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[ITW] Florian Guimond : 'J'ai fait un gros tout droit !'

- 22 octobre 2021 - Par Rootsah

Guimond
Plutôt habitué aux coups d'éclat en ligne depuis Londres, où il est un membre éminent de la bande des grinders français installés à Wimbledon, Florian Guimond s'est offert son premier gros séjour à Vegas pour disputer les WSOP de l'après-Covid. Il a bien fait : dès son deuxième tournoi à Sin City, l'Arlésien a signé sa meilleure perf' en carrière en montant sur le podium du 800 $ Deepstack devant plus de 2 700 joueurs. Un baptême du feu à cinq chiffres (124 671 $ très précisément) pour celui qui a déjà remporté plusieurs majors sur Wina. Joint par téléphone entre deux tournois, Florian revient sur ce deep run fort en émotions et raconte son séjour à Vegas au sein du clan tricolore.

Sur Wina, on te connait sous plusieurs pseudos successifs : 50KforVegas, miichel59266 et Potamophobe notamment, avec lesquels tu as gagné deux magnums Series, un Main Event et le Sunday Surprise, entre autres. Mais pour ceux qui viennent juste de te découvrir à l'occasion de ces WSOP, faisons d'abord les présentations.

J'ai commencé le poker grâce à des amis pendant mes études en école d'ingénieur. Cela fait deux ans que je suis passé professionnel et je suis maintenant coach sur Spinforwin. Concernant mon activité de joueur, je fais trois ou quatre sessions en ligne par semaine en moyenne, seulement en MTT : je joue les plus gros buy-ins du .fr, et sur le .com je grind les MTT de 50 à 1 000 $. Je pratique uniquement le Texas Hold’em : mes potes ont essayé de me faire jouer le Deuce to Seven Triple Draw des WSOP il y a quelques jours, mais je reste concentré sur le Hold’em... Pour les variantes, on verra plus tard.

Et c’est donc en Hold’em que tu t’es illustré dès ton arrivée aux Championnats du Monde, en atteignant la troisième place de l'Event #33.

En fait, j'étais arrivé deux jours plus tôt, pour prendre possession d'une villa avec des amis. Il y a Maxime Chilaud, Matthieu Rodriguez, François Pirault, et deux joueurs de cash-game, Ulysse Harry et Thibault Letort. Ce 800 $ était un très beau tournoi, et tout s’est très bien passé, même si au dinner break du Day 1 il ne me restait que 15 blindes. Mais après, j’ai fait un gros “tout droit” ! Je n’ai pas perdu un coup à tapis, j’ai fini le Day 1 avec deux fois la moyenne, et c’était pareil au Day 2 jusqu’à trois joueurs restants. Là, c’est devenu complètement fou, car la phase en 3-handed a été très longue : il y a eu plusieurs all-in and call où à chaque fois le short stack doublait. À la fin, j'ai un peu manqué de réussite pour aller chercher le bracelet : j’ai perdu un coup avec As-Roi contre Dame-Valet pour 80% des jetons… Alors le soir même, j’étais un peu déçu, c’était très dur et frustrant car il y a une énorme différence en termes de gains [la première place valait 269 478 $, NDLR] mais aussi en terme de reconnaissance. Mais dès le lendemain, j’étais content, j’ai reçu plein de messages de félicitations, et 124 000 dollars c’est tout de même une très grosse somme. On est sorti fêter ça avec mes colocs !

Guimond5Tu as déjà perfé sur quelques tournois live depuis le début de ta carrière, notamment sur le circuit français. Mais on imagine que tu n’avais jamais rien vécu d'aussi exaltant à une table de poker.

Ça n’a rien à voir. C’est mon premier gros deep run sur un tournoi international, avec le bracelet au bout et beaucoup d’argent à gagner... Après c’est un peu dommage, on devait terminer le Day 2 à cinq joueurs restants, puis jouer la finale sur la table TV principale en direct sur PokerGO le lendemain. Sauf que le tournoi s'est achevé le soir même, à l’arrache. Il y avait une bonne dizaine de mes potes pour me soutenir dans le rail, mais on jouait sur la table annexe au plateau télé…

Pourquoi avoir décidé de tenter l'aventure à Vegas cette année ?

