Level 7 : happy birthday to you, Jackie

- 8 juillet 2022 - Par Rootsah

Level 7 : 500 / 1 000 BB ante 1 000
Main Event 10 000 $ (Day 2A/B/C)


Jacqueline Burkhart
On le lit çà et là sur Twitter : l'édition 2022 du Main Event manquerait un peu d'ambiance. Le buzz habituel peine à faire entendre son bourdonnement. Même si, depuis nos postes d'observateurs, nous restons aussi occupés que d'ordinaire à courir entre les tables et vous présenter un maximum de joueurs (et n'avons donc que peu de temps pour véritablement prendre du recul et humer l'ambiance), nous ne pouvons donner tout à fait tort aux critiques. C'est vrai : pour le moment, il manque un truc. Même l'entrée de Phil Hellmuth, traditionnellement un moment sympa (si ce n'est ridicule), n'a reçu aujourd'hui qu'une majorité de quolibets en guise de réactions. On espère que l'ingrédient mystère qui fait le sel du Main Event fera son grand retour au cours des jours à venir. On ne se fait pas trop de souci : nous n'avons pas encore vu la bulle, nous n'avons pas encore vécu la course effrénée vers le top 100, nous n'avons pas encore noté de pot à un million, et encore moins à dix millions.

Jacquelin Burkhart
En attendant, nous pouvons remercier les amis de Jacqueline Burkhart, venus perturber le calme du Day 2A/B/C pour offrir à la pro américaine une fête d'anniversaire improvisée. Ballons, cotillons, et chapeaux que tous ses adversaires ont aussi tôt coiffé afin de se joindre à la teuf. L'un d'eux a même proposé de se charger de la confection du gâteau ! Burkhart fête son anniversaire à la table d'Ahmed Sylla avec un tapis avoisinant les 130 000. - Benjo

La croisière paisible d’Adrien Allain

Adrien Allain
Au moment d’arriver au port, Adrien Allain n’a que peu de moyens pour démarrer son voyage. Un petit bateau de pêcheur de 62 000 jetons, loin d’être clinquant, mais assez efficace pour parcourir les fields et tirer du gros. Toujours aussi fin navigateur, Adrien prend les bons vents et deux niveaux plus tard, le voilà déjà sur un deux mats bien plus imposants, riches en denrées et en jetons. Une embellie qu’il doit à une météo favorable.

« Je suis tombé sur une table vraiment faible, inique le jadis vainqueur de la grande régate d’Amnéville en 2011. Les joueurs sont très passifs, aucun 3-bet et les deux seuls compétents ont peu de stack ». Une situation idéale pour augmenter la vitesse.

« J’ai eu un bon spot où je 3-bet As-Dame au Hijack contre UTG +1. Je fais 6 000 sur 2 000 puis le flop vient 742. Je c-bet 4 500, payé, turn K, 2-barrels 14 000, il paie encore et river , il me donk-bet 14 000. Je paie et il me montre KJ ». 

Le finaliste EPT trouvera également un autre spot sur une défense de BB avec A10. Il accueillera un c-bet adverse à 2 000 sur le flop A65, check-check turn A, puis sur la river J, Adrien fera 10 000. Overbet, call-muck et à l’aube de la deuxième pause, Allain a doublé la taille de sa caravelle, désormais estimée à 120 000 jetons. - Fausto

Elky revient dans la partie

ElkY
Le faux départ d’hier a été vite corrigé. Attaquant le Day 2 avec 25 000, soit une trentaine de blindes, Elky Grospellier a trouvé rapidement le spot de la remontée. Un open avec paire de 4, un board KJ47J et 3 barrels plus tard, la légende du poker français trouve le double up. « La table est beaucoup mieux qu’hier où il y avait de bons joueurs, et où je n’ai trouvé aucun spot. Là, c’est plus tranquille, j’ai pu remporter pas mal de petits coups » commente le Français, qui compte à présent 90 000 jetons devant lui. - Fausto

Slowroll involontaire

Victor LiveIsRigged
3 joueurs au Day 2 sur cinq pour les vainqueurs du King 5. Victor « LiveIsRigged » Hoogstel (photo) et Sébastien « MooveOnUp » Varenne, deux membres éminents de La Singerie, sont de retour aujourd’hui pour poursuivre leur freeroll sur le plus beau tournoi du monde (le troisième larron sera de retour demain pour le Day 2D). En bons copains, les deux joueurs ne se lâchent pas d’une semelle. Ils sont arrivés tous deux avec 118 000 jetons. Au moment de les retrouver quatre heures plus tard, ils trônent tous deux, devant 187 000 jetons, précisément.

