Magnus Carlsen ouvre son répertoire WSOP

- 5 juillet 2022 - Par Fausto

Le champion du monde d'échecs, passionné de poker de longue date, vient de prendre place pour son premier Main Event des World Series of Poker
Main Event 10 000 $ (Day 1C)

Magnus Carlsen

Une attraction dans la salle de bal du casino Bally’s de Las Vegas. Tous les médias se sont passés le mot : Magnus Carlsen dispute les World Series of Poker ! Le prodige norvégien, quintuple champion du monde d’échecs et invaincu depuis 2013 joue pour la première fois un tournoi des Championnats du Monde. Évidemment, les journalistes guettent chacune de ses pauses pour tenter de lui poser quelques questions. Il les rembarre de la même manière qu’il a écarté Ian Nepomniachtchi lors de la dernière finale pour le titre mondial : sans perdre de temps et avec autorité.

64 cases, 52 cartes

Voir le champion du monde se présenter sur un tournoi de poker n’a finalement rien de surprenant. Entre le jeu à 64 cases et celui à 52 cartes, les points communs sont innombrables. La dimension stratégique, la capacité à s’adapter aux décisions adverses comme à rester concentré pendant de longues heures devant une table sont des atouts de poids, que Magnus maîtrise depuis son plus jeune âge grâce au jeu auquel il a dédié sa vie.

Magnus Carlsen

Devenu Grand Maître International à 13 ans (record de précocité à l’époque, battu ensuite par Sergej Kerjakin), Magnus Carlsen est sacré champion du monde en 2013 en sortant vainqueur d’un duel épique face à la légende Viswanathan Anand. Depuis, personne n’a réussi à lui reprendre la couronne mondiale, en attendant le prochain duel donc face à "Nepo".

Tandis que son rival russe remportait il y a trois jours le fameux Tournoi des Candidats (compétition permettant de désigner le challenger qui défiera le champion du monde en titre), Magnus Carlsen posait lui ses valises à Vegas, pour jouer ses premiers WSOP. 

Un grand maître peut-il être un fish ?

Magnus Carlsen

Magnus n’est pas nouveau dans le poker. Le champion d’échecs y joue depuis qu’il est en âge. En 2009 déjà, il se rendait à Macau, où il gagnait même un tournoi de l’APPT pour 11 000 dollars de gains. Presque chaque année, il apparait sur les tournois du circuit scandinave, à Malmo, à Copenhague ou bien en République tchèque, du côté de Prague ou de Rzovadov.

Et puisqu’il aime le jeu avec un grand J, Carlsen ne se limite pas au No-Limit Hold’em. Stud, Razz, Hi-Lo ou PLO : le Norvégien aime toutes les variantes, pourvu qu’il y ait de la stratégie.

Magnus ne cache pas son gout pour le poker et le poker ne cache pas son gout pour Magnus. Il y a quelques mois, Daniel Negreanu sortait même une vidéo pour analyser un bluff, aussi étonnant qu'audacieux, à l’occasion du championnat de poker du Danemark, tout en espérant que le Grand Maïtre ne fasse pas l’exercice inverse, en faisant une review d’une partie d’échecs du Canadien.
 


En attendant que Magnus veuille bien répondre à nos questions, le Norvégien manœuvre correctement ce début de journée, avec 6 000 jetons de plus que le stack de départ de 60 000.

La légende, le taulier et le prodige

- 2 juillet 2022 - Par Fausto

Deux Français à 26 left de cet énorme Freezeout. Un taulier du poker français et un jeune grinder bien connu de Winamax, qu’on voit perfer de plus en plus en Live, Samy Dubonnet. Le vainqueur du 4M Event jouera demain l’une des parties les plus importantes de sa carrière, en compagnie d’une légende qu’il a cotoyé toute la fin de journée, un certain Phil Hellmuth.

Dubonnet

« Il parle tout le temps. Parfois à lui-même, parfois aux autres, parfois il arrête de t’écouter d’un coup… Il est très étrange » analyse Samy Dubonnet au moment de ranger son sac de jetons. Durant toute cette fin de journée, le grinder français a affronté Phil Hellmuth, l’homme aux seize bracelets WSOP.

