Winamax

616 joueurs franchissent le Day 1B

- 5 juillet 2024 - Par Benjo DiMeo

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Day 1B - ??? inscriptions / 616 restants (dont 23 Français) – Chipleader : George Dolofan (USA) 314 000
Day 1A - 915 inscriptions / 620 restants (dont 17 Français) - Chipleader : Joshua Feiger (USA) 311 900

Le top 10

WSOP / Reportage
1. George Dolofan (USA) 314 000
2. Matthew Sabia (USA) 297 400
3. Patrick Hagenlocher (USA) 270 300
4. Vladas Tamasauskas (Lituanie) 268 300
5. Aaron Werner (USA) 246 900
6. Junfeng Wang (Autriche) 223 300
7. Frode Alfredsen (Norvège) 221 200
8. Nicolaas Thielman (USA) 217 300
9. Florian Ribouchon (France) 215 400
10. Daniel Neilson (USA) 214 900

23 Français

WSOP / Reportage
9. Florian Ribouchon 215 400
33. Mathieu Di Meglio 170 000
85. Arnaud Mattern 131 900
102. Samuel Bifarella 125 000
123. Damien Labaune 119 000
147. David Fhima 110 300
209. Bruno « Kool Shen » Lopes (Team Winamax) 94 200
214. Edouard Mignot 92 400
244. Michel Leibgorin 86 800
261. Teddy Tuil 82 800

272. Grégory Fournier 80 300
278. Hugues Girard 79 400
323. Gaëtan Balleur 70 100
345. Romain Lewis (Team Winamax) 66 600
359. Clément Michaud 64 200
370. Damien Cluzel 61 600
385. Dylan Cechowski 58 700
429. Romain Bailleul 51 700
430. David Labrosse 51 500
488. Damien Le Goff 40 600

497. Sébastien Naus 38 600
512. Yann Del Rey 34 600
544. Romain Arki 29 300

Le reste du field (sélection très très partielle)

WSOP / Reportage
24. Erik Seidel (USA) 183 600
40. Hossen Ensan (Allemagne) 166 000
60. David « Bakes » Baker (USA) 145 200
118. John Duthie (UK) 119 300
164. Toby Lewis (UK) 106 000
195. Max Pescatori (Italy) 97 300
206. Koray Aldemir (Allemagne) 94 300
332. Jean-Robert Bellande (USA) 68 900
528. Jake Cody (UK) 32 100
587. Patrick Leonard (Uk) 18 800

Blindes au départ du Day 2 : 400 / 800 BB ante 800

WSOP 2024 : tous nos articles

Les feux d'artifice se font attendre

- 5 juillet 2024 - Par Benjo DiMeo

Tandis que toute l'Amérique fête son acte de naissance, le plus gros tournoi de poker du monde connaît une deuxième journée de départ aussi timide que la première. Rassurez-vous : c'est normal !
Main Event 10 000 $ (Fin du Day 1B)

WSOP / Reportage
915 inscrits hier, une quarantaine de moins aujourd'hui (selon nos estimations non-officielles)... Il est décidément calme, ce Main Event cru 2024. Mais à ceux qui commencent à se préoccuper, ceux qui se demandent par quel miracle le field total pourra une nouvelle fois dépasser les 10 000 participants, on va tenter de les rassurer : t'inquiète, frère, tout va bien.

Allons plus loin : cette désaffection que subissent les Day 1A et 1B, elle est normale. On s'y attendait ! L'an passé, c'était pareil, avec un 1B tombant, lui aussi, pile-poil pour la fête nationale américaine, une journée que le récréatif local va plus volontiers passer dans son jardin, en short et en tongs et en famille, qu'à l'intérieur d'un casino. Cette année, avec des Day 1C et 1D tombant un vendredi puis un samedi, il n'y a aucun souci à se faire. Demain, l'affluence va aisément tripler (voire dépasser les 3 000 joueurs), et dimanche, on ne serait pas étonnés de voir 4 000 joueurs et joueuses remplir à ras-bord toutes les salles des WSOP.

