Victor Choupeaux, carte unique du poker tricolore

- 25 juin 2022 - Par Flegmatic

Victor Choupeaux WSOP 2022

Où en est Victor Choupeaux en ce mois de juin 2022 ? Figure connue et reconnue de la communauté française depuis plus de dix ans, 'Crokou', de son pseudo sur les tables de Winamax, continue de garder une flamme intacte pour notre jeu de cartes préféré. De retour à Las Vegas huit mois après une campagne WSOP 2021 catastrophique, il reste plus motivé que jamais dans sa quête de bracelet et dans celle de devenir à la fois une meilleure personne et un joueur toujours plus complet. Des ambitions élevées qu'il concilie depuis quelque temps avec une autre passion dévorante, qu'il partage volontiers sur les réseaux sociaux, autour de Sorare, un jeu de Fantasy Football reposant sur des cartes en NFT. Il fallait bien une bonne heure pour discuter de tous ces sujets, de la fournaise d'un bord de piscine à la fraîcheur du salon de sa villa à l'ouest du Strip.

Salut Victor et merci pour l'accueil. Quand tu ne joues pas au poker, ton fil Twitter est rempli d'images de cartes de joueurs de foot. Tu peux nous expliquer de quoi il s'agit ?

C'est Sorare, un jeu de Fantasy Football, pas si éloigné du Jeu de l'Entraîneur chez Winamax ou de Mon Petit Gazon. En fait, avec d'autres joueurs français comme Romain (Lewis) et Guillaume (Diaz), on avait commencé sur Fantasy Premier League, un jeu gratuit qui se basait uniquement sur la première division anglaise. À partir d'un budget imparti, il faut choisir ses joueurs en les achetant aux enchères et chaque manager marque des points en fonction des performances réelles des joueurs alignés. Il n'y a rien à gagner, c'est juste pour se la raconter entre potes, mais on était quand même à fond. Sorare, c'est différent : chaque joueur y est matérialisé par une carte, qui est en fait un NFT, avec donc une valeur en Ethereum - la deuxième plus grosse cryptomonnaie derrière le Bitcoin. Il y a donc un véritable aspect monétaire et un engagement financier plus ou moins prononcé en fonction de ce qu'on est prêt à mettre.

Il y a différents types de cartes ?

Elles sont classées en plusieurs catégories en fonction de leur rareté. À chaque nouvelle saison, de nouvelles cartes sont imprimées. Les cartes les plus accessibles, les jaunes, sont dites "limited" et disponibles en mille exemplaires. Viennent ensuite les rares (rouges, 100 exemplaires), les super rares (bleues, 10) et la carte unique (noire), qui a forcément une plus grosse valeur que les autres.

Comment se déroulent les compétitions ?

Elles sont "gratuites" : il n'y a pas de prix d'entrée en dehors des cartes qu'il est nécessaire d'acheter pour participer. Les contests sont ensuite divisés en niveaux de rareté des cartes - les cartes rares ne peuvent être alignées que dans des compétitions rares - puis en régions géographiques. Le "Champion Europe" regroupe par exemple les cinq principaux championnats européens, il y a aussi la zone Asie, États-Unis, Amérique du sud, etc. Et la majorité des matchs sont pris en compte. Karim Benzema peut ainsi être utilisé à la fois en championnat d'Espagne avec le Real Madrid, en Ligue des Champions ou en sélection internationale. Les top managers s'arrangent d'ailleurs pour être sur plusieurs tableaux à la fois. En se débrouillant bien on peut se retrouver à jouer tous les trois jours.

Et on gagne quoi ?

