 : tous nos articles

Level 10, on compte le bénéfice

- 8 juillet 2024 - Par Fausto

Level 10 : Blindes 1 000 / 2 000 BB ante 2 000
Main Event 10 000 $ (Day 2ABC)

Bulldozer Oberhauser

oBERHAUSER
Valentin Oberhauser l’explorateur. Après un premier Main Event rapide l’an dernier, le jeune grinder a la chance d’expérimenter un peu plus longtemps les spécificités du plus beau tournoi du monde. Ces quelques niveaux de Day 2 lui permettent d’établir un premier constat : "Je vois que les mecs fold beaucoup sur 3-barrel. Donc c’est cool".

De cette observation, le garçon tire une conclusion : il est bon de mettre la pression.  "Y’a un coup par exemple où j’open Q8bouton contre BB. Le flop vient 944. Je c-bet petit, il call. Turn J, j’overbet, il call. River 2, je fais 80% pot, il fold". Pas plus compliqué que ça. Derrière, le bulldozer écrase un stack de 40 blindes : open CO, 3-bet Valentin QQ, 4-bet shove et snap-call. Ça tiendra contre les deux Zizous, Valentin passe à 370 000.

Après une heure avec les chaines du bulldozer moins huilées, Valentin roule sur un joueur en deux temps. Il hero-call deux streets avec As-Dame suité dans un pot squeeze preflop et son adversaire abandonne sur la river d'un tableau 642T2 avec Roi-5.

Quelques minutes plus tard, le même joueur ouvre en MP. C'est payé au hijack et au bouton, avant que Valentin squeeze de SB avec une paire de 10. Il est payé uniquement par son meilleur ami qui joue 180k de stack et va call trois barrels bien crantés sur un tableau Valet-8-7-6-4. Après que son adversaire a payé sa mise à tapis river, le Français pense qu'il a perdu, et a la bonne surprise de découvrir un magnifique 10-8 pour grimper vers l'infini et au-delà à 680 000, dans le top 10 actuel du tournoi, selon nos estimations les plus aventureuses.  - Fausto & Tapis_volant

Une soirée au paradis

Ravise
Greg Ravise vivait déjà l’idylle après s’être de nouveau qualifié sur le plus beau tournoi du monde. Il touche du doigt l’orgasme sur cette fin de soirée, où le joueur est passé en deux heures de 60 000, à 360 000 jetons.

Ravise a enchainé plusieurs boards agréables. Open paire de 10 UTG 3 000, 3-bet 9 000 de son voisin, payé et le flop vient 1096. Son opposant c-bet à 7 000 et Ravise augmente tout de suite les enchères : 22 000, payé. Turn 5, 34 000 chez Greg, tapis 68 000 en face, snap-call et le top-set ne fera qu’une bouchée de la paire d’As adverse. Plaisir.

Quelques minutes plus tard, c’est cette fois Ravise qui tient la paire d’As. Open UTG 3 500, 3-bet du bouton 9 000 et 4-bet 24 000, payé. Le flop vient K94, c-bet 22 000, payé. Turn A, c’est presque trop ! Nouveau barrel 34 000, payé encore. River 6, Ravise fait 54 500. "Il sent qu’il y a un loup, mais il ne peut passer, il a As-Roi !" raconte le joueur, qui passe la barre des 300 000. Régal.

"Et attends, derrière, je change de table, je relance deux fois des petites pockets… Et je fais deux fois brelan" poursuit le joueur. Cette fois, c’en est trop, le thermomètre du plaisir va exploser. 180 blindes pour le qualifié, à l’entame du dernier niveau ! - Fausto

Gaëlle donne le coup de pelle

Gaelle Baumann
Un slow play bien senti. Planqué derrière le cabanon pendant de longs niveaux, notre Team Pro attendait patiemment qu’un jardinier imprudent vienne dans sa ligne de mire. Voilà une cible qui approche !