Alors qu’il venait de prendre place deux sièges à sa droite, Samy a fait connaissance avec Phil au cours d’un coup que l’Américain a eu du mal à digérer. Open de Hellmuth, et Samy défend avec 103. Le flop Q1010 lui offre un brelan et Phil snap-c-bet 2 blindes. Check-check sur la turn 6 puis sur la river 5, Samy envoie 3/4 pot. Le bet cause un petit mal de crâne à Phil, qui paie finalement la mise du Français, avant de muck ses cartes. 

« Il me chie à la tronche ! Avec 10-3, il est complètement dingue ! s’emporte l’Américain. Vous jouez avec 10-3 les Français ? Mais allez-y ! Je vais vous raise encore plus cher » peste le joueur, toujours aussi maître dans la discipline du tilt.

Hellmuth

Le cinéma Hellmuth a duré toute la soirée. Un coup, il pète un plomb, un coup, il rigole, entrecoupant ses sauts d’humeur par quelques commentaires pour rappeler qu’il a 13 bracelets en Hold’em ou pour se permettre de juger publiquement le niveau de ses adversaires, qu’il les connaisse ou non. Entre deux envolées lyriques, Phil a quand même fait parler sa science du jeu pour monter un tapis colossal de 3 100 000 jetons, un total qui le place parmi les chipleaders du jour, à 26 left d’un nouveau titre WSOP.

« Il le dit lui-même, il joue à l’instinct, rapporte Dubonnet. Il alterne ses ouvertures. Il peut faire deux blindes, trois blindes, limp-call, limp-raise, il varie énormément en fonction des situations. Et souvent, il sent bien les coups. Je l’ai vu faire plusieurs bluffs, dont un très gros contre Martini ».

Martini

Le Team Pro PMU accompagnera en effet le membre de la Team ATM au Day 3. Tombé à 120 000 jetons, soit moins de dix blindes, en début de soirée, Julien a trouvé trois spots à tapis pour ressurgir dans les hauteurs. Un premier shove avec 106 au bouton qui passe contre le KJ de la BB, un flip dans la foulée, et un duel As-Roi contre As-Dame. Derrière, le spécialiste de Mixed-Games a bien grindé pour se maintenir près des 2 millions. Il reviendra demain avec 25BB pour poursuivre sa route vers la table finale. C'est 4BB de moins que Samy Dubonnet, qui reviendra avec juste un peu plus de 2 millions de jetons.

Lewis

On notera également le très beau run de Romain Lewis. Le champion du Super Turbo montre qu'il est revenu en parfaite condition et avec de très bonnes intentions pour cette fin de Vegas. Cette fois, il se contentera d'une 33e place pour 16 733 $, en attendant les derniers gros rendez-vous du festival.

Dubonnet Deyra

Pelluault, un choix avisé en PLO

- 2 juillet 2022 - Par Benjo DiMeo

Recruteur des futures stars du ballon rond de Leicester City, Philippe Pelluault a déniché à Las Vegas une perle rare en Omaha : lui-même !
Son premier tournoi live dans cette variante s'achève par une finale WSOP et une sixième place bonne pour 40 417 $
Event #64 : Pot-Limit Omaha Deepstack 600 $ (Finale)


Philippe Pelluault
Il bouffe du football toute l'année, à toutes les sauces, dans tous les stades d'Europe. De sa propre estimation, c'est 300 matches par an ("au moins !") que Philippe Pelluault observe attentivement depuis les tribunes. Une somme de temps déjà colossale à laquelle il faut ajouter l'étude régulière de kilos de statistiques en tout genre, et des bases de données de vidéos à constamment passer au peigne fin. Tout un travail qui, à l'année, peut aboutir au recrutement... d'un seul joueur. Et encore : les bonnes années seulement. Pour le compte de Leicester City, club britannique ayant éclaté au grand jour en 2016 après un sacre surprise en Premier League, Pelluault exerce ainsi le métier de "scout". Traduction littérale : un éclaireur. Un dénicheur, pourrait-on aussi dire. Un poste de plus en plus stratégique pour les clubs pros du monde entier, qui sert à trouver dans les jeunes pousses d'aujourd'hui les grands de demain.

