Winamax

Mercredi 19 juin : demandez le programme !

- 19 juin 2024 - Par Flegmatic

WSOP 2024 reportage Winamax
10h (19h en France) – Event #46 – Seniors Championship 1 000 $ (Day 1B)
4 993 entrées collectées sur le Day 1A de cette épreuve réservée aux joueurs âgés de 50 ans et plus : c'est bien plus que les 3 692 enregistrées le même jour il y a un. Le record de 8 180 inscriptions est donc laaaargement jouable avec la tenue aujourd'hui d'une seconde journée de départ. Parmi les 647 survivants du Day 1A, on repère trois Français avec lesquels on n'est pas forcément familiers : Philippe Rup (203ᵉ), Jean Bros (257ᵉ), et Joël Doucet (394ᵉ)
Event #46 : le chipcount complet du Day 1A

11h – Event #38 – Monster Stack 1 500 $ (Day 4 – 55 joueurs restants)
Samuel Anclevic, Arnaud Enselme, Robin Guillaumot et Clément Meunier : on a papoté avec les quatre Français toujours en course sur ce tournoi monstre à plus de 8 700 entrants. Objectif du jour pour les 55 derniers survivants, emmenés par un duo de chip-leaders composé de Martin Kabrhel et Tim Reilly : rallier la table finale, avant de penser au 1,1 million de dollars à la gagne.
Event #38 : le chipcount complet

Midi – Event #44 : NLHE 2 000 $ (Day 3 et Finale – 17 joueurs restants)
Une alerte "TF FR" peut en cacher une autre ! Les demi-finales ont déjà débuté sur ce tournoi dont nous n'avons pas encore pris le temps de vous parler et, sur l'une des deux dernières  tables, trône Damien Le Goff. L'expatrié londonien, que l'on a déjà croisé ITM sur le Main Event des WSOP (2023) ou en finale du High Roller du WPO Dublin (2018, est très bien placé avec le sixième tapis. Pour s'emparer du bracelet et des 410 000 dollars promis au vainqueur, le résident londonien devra notamment se défaire de pas moins de trois Espagnols, dont le chipleader Javier Gomez, accompagné de Javier Zarco et Juan Carlos Vecino ainsi que d'un Barry Schulman short stack.
Event #44 : le chipcount complet

Midi – Event #49 – NLHE 3 000 $ Freezeout (Coup d'envoi)
Les tournois de Hold'em se suivent et ne se ressemblent pas tout à fait. Contrairement au précédent, celui-ci se jouera sans le filet de sécurité du re-entry... ce qui ne l'avait pas empêché de rassembler près de 1 600 joueurs l'an dernier, permettant à l'Allemand Robert Schulz d'empocher un beau billet de 675 275 $, après avoir dominé en heads-up un certain... Julien Sitbon.

Midi – Event #47 – High Roller 100 000 $ (Day 2 – 44 joueurs restants)
Il reste jusqu'à la fin du premier niveau du Day 2 pour s'inscrire sur ce 100K, mais les 93 entrées de l'an dernier sont déjà rayées des tablettes, avec 95 inscriptions provisoires au compteur. On connait quasiment tout le monde parmi les 44 joueurs à avoir passé le cut ce mardi, aussi contenterons-nous de citer Giuseppe Iadisernia, l'entraîneur de chevaux sur lequel Fausto s'est penché hier soir, le (large) chipleader Henrik Hecklen, qui devance un somptueux parterre de high stakers, dont un Sergio Aido toujours dans le coup pour un doublé inédit après son sacre sur le 50K, et notre Adrián Mateos à nous. À voir si João Vieira, tombé lors du Day 1, se décide à remettre une pièce dans la machine, ou si un Français choisit de se joindre à la fête.
Event #47 : le chipcount complet

13h – Event #45 : H.O.R.S.E. Championship 10 000 $ (Day 3 – 17 joueurs restants)
La section de supporters du staff Winamax suivant le tournoi à distance depuis le siège parisien a quitté le rail virtuel après l'élimination du collègue Nicolas Barthe en 27ᵉ place. Ce qui ne veut pas dire qu'on passera notre tour sur les demi-finales : Benny Glaser, Brandon Shack-Harris, Maria Ho, Esther Taylor-Brady et Jose Barbero sont encore en course, entre autres lumières.
Event #45 : le chipcount complet

13h – Event #48 – Pot-Limit Omaha 1 000 $ (Day 2 – 128 joueurs restants)
Un tournoi de PLO à 1 000 $, ça attire du monde, beaucoup de monde. 2 212 joueurs au départ, pour seulement 128 en fin de journée, tous ITM : ce fut une véritable boucherie, les végans nous pardonneront l'expression. Parmi ceux qui peuvent encore prétendre au bracelet et aux 262 734 $ promis au vainqueur, on retrouve dans la peau du chipleader un certain Grzegorz Derkowski, surfant sur sa 4ᵉ place obtenue quelques jours plus tôt sur un tournoi à 1 500 $ de cette même variante. Si la route est encore longue et qu’il faudra certainement passer sur le corps de quelques-uns des meilleurs joueurs du monde, tels que le Lituanien Vincas Tamasauskas (9ᵉ) et les Américains Shaun Deeb (39ᵉ) et Phil Laak (81ᵉ), nous suivrons attentivement l’évolution de l’Allemand dans ce tournoi de PLO qu’il semble apprécier plus que n’importe quel autre.
Event #48 : le chipcount complet