Gaëlle Baumann s’arme d’une bêche 109 et creuse déjà le trou sur le flop 678. C-bet 3 000 depuis le bouton sur la blinde d’un grinder de l’est, qui check-raise à 9 500. Laissons-le s’enfoncer, just-call.

Turn A, vilain ne sent pas l’épée de Damoclès et continue d’approcher de la cible : Bet 20 000, just-call. River 2, le joueur est juste à portée : tapis 60 000 et PAN ! Le coup de pelle sur la tête du grinder, complètement assommé avec sa hauteur J10. Notre Team Pro fait fleurir son potager de jetons : 180 000 pour Baumann. - Fausto

Lewis évite les balles

Tranquille et décontracté comme souvent, Romain Lewis mène sa barque tranquillement sur ce Day 2, sans coup d'éclat mais en évitant les balles. Il a notamment passé As-Roi après avoir cold 4-bet contre un joueur qui lui dira avoir les As et a perdu un gros coup qui aurait pu lui coûter bien plus cher.

Romain Lewis
Après avoir open une paire de Dames en milieu de parole, Romain se fait 3-bet par le bouton et décide de simplement payer. Les deux joueurs check sur le flop Valet-7-4. Romain décide de reprendre l'initiative sur la turn 4 en misant 13 000 dans 20 000. Il se fait payer par son adversaire et les deux joueurs découvrent une triplette du 4 en guise de river. Romain opte pour une mise de 30 000 "en value" et se fait juste payer par une paire d'As.

Décidément, les Américains jouent vraiment l'acier sur ces WSOP et notre Team Winamax aurait pu perdre bien plus sur ces deux confrontations. Il pointait à 120 000 jetons à l'entame du dernier level de la journée mais a perdu quelques plumes depuis contre Ben Yu. - Tapis Volant

Ballade d’Élodie

Elodie Noel
C’est une grindeuse qu’on aperçoit de plus en plus sur les belles étapes du circuit. Elodie Noël s’était même faite sacrément remarquer lors d’un SISMIX, où ses moves pugnaces avait régalé le streaming Winamax. Cette fois, c’est sur le plus grand tournoi du monde que la squale montre les crocs, pour sa première dans le grand bain de Vegas.

"Ça faisait deux-trois ans que je bavais. Cette fois, je me suis dit que c’était la bonne" affirme Elodie, qui est même venu en famille, avec ses trois enfants. Quelques tournois d’entrainement où elle a "chauffé les ITM", sans les atteindre et Noël se lance dans son premier big one. Une grind propre, disciplinée, sans véritable descente pour l’instant, une ascension progressive, jusqu’à 155 000 jetons. - Fausto

Balleur a sorti les balls

Quand je lui demande comment il a monté son stack de 220 000, Gaëtan Balleur joue d'abord le modeste : "Pas mal de petits coups", avant d'ajouter qu'il a aussi "3-barrel all-in avec hauteur 9". Ni une ni deux, je sors mon carnet de ma poche pour noter le petit brag. "J'ouvre à 2 500 avec 98 au hijack. La grosse blinde 3-bet à 7 000 et je call en position. Je paye une mise à 11 000 sur le flop K67. Sur la turn 3, je paye 20 000. River 3, il check, je shove 75 000. S'il me paye, il me reste seulement 20 000. Il finit par folder sa main. Je me dis que je peux faire fold des Roi-Dame ici, peut-être même des As-Roi, j'hésitais aussi à shove sur la turn." - Tapis Volant

Une table où tu ne peux pas bust

Ribouchon
Sans s'appesantir sur les mains qui lui ont permis de tutoyer la barre des 300 000 jetons, Florian Ribouchon me raconte juste qu'il était installé à une table incroyable avant d'atterrir à sa nouvelle table. "J'étais avec des animaux, lance-t-il, des fous à ma droite, des nits à ma gauche, vraiment une table où tu ne peux pas bust."