Un prizepool est établi, qui dépend du nombre de joueurs et fonctionne sur un système pyramidal, exactement comme un tournoi de poker. À la différence que seuls entre 7 et 8% des managers sont "payés", sous forme de cartes plus ou moins rares. Il y a vraiment une répartition des lots "top heavy", c'est à dire que les joueurs qui terminent sur le podium gagnent de bien meilleures cartes que les autres. Dans ma division, il y a environ 15 000 managers (pour 130 000 au total qui possèdent plus d'une carte), donc c'est évidemment très dur de finir tout en haut. J'ai fait deuxième au mieux, mais l'objectif c'est de gagner pour peut-être chopper Kylian Mbappé. Tout le monde veut Mbappé. En rare, il doit valoir pas loin de 20 000 €.

Comment on fait pour gagner alors ?

Chaque équipe se compose de cinq joueurs : un gardien de but, un défenseur, un milieu, un attaquant et un autre joueur de champ, quel que soit son poste. Pour perfer, il faut que les cinq fassent un super score en même temps. Alors quand tu en as quatre qui ont sorti un gros match, et que ton cinquième s'apprête à jouer, tu vibres !

Et toi, tu joues sur quoi ?

Je suis sur les championnats européens. C'est ce que je connais le mieux, c'est ce qui est le plus médiatisé. Je regardais déjà beaucoup de matchs avant de me mettre à Sorare, et je voulais continuer à me focaliser sur la qualité, sur ce qui se fait de mieux. C'est ça qui est intéressant pour moi : ce mélange de fun, de compétition et de rentabilité. Ça permet non seulement de garder la beauté du foot, mais moi ça m'y a même redonné goût.

"La commu est saine : je suis devenu pote avec des gens que je ne connaissais pas trop, ou que je ne connais que d'Internet"

Il y a une stratégie optimale pour perfer ?

Disons que là encore il y a un peu le même phénomène qu'au poker : quand tu commences, tu ne connais pas trop les bons plays, les meilleures choses à faire. Tu fais des erreurs et tu apprends. Globalement, il n'y a pas de secret : il faut suivre l'actualité, le mercato, l'état de forme des uns et des autres, les blessures, savoir quand certains font leur retour, s'il faut en prendre un autre en remplacement, ne pas se laisser embarquer par la hype...

Tu as déjà fait des mauvais coups ?

Je me suis planté sur Toni Kroos. Il y a quelques mois, il faisait partie des joueurs les plus chers, sauf qu'il a 32 ans et qu'il a annoncé sa retraite internationale. En plus il y a un gros embouteillage au milieu de terrain au Real Madrid : ils viennent de recruter le Français Aurélien Tchouaméni, il va donc jouer moins de matchs. Et comme on a absolument besoin de joueurs titulaires, je suis sorti de ce bourbier et j'ai dû le revendre avec une belle perte.

Et à l'inverse, ton meilleur achat ?

J'ai pris Karim Benzema en rare pour 5 000 €. Et j'ai aussi acheté Darwin au Benfica juste avant qu'il signe à Liverpool. Je le suivais depuis un moment et il a bien pris en valeur depuis.

Tu te situes où dans la hiérarchie ?

J'ai une quarantaine de cartes, je suis assez haut par rapport à la masse globale, mais je reste très loin du top.

On voit beaucoup de joueurs répondre à tes tweets. Tu es un genre de leader de tendances dans le milieu ?

Pas vraiment, mais ce qui est très sympa c'est qu'il y a un gros aspect communautaire. J'échange avec d'autres joueurs par simple amour du jeu, dont quelques Français comme Sonny (Franco), Tom (Jarry) ou Actarus [Nicolas Ragot, NDLR], un ancien gros joueur de poker qui fait maintenant partie des top managers. La commu est saine : je suis devenu pote avec des gens que je ne connaissais pas trop, ou que je ne connais que d'Internet, juste par envie de progresser et de s'entraider. Je suis d'ailleurs sur un super groupe Discord de Français, qui s'appelle SoAddict.

Victor Choupeaux SISMIX

Mixer Sorare et poker, quoi de plus facile pour un ancien DJ, ici aux platines lors du SISMIX 2017 avec son collectif de l'époque Bonne Nouvelle.

Même en suivant de loin, on peut parfois voir passer des cartes vendues à des prix délirants. Comment ça fonctionne ?