14h – Event #50 : Razz Championship 10 000 $ (Coup d'envoi)
C'est parti pour le plus beau, le plus cher et le plus prestigieux des tournois de Razz de l'année. On vous rappelle vite fait les règles ? Il s'agit d'une déclinaison du Stud où l'objectif est de réaliser la combinaison de cinq cartes la plus pourrie possible à partir des sept que l'on vous distribue au cours de cinq tours d'enchères successives en Limit (deux cartes cachées d'abord, puis quatre ouvertes, et enfin une dernière cachée). Pas de quinte ni de couleur qui tienne, la meilleure main est donc la fameuse "wheel" : As-2-3-4-5. Vous savez tout, il ne vous reste plus qu'à trouver 10 000 $, puis vous mettre sur la table.

16h - Event #43 : Mixed PLO 1 500 $ (Day 4 bonus - 3 joueurs restants)
Une journée supplémentaire ajoutée au programme de cette épreuve mélangeant trois formes de Omaha High Low : le Day 3 a en effet atteint l'heure officielle de couvre-feu. On ne s'y intéressera guère : Phil Hellmuth s'est incliné en quatrième place, laissant les moins connus Magnus Edengren (rare Suédois faisant encore le voyage pour jouer les WSOP), James Juvancic et Tim Seidensticker s'affronter pour le bracelet et un premier prix de presque 200 000 balles.

Flegmatic, VictorP & Benjo

WSOP 2024 : tous nos articles

Mini WSOP : c'est dans les vieux pots...

- 19 juin 2024 - Par Phil Anthropik

mini On ne vieillit pas, on se bonifie. Voilà l'expression que les Mini WSOP mettaient à l'honneur hier soir et que Phyllali a su incarner. Car il fallait être âgé d'au moins cinquante ans pour participer au tournoi de NLHE organisé mardi soir. Et le vainqueur du Senior, qui s'est imposé devant RICO 52 et 180 autres adversaires, est loin d'être un inconnu, ayant inscrit son pseudo au palmarès des Winamax Series dès 2015. Avec cette victoire, bonne pour 405 € et une réplique du bracelet, il prouve que l'âge n'a aucune prise sur certains joueurs.

L'autre option pour aller chercher un minibracelet hier soir était de jouer le PLO Mystery à 10 €. C'est un finaliste qui a pris la plus grosse prime (ce n'est pas si fréquent), en la personne de ralex555. Terminant en cinquième position, la couronne sortie du coffre au cours de la soirée lui permet de prendre 400 € : quasiment deux fois la somme gagnée grâce à son classement. Cependant, avec cinq finales Mini WSOP sans victoire en deux ans, on imagine qu'il aurait préféré conclure avec un autre type de bijou...

Arrivé en tant que chipleader, Moravic42 va rapidement chuter quand sa quinte flopée se fait atomiser par le full de SKAGBOYgmGA (main #39). Ce dernier prend alors les rennes, dominant son plus proche poursuivant de plus deux mesures. Mais paucamali, le rattrape, l'envoyant même au tapis à quatre joueurs restant dans un scénario rêvé par les deux shorts stacks (main #74). Sept mains plus tard, paucamali terminait le travail en empochant 1 060 € (primes incluses) et la fameuse breloque qui va avec. 

Tournoi Dotation Vainqueur

EVENT 46 - NLHE - SENIOR - 10 €
REPLAY

1 629 €  Phyllali - 405 €
EVENT 48 - PLO - Mystery - 10 €
REPLAY
7 434 €  paucamali - 1 060 €

On joue à quoi mercredi ?

Deux nouveaux tournois Mini WSOP seront au programme du soir : un No Limit Hold'em KO à 30 € qui se jouera en full ring. L'Event 50 quant à lui officialise le passage dans la deuxième moitié de ce festival, il sera joué en Razz pour un prix d'entrée de 100 €. Bonne chance à tous !

Mini WSOP : tous les résultats

Mini WSOP : des bracelets tous les soirs jusqu'au 16 juillet

WSOP 2024 : tous nos articles

Le 'Baby' Main Event

- 19 juin 2024 - Par Fausto

Quatre mousquetaires poursuivent le rêve à 55 left du Monster Stack.
Samuel Anclevic, Arnaud Enselme, Robin Guillaumot et Clément Meunier reviendront au Day 4 d'un tournoi qui, par son envergure et sa structure, prend des allures de Main Event.