Partisan du poker à l'ancienne, Florian s'adapte à merveille au field de ce Main Event, sans faire de folie, en ramassant des petits coups régulièrement pour faire progresser son stack après un début de journée plus compliquée. Jamais avare en bons mots, le runner-up du Millionaire Maker m'assure que "les 300k de Ribouchon sont mieux coffrés que les 300 de Valou (Oberhauser)." - Tapis Volant

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Greg Ceran Maillard
Un nouveau champion du monde français ! En parallèle de ce petit tournoi à 10 000 $ se jouait le prestigieux Media Event. Un tournoi rassemblant tous les tops regs des journaux internationaux. Team Manager et palefrenier d'une écurie amie, Greg Ceran-Maillard réalise un come-back magnifique en table finale pour apporter à la France son troisième bracelet du festival. Comment ça, il n'y avait pas de bracelet ? Pas grave, on sort le champagne quand même. VGG Greg.

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Level 9, un stack tout beau, tout neuf

- 8 juillet 2024 - Par Tapis_Volant

Level 9 : Blindes 1 000 / 1 500 BB ante 1 500
Main Event 10 000 $ (Day 2ABC)

La stratégie des pros

Perrot_Schwaederle
Je ne m'attendais pas spécialement à retrouver Fabien Perrot au départ de ce Main Event, et puis, oh surprise, je suis tombé nez à nez avec lui au moment d'observer Cédric Schwaederle, assis juste à sa gauche. "J'ai décidé de late reg Day 2 aujourd'hui, m'explique Fabien. C'est la stratégie des pros, non ?" avant de m'expliquer son raisonnement : "Tu gagnes un jour de jeu. Émotionnellement et physiquement, c'est une bonne option. Et puis, le Day 1, c'est un peu casse-gueule, ça pédale beaucoup, c'est pas garanti que tu vas monter un stack. En plus, quand tu regardes les chip-counts du Day 1, il y a plein de joueurs qui ont moins que le stack de départ, donc pourquoi pas commencer avec 60K, ça fait tout de même 75 blindes pour démarrer."

En plus, Fabien m'explique qu'il a même late reg le late reg, à savoir qu'il s'est pointé au milieu du deuxième niveau de la journée (sur 500/1 000) avec donc 60 blindes pour démarrer l'aventure. "J'ai pris un Day off hier, et j'en aurai un demain si je passe la journée, le jour que tu as gagné en économisant un Day 1 peut avoir beaucoup d'impact si tu vas loin dans le tournoi."

Fabien est conscient qu'il aurait peut-être eu des opportunités hier, mais "commencer au Day 2 était un pari qu'il était prêt à prendre." Il n'a pas tiré la meilleure table avec Cédric Schwaederle qui a monté des pilasses depuis le début de journée (plus de 250k devant lui) et un certain Jeremy Ausmus, en lice pour le Player of the Year cette année. Et pourtant, tout se passe bien pour le moment, avec 100 000 jetons devant lui au dinner-break. 

Nous n'avons encore que peu d'informations sur l'identité des joueurs qui ont choisi l'option late reg, mais de source officielle, ils seraient plus de 200 à avoir choisi ce Day 2ABC pour faire leur apparition, dont Vanessa Selbst ou le couple Igor Kurganov / Liv Boeree. - Tapis_volant

Un sacré client

Sami Bechahed
Quand s’arrêtera-t-il d’enchaîner les perfs’ ? Depuis plusieurs mois maintenant, Sami Bechahed, tout juste passé pro à plein temps, multiplie les deep runs sur le circuit live. Vainqueur du Main Event du NAPT à Las Vegas, pour près de 269 000 $ en novembre dernier, celui qui réside aujourd’hui à Los Angeles ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a même fait tout le contraire. Depuis le début de cette nouvelle édition des WSOP, il s’est offert une 15ᵉ place pour 32 000 $ sur un tournoi de No Limit Hold’em à 5 000 $, avant de réitérer cela une semaine plus tard en finissant à la 8ᵉ place du 3 000 $ 6-Max pour un peu moins de 49 000 $. Loin d’être rassasié, celui que l’on peut aujourd’hui qualifier de joueur régulier du circuit s’en est allé finir 29ᵉ du 3 000 $ NLHE Freezeout pour, là encore, un gain de 15 000 $. Désormais, c'est sur le plus beau tournoi de son été qu'il espère enchaîner avec une nouvelle perf'.