D'un côté, il y a un marché primaire, sur lequel Sorare met en vente des cartes, avec un système d'enchères. C'est ici que les choses peuvent partir en sucette sur certaines cartes uniques. On a atteint un nouveau record récemment avec la carte unique d'Erling Haaland, l'ex-attaquant de Dortmund qui vient de partir pour Manchester City et qui a été acheté à 700 000 €. Ensuite, on peut choisir de garder ou de revendre ses cartes. Ça se passe alors sur un marché secondaire, entre managers, où on négocie jusqu'à se mettre d'accord sur le prix. Des outils existent, comme Sorare Data, qui est un site permettant de connaître le cours du marché et les cotes de chaque joueur.

"Si je dois choisir entre un bracelet et Mbappé en carte unique, je prends le bracelet !"

Financièrement, ça marche bien pour toi ?

Disons qu'en ce moment je perds de l'argent parce que les cryptomonnaies sont en chute libre, mais à long terme ça devrait aller. À la fois pour l'Ethereum et pour Sorare. Même si des périodes comme celles que l'on vit éprouvent notre foi, je crois dans le concept. C'est une plateforme qui va grandir, qui a envie de devenir n°1 dans le foot et de s'ouvrir à d'autres sports. Des joueurs comme Antoine Griezmann et Gérard Piqué ont beaucoup investi dessus, et l'entreprise a levé énormément dernièrement [580 millions en septembre 2021, un record en France, pour porter leur valorisation à 4,3 milliards, NDLR]. Et puis c'est Français, on est aussi un peu chauvin. En tout cas, en terme purement financier, je ne le vois pas du tout comme une éventuelle transition.

Ça te prend combien de temps par semaine ? Ça n'empiète pas sur ton planning poker ?

Ce n'est pas facile à estimer mais je dirais entre cinq à dix heures. Je vais aussi regarder quelques matchs le week-end, donc forcément faire un peu moins de volume. Mais ma priorité reste le poker : c'est mon métier et ma seule activité financière. Si je dois choisir entre un bracelet et Mbappé en carte unique, je prends le bracelet sans hésiter !

Victor Choupeaux Seminole

Crédit photo : Eurosport

Le poker venons-en. Tu as passé deux mois aux États-Unis l'été dernier. Le live te manquait ?

Exactement. En fait, après avoir quitté Londres il y a 4-5 ans, j'ai vécu dans plusieurs pays d'Amérique du sud (Costa Rica, Colombie) et j'habite maintenant au Mexique, à Playa del Carmen. On grind l'après-midi, on sort le soir, la vie y est très sympa et beaucoup moins cher. Tout ça pour dire que vivre là-bas facilite grandement le fait de venir aux États-Unis. Je suis parti l'été dernier avec deux très bons potes belges, Thomas Boivin et Johan Schumacher. J'ai d'abord passé un mois à Vegas, où j'ai fait deux tables finales au Wynn puis au Venetian. Derrière, on part pour Hollywood, à côté de Miami, jouer le Seminole Hard Rock Poker Open. Les conditions de jeu étaient super et le niveau vraiment pas terrible. J'ai joué jusqu'au 5 000 $ (dans lequel j'ai d'ailleurs mis trois bullets), je termine quatrième du 1 100 $ et je deal le 600 $ en repartant avec le trophée (photo ci-dessus), ce qui était très important pour moi. Au global, c'était un super séjour, j'ai vraiment eu des sensations et j'ai même senti que l'expérience accumulée durant toutes ces années commençait à payer.

Comment ça ?

Je trouvais que j'avais une bonne présence à table, mes reads étaient bons et j'ai même commencé à déceler quelques tells, alors que ça n'avait jamais été mon fort. Et j'ai trouvé un bon entre-deux dans mon jeu : d'un côté, j'ai réussi à exprimer mon agressivité dans les moments-clés, quand mes adversaires commençaient à avoir peur (bulles et gros paliers) ; de l'autre j'ai parfois fait le dos rond quand ça se passait moins bien, j'ai su rester tight et folder.

