Level 10 : 10 00 / 2 000 BB ante 1 600
Main Event 10 000 $ (Day 2D)
Des buffets au Main Event
On ne peut pas le rater avec son maillot de l'équipe de France : Laury Vanlerberghe est toujours en lice avec 80 000, un tapis quasi similaire à celui qu'il avait ce matin (90 000). "Mais j'ai pas mal swingué, précise le Strasbourgeois. Je suis monté à 140 000, mais je n'aime pas trop ma table : en face, il y a deux joueurs qui ont fait 10e (Demo Kiriopoulos) et 12e (Arkadi Onikoul) du tournoi l'an passé ! Au début, j'étais bien, j'avais même gagné les trois premiers pots de la journée. Mais maintenant, j'attends les spots." Car Laury n'a certainement pas envie de s'envoyer en l'air pour son premier Main Event, lui qui nous avoue avoir enfin eu les moyen de se le payer cette année, alors qu'il se contentait jusqu'ici de grinder les tournois à 1 000 $ (il a notamment joué le Mini Main Event pour se chauffer il y a quelques jours). "La structure est vraiment trop belle, je vais le refaire tous les ans. On peut vraiment jouer au poker."Arrivé à Vegas le 29 juin avec son frère, qui est rentré depuis, Laury, qui alterne entre le Cosmolitan et le Paris pour son logement sur place, est en tout cas un habitué des WSOP, et de Las Vegas. "On y partait déjà en vacances en famille il y a plus de dix ans, même si je ne pouvais pas jouer. On adorait les buffets des grands hôtels... Puis un jour mes frères ont voulu essayer le poker." Durant un temps, Laury a même grindé les tables de cash game online, en NL400, depuis la Thailande, après avoir notamment fait un stage poker avec Kill Tilt. "J'ai été pro pendant trois ans, Je gagnais bien ma vie, mais j'ai aussi un travail dans le e-commerce, et j'adore ça. Je ne joue presque plus online." Pour être compétitif dans ce Main, Laury a tout de même fait le nécessaire pour retrouver les bons réflexes, se formant aux tournois grâce au visionnage de vidéos. "Je prendrai des risques si il le faut." Plus qu'à imiter les Bleus en devenant à son tour Champion du Monde... - Rootsah
La cabane est tombée sur le chien
C'est un David Susigan passablement énervé que nous retrouvons au premier rang de la Balls Room : "Je commence à tilter, le mec en face de moi n'arrête pas de toucher ! déplore l'ex-rugbyman. Je suis toujours devant, et ça fait deux heures qu'il touche toutes les rivers. Il n'y a rien à faire, il chatte tout." Résultat, David est passé d'un tapis de 180 000 à seulement 47 000 pour attaquer la dernière ligne droite de la journée. Il va falloir maintenant remonter des jetons pour essayer de battre sa meilleure perf sur le Main (sa seule place payée sur le Big One, d'ailleurs) : une 503e place en 2013, il y a près de dix ans, bonne pour 24 480 $. - RootsahQue d'émotions !
Il était dans les plus gros tapis français à la fin du Day 1D avec 169 000 jetons... mais désormais, ce n'est plus la même limonade pour Thomas Cartier, assis derrière un stack de 70 000. Pourtant, il nous raconte avoir vécu un très bon début de journée : "J'avais une table géniale, j'ai monté 100 000 juste en grindant pendant cinq heures, pour pointer à 260 000. J'étais intouchable. Quand tu en arrives là, tu te projettes un peu. Mais j'ai perdu un pot de 100 000 juste avant le dinner-break, et je suis ensuite descendu à 40 000 sur ma nouvelle table, plus difficile, car il y a plus de regs. Un sacré ascenseur émotionnel ! Bon, là, je me suis remis d'attaque. J'ai déjà reshove pour 30 BB, c'était la première fois que je partais à tapis depuis le début du tournoi." Ne reste plus qu'à rejoindre au Day 3 ses compagnons de son équipe KING5 La Singerie, Victor et Seb, qualifiés hier lors du Day 2 ABC. - RootsahFilez-nous les jetons !
This represents 200 big blinds in The Main. We need more chips! pic.twitter.com/cRx6DeYD0l
— Jeff Platt (@jeffplatt) July 9, 2022
Avec ce Tweet, le présentateur des WSOP sur PokerGO Jeff Platt se fait l'écho de bien des joueurs et spectateurs : il n'y a pas assez de jetons sur le Main Event cette année ! On ne parle pas de la structure (plus deep que jamais) mais bien de la quantité de chips en circulation, qui a été réduite au-delà du confortable. Les jetons des dénominations les plus petites (100, 500, 1 000) se sont raréfiés, remplacés par les jetons chers (5 000, 25 000), qui ne servent pas encore sur chaque pot. En plus de faire ressembler la table télévisée à un home game entre brokes, cette rationalisation de l'outil numéro 1 du poker force les joueurs à constamment se faire de la monnaie à table, ce qui ralentit l'action. Rendez-vous les tours de jetons de la grande époque ! On est sur le plus gros tournoi du monde, bordel. - Benjo
Il aimerait bien gagner juste une place
Il avait permis à Caroline Darcourt de prendre quelques-uns de ses plus beaux clichés des WSOP 2021 : on a retrouvé le bubble-boy du dernier Main Event Kevin Campbell. C'est sans avoir mis à la main à la poche que l'Américain rejoue le Big One, en vertu de la tradition des WSOP d'inviter le joueur terminant à la place du con lors de l'édition suivante. Et pour l'instant, son freeroll se passe bien, en témoigne ce tapis de 200 000 zieuté à 90 minutes de la fin du Day 2D. - BenjoLe numéro 1 de la All-Time Money List (57 204 865 $ de gains en tournois live !) est toujours en piste dans ce tournoi, et pas pour faire de la figuration : Bryn Kenney est compté à 600 000







