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1 087 joueurs franchissent le Day 2A / 2B

- 7 juillet 2019 - Par Benjo DiMeo

Pinbal Museum
Pinball Hall of Fame, Las Vegas, Nevada

Day 2A / 2B : 2 483 joueurs / 1 087 restants (dont 28 Français)
Chipleader : Timothy Su (USA) 791 000

CLIQUEZ ICI POUR LE CLASSEMENT COMPLET ET DEFINITIF DU DAY 2A / 2B

(Classement du Day 1C)

Top 10

Timothy Su (USA) 791 000
Tony Blanchandin (France, Qualifié Winamax) 744 500
Anton Morgenstren (Allemagne) 735 000
Florian Duta (UK) 731 500
Galen Hall (USA) 705 900
Gerald Claunch (USA) 699 600
Rachid Amamou (Canada) 688 000
Bryan Buonocore (USA) 668 800
Anthony Spinella (USA) 643 700
Bruan Yoon (USA) 643 400

28 Français

2. Tony Blanchandin (Qualifié Winamax) 744 500
22. Hugo Pingray 543 300
37. Amaury Mamou-Mani 448 700
89. Alexandre Réard 366 100
127. Paul Patouillard 322 000
131. Jimmy Kebe 320 200
168. Philippe Narboni 291 600
196. Clément Tripodi (Qualifié Winamax) 271 000
244. Cyril André 252 100
266. Quentin Roussey 246 300

272. Kalidou Sow 245 000
336. Fabrice Maltez 222 500
351. Bertrand Rosique 217 000
357. Julien Duveau 214 7000
416. Joffrey Lhote 197 100
468. Ugio Faggioli 182 200
493. Romain Lewis (Team Winamax) 176 200
546. Julien Loire 160 9000
559. Sarah Herzali 156 600
570. Adrian Allain 153 000

605. Laurent Polito 146 000
650. Gilbert Diaz 136 500
703. Loic Vaux 125 100
861. Edouard Mignot 89 000
866. Alexandre Amiel 87 700
928. Matthieu Rodriguez (Qualifié Winamax) 71 300
994. Ludovic Moryousef 53 800
1066. Jimmy Guerrero 29 500

Et le reste...

Juste une poignée de noms, pour la bonne bouche :

15. Qui Nguyen (USA) 602 400
31. Jeff Lisandro (Australie) 466 400
40. Barny Boatman (UK) 445 000
41. Kelly Minkin (USA) 444 500
54. Allen Kessler (USA) 407 200
118. Igor Kurganov (Russie) 330 000
177. Todd Brunson (USA) 284 200
245. Jay Farber (USA) 252 000
294. Jean-Robert Bellande (USA) 237 100
329. Andry Black (Irlande) 225 900

980. Joe Hachem (Australie) 57 000
982. Chris Moneymaker (USA) 56 000

Blindes au départ du Day 3 : 1 200 / 2 400 BB ante 2 400
Chipcount complet du Day 2A/2B

 

Cachez ce Day 2 que je ne saurais voir

- 7 juillet 2019 - Par Benjo DiMeo

Main Event 10 000 $ (Fin du Day 2A / 2B)

Pavilion Room
Le Day 1 du Main Event, le coup d'envoi de la grand-messe, c'est invariablement un moment très excitant. Trois journées d'affilée, les salles de convention du Rio débordent de gens et d'enthousiasme. On croise des joueurs amateurs tout excités en train de réaliser le rêve de tout joueur de poker. Toutes les stars du jeu sont au rendez-vous, ou presque, et on aperçoit même quelques célébrités délaissant un moment leurs plateaux de cinéma ou leurs terrains de football. On scrute en permanence le nombre d'inscrits pour comparer l'affluence à celle des années précédentes, en se demandant si le record va être battu. Le mélange des joueurs et la structure giga deep-stack permettent d'observer aussi bien des mains très poussées stratégiquement que des coups farfelus sortis de nulle part. Quand un joueur est éliminé prématurément, on a mal pour lui. Il y a des joueurs déguisés, il y a des joueurs que l'on a pas vus depuis longtemps, il y a des freerolleurs. Il y a même des mecs qui montrent leur bite ! Bref, le Day 1 du Main Event, c'est le buzz ultime de l'année au sein de la planète poker.

Avance rapide quelques jours plus tard : voilà le Day 3. Une journée tout aussi excitante et passionnante que le Day 1. Enfin, après une série de tous préliminaires "flights", tous les survivants sont réunis, et progressent désormais ensemble. Les éliminations se succèdent, on plaint les joueurs qui ont joué trois journées entières sans recevoir la moindre récompense, et l'on fonce à toute vitesse vers la bulle, une bulle qui sera comme chaque année la plus grosse, la plus attendue, la plus fun de l'année.