Dans la lancée de ces bons résultats, arrivent les WSOP... et là c'est la catastrophe : aucune place payée en près de quarante tournois. Que s'est-il passé ?

Je viens à Vegas pour un mois et demi avec le Team NutsR. Je fournissais un peu de coaching pour les joueurs au Cambodge et, en échange, Romain (Nussmann) était mon coach sur toutes les questions liées au mindset, au développement personnel et à la gestion des émotions, ce qui m'a d'ailleurs beaucoup aidé. Donc je me retrouve avec eux, je buy-in pour 60-65 000 $ et tu l'as dit, zéro ITM. Mentalement, c'était un très gros challenge, d'autant que j'avais de grosses attentes. Je me sentais prêt pour aller chercher mon premier bracelet, mais je ne passais pas un dinner break. J'étais satisfait au niveau des choses que je pouvais contrôler, je n'ai envoyé balader aucun tournoi, je suis resté motivé, mais sur la fin, je perdais un peu espoir. J'avais envie de bien faire et en plus je voyais les autres joueurs du Team qui repartaient au charbon, jour après jour, donc je n'avais pas envie de passer pour un glandeur. Je reconnais que tout n'a pas tout le temps été parfait de mon côté, mais je n'ai pas non plus fait d'erreurs monstrueuses. Au final, 38 tournois, ça correspond à une ou deux sessions online, ce n'est pas si horrible. Parfois, on fait des runs absurdes dans un sens comme dans l'autre. Donc en sachant tout ça, je suis revenu cette année comme si de rien était, content de jouer les World Series. J'ai ma place ici, je suis capable de gagner un bracelet et ça me fait toujours autant rêver.

"J'aime l'idée d'être un joueur tous terrains"

Tu n'as pas douté ?

Je m'ouvre de plus en plus vers le cash game donc oui, j'ai pensé un temps à partir vraiment dans cette direction-là, mais le poker de tournoi continue de m'attirer, aussi ingrat qu'il puisse être parfois. J'ai rencontré des joueurs de cash game au Mexique ou ailleurs qui sont millionnaires, mais qui n'ont pas du tout de notoriété, pas de Hendon Mob : c'est un choix de vie et de carrière totalement différent. De mon côté, je fais en sorte de concilier les deux. J'aime cette idée d'être un joueur tous terrains.

En parlant de ça, tes deux premières places payées de l'été sont en Pot-Limit Omaha. C'est ton nouveau jeu préféré ?

Cela fait plusieurs années que je me suis lancé en cash game PLO, et en MTT quand j'en trouve. Je pense que je ne suis pas loin d'être un spécialiste, en tout cas je me sens bien dans cette variante. Je crois que j'aimerais bien y gagner mon bracelet. J'ai pas mal deep run le premier tournoi : je termine quinzième après avoir longtemps survécu avec pas grand-chose. Je suis même tombé à deux blindes à 40 joueurs restants. Ça met en avant les qualités de patience et de discipline que j'ai développées dernièrement. Et forcément, quand on arrive en demi-finales, on a envie de faire TF.

Victor Choupeaux WSOP 2017

Ça t'a rappelé 2017, où tu avais terminé troisième du Mixed NLHE/PLO ?

Je reste à la recherche de cette sensation que je n'ai connu que cette fois-là. Ressentir ce soutien physique, c'est incomparable, ça m'avait beaucoup touché. On l'a vu aussi récemment sur la finale de Maxime (Parys) et Samuel (Anclevic) - qui a d'ailleurs été mon coloc' au Costa Rica. Je n'ai pas pu être là parce que je me sentais un peu malade, mais à chaque fois que c'est possible, je suis hyper content d'être présent pour les autres. Quand tu es à table, ça te booste et ça crée d'énormes souvenirs qui vont bien au-delà de l'argent. Et quand tu es dans le rail, tu as l'impression de faire la différence, tu te sens investi.