Event #38 : NLHE Monster Stack 1 500 $ (Day 3)

Robin Guillaumot

"Il y a comme une odeur de Main Event, lance Robin Guillaumot (photo) en se frottant le bout des doigts comme s’il humait de bonnes épices. Quand tu vois qu’on était plus de 8 000 au départ [8 704 entrées exactement, NDLR] et que le field se rétrécit comme ça... Tu le vois aussi chez les adversaires. Ils sont capables de folds de mutant que tu ne verrais pas ailleurs… Mais aussi de dégoupiller à tout moment." Pas de quoi le décontenancer pour autant. "Je n'ai eu que des décisions simples depuis le début. J'ai bluffé un mec river pour tout son tapis, mais c'est à peu près tout. Globalement, je n'ai eu aucune table difficile."

À la place, il a surtout connu un joli coup de boost au bon moment. Avec 19 blindes, il commence par gagner un coup à tapis préflop avec Roi-Valet contre deux Valets, avant de rafler un 3-way all-in avec deux As. "En deux coups, je suis passé de short stack à deux averages." Le grinder d’Avignon connait la saveur des deep runs WSOP sur ces fields massifs, lui qui avait atteint le Day 4 du Main Event 2021, en étant d’ailleurs l’un des protagonistes de la bulle. À 55 left d’un gros million de dollars, il reviendra demain escorté de trois compatriotes qui comme lui, trouvent à ce tournoi une dégaine de Main Event.

Samuel Bifarella

"C’est son bébé, affirme Samuel Anclevic. Tu sens que les gens jouent différemment que sur un tournoi normal. Ils sont plus “straight-forward”, plus “small-ball”. Il y a comme une ambiance de Main Event. J’aime ces tournois-là parce qu’ils conviennent vraiment à mon style de jeu. Tu as le temps, c’est full exploit… Beaucoup mieux pour moi que les fields plus techniques avec structure rapide.

La lenteur de la structure a permis à Samuel de se construire un joli mur de jetons, brique par brique. "J'ai passé un flip pour ma survie en début d'après-midi avec As-Dame contre deux 10. Puis derrière, je n'ai joué aucun véritable gros coup. Pas de gros "all-in" pré-flop, pas de full "double-up"... J'ai juste hit beaucoup de flop et remporté beaucoup de pots".

Cette addition de petits coups forme un gros total : 13 200 000 jetons dans le sac, soit 44 blindes à la reprise, très largement au-dessus de la moyenne. De là à sentir à quelques vibrations ? "Je ne dirai pas “vibration”, mais c'est vrai qu'à 80 left, je sentais une petite pression. Pas celle qui te fait déjouer, au contraire, celle qui mobilise davantage ton cerveau. Tu comprends que tu es dans un spot potentiellement “life-changing”. Le seul problème de cette pression, c'est qu'elle consomme beaucoup d'énergie. Mais en ce qui me concerne, j'ai toujours été bon sous pression."

Comme, au hasard, lorsqu'il se glissait jusqu'en deuxième place du 1 500 $ Freezeout en 2022. Pourtant, même si Vegas a tendance à bien lui réussir, c'est perclus de doutes et d'interrogations qu'il attaquait ce tournoi. "Je suis là depuis début juin, et je trouvais que je jouais comme une pipe. En plus, je n'étais pas bien, j'avais une douleur à une dent qui s'était réveillée... Je me suis vraiment posé la question de rentrer. Puis comme quoi, un deep run, ça remet les idées en place. Et les finances, aussi."

Arnaud Enselme

"Un tournoi similaire au Main ? J'en sais rien, je n'ai jamais deep run le Main," répond très pragmatiquement Arnaud Enselme. En revanche, le Team Pro Unibet a ses repères sur ce Monster puisqu'il l'a deep run pas plus tard que l'année dernière, s’arrêtant en 48ᵉ place, pour un peu plus de 25 briques. "Peut-être que ça me donne inconsciemment de la confiance. Mais ça reste un tournoi parmi tant d'autres", rationalise "Nono", qui enchainera donc un deuxième Day 4, mais avec près de deux fois plus de jetons que la dernière fois. "J'ai cha**** de ouf, admet le Bordelais. J'ai resteal KJ bouton contre cut-off pour 19BB, il m'a snap call avec AK. C'est venu Q105, brique turn, et 9 river".

Percer un field de 8 000 joueurs n'est pas possible sans un brin de chance. D'ailleurs, tout aurait pu se terminer aux portes du Top 100 pour Arnaud, qui s'est retrouvé à jouer, et donc gagner, le flip de la survie avec une paire de 6 contre As-10 pour remonter à vingt blindes. Pour le reste, il a fourni comme à son habitude une partie exemplaire, faisant preuve de patience pour redresser ce stack chancelant, pour finir par passer la barre des 10 millions.