C'est depuis longtemps la norme sur le plus gros tournoi du monde : quand on laisse le choix aux joueurs en leur offrant plusieurs Day 1 à la carte, ils vont plus volontiers se pointer tard que tôt. Que faudrait-il faire pour inciter les joueurs à venir plus nombreux sur les premières journées de départ, et ainsi éviter de potentiels débordements sur le dernier "flight" (ça s'est déjà vu), ça on n'en sait rien. C'est une problématique qu'on laissera aux experts, les membres de la Tournament Directors Association et les pontes des WSOP.

Une vingtaine de Français passent au Day 2

WSOP / Reportage
Arrêtons là avec les chiffres "macro", pour nous pencher sur l'aspect "micro". Sur ce Day 1B, nos radars (plus ou moins affûtés) ont repéré 21 Français parmi les quelque 880 partants du jour (estimation réalisée par nos soins – les chiffres définitifs sont encore inconnus à cette heure). Et ma foi, le clan tricolore a bien tenu. Tout au plus déplorera-t-on les pertes de Karim Rebei, de Florence Mazet, victime des nuts (on aurait tellement aimé que la première participation Main Event de notre confrère dure plus longtemps qu'une paire d'heure) et, en toute fin de journée, d'un Alexandre Réard dont le short-stack a terminé de fondre avec une paire de 8 perdant le flip face à deux joueurs.

WSOP / Reportage
Pour le reste, nous poulains ont tous passé le cut, à commencer par les deux représentants du Team Winamax : Romain Lewis (67 000) et Kool Shen (94 000) rejoignent Gaëlle Baumann au Day 2ABC, mais avant ça ils vont profiter de deux journées entières de pause.

Le vrai héros français de la journée est le décidément omniprésent Florian Ribouchon. On vous l'a raconté tout au long du Day 1B : le runner-up du Millionaire Maker édition 2023 a vécu une journée de rêve, ses value bets se faisant systématiquement payer. Certes, Ribouchon a quelque peu "degrind" sur la dernière ligne droite. Mais son tapis était tellement haut qu'il a pu se permettre de lâcher 100 BB sur le niveau 300/600, et quand même terminer à... 215 000 ! Cela représentera 270 BB au départ du Day 2.

Qui d'autre ? On vous les balance dans l'ordre : Mathieu Di Meglio (170 000), Samuel Bifarella et Arnaud Mattern (130 000 chacun), Damien Labaune (121 000), Michel Leibgorin (85 000), le runner-up du dernier WiPT Hugues Girard (80 000), Grégory Fournier et Gaëtan Balleur (70 000 chacun), Clément Michaud (65 000), Dylan Cechowski (58 000), David Labrosse (51 000), le rare Brice Cournut (47 000), Romain Bailleul (45 000), le Top Shark 2013 Yann Del Rey (43 000) et enfin Damien Le Goff (40 000). Cela fait du monde, mais dites-vous bien qu'au global, sur ces Day 1A et 1B, nous n'avons vu passer qu'environ 20 % du field total !

Les dernières photos du Day 1B

WSOP / Reportage
Qualif' sans problème pour le jovial Brésilien (pléonasme !) Andre Akkari (89 100)

WSOP / Reportage
Espoirs douchés en revanche pour Alexandre Réard, qui n'a maintenant qu'une hâte : aller défendre son titre sur le fameux 6-max à 10 000 $, qui se jouera la semaine prochaine

WSOP / Reportage
Pour sa participation biennale au Main Event, Brice Cournut a franchi la première haie

WSOP / Reportage
Michel Leibgorin s'applique à faire digérer la frustration de cette récente deuxième place sur l'épreuve de Deuce to Seven

WSOP / Reportage
On ne les a pas encore vus à table sur le Main Event : pour le moment, Paul-François Tedeschi et Sonny Franco se sont contentés de venir humer le bon air du Big One

WSOP / Reportage
Même si l'ambiance survoltée du Main Event reste pour le moment en sommeil, la tradition de la "Last Level Beer" a été respectée par beaucoup de joueurs. Soulagement !