Pour ce faire, Sami a estimé qu’il n’était pas grave d’entamer son tournoi au début du Level 5 lors du Day 1. Grand bien lui a fait. Après avoir finalement bag un tapis de 70 000 sur sa première journée, cet ancien croupier du côté de Los Angeles est revenu ce dimanche en espérant faire gonfler son tapis pour atteindre, selon ses dires, les 150 000 en fin de journée. Et là encore, tout semble se passer pour le mieux.

Actuellement, j’ai 175 000. Ça se passe très bien pour moi depuis le début de journée. Si je n’ai pas remporté d’énormes pots, il y a tout de même cette main où j’open ma paire de 5 au cut-off. Le bouton et la big blinde me payent. Le flop vient A-K-J et je décide de c-bet pour faire folder mes adversaires dès le flop. Si la grosse blinde fold, le bouton call et le turn vient un 5 qui me donne brelan. Je check, et mon adversaire envoie un bet à 7 000. Après avoir payé, la river est un 2. Il décide de bet petit, soit 10 000. Je décide alors de le relancer à 41 000 pour finalement me faire payer par son A-J dépareillé. Depuis, il est complètement en tilt”, me confie-t-il, le sourire aux lèvres. Après avoir deep run jusqu’au Day 4 lors de sa première participation, puis jusqu’au Day 2 lors de la dernière en date, Sami Bechahed espère cette année “atteindre le Day 5”. C'est tout ce qu'on lui souhaite ! - VictorP

Yannick don't panic !

Yannick Malard
Rencontré quelques jours plus tôt sur le Day 1C du Main Event des WSOP, Yannick Malard est toujours bien en vie sur ce tournoi à 10 000 $ qu’il s’est offert pour son anniversaire. Un bien beau cadeau personnel qui semble, pour l’heure, lui aller comme un gant. Après avoir bag un stack de 157 000 lors du premier jour, le gynécologue venu tout droit de Gujan-Mestras poursuit son petit bonhomme de chemin sans faire trop de vagues dans la salle principale du Horseshoe où il comptabilise, au moment où l’on vous parle, un tapis de 160 000. “Je suis monté jusqu’à 220 000 au sortir d’un spot assez simple à jouer. J’étais UTG+1, je vois que j’ai les As, alors je pars sur un open standard. Et là, j’entends mon adversaire qui est UTG+2 faire tapis pour ses 30 000 derniers jetons. Le rêve absolu". Mais, alors que “le plan se déroulait à merveille”, Yannick voit finalement son run en prendre un coup par deux fois. “J’ai pris deux, trois horreurs pour redescendre à 160 000. Je suis toujours bien, donc, aucune raison de paniquer”. - VictorP

Anecdotes, statistiques et citations à la con

"On peut s'inscrire en payant 10 $ sur votre Media Event ? Le niveau a l'air plus faible que le Day 1 du Main." Signé : un joueur déçu du Main Event qui cherche un autre tournoi à jouer.

Jamie Gold

Jamie Gold était jusqu'à l'année dernière le vainqueur du plus gros Main Event de l'Histoire, il ne fera pas le doublé 18 ans après.

Joe Hachem

On n'entendra pas les mémorables "Aussie, Aussie, Aussie !" de Joe Hachem en finale cette année.

Tordjman_De Rossi

On dit "À l'année prochaine" à Daniel Tordjman et Rémy de Rossi, éliminés sur ce Day 2.