À Las Vegas, le lillois n'a pas eu besoin de s'inscrire à 300 tournois pour chiner LA perf qui fera sa saison. Ayant coché une petite poignée de tournois à petit buy-in au programme de ses vacances, c'est sur une variante qu'il n'avait jamais essayée en live, le Pot-Limit Omaha, qu'il a découvert une perle rare : lui-même. 6e parmi les 2 858 inscrits du tournoi numéro 64, un deepstack à quatre cartes à 600 $ l'entrée, Pelluault ne trouvait que des motifs de satisfaction après son élimination. "En finale, on est trois short stacks : les deux autres réussissent à sortir avant moi ! Alors que j'étais vraiment très short à 15 restants. Quand ça se passe comme ça, on ne peut pas se plaindre."

Philippe Pelluault  Vivian Saliba
Pelluault aux côtés de la pro brésilienne Vivian Saliba (éliminée juste après après lui, en 5e place)


Dans le football, un bon scout sait se fier à ses intuitions. Au moment de constituer son programme pour Vegas, Pelluault a fait de même. "J'ai regardé le programme des cinq ou six casinos qui proposent des festivals. Celui-là, je l'avais coché à part, au milieu de tournois de No-Limit. Je n'avais jamais joué en PLO en live... mais j'aime bien cette formule de jeu, je la pratique sur les tournois à 10 ou 20 balles de Winamax. Je me suis dit, ça se tente, ça me changera un peu. J'ai dit à mes potes, celui-là je le sens bien. Et puis, je voulais me tester un peu, voir si j'ai le niveau." Un test passé haut la main : les 40 000 $ remportés aujourd'hui constituent le record de gains de ce récréatif, six ans après un beau premier deep-run sur le Monster Stack des WSOP 2016 (36e sur 6 927 pour 31 421 $).

Expert-comptable de formation, Pelluault a fait carrière au Valenciennes-Anzin Football Club (VAFC), où il a grimpé les échelons pour atteindre le poste de Directeur Général adjoint. Des fonctions tout de même très éloignées de l'activité de scout, non ? "Oui, mais à force de fréquenter le milieu, de discuter foot tout le monde, des gens ont fini par se dire 'tiens, Philippe, il a l'œil quand même'. Et on m'a fait confiance pour ce genre de mission." De l'autre côté de la Manche, Leicester City emploie un total huit recruteurs, qui se répartissent à peu près la planète entière. "Le but d'un scout, c'est de trouver les profils adaptés aux besoins du club." À mesure qu'il a développé ses skills (son "oeil"), Philippe s'est vu confier des zones de plus en plus stratégiques : un temps affecté à la Scandinavie, il doit aujourd'hui avoir les yeux partout en Ligue 1 et Ligue 2 chez nous, en première division chez les voisins belges, mais aux Pays-Bas et en Bundesliga.

TF Omaha 600 $
On le devine sans peine : scout est un métier qui demande beaucoup de temps et d'effort, et ne laisse donc que peu de place au hobby préféré de Philippe, pratiqué depuis une bonne dizaine d'années. "Je joue un seul festival dans l'année, en général." Même si, parfois, l'occasion fait le larron au hasard d'un déplacement pro. "Pour l'EPT Prague, par exemple, j'ai pu mélanger travail et vacances." Essayant autant que possible de passer par les qualifs en ligne, Philippe gère sa passion avec une saine prudence. "J'ai un budget en tête. Quand j'arrive ici, je sais exactement ce que je peux dépenser." Après cette première finale sur les WSOP, c'est avec les comptes largement dans le vert qu'il va rentrer à la maison. Avant cela, le Nordiste va tout de même tenter un sat pour le Main Event ("mais pas de direct buy-in, c'est trop"), avant de se consacrer à sa tradition estivale : organiser une belle et grosse fête pour son anniversaire. "Je réunis tous les potes, les anciens collègues du VAFC. Il y a un vrai esprit de camaraderie à Valenciennes, qui a perduré malgré les années." Assis à côté de nous en salle de presse, son vieux pote Greg Ceran Maillard, lui aussi ancien du VAFC et aujourd'hui manager du Team PMU poker, confirme : "Il n'y a pas beaucoup de club où les liens sont aussi forts."

