Level 5 : Blindes 300 / 600, BB ante 600
Main Event 10 000 $ (Day 1B)
Balleur, c'est l'heure !
Après un magnifique deep run sur le Tag Team en compagnie de son pote et coloc Rémi Castaignon, Gaëtan Balleur a hérité d'une table compliquée pour un Day 1, avec la présence du champion du monde 2021 Koray Aldemir, de Harrison Gimbel et d'un joueur asiatique qui joue régulièrement le circuit high-roller Triton. La faute à un petit late reg de trois heures ? Même pas... juste un mauvais tirage de table sur un Day 1B qui serait, paraît-il, le pire jour pour faire son entrée sur le Main Event, en raison de la fête nationale qui fait fuir nombre d'amateurs, laissant une majorité de regs (européens, notamment) se battre entre eux.Le Main Event des WSOP a une saveur particulière pour le cash-gamer de Saint-Martin puisque c'est ici qu'il a obtenu sa première ligne Hendon Mob, terminant 364ᵉ et 6ᵉ meilleur joueur français de l'épreuve en... 2011. À la question "Es-tu meilleur aujourd'hui qu'il y a treize ans ?", Gaëtan répond avec un grand sourire : "Largement, avant d'ajouter mais ça ne suffit pas". Gros reg des étés à Vegas, qu'il passe toujours dans des colocs de grinders aux côtés d'une petite bande composée d'Alexandre et Aurélie Réard, Pierre Merlin, Rémi Castaignon, Anthony Picault, Olivier Decamps ou Florence Mazet, Gaëtan était passé tout proche d'un bracelet en 2023, en finissant 6e du 600 $ Deepstack Championship pour 54 186 $.
Pour l'instant, tout se passe bien pour lui sur ce Day 1B. Sans réellement faire des étincelles, il a construit un beau tapis de 90 000 à l'entame du dernier niveau de la journée et a conscience que ce n'est pas sur cette table qu'on lui fera des grosses livraisons. - Tapis_Volant
On continue à se battre
On connaît l'adage : "Un tournoi ne se gagne pas au Jour 1, mais il peut se perdre." Ayant fait de ce Main Event LA priorité de sa saison, Romain Lewis a l'air plus concentré que jamais pour éviter de bust sur ce tournoi qui peut changer une vie. Fort d'une longue expérience comportant une soixantième place en 2019 pour 142 000 $, Romain gère un tapis de 72 000 à la dernière pause de la journée. Notre Team Pro a l'air en forme, conscient d'avoir évité les balles sur deux spots disputés sur le précédent niveau, et on le sait, les jetons économisés ont au moins autant d'importance que les jetons gagnés, et surtout sur un tournoi comme celui-là.D'abord, Romain se contente de défendre avec une paire de Valets de BB suite à une relance UTG. Il va ensuite check/call trois streets sur un tableau A-J-8-4-10 et voir son adversaire retourner Roi-Dame pour quinte, perdant le minimum avec le brelan. On connaît nombre de bon joueurs qui auraient perdu plus sur ce spot.
Puis Romain ouvre à 1 000 au lojack et se fait payer à la fois par le hijack et la BB. Il envoie une mise de continuation à 1 300 sur le flop Q
8
Q
, payé uniquement par son voisin de gauche. Sur la turn 9
, Romain passe en mode check/call pour 5 000. La river 7
fait rentrer la couleur backdoor et c'est le moment que rlewis choisit pour reprendre l'initiative en misant 11 000, ce à quoi son adversaire lui répond par une surrelance à 29 000. Ni une ni deux, Romain préfère sagement passer son A
J
pour couleur max, persuadé de faire face à un full chez son adversaire.
Heureux d'être là, sur un tournoi qui l'a fait rêver depuis qu'il est tout gamin, Romain Lewis a encore largement de quoi croire à un nouveau deep run sur le Big One. "On continue à se battre, c'est le Main Event, bro !" - Tapis_Volant
Les freerolls ont la parole
Se rendre à Las Vegas pour disputer en freeroll le Main Event des WSOP : tel est le rêve qu’est en train de vivre, bien éveillé, un certain David Labrosse. Mais, pour vivre un moment suspendu dans le temps comme celui-ci, il fallait le mériter. Alors, le participant à la dernière édition de la Pro Dream de PMU s’en est allé remporter le Sit&Go de consolation offert à tous les finalistes déçus de la compétition (Jérémy Surinach n'en faisait donc pas partie, ayant remporté le contrat de 60 000 €). Au bout de ce Sit&Go freeroll : une invitation pour le plus beau tournoi du monde."Je suis en plein rêve. Je n’aurais jamais imaginé jouer le Main Event cette année, et encore moins en freeroll. J’avais prévu de le jouer l’an prochain en fonction de mes résultats aux tables de cash-game”. Car, dans la vie de tous les jours, David n’est plus du genre à passer trop de temps en MTT. S’il affectionne tout de même le format, lui, ce qu’il préfère, c’est le cash game. “J’ai longtemps mixé tous les formats. Puis, un moment, je me suis rendu compte que ce n’était peut-être pas la bonne solution pour devenir un joueur gagnant sur le long terme”.
Pour se spécialiser dans ce format-là, le Lyonnais d’origine est parti s’installer au Canada, à Vancouver, où il réside depuis maintenant un peu plus de deux ans. Et s’il y a bien une chose qu’il ne regrette pas, c’est bien ce changement. “Depuis que je me suis spécialisé en cash-game au Canada, j'ai réussi à trouver le rythme de vie qui me convient parfaitement. De plus, j'en vis, alors que demander de plus ?”. Pour l’heure, David tente de se maintenir en vie sur le plus beau tournoi de la planète avec ses 40 000 jetons. Ce qui est loin d'être un mince exploit lorsque l'on sait que David n’a pas été épargné par les cartes au cours de cette journée. “Folder les As et les Rois en moins d’une demi-heure de jeu, je peux t’assurer que ce n’est pas facile mentalement. Mais, avec le petit échauffement que j’ai eu sur le Mini Main Event que j’ai disputé deux jours plus tôt, là aussi en freeroll, cela m'a permis de rester dans mon tournoi et de focus. Maintenant, reste plus qu'à prendre les jours un par un, et pour la suite, on verra bien". - VictorP
Anecdotes, statistiques et citations à la con
« Mais arrêtez, bordel ! Pour la millième fois : je ne suis PAS roux. Je suis blond vénitien. » - Signé : un confrère roux.