J'étais déjà venu il y a deux ans, j’avais gagné un package en ligne. Mais je n’étais resté que quinze jours et j'avais très peu de bankroll. Depuis, j’ai progressé, mon capital aussi, et c’est donc la première fois que je viens en tant que pro. En ce qui concerne la quarantaine hors de l'Europe, j’étais presque content que ce soit obligatoire : je me suis fait deux semaines de vacances au Mexique avec des amis. J’ai vraiment kiffé, j’ai visité plein d’endroits cools. Nous ne sommes pas restés à Playa del Carmen comme l’ont fait la plupart des joueurs français. D'ailleurs, on a tout de même un gros contingent de Français à Vegas, entre les expats maltais, londoniens et cambodgiens. On peut faire un très bel été. Il y a aussi quelques joueurs amateurs, mais pas beaucoup, seulement ceux qui pouvaient se permettre de prendre deux semaines de vacances avant les WSOP.

Justement, l'absence d'une partie du pool européen a-t-elle un impact sur le niveau global aux tables ?

Pour l’instant, je n’ai fait que deux tournois, le 800 $ et le Monster Stack [interview réalisée mercredi soir, NDLR], et le niveau est extrêmement faible. Mais apparemment, rien n’a changé par rapport aux années précédentes. Les fields sont peut-être un peu plus beaux en moyenne car il y a moins d’Européens, mais je ne pense pas que cela fasse une grosse différence. Il y a beaucoup d’amateurs américains. J’ai été briefé par mes potes qui ont plus d’expérience à Vegas, et c’est vraiment un monde à part, différent des fields online ou live en Europe. Il faut vraiment s’adapter et c’est compliqué : la plupart des joueurs vont être hyper tight, mais t’en a toujours un ou deux qui seront complètement fous, sans oublier les craquages possibles de ces mecs serrure, qui vont se lancer dans un bluff de malade sans savoir pourquoi. C’est très dur à analyser, c’est là que des joueurs très forts en poker live comme Alex Réard, Sonny Franco ou Ivan Deyra font la différence.

Guimond masquéComment se passe la vie à Vegas en ce moment ? On peut profiter à fond de la ville malgré les restrictions sanitaires ?

Ils sont hyper stricts au niveau des masques dans le casino : ils sont obligatoires partout, sauf quand on est assis à table. Moi et la plupart de mes potes jouons d'ailleurs avec le masque, c’est bien pour dissimuler des tells, et comme en plus la clim' est fraîche ce n'est pas plus mal ! Je n’ai eu vent d’aucun cas de Covid ici, tout le monde est vacciné, je pense que les risques sont minimes. Sinon, on a fait les magasins, et il faut aussi porter le masque dans le centre commercial. Les boîtes de nuit sont ouvertes, et là on peut y enlever le masque à l’entrée.

Quelle est la suite de ton programme ?

Je reste presque un mois à Vegas, jusqu’au 22 novembre. À la base, je devais jouer les tournois entre 500 et 3 000 $, plus mon premier Main Event, ça faisait environ 50 000 $ de buy-in, en incluant les très beaux tournois annexes au Wynn et au Venetian. Mais je pense que je vais me croustiller le 6-Max Championship à 10 000 $, qui va être incroyable. J’ai vraiment hâte aussi de faire le 3 000 $ 6-Max. On ne se rend pas forcément compte, mais jouer sur Winamax donne vraiment beaucoup d’edge aux Français sur ce format. On sera plus à l’aise sur les ranges, sur les 3-bets au bouton, dans les pots 3-bets en général, sur les défenses depuis la grosse blinde… Plein de micro-détails sur lesquels on est plus expérimentés. Sinon, je vais aussi faire des petites activités annexes : j’ai bien envie d’aller à l'Atelier de Joël Robuchon, de tester le golf. Mais soyons honnêtes, mon programme restera très focalisé sur le poker !

Après cette première grosse perf', comment vois-tu la suite de ta carrière, du haut de tes 27 ans ?

Ce n’est que le début, mais je compte continuer à mon rythme et mes buy-ins actuels, avec quelques tournois à 10K. Franchir l’étape au-dessus est très compliqué et exigerait énormément de travail, de bankroll, de rigueur… de tout ! Je préfère exceller dans des buy-ins jusqu’à 5K ou 10K, sans jouer les 25K et les 50K, et profiter aussi un peu de ma vie à côté. Avoir une vie uniquement axée sur le travail nécessaire pour jouer ce type de tournois Highroller n’est pas mon ambition. Pour l'après-Vegas, ce sera peut-être l’EPT Prague, si j’ai encore faim de live. Et l'année prochaine, je compte faire le package classique du joueur de poker : circuit EPT plus les WSOP !