Il y a trois tournois de Mixed NLHE/PLO cette année aux WSOP, à 5 000, 1 500 et 600 $. Tu as prévu de les jouer ?

Le 5 000 peut-être pas, ça va dépendre, mais les deux autres oui. Les mecs qui jouent ça sont en principe moins bons en PLO et ils croient qu'ils vont pouvoir se rattraper en No-Limit. Moi j'aime toujours le Hold'em et je continue de beaucoup le travailler, donc je pense avoir un bon edge.

"Deep run le Main Event, c'est un autre gros objectif"

Et le Omaha High-Low, ça te tente ?

Je n'ai pas encore essayé mais je suis curieux, il parait que c'est pas mal. De toute façon, dans cet objectif de bracelet, je me dis que j'ai tout intérêt à apprendre de nouvelles variantes, devenir un joueur plus complet. Je perdrais sans doute un peu d'EV à ne pas être concentré à fond sur le Hold'em mais ça me correspond bien. Ensuite, ce n'est pas tout de vouloir : il faut se faire coacher et surtout savoir où jouer. Et ce n'est pas si évident, d'ailleurs même les regs de ces jeux-là ne jouent pas tant que ça. J'ai surtout l'impression que ceux qui sont au top restent au top, que la hiérarchie est difficilement bousculable. Bon, ce n'est pas ma priorité mais je laisse la porte ouverte.

Victor Choupeaux - Phil Ivey

Quelle est la suite de ton programme pour les semaines qui restent ?

Je vais jouer tous les tournois à 3 000 $ et moins. Ce sera plus souple que l'an dernier, je me mets moins de pression. Et bien sûr le Main Event : le deep run c'est un autre gros objectif. J'ai un énorme rapport affectif avec ce tournoi, j'ai toujours suivi les épisodes avec Norman Chad et Lon McEachern. Même après dix ans de Vegas, dès que j'ai des jetons, je suis comme un gosse ! Je ne l'ai cash que deux fois, dont un Day 4 en 2018 où j'ai même été en table TV avec Phil Ivey : c'est des sensations de fou. Cette année, je vise donc mon premier Day 5. La structure, l'engouement, l'ambiance que génère ce tournoi, c'est incomparable. Socialement, c'est une aventure exceptionnelle. Tu n'as pas le sentiment de devoir marcher sur les autres pour aller loin : si tu te retrouves quatre jours plus tard à côté d'un mec avec qui tu as joué au Day 1, c'est même tant mieux, tout le monde est content !

Quelques écarts prévus en dehors des WSOP ?

Je ne pense pas, non. Les conditions de jeu sont bien meilleures cette année qu'au Rio, et ce qui me fait vibrer, c'est le bracelet. Les tournois des autres casinos, même s'ils peuvent être très beaux, ont moins d'importance à mes yeux.

Et pour le reste de l'année ?

Je reviendrai sûrement en Europe jouer un EPT ou deux, si les dates coïncident avec une visite dans ma famille ou chez des potes. Mais à part ça je compte privilégier le circuit américain, retourner notamment à Miami jouer quelques WPT. Je commence à bien les cerner les Ricains, ils posent moins de problème que les Européens et le niveau moyen laisse franchement à désirer. En plus pour moi c'est beaucoup plus pratique : moins de distance, moins de frais, moins de jetlag... Il faut que j'aille faire un tour au Texas, apparemment c'est la folie là-bas [ce que nous avait déjà avancé Romain Lotti quelques jours plus tôt, en parlant de "caverne d'Ali Baba", NDLR]. On peut même trouver de belles parties online via des applications locales. Il y a une belle offre ici, très complète, donc pourquoi s'en priver ? Et à côté de ça, continuer de jouer les principales Series online. Essayer de vivre une vie sympa, quoi !

On te le souhaite, Victor ! Merci beaucoup et à très vite autour des tables.