WSOP 2024 : tous nos articles

Level 8, gare aux rencontres fortuites

- 8 juillet 2024 - Par Fausto

Level 8 : Blindes 600 / 1 200 BB ante 1 200
Main Event 10 000 $ (Day 2ABC)

Le fold à 10 000 $

Hugues Girard

"Les jetons économisés valent plus que les jetons gagnés". J’ignore qui est l’auteur de cette phrase et si elle est scientifiquement prouvée, mais elle donnera de l’espoir à Hugues Girard. Le runner-up WiPT vient effectivement d’économiser tout le reste de son tapis, sur ce que je définirai de manière parfaitement subjective comme le plus beau fold de ce début de Main Event.

L’action préflop est déjà folklorique. Open-shove d’un shortstack pour 6 000 jetons au MP. Call d’une joueuse au HJ, call de son voisin… Et call Hugues Girard au bouton. Le flop vient 1064 et un Side-pot commence à se créer après le stab 11 000 du joueur au HJ. Payé par Girard, fold de MP.

Un deuxième 10 vient sur la turn. Check vilain, check-back et l’action repart sur la river 8 : tapis du HJ, pour les quelque 35 000 jetons restants au Français.

Girard tire la grimace, se mordille la lèvre, il sent le spot puant et en trente secondes à peine, fold face-up son… J10. Mazette ! Avec tout cet argent au milieu ?

"Good fold" rétorque son opposant en dévoilant son 88, pour un full river qui ramasse le tout. Girard se lève de table et part déambuler pour évacuer la tension, mi-soulagé, mi-frustré de ce scénario. "Je ne gagne pas un coup !" s’agace Hugues, qui a vu son tapis diviser par deux depuis le début de journée. Le joueur relativisera vite : son fold de génie vient de lui offrir une deuxième vie dans ce Main Event. Si on en croit l’adage que je vous partageais, ça vaut comme un double-up, et au moins 10 000 $. - Fausto

Kortex a les réflexes

Clément Van Driessche parmi les leaders français du Main Event. J’ai l’impression d’avoir déjà entendu ce refrain quelque part. Ici même, en 2021, peut-être. "Ça me rappelle carrément des souvenirs, concède “Kortex”, qu’on avait suivi jusqu’au Day 5 lors de son tout premier Main Event. J’ai envie de faire encore mieux qu’il y a trois ans".

Kortex

Comme lors de cette édition 2021, Clément est rapidement monté dans le bon wagon. La grind est fluide, les jetons s’accumulent à bonne fréquence. "Je souffre très peu" note le joueur, qui dit profiter d’une table "très studieuse, et très sympathique, où les joueurs se montrent les mains". Le voilà justement qui entre dans un coup.

Open d’un joueur asiatique au bouton, qui vient d’ailleurs de subir un 3-bet de Clément sur le coup précédent. Cette fois, le Team NutsR se contente de payer les 2 200 en SB et le flop vient 456. Lead 2 500 Van Driescche, payé. 10 sur la turn, check de Clément et vilain prend l’initiative : 5 000 pour suivre, ce que fera Kortex pour voir la river A. Nouveau check, et bet 9 000 du bouton, avec à peu près 25 000 derrière.

Van Driessche prend son temps, évalue la situation et opte pour un call. 89 montré chez son adversaire : hauteur 9, Clément peut fièrement retourner son… 33. “In the zone”. 170 000 pour Kortex. - Fausto

La main idéale pour bust du Main Event ?

Simon Wiciak

Hier, entre couvreurs, on se faisait la remarque que la main la plus propice à bust d'un Main Event, c'était peut-être bien la paire de Rois. Deuxième meilleure main de départ du Texas Hold'em, c'est une main que beaucoup de joueurs ne parviennent que très rarement à fold. Et pourtant, sur le Main Event, entre les brelans floppés par vos adversaires et les paires d'As bien dissimulées, c'est peut-être l'un des seuls endroits où l'on peut envisager de jeter ses barbus. 