On souhaite bonne chance à "La Twice" en espérant qu'il continue sur sa lancée à Sin City !

Suivez les Bleus aux WSOP avec le coverage Winamax

Good Morning Vegas : Addamo fait le triplé, Deyra pour un doublé

- 22 octobre 2021 - Par Flegmatic

Un nouveau Bleu en finale, un Jésus australien, Dans la Tête d'un Pro "in da place", des projets vidéos plus ou moins inspirés, des tweets en pagaille : on vous raconte un jeudi bien chargé dans notre récap'.

Le Français du jour : Ivan Deyra

DeyraCela faisait un moment qu’il tournait autour : une 63e place sur l’Event #20 par-ci, un top 100 au Wynn par-là, en passant par une 24e place sur le Monster Stack il y a quatre jours… On sentait qu’Ivan Deyra se rapprochait du gros deep run sur ces WSOP. Alors quand on l’a vu en sixième position au chipcount après le Day 1 du tournoi de Pot Limit Omaha 8-handed à 1 500 $, on s’est dit qu’on attendrait de voir avant de lui consacrer un premier article… Et on a eu le nez creux (appelez ça le flair du reporter, ou la chatte) : Ivan a en effet atteint la table finale à huit joueurs hier soir, et sera même au rendez-vous du Day 3 à cinq joueurs restants. Pour en arriver là, il a laissé un paquet de noms ronflants derrière lui : Ben Yu, Craig Varnell, Mihails Morozovs, Ryan Leng, Ari Engel, Dan Zack, Scott Baumstein ou Maxx Coleman ont tous été éliminés durant ce Day 2.

Après avoir visiblement run good en fin de journée, entre carré floppé et flush max, le Bordelais, titré aux WSOP il y a deux ans, débutera le Final Day avec le troisième tapis, et devra être au top pour aller chercher son second bracelet, car il partira derrière deux vieux de la vieille, rodés à l'Omaha : Tommy Le (une breloque gagnée en 2017 sur un énorme PLO 8-Handed) et celui qui sera certainement son plus redoutable adversaire, le chipleader Josh Arieh. Déjà en tête à l’issue du Day 1, le troisième du Main Event en 2004 (l’année Greg Raymer) compte ainsi un bracelet et une seconde place en PLO à son palmarès. Bon ok, c’était respectivement en 2005 et 2000, quand Ivan n’était encore qu’un enfant, mais Josh s’est depuis affirmé comme une valeur sûre des World Series, y perfant tous les ans ou presque. Robert Blair est lui bien moins expérimenté, tandis que le shortstack Gabriel Andrade tentera de devenir le premier joueur équatorien titré aux WSOP. Tout ce beau monde est déjà assuré de 47 429 $ et joue pour un premier prix de 204 766 $. Une chose est sûre, Ivan est au taquet comme le prouve son dernier post Facebook : "Très heureux de disputer ma 3ème table finale WSOP ! Cette fois ci avec 4 cartes en main !! C’était censé être mon day off sauf que cette année je suis bien trop deterrr. Un très bon ami m’a dit la semaine dernière: frère j’ai pris l’abonnement poker go c’est pas pour rien. Et je déteste décevoir mes amis. RDV 2h du mat heure fr. Encore 4 adversaires redoutables à battre. Let’s fucking go !!"

Crédit photo : Alec Rome/Pokernews

Le tournoi gagné par Michael Addamo du jour : le High Roller 50 000 $

Michael Addamo

Crédit photo - PokerGO.com

Il était attendu au tournant et il n'a pas déçu. Au contraire même, de tournoi en tournoi, il continue d'impressionner, même les plus expérimentés et les plus fortunés de ses adversaires. Jeudi soir à Las Vegas, Michael Addamo a remporté son troisième bracelet sur le High Roller à 50 000 $, trois ans après avoir réussi un doublé entre le Rio et le King's Casino de Rozvadov, sur le Marathon Event puis un autre High Roller à 25 000 $. N'ayons pas peur des superlatifs : peu importe le bout par lequel on le prend, tout impressionne dans ce nouveau sacre de l'Australien, qui encaisse au passage 1 132 968 $, le quatrième chèque à sept chiffres de sa carrière et le quatrième en seize mois. Le timing justement, est ce qui frappe en premier lieu. On vous en parlait dans notre article d'hier, Addamo restait sur cinq podiums en cinq semaines à Vegas, dont trois victoires et non des moindres : deux tournois à 50 000 et 100 000 $ du Poker Masters et surtout le Super High Roller Bowl à 300 000 $ pour 3,4 millions de gains. Depuis mi-septembre, le total de gains bruts de la nouvelle terreur du circuit s'élève à 7 240 968 $. A-t-on déjà vu un joueur remporter autant à pareille époque de l'année ? Probablement pas.