Coincé entre ces deux journées clé, le Day 2 fait figure de parent pauvre... voire-même vilain de petit canard. Au Day 2, l'excitation des débuts est retombée, la bulle est encore très loin. Soyons francs : le Day 2 n'a rien pour lui, le Day 2 ne sert à rien. Qui se souvient d'un Day 2, franchement ? Le Day 2 c'est la face B d'un single de Britney Spears, c'est le dernier match d'une équipe classée 12ème, c'est une option du BAC notée coefficient 1. A la rigueur, en étant indulgent, le Day 2, c'est à peine un Day 1bis.

Cigare - Perruque
Oui, bon, d'accord : il y a de l'action dans ce putain de Day 2, ça on ne peut pas le nier. Des tapis préflop dans tous les sens, un beau buffet all you can eat de bad beats, des confrontations juteuses en veux-tu en voilà. Mais toutes ces éliminations (plus de 1 200 en dix heures), cela finit par devenir indigeste, limite funeste. Et puis, à quoi bon s'exciter sur les joueurs qui montent des pions ? Finir le Day 2 avec 300 ou 400 000, c'est bien, bravo, mais cela ne garantit en aucun cas un deep run. C'est certain : il y en a parmi ceux en haut de la liste qui ne feront même pas l'argent. Non, vraiment : ce Day 2, c'est la cinquième roue du carosse.

Je sais ce que vous allez me dire : Benjo t'es frustré, Benjo t'es fatigué. Pas faux : trois Day 1 de 14 heures chacun, cela a de quoi mettre les nerfs à fleur de peau. Et puis... putain de tournois médias ! J'ai deep run mais me suis fait suck out dans tous les sens à quatre tables restantes. Dommage, le last longer était alléchant. Seule consolation, le titre du tournoi reservé aux journalistes repartira en France : l'hideuse ceinture type "champion de boxe" a été decerné à Hadrien, le mec qui filme les vidéos de Yoh_Viral. C'est donc officiel : le couvreur de Yoh_Viral a gagné plus de tournois que Yoh_Viral. Oui, je sais, elle était facile, mais je vous ai dit que j'étais limite nervousse breakdown.

Allez, j'ai fini mon glass of whine. Je laisse mes collègues - qui EUX sont rentrés dans la salle de poker aujourd'hui, bravo les gars - vous présenter quelques-uns des joueurs marquants de ce Day 2A/2B.

Hugo Pingray se fait remarquer

hugo pingray
La bonne surprise du jour se nomme Hugo Pingray. Le champion WSOP 2014 avait clairement disparu des radars du circuit professionnel, comme il nous l'expliquait en interview, mais ne semble pas avoir complètement oublié les règles de ce jeu. Parti avec 73 000 jetons à 11h (la moyenne), Hugo termine la journée avec 543 300 ! Pour lui, tout s'est joué après deux longs niveaux sans rien voir : "J’ai vraiment vécu une journée comme on les aime, je n’ai pas eu besoin de faire de bluffs, dans les gros pots j’avais toujours les nuts quand mes adversaires avec des mains, et je n’avais plus qu’à encaisser les jetons. Le coup le plus important finalement, c’est quand j’ai passé AK contre QQ, pour doubler et grimper à 150 000. A partir de là, j’ai vraiment décollé. Derrière, ce sont beaucoup de confrontations chanceuses : brelan contre deux paires max, une paire de valets qui se transforme en carré, contre un joueur qui a voulu me heroe call de façon assez ambitieuse avec Dix-Neuf, dans un pot 3-bet, en 3way, sur A93JJ…"

Quand on a remporté un tournoi avec 7 862 inscriptions au total, on connait parfaitement le chemin à suivre pour aller aussi loin. En soi, et malgré son énorme stack, Hugo n'envisage aucun plan sur la comète : "Je ne me pose pas de questions, je sais qu’on est qu’au Day 2, je prends les spots comme ils arrivent, et je n’ai pas établi d’autres stratégies à l’avance. Le tournoi ne se joue pas maintenant de toute façon, si je peux prendre des jetons maintenant, tant mieux, mais reparlons en plutôt dans une ou deux journées."