« J’ai slowroll un mec sans faire exprès, j’ai mal lu le board » déclare Victor, premier des deux que je croise. Qu’est-ce que c’est que ce binz ? « J’ai payé 77 en positon, ça vient 722. Il c-bet, je call, turn Q, il 2-barrel je call et là vient la river 2. Dans ma tête, je me dis que je me suis fait counterfeit. Il m’envoie un 3e barrel, j’ai l’impression que je suis mort, puis après quelques secondes, je me rends que c’est bon. Je fais all-in et il me snap tapis 1010. Il faudrait peut-être que je me prenne un café ». -

Sébastien Varenne
Quelques tables plus loin, le collègue Sébastien (photo) suit le même chemin. « J’ai doublé au début sur un énorme coup, un pot à 200 000. C’est mon voisin super aggro à ma droite. Il en fout partout, il raise beaucoup de mains, j’ai fini par le trap avec deuxième flush ». Après leur décollage, la Singerie se stabilise autour des 150 blindes, à l'entame du niveau 600 - 1 200. - Fausto

Derrière chaque bon couvreur se cache un bon indic

Depuis son poste d'observation en table 657, ce n'est pas une, mais deux récits d'éliminations que nous a déroulés Benjamin Constant durant le Level 7. L'occasion de rappeler que notre travail ne vaudrait pas grand-chose sans toutes les précieuses conversations que nous accordent les joueurs, souvent au beau milieu de leur partie. Pour la plupart très généreux de leur temps et de leurs infos, ils nous rencardent régulièrement sur leurs progrès, mais aussi ceux de leurs adversaires et/ou amis. Qu'ils en soient touts remerciés.

Constant nous a tout d'abord appris l'élimination du compatriote Yannick Galley : "Les Rois, contre les As de Schindler ! Il avait perdu des jetons avant, il avait 80 000." Soit la moitié de son stack en début de journée. On peut donc très bien entamer un Day 2 avec 200 blindes et rester moins de quatre heures à table.

Autre élimination : celle de Grégory Benac. Là encore, Constant n'a eu aucun mal à obtenir l'info : lui et Benac sont associés au sein du Club Pierre Charron. "Une horreur. Il 3bet avec deux As. C'est payé. Flop Roi-9-8, il c-bet, l'autre shove. Grégory joue 45 000, il paie. En face 9 et 8..." - Benjo

Deuxième étoile pour les Bleus du poker

Foot FR
Nouvelle victoire de la France dans la Coupe du Monde des joueurs de poker ! Désormais une tradition indéboulonnable lors des WSOP, la compétition lancée par Timothy Adams a vu les Bleus s'emparer une nouvelle fois du trophée, grâce à une formation où l'on reconnaît nombre de joueurs qui seront au Day 2D du Main Event demain : le rugbyman David Susigan, Paul Amsellem, Ivan Deyra ou encore Benjamin Hammann. 14 nations étaient engagées, dont un Royaume-Uni fort en nombre, et donc autorisé à aligner deux équipes. Chez les tenants du titre autrichiens, on pouvait reconnaître Fedor Holz. Les Argentins ont bien entendu aligné José Barbero. Et Adrian Mateos a fièrement représenté le drapeau rouge et jaune en compagnie de Juan Pardo, Mario Navarro, Carlos Sanchez et consorts.

Foot FR
Après un clean sheet lors des phases de poule (quatre victoires devant le Royaume-Uni, le Canada, le Brésil, et la Suisse), les Français ont tout aussi bien géré les quarts puis les demi-finales. La finale s'est conclue par un score sans appel de 2-0 face aux Espagnols. Les Bleus du poker accrochent une deuxième étoile à leur maillot : un exploit que seuls les USA avaient réussi jusqu'ici. - Benjo

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Tom Bedell
Pour trouver un tell sur ce joueur, même Davidi Kitai devrait se lever de bonne heure... (Assez curieux que cela soit autorisé au passage).

Tom Bedell
Vous l'avez découvert dans les Winamax Live Sessions espagnoles : ce diable de Tom Bedell est venu à Vegas pour faire perdre la tête aux Américains. Cependant, le joueur de Benidorm avait entamé le Day 2 avec seulement 30 blindes : vu son style ultra-agressif, le Norvégien a soit sauté depuis longtemps, soit quintuplé ses jetons.