Michael Addamo Hendon

Et vous, ça va votre automne ?

Mais là où le phénomène Addamo fascine encore plus, c'est la façon avec laquelle il vient à bout de fields certes réduits, mais composés des meilleurs joueurs de la planète. Des joueurs capables de passer des heures à étudier le même spot ultra spécifique dans le but de réduire à sa portion congrue la part de variance inhérente à notre jeu. Des joueurs obsédés par la théorie et en même temps fins lecteurs des dynamiques de tables, qui ont en plus l'habitude de s'affronter régulièrement, et face à qui les marges de manœuvre sont forcément réduites. Alors, qu'est-ce que Michael Addamo a de plus qu'eux ? À écouter l'intéressé, et c'est là où il continue de nous bluffer, pas grand-chose. "Bien sûr, les compétences à table jouent un certain rôle, a-t-il avancé après sa victoire à nos confrères de WSOP.com, mais pour gagner autant il faut vraiment une grosse part de chance. Ce n'est un secret pour personne : j'adopte une stratégie faite de mises chères. Parfois, vous allez vous faire sortir dès le premier niveau et parfois vous aller monter un gros stack."

Vous l'avez compris, sur ce 50K, Michael a pris la route numéro 2. À un tel niveau d'ailleurs qu'on le pensait intouchable dès la fin du Day 1, bouclé avec plus de 200 blindes, là où le troisième au chipcount n'en possédait qu'une grosse cinquantaine. Une démonstration qui s'est poursuivie tout au long du Day 2 et lors de la première partie de la table finale, bouclée en tête, forcément, avec presque 2,5 fois plus de jetons que son plus proche poursuivant Justin Bonomo. L'ancien numéro 1 de la All-Time Money List (qui a d'ailleurs profité de ce tournoi pour se rapprocher à moins de 600 000 $ de Bryn Kenney) fut d'ailleurs le seul à contester le chiplead de l'Aussie, après un hero call dantesque. Sur J103QJ, l'Américain a réfléchi pendant six minutes avant de payer pour le restant de ses jetons avec K10 pour se voir montrer... 92 !

Michael Addamo - Justin Bonomo HU

Crédit photo - PokerGO.com

Un move pour le moins osé suivi d'un autre en heads-up qui offre presque sur un plateau le bracelet à Michael Addamo : un 4-bet shove pour 70 blindes avec 10-9 dépareillés, que l'Australien se charge de cueillir avec KJ. Si les voies des tournois High Rollers semblent toujours impénétrables pour les humbles mortels que nous sommes, Addamo semble les lire à la perfection ces temps-ci, ce qui n'est pas sans lui causer quelques désagréments. "Cela me met pas mal de pression, avoue-t-il. Si vous vous mettez vraiment à croire [que vous êtes le meilleur], vous pouvez tomber dans l'auto-satisfaction. J'essaie simplement de rester humble, de ne pas laisser tout ça me monter à la tête et de continuer à travailler." Respect, Monsieur Addamo.

Le retour tant attendu du jour

Dans la Tête d'un Pro
L’info a déjà fuité un peu partout dans la twittosphère francophone : qu’il est bon de découvrir au réveil ces images des équipes de Dans la Tête d’un Pro enfin de retour au travail après deux ans à ronger leur frein ! On ne vous spoilera pas plus que nécessaire pour le moment concernant le casting ou les tournois qui seront filmés : contentez-vous de savourer ces quelques clichés volés, promesse d’une nouvelle saison d’ici à une poignée de mois. Et sinon, n’est-ce pas un logo En la Mente de Un Pro que j’aperçois sur le masque de Régis en haut à gauche ?