Clément Meunier

Clément Meunier aussi a connu ce coup de pouce du destin. Et plutôt deux fois qu'une. Malgré son stack faiblard de 2 850 000 jetons (neuf blindes à la reprise), il était aux anges. "Je ne vais pas me plaindre. J'aurais dû être parti depuis longtemps, affirme le Red Diamond (spécialité Short Track), arborant fièrement son pull Winamax. J'ai 3-bet shove deux 10 et Samuel s'est réveillé en grosse blinde avec deux As. J'ai fait le 10. Et avant ça, j'avais passé Roi-Neuf contre Roi-10 !" On espère que Clément sera aussi inspiré à tapis demain. De plus en plus présent sur le circuit Live, le grinder maltais s'assure déjà un quatrième ITM sur cette campagne végassienne, le premier à cinq chiffres, puisque tout le monde est actuellement assuré de 21 025 $.

Hugues Girard

Si ce contingent tricolore du genre "petit mais costaud" a de quoi laisser rêveur, quelques heures plus tôt, le casting nous mettait carrément des étoiles dans les yeux. Corentin Ropert, Alex Réard, Sonny Franco, Romain Lewis, Rémi Castaignon et Hugues Girard (photo) : tous étaient encore dans le coup aujourd'hui, avant de rendre les armes entre la 176ᵉ et la 90ᵉ place. Mais ne boudons pas notre plaisir : les chances de nouvelle table finale française sont réelles sur ce tournoi qui offrira, rappelons-le, près d'1,1 million de dollars à son futur vainqueur, couronné jeudi.

Martin Kabrhel

Un flot continu de paroles et des jetons qui n'ont cessé de couler dans son sens : plus que jamais aujourd'hui, Martin Kabrhel a fait du Kabrhel, pour empaqueter ni plus ni moins que le chiplead. L'insupportable tchèque attaquera le Day 4 avec 24,425 millions, soit plus de 80 blindes, et une confiance en lui toujours aussi inébranlable. Messieurs, dames, préparez vos boules quies.

John Duthie
Ayant terminé sa journée juste à sa gauche, John Duthie a fait preuve de son flegme tout anglais pour terminer tranquillement à huit millions tout pile. Un peu moins d'un an après avoir atteint le Day 5 du Main Event, le papa du circuit EPT fait de nouveau durer le plaisir sur un gigantesque field WSOP.

João Simão
Autre habitué de ce genre de tournoi, le Brésilien João Simão aura fort à faire au départ du Day 4, qu'il attaquera avec sept petites blindes.

Fausto & Flegmatic

WSOP 2024 : tous nos articles

Iadisernia, un dresseur au milieu des étalons

- 19 juin 2024 - Par Fausto

Entraineur de chevaux, Giuseppe Iadisernia a décidé de se frotter aux boss de fin du No-Limit Hold’em sur le prestigieux High Roller à 100 000 $.
L’Italo-Vénézuelien a donné quelques bons coups de cravache pour passer la première épreuve, dominée par Henrick Hecklen et Nick Petrangelo.

Event #47 : NLHE High Roller 100 000$

Iadisernia

Des poids lourds sur toutes les tables. Les meilleurs joueurs du monde se sont donnés rendez-vous dans la section Purple du Paris pour un High Roller à six chiffres entre mastodontes. Chaque table pèse des dizaines, parfois des centaines de millions de dollars de gains en tournoi. Giuseppe Iadisernia fait partie des très rares amateurs ayant osé s'inviter à la table des “tops”. Un joueur vénézuelien, passionné de longue date, qui n'a pas peur de se confronter aux meilleurs du monde. Il l'a fait pendant des années, aux tables de poker, mais surtout dans une autre discipline qui l'a couvert d'or et de succès : les courses de chevaux.

« C’est mon hobby, précise Giuseppe. Dans la vie, je suis développeur informatique. Mais les chevaux, je les côtoie depuis tout petit. Ma famille était déjà dans le milieu. Je suis entraineur. Mon rôle, c’est de les préparer du mieux possible pour qu’ils soient performants le jour de la course ».

Iadisernia

Iadisernia dans sa "Big Stable" (source Pokerologia)

Dans sa vie professionnelle, de joueur de poker ou d’entraineur hippique, Giuseppe a parcouru des kilomètres. Et ce dès le plus jeune âge. « Je suis né en Italie mais mes parents ont déménagé au Vénézuela quand j’avais 6 ans. J’y ai vécu un temps, mais je suis installé aux États-Unis depuis plus de vingt ans. Mes chevaux, mes affaires, ma vie, tout est en Floride ».

Comme le poker, Iadisernia a pris cette passion très au sérieux. Fondateur de l’écurie « The Big Stable », Giuseppe a participé à près de 2 000 courses, pour 271 victoires, un peu moins de 800 podiums et 5 millions de gains en carrière (source : Equibase). « Aujourd’hui, j’ai moins de temps pour m’occuper des chevaux. Je suis moins impliqué. J’ai eu quelques périodes de succès, notamment avec Delosvientos, mon meilleur cheval » se remémore Iadiserinia.