WSOP / Reportage
Le légendaire Erik Seidel tient son rang en terminant le Day 1B avec presque trois stacks de départ

WSOP / Reportage
Champion en 2019, l'Allemand Hossein Ensan entamera lui aussi le Day 2 très au-dessus de la moyenne (166 000)

WSOP / Reportage
On termine notre concours du plus beau patriote avec cette candidature originale...

WSOP / Reportage
... et celle-ci, plus discrète.

WSOP / Reportage
Le vainqueur de ce concours, on l'a couronné en toute dernière minute, après le "bagging" : bravo à Anthony, membre de l'équipe d'arbitrage des WSOP, pour ce superbe combo chemise/cravate 100% "Star Spangled Banner" !

Rendez-vous est pris vendredi à midi (21 heures en France) pour le coup d'envoi d'une journée presque entièrement dédiée au Day 1C du Main Event. Le seul autre tournoi qui sera joué en parallèle sera le Day 2 de l'Independence Day Celebration à 800 $, avec environ 700 joueurs restants.

Benjo

WSOP 2024 : tous nos articles

Level 5, plus beaucoup de temps pour vaincre

- 5 juillet 2024 - Par Tapis_Volant

Level 5 : Blindes 300 / 600, BB ante 600
Main Event 10 000 $ (Day 1B)

Balleur, c'est l'heure !

Gaëtant Balleur
Après un magnifique deep run sur le Tag Team en compagnie de son pote et coloc Rémi Castaignon, Gaëtan Balleur a hérité d'une table compliquée pour un Day 1, avec la présence du champion du monde 2021 Koray Aldemir, de Harrison Gimbel et d'un joueur asiatique qui joue régulièrement le circuit high-roller Triton. La faute à un petit late reg de trois heures ? Même pas... juste un mauvais tirage de table sur un Day 1B qui serait, paraît-il, le pire jour pour faire son entrée sur le Main Event, en raison de la fête nationale qui fait fuir nombre d'amateurs, laissant une majorité de regs (européens, notamment) se battre entre eux.

Le Main Event des WSOP a une saveur particulière pour le cash-gamer de Saint-Martin puisque c'est ici qu'il a obtenu sa première ligne Hendon Mob, terminant 364ᵉ et 6ᵉ meilleur joueur français de l'épreuve en... 2011. À la question "Es-tu meilleur aujourd'hui qu'il y a treize ans ?", Gaëtan répond avec un grand sourire : "Largement, avant d'ajouter mais ça ne suffit pas". Gros reg des étés à Vegas, qu'il passe toujours dans des colocs de grinders aux côtés d'une petite bande composée d'Alexandre et Aurélie Réard, Pierre Merlin, Rémi Castaignon, Anthony Picault, Olivier Decamps ou Florence Mazet, Gaëtan était passé tout proche d'un bracelet en 2023, en finissant 6e du 600 $ Deepstack Championship pour 54 186 $.

Pour l'instant, tout se passe bien pour lui sur ce Day 1B. Sans réellement faire des étincelles, il a construit un beau tapis de 90 000 à l'entame du dernier niveau de la journée et a conscience que ce n'est pas sur cette table qu'on lui fera des grosses livraisons. - Tapis_Volant

On continue à se battre

Romain Lewis
On connaît l'adage : "Un tournoi ne se gagne pas au Jour 1, mais il peut se perdre." Ayant fait de ce Main Event LA priorité de sa saison, Romain Lewis a l'air plus concentré que jamais pour éviter de bust sur ce tournoi qui peut changer une vie. Fort d'une longue expérience comportant une soixantième place en 2019 pour 142 000 $, Romain gère un tapis de 72 000 à la dernière pause de la journée. Notre Team Pro a l'air en forme, conscient d'avoir évité les balles sur deux spots disputés sur le précédent niveau, et on le sait, les jetons économisés ont au moins autant d'importance que les jetons gagnés, et surtout sur un tournoi comme celui-là.