Guillaume Soumier
Si le runner-up de l'Event 45 Daniel Tordjman s'est fait sortir dans l'antichambre de la finale (14e), un autre Français accompagnait Pelluault en finale : Guillaume Soumier. Très longtemps dominateur, le croupier basé à Londres s'est pourtant crashé en 4e place (dans des circonstances non élucidées, ni par nous qui étions en train de manger (désolés), ni par les reporters de PokerNews qui n'ont relaté que sa toute dernière main, une paire de Rois (plus gutshot) craquée par une autre gutshot, au moment où Soumier avait perdu les trois quarts de son chip-lead. La déception doit être grande... mais Soumier quitte tout de même cette première finale WSOP avec près de 70 000 $ dans les poches.

Galerie photo par Caroline Darcourt

Première vibration avant la grande tension

- 2 juillet 2022 - Par Fausto

Kool Shen échoue aux portes des demi-finales de ce Super Turbo Bounty. Bien en jambes, il eu l’occasion de s’envoler dans les hauteurs du tournoi, jusqu’à ce que les cartes lui coupent les ailes, entrainant un crash en 22e position.

Event #67 : Super Turbo Bounty No-Limit Hold'em 10 000 $

Le carnage annoncé a bien eu lieu. 419 joueurs dans la zone "Purple", qui disparaissent un à un, noyés par la marée montante des niveaux de blindes de vingt minutes. Guillaume Diaz, Mustapha Kanit, Joao Vieira, Adrian Mateos… Tout l’équipage Winamax sombre en moins de trois heures, mais le capitaine Kool Shen reste à la barre.

Kool Shen

Après un départ tonitruant, il mène la frégate qui se dirige vers l’ITM, qu’il atteint avec un stack relativement confortable de 25 blindes, après un flip remporté avec 99 contre le AJ de Daniel Sanchez.

La tornade de bustos reprend de plus belle et Kool Shen ne faiblit pas, crampons à son stack, qu’il jette dans la bataille à une fréquence assez bonne pour se maintenir à flot. Il hisse même la grand-voile en enchaînant un duel de blindes remporté, puis un flip avec As-Dame, qui se transforme en quinte face au 88 adverse.

Bruno est encore en train de ramasser les dégâts, mais un nouveau galion ennemi hisse le drapeau noir. Le Team Pro découvre un nouvel as-dame, et ressort aussitôt les canons. Tapis ! Les blindes quittent la bataille et Bruno se retrouve en position pour passer les 40 blindes, en dominant le A7 de son opposant. Malheureusement, la poudre a pris l’eau. Un flop 677 et même une turn 7 donne carré à son opposant. Kool Shen revient à la moyenne, et même dans la zone rouge deux orbites plus tard.

Kool Shen

Il passe un premier shove pour voler la blinde de son voisin, qui prend sa revanche dès le coup suivant. Open SB 130 000 sur les blindes 30 000 - 60 000. Une jolie cote pour Kool Shen qui paie tranquillement avec son J10. Le flop vient 2810, c-bet de Keiji et le Team Pro envoie la sauce. Snap-call du Japonais qui claque sa main sur la table. Aurait-il un monstre ? Non, juste un A9 qui joue un flip à près de pour plus de 1,6 millions de jetons. Avantage Kool Shen sur la turn 5, puis pan ! Le 2 river met fin au parcours de Bruno.

Entre les bounties et le deep run, Kool Shen se console avec près de 30 000 $ pour cette 22e place. Il est le Français le mieux placé de ce Super Turbo Bounty, puisque juste avant lui, l’ancien collègue Ivan Deyra s’était fait avaler son shortstack par un joueur sournois et confiant.