Croisé au retour de pause, Simon Wiciak me raconte qu'il est parvenu à se refaire la cerise avec une paire de Rois qu'il a squeeze preflop puis 3-barrel all-in sur un tableau 10-10-2-2-3 pour se faire payer par une paire de 8. Revigoré par ce double-up qui le relance, il va déchanter très rapidement à la reprise, avec la même main de départ.

Remonté à 130 000 (soit 108 blindes), il trouve une nouvelle paire de Rois, qu'il 3-bet suite à un open UTG d'un joueur asiatique. Confronté à un 4-bet sizé, il opte pour un 5-bet all-in et a la mauvaise surprise de se faire snap par son adversaire qui retourne... deux As. 

Pas de miracle sur le board et le Team Pro PokerStars voit ses espoirs d'une troisième deep run sur le Main Event douchés par cette confrontation brutale, et son nom s'ajoute à la liste des têtes de série françaises éliminées en ce début de Day 2. - Tapis Volant

Dans la tête d'une photographe

Photo

Sans vouloir jouer les maitresses, je vous dirais qu’en photo, l’arrière-plan est tout aussi important que le premier plan. L’arrière-plan flou, qu’on appelle aussi le "bokeh",  peut donc transformer une photo moyenne en une photo sublime, ou une photo à haut potentiel en grosse daube.

Beaucoup de joueurs me demandent pourquoi il y a des grosses bandes floues sur mes photos. Certains récupèrent leurs clichés, les recadrent, (je ne ferai pas de commentaires sur ceux qui ajoutent des filtres hein !)

Ils doivent surement penser que je n’ai pas fait attention, que c’est « bizarre » ou alors que je suis juste nulle. En vrai, j’ai toujours abordé la photo comme si c’était de la peinture. J’ai toujours admiré le travail de Marc Rothko et de Gerhard Richter qui m’ont beaucoup inspirée. Ces flous, pour moi, sont un peu comme des coups de pinceaux.

Dans les salles de tournoi, c’est souvent très difficile. La lumière n’est pas tout le temps au rendez-vous et les arrières plans souvent dégueulasses : ça va de la poubelle ou une fontaine d’eau qui bordent une table, à un bonhomme qui fait le piquet en faisant la gueule derrière un joueur que je suis en train de shooter…

Bref, pas simple, et selon l’énergie que j’ai, je vais, soit essayer de "réparer mon cadre", soit attendre qu’il s’améliore.

Les Day 1 voire les Day 2 sont souvent frustrants. Il y a beaucoup à shooter en peu de temps et j’avoue que je n’ai pas trop le temps de m’attarder sur les scènes… Aussi quand j’arrive à être vraiment satisfaite d’un cliché, c’est Byzance !

Voilà donc comment Hakumi se retrouve dans notre coverage alors qu’il est Japonais, qu’il ne parle pas un mot de français et pas beaucoup mieux l’anglais !

Romain Lewis

J’étais donc en train d’essayer de capter Romain Lewis avec beaucoup de difficulté car juste derrière lui siégeait un journaliste Pokernews dont le ravissant (sic) t-shirt niquait littéralement ma photo. Tandis que je m’agaçais, j’irritais sans doute aussi les joueurs dont j’étais au pied et n’avais qu’une idée en tête : que le supplice s’arrête, vite.

Romain Lewis

Hakumi tourne la tête vers moi et en sentant son regard posé sur ma tête. J’ai décalé mon viseur vers lui et clac, c’était dans la boite ! Une photo qui me plait beaucoup. Et dans ce genre de journée marathon, un seul cliché suffit à vous rebooster. - Caroline

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Cagoulé

Le Main Event est-il un tournoi de cagoulés ? Vous avez quatre heures.

"C'est à quelle heure le Media Event ?" - Les couvreurs français, très pressés d'aller jouer leur Main Event à eux. La punition est fatale pour les futures bustos, qui en plus de digérer leur bad-beat, devront retourner au boulot.