D'abord, Romain se contente de défendre avec une paire de Valets de BB suite à une relance UTG. Il va ensuite check/call trois streets sur un tableau A-J-8-4-10 et voir son adversaire retourner Roi-Dame pour quinte, perdant le minimum avec le brelan. On connaît nombre de bon joueurs qui auraient perdu plus sur ce spot.

Puis Romain ouvre à 1 000 au lojack et se fait payer à la fois par le hijack et la BB. Il envoie une mise de continuation à 1 300 sur le flop Q8Q, payé uniquement par son voisin de gauche. Sur la turn 9, Romain passe en mode check/call pour 5 000. La river 7 fait rentrer la couleur backdoor et c'est le moment que rlewis choisit pour reprendre l'initiative en misant 11 000, ce à quoi son adversaire lui répond par une surrelance à 29 000. Ni une ni deux, Romain préfère sagement passer son AJ pour couleur max, persuadé de faire face à un full chez son adversaire.

Heureux d'être là, sur un tournoi qui l'a fait rêver depuis qu'il est tout gamin, Romain Lewis a encore largement de quoi croire à un nouveau deep run sur le Big One. "On continue à se battre, c'est le Main Event, bro !" - Tapis_Volant

Les freerolls ont la parole

David Labrosse
Se rendre à Las Vegas pour disputer en freeroll le Main Event des WSOP : tel est le rêve qu’est en train de vivre, bien éveillé, un certain David Labrosse. Mais, pour vivre un moment suspendu dans le temps comme celui-ci, il fallait le mériter. Alors, le participant à la dernière édition de la Pro Dream de PMU s’en est allé remporter le Sit&Go de consolation offert à tous les finalistes déçus de la compétition (Jérémy Surinach n'en faisait donc pas partie, ayant remporté le contrat de 60 000 €). Au bout de ce Sit&Go freeroll : une invitation pour le plus beau tournoi du monde.

"Je suis en plein rêve. Je n’aurais jamais imaginé jouer le Main Event cette année, et encore moins en freeroll. J’avais prévu de le jouer l’an prochain en fonction de mes résultats aux tables de cash-game”. Car, dans la vie de tous les jours, David n’est plus du genre à passer trop de temps en MTT. S’il affectionne tout de même le format, lui, ce qu’il préfère, c’est le cash game. “J’ai longtemps mixé tous les formats. Puis, un moment, je me suis rendu compte que ce n’était peut-être pas la bonne solution pour devenir un joueur gagnant sur le long terme”.

Pour se spécialiser dans ce format-là, le Lyonnais d’origine est parti s’installer au Canada, à Vancouver, où il réside depuis maintenant un peu plus de deux ans. Et s’il y a bien une chose qu’il ne regrette pas, c’est bien ce changement. “Depuis que je me suis spécialisé en cash-game au Canada, j'ai réussi à trouver le rythme de vie qui me convient parfaitement. De plus, j'en vis, alors que demander de plus ?”. Pour l’heure, David tente de se maintenir en vie sur le plus beau tournoi de la planète avec ses 40 000 jetons. Ce qui est loin d'être un mince exploit lorsque l'on sait que David n’a pas été épargné par les cartes au cours de cette journée. “Folder les As et les Rois en moins d’une demi-heure de jeu, je peux t’assurer que ce n’est pas facile mentalement. Mais, avec le petit échauffement que j’ai eu sur le Mini Main Event que j’ai disputé deux jours plus tôt, là aussi en freeroll, cela m'a permis de rester dans mon tournoi et de focus. Maintenant, reste plus qu'à prendre les jours un par un, et pour la suite, on verra bien". - VictorP

Anecdotes, statistiques et citations à la con

« Mais arrêtez, bordel ! Pour la millième fois : je ne suis PAS roux. Je suis blond vénitien. » - Signé : un confrère roux.