L'article du jour

C’est Poker.org qui nous l’apprend : un tournage sur la vie de Mike Matusow est en cours à Las Vegas. Et derrière la caméra, il n’y a pas n’importe qui : Frank Zarillo, dont le documentaire The Wrestler : A Q.T. Marshall Story (sur la vie d’un catcheur sur le déclin tentant une dernière fois de se refaire) a reçu plusieurs prix donc celui de la San Diego Comic Con. Le documentaire sur Mike the Mouth couvrira un mois de sa vie, pile au milieu des World Series of Poker. Qu’on soit ou pas fan de l’un des tempéraments les plus explosifs du poker, force est de reconnaître que sa vie hors normes, bourrée de sorties de pistes et d’excès en tout genre, a le potentiel pour donner un film qu’on aura à coup sûr très envie de voir. Si l’on en croit le réal’, suffisamment d’images ont déjà été emmagasinées pour monter un long-métrage… mais Zarillo n’exclut pas de transformer le projet en une mini-série « à la Tiger King ». Nous voilà encore plus alléchés.

Le malaise TV du jour

On peut être certain d’une chose : jamais Ivan Deyra n’aurait pu deviner les questions qui allaient lui être posées lors de cette interview certes express, mais qui ne dure pas une seconde de trop :
 


Les tweets du jour
 

Fans du Génie, soyez rassurés : Davidi Kitai sera bien de la partie pour son quatorzième Big One consécutif !

Barny Boatman aussi sera du voyage. Frais comme au premier jour. Ou presque.

La posture dite "du SDF demandant de l'argent" dixit João Vieira : la dernière tendance à la mode ?

Le side bet du jour : Il fallait miser "over 3 semaines" pour l'évènement "quelqu'un hurle dans les couloirs que ses droits civiques ont été bafoués car un agent de sécurité l'oblige à porter un masque."

Un Nord-Coréen aux WSOP ? Alertez le FBI, la CIA, la NSA, la DEA et toute autre institution à l'acronyme en trois lettres !

Le rail en folie. À la défense des amis de Josh Arieh, ils ont jusqu'à 17h heure de Vegas ce vendredi pour venir garnir les gradins avant le début du Final Five. Mais il est quand même chipleader les gars, faites un effort.

Le tweet brag (bien mérité) du jour.

Ne reste maintenant plus à Adam Friedman qu'à remporter le Dealer's Choice Championship une quatrième fois d'affilée l'an prochain pour être l'égal du grand Bill Boyd. Comment ça c'est un peu facile de remporter un tournoi lorsque l'on est le seul inscrit ? Quoi qu'il en soit, au cas où vous vous poseriez la question, après ce quatre à la suite signé sur les toutes premières éditions des WSOP, le Stud à cinq cartes - la variante du film Le Kid de Cincinnati - n'a plus jamais été proposée au programme du festival.

Pourquoi vous reposer et dormir quand vous pouvez tout simplement jouer au Razz ? Merci Phil Hellmuth et Allen Kessler pour ce conseil santé bien-être.

Week-end du 22/23/24 octobre : demandez le programme !

WSOP Poker Go
Crédit photo : PokerGO

Ce vendredi soir, Ivan Deyra partira en quête de son second bracelet devant quatre joueurs, cette fois en PLO et avec un stack confortable dans une configuration où presque tout le monde est bien deep (voir plus haut). Sur le Freezeout à 2 500 $ entamé jeudi, ils ne sont plus que 135 parmi les 896 qui étaient sur la ligne de départ. Ils sont tous ITM et au chip-count, on croise deux Français au sommet : un certain Arthur Conan (2e) qui signe donc son premier deep-run WSOP en live de l’automne (il avait manqué de peu la finale du premier bracelet online début octobre), et Julian Milliard-Feral (4e), que l’on avait découvert lors de son deep-run sur l’édition 2019 du Main Event. Qui d’autre ? Allez, on vous les balance en mode mitraillette : Adrien Delmas (17e), Ulysse Harry (20e), Anthony Darmani (28e), Romain Nussman (32e), Clément Richez (36e), Romain Lewis (39e), Maxime Chilaud (54e), Thibault Letort (55e), Jonathan Therme (83e), Guy Pariente (108e), Florian Guimond (124e) et Samy Boujmala (131e). Voilà qui fait du monde, et du beau monde. Est-ce que l’on retrouvera un ou plusieurs membres du clan en finale ? Réponse au cours du week-end : il reste encore deux journées entières au programme.