Ivan

Open shove K10 d’Ivan pour 6BB UTG et call de monsieur en MP avec… A3. Une belle saucisse qui trouve brelan sur le flop 3310 pour griller ValueMerguez, qui se contentera de 18 bâtons agrémentés de deux bounties (à 3 000 $).

Légère frustration, mais nouvelle belle performance de notre Team Pro qui trouve le deuxième ITM de son festival. D’autres tournois de prévu avant le gros morceau ? Un Mystery bounty par exemple ? « Le programme, c’est de gagner le Main Event » corrige Bruno, venu visiblement avec un objectif en tête. Trois mois après le casse de Monte-Carlo, le rappeur est prêt pour un nouveau gros coup.

Kool Shen débite fort et vite

- 2 juillet 2022 - Par Fausto

En l’absence du tenant du titre Romain Lewis, Kool Shen prend le relai sur le plus cher des tournois boucheries. Le rappeur sort le couteau d’entrée pour découper les stacks et encaisser les bounties.

Event #67 : Super Turbo Bounty No-Limit Hold'em 10 000 $

Kool Shen

« Il est ou Romain, il est pas là pour défendre son titre ? » s’exclame Bruno Lopes durant la pause cigarette. En effet, dernier vainqueur du Super Turbo Bounty ne s’est pas encore présenté sur ce Hyper Turbo entre gros portefeuilles. Le champion a une bonne excuse : il est encore en course sur le 3 000 $, devant les caméras de Dans La Tête d’un Pro, à 60 left de 600 patates et d’un nouveau bracelet.

Romain étant occupé, Bruno Lopes a le champ libre. En deux heures de jeu, notre Team Pro a enchaîné les bons spots pour monter quatre tapis de départ et s’installer dans le gang des chipleaders. Il s’est même offert un strike sur cette main qui l’a propulsé dans les hauteurs.

Bruno

« Une femme fait tapis 16 000 (6 blindes) en début de parole et je vois 1010 au bouton. Je just call et derrière, Erik Seidel fait tapis pour 80 000. Je paye, il a As-Roi et ça vient AJ10A4. J’ai pris neuf bracelets d’un coup… Ah, merde, c’est pas ça les bounties ? » plaisante le récent runner-up du High Roller EPT Monte-Carlo, qui encaisse tout de même deux jetons de 3 000 $ pour cette double élimination.

Mustapha Kanit

Musta s'est bien amusé, mais trop peu de temps dans ce Super Turbo Bounty, à l'instar de son collègue Guillaume Diaz.

Le reste du Team Winamax a du mal à suivre le débit de Kool Shen. Guillaume Diaz et Mustapha Kanit sont sortis rapidement, Joao Vieira vient de les suivre dans le rail… Seul Adrian Mateos est encore là pour accompagner le rappeur, avec le stack de départ (60 000) sur les blindes 2 000 - 4 000.

Ivey

Plus de 400 joueurs ont déjà déboursé les 10 000 $ de buy-in pour former un prizepool colossal. De nombreux tauliers sont au rendez-vous. Parmi eux, on signalera les gros départs de Phil Ivey (280 000), Koray Aldemir (210 000), Stephen Chidwick (240 000), Sam Soverel (200 000), Michael Mizrachi (180 000) et Mike Watson, chipleader avec déjà 400 000 jetons et six bounties engrangés.

Deyra

"Ca, c'est le stack de quelqu'un qui fait quinte flush royale" déclare Ivan Deyra, alors que je le croise devant un stack de... 60 000 jetons, soit le tapis de départ. "J'ai touché une quinte flush turn avec Q10 sur AJ6K et le mec a foldé As-Roi" déplore Deyra. Au moment de terminer sa phrase, le joueur envoie d'ailleurs son tapis au CO, qui sera payé par la BB avec 88. Ivan tient AJ. J au flop, J river et double-up. "Ha bah tu vois, As-Valet ça gagne plus que quinte flush royale".