Level 4, la France passe à l'attaque

- 5 juillet 2024 - Par Benjo DiMeo

Level 4 : Blindes 250 / 500, BB ante 500
Main Event 10 000 $ (Day 1B)

L'atelier de Florian Ribouchon

Florian Ribouchon
Serein depuis le début de la journée (mis à part sur les douze premières minutes), Florian Ribouchon culmine déjà à 250 000 à l'entame du quatrième Level. "Ce matin, je m'étais dit que ce serait bien de finir à 100k, me confie-t-il, mais maintenant, si je termine à ce niveau, je serais déçu !"

Pas vraiment de recette miracle pour le chef Ribouchon pour monter cette montagne de jetons : il a surtout eu beaucoup de grosses mains et bien cuisiné ses adversaires. Sans réellement chercher à se construire une image de degen, Florian parvient à se faire payer quand il a des gros jeux et son tapis grimpe sans discontinuer.

Parmi les plus gros pots qu'il a joués, l'élimination d'une joueuse avec un stack de 18 000, quand il touche une flush avec Roi-Dame de trèfle sur une turn JT26 et que son adversaire retourne Valet-Dix pour deux paires floppées.

Puis Florian continue d'enchaîner les victimes, en trouvant notamment un brelan de 8 dans un pot squeeze preflop. Tout part sur un flop Q87 contre un joueur qui a J9 et un tapis de 28 000. Ça "hold". 

De retour de dinner-break, aucun signe d'essoufflement. Le Français parvient à bien valoriser une top paire et prend encore un gros pot pour monter à 220 000. "Ils croient quoi ? Que je bluffe ?", me souffle Florian en rigolant. Bien satisfait de sa journée pour le moment, il envisageait déjà son programme pour les trois prochains jours après avoir bag son stack du Day 1. "Une petite soirée PMU, un Robuchon avec Madame, et on sera de retour pour le Day 2."

Sur une table où on retrouve également l'excellent Ukrainien Denis Shafikov et le Français Mathieu di Meglio, Florian s'amuse comme un petit fou. Je lui demande s'il se souvient où il en était sur le Main Event 2023, en fin de Day 1. "Tu sais, l'an dernier, je me souviens surtout du Millionaire Maker, j'ai presque occulté tout le reste. Je me souviens que juste après ma 2ᵉ place, je suis allé jouer un tournoi au Venitian. J'étais à 30 left de 80 000 € et je m'en battais les c***. Et sur le Main, j'étais pas loin d'être dans le même état d'esprit". Après avoir pris un million de dollars, on peut facilement le comprendre. - Tapis_Volant

"Le poker ? Que du kiff' !"

Romain Bailleul
Si chaque joueur de poker a un style de jeu différent, il est tout de même possible de classer les profils dans deux grandes catégories de base. D’un côté : les joueurs professionnels qui ont choisi d’en faire leur métier. Et de l’autre : ceux pour qui le poker reste une activité ludique et récréative. Ce, même sur le Main Event des WSOP à 10 000 $. S’il y en a bien un qui appartient à la deuxième catégorie de joueurs, c’est bien Romain Bailleul. Joueur amateur et passionné de poker depuis plus de dix ans maintenant, ce trader de métier qui dispute son tout premier Main Event à Las Vegas n’a jamais voulu passer de l’autre côté de la barrière. Et ce, pour une raison bien précise. “Pour moi, le poker, c’est prendre du plaisir, passer du bon temps et basta. Je ne suis pas là pour gagner de l’argent. Si je peux en gagner, tant mieux, je ne vais pas m’en plaindre, mais ce n’est clairement pas mon objectif principal lorsque je prends part à un tournoi. Si je continue de jouer aujourd’hui, c’est simplement parce que ce jeu ne cesse de me passionner”