Ses années fastes remontent à 2008. Tandis qu’Erik Lindgren enchainait les perfs sur les WSOP, Giuseppe Iadisernia rasait les conférences américaines, son cheval fétiche pointant à plus de 50% de victoires. Cette année là, Delosvientos remportait notamment le célèbre « Brooklyn Handicap », l’une des plus grandes courses du pays, au Belmont Park de New York.

DelosVientos

L'intouchable "Delosvientos" lors de sa win sur le Brooklyn Handicap

« La vie elle même est une course, philosophe Iadisernia. Et qu’on parle de poker, de cheval ou de la vie, toutes les courses ont des points commun. En hippisme, il y a beaucoup de stratégies. Pendant la course, mais surtout avant. La clef, c’est la préparation physique et mentale. Le cheval est comme un être humain. Il faut lui donner beaucoup d’amour, de tendresse et comprendre qui il est pour savoir de quoi il a besoin. Il y en a qui sont jaloux, d’autres qui sont fainéants, d’autres qui sont très disciplinés » détaille Giuseppe, qui voit dans le hippisme et le poker de nombreuses similitudes.

« Comme le joueur de poker, le cheval a ses routines. Il faut trouver celles qui lui conviennent, qu’il apprécie. Ce que j’aime, c'est analyser les chevaux, identifier leurs profils, pour les préparer au mieux ».

Aujourd’hui, c’est sur le tapis vert plutôt et non sur le gazon que Iadisernia a su faire parler son sens du “profiling”. Malgré la présence des meilleurs étalons du circuit, le Vénézuelien était levé sur ses étriers tout le long d’une course, qu’il a commencé au grand galop. Il a mis les coups de cravache à Stephen Chidwick, botté Mikita Badziakouski sur un flip puis arnaché ses opposants highstakers pour se positionner dans le Top 5 du chipcount… Un mauvais saut devant l’obstacle Nick Petrangelo le fera redescendre à 1,2 million, soit deux fois le stack de départ et 40 blindes pour reprendre la course demain.

« J’aime jouer contre ces joueurs. La chance m’a beaucoup aidé aujourd’hui. C’était bien, mais j’ai fait un mauvais call contre Petrangelo. Mais tant que j’ai des jetons, je suis content », commente le vainqueur du Super High Roller Bahamas 2018.

Sur sa route, Giuseppe a également croisé un certain Adrián Mateos. Journée en demi-teinte pour notre Team Pro, qui n’a pas monté de gros tapis, mais réussit à baguer 775 000 jetons. Ça fera 25 blindes pour le Day 2. En revanche, il n’y aura pas de João Vieira, éliminé sur le dernier niveau du jour.

Le Top 10 à la fin du Day 1

Position Joueur Nationalité Jetons
1 Henrick Hecklen Danemark 3 505 000
2 Ben Tollerene USA 2 815 000
3 Nick Petrangelo USA 2 700 000
4 Jared Bleznick USA 2 655 000
5 Chris Unichen USA 2 215 000
6 Santosh Suvarna Inde 2 135 000
7 Jérémy Ausmus USA 2 090 000
8 Brian Kim USA 2 015 000
9 Johannes Straver Pays-Bas 1 965 000
10 Justin Saliba USA 1 860 000

WSOP 2024 : tous nos articles

Jonathan Pastore : “Aller chercher un deuxième bracelet”

- 19 juin 2024 - Par Rootsah

Ces derniers temps, deux joueurs français ont fait montre d’une forme olympique sur le circuit live : notre Team Pro Winamax Romain Lewis, qui a compilé trois tables finales en un mois… et Jonathan Pastore. Après avoir pris la cinquième place du Main Event de l'EPT Monte-Carlo début mai, le Manceau a brillamment enchaîné en faisant encore mieux sur son tournoi suivant : il s'agissait du tout premier event de ces WSOP 2024, le Champions Reunion à 5 000 $, sur lequel il termine au pied du podium. À trois semaines d’intervalle, nous avons recueili les impressions du presque champion sur ces deux deepruns, qui nous a aussi parlé de sa carrière pro, de sa vie de joueur et de ses autres passions. Interview d’un gars qui sait où il va, et comment y arriver.

Pastore
On commence avec cette table finale à l'EPT Monte-Carlo. Comment analyses-tu cette performance ?

Ce furent six jours assez intenses. Enfin, huit jours, parce que j’avais un peu deeprun le tournoi à 2 000 € juste avant. Je suis content du résultat. C’est la meilleure TF que j’ai fait de ma vie en termes de niveau de jeu produit. Je pense avoir fait très très peu d'erreurs [propos recueillis avant sa première finale aux WSOP 2024], et je suis très reconnaissant d'être arrivé jusqu’à cette finale. J’ai vécu le moment très intensément, et c'est quelque chose que j’avais eu beaucoup plus de mal à faire lors de mon deeprun sur le Main Event des WSOP Europe à Rozvadov [runner-up en 2022 pour 852 949 €] et lors de mon titre sur le 5K 6-max. J’ai eu la chance de pouvoir extérioriser avec des amis autour de moi, en profiter avec eux. Je n’ai pas eu ce côté retombée d’adrénaline. 