Une épreuve qui trouvera sa conclusion dès ce soir, c'est le HORSE Championship à 10K. On est tombés à seize joueurs jeudi soir, parmi lesquels un ElkY qui lance enfin ses WSOP. En milieu de peloton, le candidat au Poker Hall of Fame sera entouré d’une pelletée d’experts : le compatriote David Benyamine, Brandon Schack-Harris, Jake Schwartz, Max Pescatori ou encore Benny Glaser. Il y a 361 124 dollars à aller chercher et vous l’aurez compris : ces phases finales devraient être une régalade en bonne et due forme.

Du côté du Razz, 98 joueurs sur 311 reviendront au Day 2, seulement 47 seront payés. L’expert en variantes Julien Martini fut le seul Français à se dévouer pour disputer ce tournoi qui n’intéresse qu’un comité réduit de joueurs : bien lui en a pris, il reprendra la partie avec le 20e stack.

Les Day 1 du week-end : un 6-max à 3K ce soir, un Double Stack à 1 000 $ (Day 1A vendredi, 1B samedi), puis un gros PLO à 10K samedi. Dimanche, on joue un Freezeout chérot (5K) ou un Deepstack lowcost (800 balles). Voili voilou.

Flegmatic, Benjo & Rootsah

Event #38 : High Roller NLHE 8-Handed 50 000 $

- 22 octobre 2021 - Par Flegmatic

Michael Addamo
Michael Addamo (Australie) 1 132 968 $

Mais qui peut stopper Michael Addamo ? Vainqueur de deux tournois du Poker Masters en septembre puis du Super High Roller Bowl dans la foulée, l'Australien a roulé sur ce 50K, prenant les commandes dès le Day 1 pour ne plus jamais les lâcher ou presque. Seul Justin Bonomo a brièvement réussi à remettre en cause son hégémonie à partir de la phase à trois, sans parvenir à priver Addamo d'un quatrième gain à sept chiffres en seize mois et de son troisième bracelet, trois ans après un doublé réussi à cheval entre Vegas et Rozvadov. Ne cherchez plus : le roi du circuit High Roller en ce moment, c'est lui !
 

81 inscriptions (re-entries inclus)
 
1 Français ITM
13e : Johan "Yoh Viral" Guilbert 80 000 $

Et aussi...
8e : Mustapha Kanit (Italie) 126 141 $

Photo WSOP.com

Mini WSOP : déso pas déso

- 22 octobre 2021 - Par Benjo DiMeo

Mini WSOP WinamaxSon pseudo affichait la couleur. Avec NoDealSorry, pas de place pour la négociation, et aucune chance que des prisonniers soient laissés en vie. Et sur cette table finale atteinte jeudi soir dans le format Razz, il a débuté tambour battant, avec trois pots remportés d'entrée de jeu pour s'emparer sans traîner du chip-lead. Après l'élimination d'un Steal Mode pourtant parti avec une excellente triplette de départ (main #8), l'empêcheur de dealer en rond poursuivra sur le thème "bulldozer", quitte à parfois y aller trop fort (main #10). Un nouveau leader se déclarera sur la main #13, HugoChetcuti trouvant largement de quoi miser sur chaque street, mais le totem changera immédiatement de main, repassant dans les mains d'un NoDealSorry gagnant de justesse deux showdowns face à Feufolette (mains #15 puis #19). Short-stack à l'entame de la finale, le membre du ClubPoker calouminou engagera ses derniers jetons sur la main #28. C'était - déjà - le début de la fin : la domination de NoDealSorry n'allait plus jamais être remise en question, les jetons de Feufolette, 123 BB puis HugoChetcuti partant dans sa direction en succession rapide. Et le tout sans qu'il ne fasse preuve de la moindre contrition !

Chip-leader au départ, vainqueur à l'arrivée : c'est une copie solide qu'a rendue ChunchoJR sur l'épreuve de No-Limit du jour. 100 mains, très exactement, à revoir grace au replayer linké ci-dessous.

Event Dotation Vainqueur
#41 - NLHE 25 €
REPLAY
33 390 € ChunchoJR - 6 282 €
#42 - Razz 15 €
REPLAY
4 752 € NoDealSorry - 1 076 €

Début de week-end 100 % No-Limit avec le premier des trois Day 1 du Monster Stack à 10 € (si vous n'êtes pas dispo vendredi, on remet le couvert samedi puis dimanche), et un 6-max à 30 € affichant une garantie de 30 000 €. Samedi, vous pourrez jouer en PLO (100 €, 15K garantis) mais le dimanche sera entièrement dédié au NLHE.

Mini WSOP : des tournois tous les soirs jusqu'au 22 novembre