Résidant entre Dubaï et la Thaïlande, celui qui a décidé de ne pas en faire son métier, n’en reste pas moins un acteur du milieu. “J’ai œuvré à la création de NutsR [un centre de formation pour joueurs de poker basé en Thaïlande, NDLR]. C’est d’ailleurs moi qui ai trouvé ce nom”, dit-il en rigolant. J’ai ensuite fait de même avec la nouvelle Team de Cimitarra Poker dont je suis le stakeur officiel”. À côté de cela, lorsqu’il en a la possibilité, Romain, qui a délaissé le poker online, continue de se rendre à quelques-uns de ses festivals live préférés. Attention, pas n’importe lesquels. “J’ai longtemps joué online, mais je n’avais plus le temps, alors j’ai préféré arrêter. En même temps, je ne faisais que perdre de l’argent, alors c’est peut-être mieux comme ça. Enfin, ça dépend pour qui. Mes adversaires doivent regretter de ne plus me voir à leur table. Aujourd’hui, j’aime me rendre à Barcelone pour l’EPT, en Asie, car il y a de nombreux tournois, mais aussi certains des festivals Winamax comme le SISMIX Marrakech où j’étais notamment présent l’an passé". Et le mois dernier alors ? "Je n'ai pas pu venir, j'étais dégouté !".

Pour l’heure, Romain Bailleul se concentre sur le moment présent et sur ce Main Event qu’il espère au fond de lui deep run jusqu’à atteindre l'ITM. “Ce n’est pas mon objectif, car je n’en ai pas. Mais, si je peux brag un peu, je ne vais pas me priver, ce serait marrant. Mais pour cela, encore faut-il que j’arrête de me faire craquer les As lorsque mon adversaire a un As-9 dépareillé et touche son brelan de 9”, conclut-il avec le sourire, assis derrière un tapis de 53 000, un peu moins que le capital initial attribué à chaque joueur. - VictorP

À Labaune franquette

Damien Labaune
Grâce à notre photographe de terrain, nous avons découvert par hasard un nouveau joueur français. "Vous ne prenez en photo que les gens célèbres ?", lui glisse-t-il alors qu'elle shoote un joueur russe qu'elle pensait connaître. Le mec qui posait la question, c'est Damien Labaune, un prothésiste dentaire en phase de reconversion originaire de Nîmes. Non pas qu'il ait décidé de devenir professionnel de poker, mais à 50 ans, il a décidé de s'intéresser désormais au secteur du transport, et est en plein questionnement sur son avenir.

Mais pourquoi est-il présent sur ce Main Event ? "C'est un cadeau pour mes 50 ans, c'est comme si je venais terminer ma bankroll ici. Je bad run depuis deux ou trois ans et ce sont mes derniers 10K que je viens mettre sur le Main Event." Qu'on se rassure, son argent poker, il l'a surtout gagné online : le Main Event était vraiment le kiff d'une vie pour celui qui me confie avoir beaucoup appris en regardant les streams de Benny & Yu sur les EPT, et avoir toujours rêvé de jouer le Big One. Son palmarès live est proche du néant, seule une perf à Malte l'a fait vibrer, sur un deep run où il est passé tout proche des gros sous en finissant 31ᵉ d'une épreuve dont le vainqueur empochait 115 000 €, la faute au plus classique des coin flips alors qu'il était énorme dans le tournoi.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Damien a l'air de complètement apprécier son moment sur le Main Event. "J'en mets partout, je les rends fous, je les surrelance beaucoup, ils ne comprennent pas trop ce que je fais, j'ai l'impression", me dit-il juste avant de se lancer dans un bluff sous mes yeux. Après une relance de Konstantin Pushkov UTG+2, Damien paye au hijack, et la BB défend. Sur le flop 495, le relanceur initial envoie une mise à 1 000 qui ne fait fuir personne. La turn Q pousse Damien à miser 5 000 et seule la BB check/call. La river Q pousse le prothésiste à tenter une praline à 12 500. Payé très rapidement, il mucke directement en disant qu'il avait un Roi. Son adversaire lui montre une Q bien suffisante pour empocher le pot.