Tu semblais confiant avant d'aborder cette TF. Pourquoi ?

Ce sont des situations qui se présentent peu en live, et ce sont des spots que j'ai énormément joué sur Internet il y a quelques années. Au niveau de l'ICM préflop par exemple, ça m’a beaucoup aidé. J'étais très confiant. L’avantage que j'avais sur mes adversaires, c’est que je n’avais aucune pression : globalement j’ai toujours orienté mes décisions pour aller jouer la gagne. C’est ma grande force : être complètement détaché de l’événement. Je n’anticipe rien, je joue main par main, je profite de l’instant.

Au final, quel bilan tires-tu de cet EPT Monte-Carlo ?

Financièrement parlant, c’est un très bon résultat. Je voyais Monaco comme une préparation avant les WSOP, je l’ai abordé de cette manière en sachant que ce n’était que mon troisième EPT. J’ai eu de très bonnes sensations aussi à table, j’avais besoin de volume pour me remettre un peu en selle sur les tournois live, car mars-avril, c’est vraiment le début de ma saison à ce niveau. J’ai beaucoup progressé sur la gestion de la fatigue et de l’adrénaline ces dernières années. J’ai pris beaucoup d'expérience, j’ai appris de mes erreurs. Je me sens vraiment de mieux en mieux pour être très fort dans le moment présent. J’ai donné le meilleur de moi-même, j’ai eu les confrontations pour moi aussi durant les deux derniers jours, mais j’ai vraiment fait ce que j’ai pu avec les armes que j’ai eues. J’ai beaucoup axé mon travail sur les tells ces derniers mois, j’ai pris beaucoup de décisions par rapport à ça, notamment avant la shot clock. 

Pastore1
Jonathan en fusion avec son rail à Monte-Carlo

Et cerise sur le gâteau, tu enchaînes avec une première finale sur ton premier tournoi aux WSOP 2024, le Champions Reunions à 5 000 $…

Cela fait quinze jours que je suis aux World Series [propos recueillis le 15 juin], et c’est assez fou d’enchaîner alors que je n’ai pas fait de tournoi entre-temps. C’est une bonne préparation pour la suite, et c’est sûr qu’au niveau de la confiance, je ne peux pas être mieux actuellement que ces dernières semaines. L’objectif reste d’aller chercher un deuxième bracelet, voire un troisième. J’en suis tout proche, c’est quand même ma quatrième table finale WSOP en deux ans. Je vais donner le meilleur de moi-même pour cela.

Peux-tu nous raconter ce nouveau deeprun ?

Cela a été vraiment fluide, encore une fois. C’était un tournoi sur trois jours, plus rapide que l’EPT par exemple, donc il y a moins de fatigue. Mais c’est assez particulier, car personne n’était arrivé à Vegas encore. Autour de nous, ça finissait de monter les tables, c'était plutôt une ambiance de fin de festival ! Et je n’étais pas installé dans ma villa : j’ai l’impression que Vegas s’est seulement lancé à partir du moment où j'y ai emménagé. C’est vraiment de bonnes sensations, j’ai vraiment bien joué. Cela me donne beaucoup de confiance pour la suite.

Pastore31Un gain de 132 545 $, d’entrée, cela change t-il quelque chose dans ton programme pour la suite des WSOP ?

Non, pas spécialement. Je vais juste prendre plus d’actions en tant qu’investisseur. Au final, je n’ai même pas joué les tournois à 25 000 $ depuis le départ, car j’ai commencé à faire des points sur le classement Player of The Year des WSOP. Donc j’ai joué davantage de petits tournois, car ils rapportent plus de points. Autant se focaliser sur ça cette année, j’aurai tout le temps de jouer ces gros tournois l’année prochaine. Au niveau du programme, l’objectif est de jouer uniquement des tournois WSOP, de focus jusqu’à la fin, tout jouer entre 600 à 10 000 $, et gagner un bracelet. Faire une table finale c’est bien, mais ce n’est pas un objectif en soi, même si c’est très bien en termes de sensations, car c’est toujours agréable pour les souvenirs de jouer en table télé. Cela me satisfait, mais au poker seule la victoire a une saveur particulière.

Le bracelet, les titres, c’est ce qui te motive le plus ?

Oui. Maintenant, je vais me concentrer sur les EPT, les gros Main Events, les WSOP, éventuellement le WPT Championship en décembre, mais cela fait quand même beaucoup de live. Il y a aussi un pré-Vegas, avec des tournois comme les WSOP-C ou le SISMIX, comme mise en route pour enchaîner avec des grosses périodes comme les WSOP.

Et quelles sont tes ambitions dans le classement WSOP POY, actuellement mené par Scott Seiver ?

