Level 10 : Blindes 1 000 / 2 000 BB ante 2 000
Main Event 10 000 $ (Day 2D)
Lhuillier met le feu
Nous tenons le chipleader français du jour ! Jean Lhuillier, ce grinder basé à Nottingham qu’on avait suivi lors de son one time sur le 1 500 $ Freezout l’an dernier, fait flamber la table et monte un énorme tapis de 540 000 jetons. "Ça a été très fluide, j’ai value Town tout le temps et j’ai passé un gros bluff", raconte le plus anglais des Français (derrière Romain Lewis bien sûr).
"J’ai défendu J
10
sur un open CO, le flop est venu Q
9
2
. Avec le valet de cœur, je me dis que ça peut être un bon spot et je check raise 14 000 sur 4 000. Turn 3
, je fais 28 000, il call et river 4
, je fais 80 000, il passe" raconte Lhiullier qui promet de ne plus faire un bluff de la journée. "Je n’en ferai plus un seul. Lui, c’était un bon reg espagnol, je savais qu’il pouvait fold. Mais les Américains, ils lâchent peu. Et puis, la structure est tellement lente, ça ne sert pas à grand-chose" analyse Jean, désormais assis devant un tapis monstrueux.
"Le coup clef, c'était en début de journée, informe Lhuillier. J'ai chatté un énorme flip contre un Youtubeur qui “recordait” tout le temps avec son téléphone. Il s'appelle Corey Ering. Il open, je flat avec Q
Q
et derrière, un shortstack 3-bet tapis pour 14 BB. Et là, Corey raise presque à tapis 60 000 avec 20 000 derrière. Je re-shove, il a A
K
et ça vient Roi au flop, dame river".
Venu pour un Vegas plus longue durée, le Franco-Britannique s’est cependant fait plus discret jusqu’à maintenant. "L’année dernière, j’ai fait trois tournois, j’ai gagné 150 000. Cette année, j’y vais doucement, mais je gagne le Main Event". Deal. - Fausto
One time
Le Day 2D nous aura également permis de faire la connaissance de Clément Lescanff, muni d’un tapis de 145 000. “Je viens de Bretagne, mais j’habite à Malte, depuis cinq ans”, explique Clément. Joueur récréatif depuis sa majorité, ce grand amoureux de Vegas (il y vient depuis près de dix ans pour “jouer quelques Daily”) dispute cette année son tout premier Main Event. “Je me suis fait staker par certains de mes collègues de boulot pour pouvoir jouer. Ce n'est que du bonheur”. Joueur de live quand il a le temps, Clément joue aussi online durant les Series et le KING5. Une compétition à laquelle il semble très attaché, ce malgré un léger manque de réussite. "Je joue le KING5 depuis la toute première édition, soit près de 17 ans, et je n'ai jamais fait mieux que remporter 50 € !" confie-t-il en rigolant.Pour l'heure, si rien n’est encore acquis vu qu'il reste encore une douzaine d'heures à jouer avant la bulle, Clément “rêverait de faire l’argent”. Il semble au moins bien parti pour continuer l’aventure au Day 3. “J’ai démarré la journée avec 145 000. Je suis monté à 200 000, avant de redescendre à 40 000 après avoir perdu avec les Rois contre les As. Heureusement, j’ai ensuite pu remonter en gagnant un pot avec A-K contre Alex Keating qui avait A-Q. Des hauts et des bas qui lui permettent à l’heure actuelle de comptabiliser le même tapis qu’en début de journée. - VictorP
Le flambeur Delval
Tout le monde connaît le fameux poème d’Arthur Rimbaud. Mais connaissez-vous son équivalent pokeristique ? Lui n’a pas deux trous rouges, mais bien deux verres rouges sous son front droit. Et il ne dort pas. Un petit Delval qui mousse de jetons.
À l’instar du dormeur, il aime aller au combat, alternant les esquives inspirées et les assauts kamikazes. Voyez par vous même. "J’open 3 000 QQ, payé au bouton et 3-bet de la BB, je just-call, et c’est payé par le bouton. Le flop vient 9
10
J
, SB check, je veux savoir où j’en suis donc je fais 21 000, payé au bouton et fold de l’OR. Turn J
, je check, il fait 34 000, je fold et il me montre 10
10
". Bien senti, d’autant que la SB dira plus tard avoir foldé au flop… Deux As. Il y avait bien des moyens de perdre plus sur ce coup.
"Derrière, je tilt un peu et j’open 9-5 UTG. J’ai de la chance, je parviens à showdwon contre un As-Roi alors que j’ai touché mon 5. Derrière, je fais une petite flush, je remonte et là, je 3-bet K
K
. Un joueur 4-bet shove A
K
, ça tient et je monte à 220 000". De la poésie pokeristique. - Fausto
Anecdotes, statistiques et citations à la con
"OUUIIIII ! Allez là, mange tes morts, je fold pas les As" - Signé : un poète français répondant au prénom de Théo, trouvant une river miraculeuse pour faire repasser ses As devant, doubler et passer à un stack de 180 000.
« Je bust sur une main qui ne se raconte pas. À un moment, le téléphone du mec à ma droite sonne. C'est sa meuf, elle lui annonce qu'elle le quitte ! Alors il annonce qu'il ne veut plus jouer, il va chercher à donner ses jetons. Arrive rapidement cette main : il est au bouton, il envoie tout son tapis sauf un jeton. Je suis de SB, j'ai As-10 assortis. Je fais tapis. Résultat : je saute contre la BB qui montre As-Roi ! J'avais 40 blindes au départ de ce coup... » - Signé : un joueur français membre de la FNL, qui nous raconte en rigolant son improbable sortie du tournoi Ultra Stack à 600 $, dont le Day 1B se déroule en parallèle.
"I give you this, to get it faster" - Signé : un grinder français bien connu versant un très généreux pourboire au serveur, parce que visiblement pressé de recevoir sa Budweiser, alors qu’on vient d’attaquer le dernier niveau de la journée, alias le "Beer Level".
"Hé, tu devrais noter cette main, elle est pas mal" - Signé : un joueur random nous arrêtant dans l'espoir que sa main random soit publiée sur PokerNews, cela nous arrive à peu près trente fois par jour et au lieu de lui expliquer qu'il y a d'autres façons de couvrir le Main Event que de noter des mains random, à chaque fois on fait vaguement semblant de s'intéresser au coup avant de s'enfuir discrètement
On les a perdus de vue : Samuel Dray, Yoh Viral, Reda Bouabala, et les qualifiés Expresso Laurent Cessy et Matthieu Saulieres.
Double deeprun pour Julien Sitbon, qui n'est parait-il plus très loin d'une finale sur l'un des tournois à bracelet du site WSOP.com....