Totalement décomplexé, Damien Labaune n'a pas l'intention de faire le paillasson sur ce Main Event, assis devant un stack de 110 000 avec plein de petites coupures qui démontre qu'il a remporté de nombreuses mains. Quand je lui fais remarquer qu'il a une légende des WSOP à sa table (Konstantin Pushkov), il me répond, étonné. "Le papy, là, vraiment ? Il joue pas très bien depuis le début..." - Tapis_Volant

Pas de rebuy pour Rebei

Karim Rebei
Deuxième élimination d'affilée dès le Day 1 pour Karim Rebei, deux ans après cette seizième place qui avait fait trembler les murs du Horseshoe, à coups de bluffs retentissants et autres gestes héroïques. Rebei a-t-il abusé de son style ultra-agressif, ou s'est-il simplement pris un gros bad-beat ? Mais arrêtez avec vos questions, on n'en sait rien ! - Benjo

Anecdotes, statistiques et citations à la con

« Alors moi, je vais te dire, je joue encore au ballon. Mais j'essaie de ne plus marquer de buts ! » Signé : un confrère qui opte pour une métaphore de qualité exceptionnelle durant la pause-dîner, après que l'on ait demandé à ce père de deux enfants s'il avait l'intention d'en avoir un troisième.

"T'es relou, tu ne joues que contre les Asiatiques !" - Signé : une dame qui s'est sentie visée par un joueur n'arrêtant pas de gagner des pots, semble-t-il contre un groupe ethnique homogénéisé.

Jean-Robert Bellande
Oh, un Jean-Robert Bellande qui sort du bois ! Avec seulement trois résultats en tournoi en cinq ans, on dirait bien que le fantasque américain a presque définitivement basculé du côté des cash-games privés des casinos de Vegas – la rumeur prétend qu'il en est l'un des "physio" les plus influents. Entendez par là que pour y être invité, il faut être en bons termes avec "JRB" !

Tom Bedell
Il est l'un des secrets les mieux gardés d'Espagne... Sans doute parce qu'il n'est pas espagnol ! L'expat' norvégien Tom Bedell est notamment connu pour ses frasques dans l'édition madrilène des Winamax Live Sessions, diffusées chaque mercredi sur notre chaîne YouTube.

WSOP 2024 : tous nos articles

Level 3, plus que 35 niveaux et on est en TF

- 5 juillet 2024 - Par VictorP

Level 3 : Blindes 200 / 400, BB ante 400
Main Event 10 000 $ (Day 1B)

Les Européens du Day 1B : une galerie

WSOP / Reportage
Juha Helppi, l'un des tout premiers joueurs professionnels s'étant formés sur Internet, dès la fin des années 1990. À ce jour, le Finlandais pèse deux bracelets WSOP, un titre WPT, et une finale EPT.

WSOP / Reportage
Koray Aldemir, qui avait offert à l'Allemagne son second Main Event en 2021.

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Le Britannique Harry Lodge, double finaliste EPT, et détenteur d'un bracelet WSOP acquis online en 2022

WSOP / Reportage
Andy Black, le bouddhiste version irlandaise : plus de 25 ans de carrière, dont une cinquième place sur le Main Event qui remonte à l'année de Joe Hachem (2005)

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John Duthie, papa de l'European Poker Tour

WSOP / Reportage
Mark Teltscher, justement l'un des premiers gagnants de l'EPT (dès 2005, à Londres)

WSOP 2024 : tous nos articles