Bien figurer. Le gagner, ça va être très compliqué, il faudrait vraiment faire une grosse TF et remporter un bracelet pour que cela devienne envisageable. Top 10 ou Top 20, ce serait bien. J’ai déjà pris pas mal de points, et l’idée est de bien figurer dès mon premier essai pour finir premier Français et premier Européen. Jouer la gagne, ce sera pour plus tard, car c’est dur de gagner si on ne joue pas les tournois de variantes à 10 000 $. Même si cette année, ils ont un peu changé la répartition des points, et que c’est devenu plus accessible pour des joueurs qui ne jouent pas forcément les variantes.

"Je pense qu’on peut créer de gros écarts en live avec les tells"

Tu avais annoncé avoir bossé sur l’aspect "physique" ces derniers temps. Peux-tu nous en dire plus ?

C’est lié à la synergologie, l’analyse des signaux corporels que nous envoie notre adversaire, ce qu’on appelle à la base des tells, une réaction émotionnelle à une interaction. Je tente d'orienter mon jeu vers cela, car je pense qu’on peut créer de gros écarts là-dessus en live : personne ne le travaille, et j'ai vu beaucoup de choses sur des très bons joueurs high-rollers, alors je me dis qu'il y a quelque chose à exploiter. Ils se concentrent sur l’aspect technique, et ils ont raison en soi, mais il y a beaucoup d’autres choses à voir. Il va me falloir des années pour travailler ça, mais l’idée c’est de devenir très bon là-dessus et ça passe par beaucoup d'analyses, de reviews. J’ai la chance de travailler avec le seul coach qui fait ça : il y a une cinquantaine de synergologues dans le monde, et lui a fait tout son sujet d’études sur le poker, il a fait une thèse d’ailleurs. On est une petite équipe française à travailler sur le sujet.

Tu vois déjà les effets de ton travail sur ces WSOP ?

Oui. Davidi Kitai en parlait dans son documentaire. Au niveau du sourire, c'est quelque chose d’assez flagrant, aussi lié à la discussion. Par exemple à Monaco, la table était un peu crispée, alors j'essayais de détendre l’atmosphère pour voir des émotions plus naturelles. J’ai mis l’ambiance exprès pour observer des émotions plus authentiques, et non pas liées à la pression et à l’enjeu. Et pendant les WSOP c’est incroyable : il y a parfois trop d’informations. Des fois, je me trompe, mais c’est normal, c’est un apprentissage. 

Pastore 8
Justement : Davidi est réputé pour être un expert dans le domaine. Est-il un modèle pour toi ?

C’est un peu la légende dans ce domaine. Je pense qu’il n’y a pas meilleur que lui en Europe à ce niveau, et ça m’inspire beaucoup. J’aime la façon dont il a amené ça, comment il a développé cette image, et bien sûr il reste un exemple. C’est marrant : dans Nosebleed on le voyait discuter avec Alexandre Luneau, et j’ai l’impression que le joueur parfait serait un mix des deux.

Les tournois High-Rollers, c'est dans un coin de ta tête ?

Mon objectif est de jouer les tournois Tritons, et j'ai prévu d'aller les faire à Jeju en Corée du Sud l’année prochaine. J’ai déjà joué trois ou quatre 25 000 $, sans succès, et l’idée est de commencer à tester la scène High-roller. Mais j'attends d’avoir plus d'expérience en synergologie, de devenir performant et compétent dans mon analyse, et surtout d'avoir étudié le field pour dégager un plus gros edge. Car au niveau technique, en me tuant à la tâche, je pourrais peut-être rattraper les meilleurs, mais je n’aurai jamais d'avantage sur eux. Cela passe par l’avènement de la synergologie. Quand je me sentirai prêt, j’irai !

"Dans les moments importants, j’ai toujours été du bon côté de la pièce"

Parlons de ton calendrier global. Pour toi, c’est six mois de live, six mois de online. Pourquoi t’organiser d’une telle façon ?

J’ai vu qu’au niveau social, ça me convenait mieux. J’habite au Mexique et quand je reviens en Europe, je joue principalement en live. J'ai du mal à jouer online sur le fuseau européen, je n’ai plus la force de me coucher à 4 ou 5 heures du matin. Alors j'ai trouvé ce bon équilibre, avec six mois en Europe où je profite de mes amis et de ma famille et du circuit européen. Mais en fait, c’est plutôt huit mois en Europe et quatre mois et demi au Mexique, ce qui me permet de jouer sur des fuseaux horaires américains. Cela permet d’avoir une vie sociale beaucoup plus épanouie, on se lève à des heures pas trop tardives et on se couche plus tôt. C’est toujours plus agréable, ça me permet de trouver un bon équilibre quand je joue online. Et je switche d'un format à l'autre plus rapidement : avant je faisais un mois de live, puis un mois et demi de online, et j’avais trop de mal à me remettre dedans à chaque fois. J’ai juste mieux organisé ma vie, elle est mieux structurée. J’ai eu un déclic l’année dernière, où je voyais que je me sentais moins à l’aise, que je prenais moins de plaisir à jouer. Je me suis posé, je me suis demandé ce qui n’allait pas, et j’ai fait des choix personnels.

Pastore 30Tu sembles estimer avoir été chanceux dans ta carrière. Peux-tu développer ?

Quand je dis chanceux, c’est que dans les moments importants, que ce soit live ou online, j’ai toujours été du bon côté de la pièce. Cela fait un écart financier de 300 000 ou 400 000 €. À Monaco, j’ai gagné un coin flip en demi-finale, et à Vegas j'en ai encore gagné un : Roi-Dame contre paire de 8, exactement le même. Cela vaut beaucoup d’argent. Ce n’est pas pour paraître modeste, c’est c'est la réalité : j’ai toujours eu de la chance dans les moments importants, je suis au dessus de l’EV que j’aurais pu avoir. J’ai des amis à moi qui ont fait beaucoup de deepruns mais n’ont pas connu la même réussite. Cela se traduit par des demies, des neuvièmes ou dixièmes place comme Nico Vayssières sur le 1 500 $ : le coup où il est éliminé vaut 100 000 €. Mais plus on se crée de spots, plus on a d'opportunités, et plus on a de chances de gagner. C’est ma vision des choses.

Comment vois-tu la suite de ta carrière, après dix ans à jouer au poker ?

Cela ne fait vraiment que depuis 2019 que je ne fais que du poker. Entre 2016 et 2019, j’ai aussi alterné avec le tennis une partie de l’année, je donnais des cours à des jeunes. Mais aujourd’hui, je suis focus sur le poker. J'ai soif de titres. Tant que j’ai cette envie qui m’anime et que je me lève chaque jour en me disant que c’est cela que je veux faire, je continuerai. À un moment, je m’étais fixé une date limite, et je me suis rendu compte que ça n’avait pas de sens, car j’étais toujours enclin à faire les sacrifices pour le poker. Tant que j’aurai envie de le faire, je le ferai à 100%.

Le tennis peut-il constituer un projet pour l’avenir ?

J’aurais pu devenir prof de tennis. Quand j’étais plus jeune, mon objectif était d'entraîner les meilleurs jeunes, mais après je suis "tombé" dans le poker. J’accompagnais le directeur départemental qui s’occupait des meilleurs jeunes, et j’ai eu mon diplôme d’initiateur fédéral à 15 ans alors qu’il fallait en avoir 18. Puis j’ai eu mes deux diplômes suivants à ma majorité. Le troisième diplôme est le diplôme d’État que je n’ai jamais passé encore car je n’ai jamais eu le temps, ni le classement requis. Peut-être que ce sera un objectif à terme, ou alors reprendre un club de tennis, car ce sport reste l’une de mes plus grandes passions.

Pastore-YoshiDurant l’EPT puis sur ces WSOP, un caméraman te suit partout… Peux-tu nous en dire plus ?

Le streamer Yoshi (photo ci-contre) m’a suivi pendant tout le festival EPT, et on a prévu de faire un film documentaire qui est prévu pour mi-septembre à peu près. Il n’y aura pas que moi dedans, mais aussi Virgile Turchi, filmé pendant son deeprun FPS notamment, et peut-être une partie à Vegas. On va voir comment on quantifie ça, car on a énormément de contenu ! Je rentre en France début août, et on va passer tout le mois à regarder ça. L’idée de base est vraiment de mettre le poker français en avant. Le problème c’est que je vois beaucoup de projets qui se concentrent sur une seule personne, et je me suis dit : "Pourquoi on ne se focaliserait pas sur la commu française sur ce festival, sur les joueurs amateurs aussi, qu’on voit le côté entraide du rail français ?" On est la nation la plus soudée, c’est bien de pouvoir le montrer aux yeux du monde.

Quand tu n'es pas en déplacement sur le circuit, tu joues aussi sur Winamax ? Des perfs récentes à signaler ?

J’ai gagné trois Wina Series, et le dernier, c’était le Heads-Up Championship en janvier. J’ai aussi un bracelet Mini-WSOP, j’ai dû gagner tous les tournois de la grille je pense. Quand je rentre en France, je joue beaucoup sur Wina, et les tournois les plus chers de la grille quand je suis à l’étranger.

Ta victoire sur le 6-handed des WSOP, ça vient de cet entraînement en ligne sur ce format ?

Je pense que ça nous aide beaucoup par rapport aux ranges, car les Américains s’adaptent beaucoup moins. Il y a aussi ce côté très agressif, ça joue en 3-bet. On a cet avantage, on sait qu’on doit jouer plus de mains, cela joue notamment sur les fins de tournois. Est-ce que cela justifie toutes les perfs françaises en 6-max aux WSOP ? C’est possible que ça ait un impact.

Crédits photos :
Instagram Jonathan Pastore
rav_yoshi

WSOP 2024 : tous nos articles