Romain Lewis, fan numéro 1 du Main Event

romain lewis hadrien filet
Romain Lewis en compagnie du vainqueur Français du jour : Hadrien, sacré sur le tournoi Médias

Après les éliminations de ses coéquipières Gaelle Baumann et Leo Margets, Romain Lewis est le dernier team Pro en lice... pour aujourd'hui, bien sûr : ils sont encore pas mal de ses coéquipiers à attendre avec impatience leur Day 2C de dimanche. Romain termine avec 176 000 jetons. Après avoir perdu un premier pot qui l'aurait pourtant fait grimper à 200 000, avec KK contre AK, Romain a longtemps stagné entre 80 000 et 120 000, au point d'en être légèrement agacé : "Il y a un moment dans la journée ou j’ai commencé à douter. Je me suis dit « mince, je ne fais pas de paire, je frappe aucun board etc. » et il me fallait quelqu’un pour supporter un whine. C’est tombé sur Volatar ! Je lui dit que je ne gagnais pas un coup en 4h, lui me remet les idées en place… et la main d’après, je découvre AA au bouton. J’ai gagné plus sur cette main que ce que j’ai perdu en 4h avant, et c’est là qu’on se rappelle que ce tournoi est comme ça. Il faudra surement repasser par cette phase où il faut fold et perdre des coups pendant 5h, mais au final, ce n’est pas grave."

Du haut de ses 24 ans (enfin, c'est pour bientôt), Romain Lewis dispute son troisième Main Event... mais a pourtant bien plus d'expérience qu'on pourrait penser : "Mon premier amour et mes premières vidéos de poker, c’était le Main Event. Je crois que la première édition, je l’ai regardée quand j’avais 13 ou 14 ans. Ça peut me servir dans le sens ou je sais pertinemment qu’au jour 5, jour 6 et jour 7, il y a encore des livraisons dans tous les sens. Parce que ce sont des épisodes d’une heure, on voit énormément de coups. Le but c’est d’être encore là, pour pouvoir potentiellement bénéficier d’une livraison."

romain lewis
L'objectif pour Romain est très simple pour le Day 3 : chill, y aller tranquille, puis rendez-vous au Day 4 : "Il faudra jouer low variance, je n’ai pas besoin de jouer de gros pots, de voler trop d’équité, de mettre trop de pression sur mes adversaires. Si jamais je monte à 150 blindes, je vais devenir beaucoup plus agressif, mais tant que je suis dans cette zone de 50 ou 100 blindes, je vais chill. Il faut se rendre compte qu’on est encore très très loin, il faut prendre niveau après niveau, et tenter d’être dans le moment présent. Et espérer aussi que les Dieux du poker soient avec nous…"

Au moins 19 Français déjà qualifiés pour le Day 3

En plus du Londonien Champion WSOP, d'autres Français ont bâti de belles piles, à commencer par son pote et associé Amary Mamou-Mani, pointé à 450 000. Derrière, Alexandre Reard pourra sereinement viser son quatrième ITM à la suite sur ce Big One, du haut de son tapis de 366 100. Les bonnes surprises tricolores du jour nous viennent de Paul Patouilliart, qui a terminé sa journée perdu dans un coin de l'Amazon, et de Jimmy Kebe, tous deux autour des 320 000. "Journée très fluide dans l'ensemble, précise 'Lapatouille', J'ai gagné plein de petits pots et j'ai run good, grâce à une première table assez soft.

Quentin Roussey
À l'inverse, il y a ceux qui ont un peu plus tremblé, comme un Quentin Roussey, adeptes des montagnes russes et qui termine avec 246 900... soit 20 000 pions de moins que pour démarrer ce Day 2. "J'ai eu pas mal de setups dans les deux sens, c'était assez éprouvant à vivre. Mais en tout cas je les ai bien rendu fous."

Adrien Allain
Enfin, pour Adrien Allain, tout s'est joué lors des derniers niveaux. "Je suis passé de 120 000 à 30 000 en étant complètement card dead, rembobine le Zlatan de l'Île-et-Vilaine, je suis d'abord remonté à 50 000 sans showdowns, puis à 80 000 grâce à un coup gagné turn avec une paire de Dames. Et là, je viens de chatter de malade, j'ai honte... J'ouvre au cut-off avec 87 de trèfle et le joueur à ma gauche, qui est très actif, 3-bet à 12 000. Après ça, j'ai deux solutions : ou je fold comme un lâche et je passe la journée pépère avec 75 000 jetons, ou je pose les balls sur la table et j'y vais. T'inquiète pas qu'après deux minutes de tank j'ai fini par tout envoyer. Le mec m'a lu comme un livre ouvert il a snap call paire de 10. J'ai fait full floppé. On est comme ça ici." Des hand histories pareilles, on avoue que cela nous aurait manqué au Day 3 !

guerrero_sow
La guerre des nerfs se poursuit aussi pour deux Français qui ont passé un bout de chemin ensemble aujourd'hui, Jimmy Guerrero et Kalidou Sow

clement tripodi
Clément Tripodi termine en balle, avec plus de 260 000 sur la balance

États des lieux (très) partiel du clan français
Chipcount complet et détaillé à venir un peu plus tard

Hugo Pingray 540 000
Amaury Mamou-Mani 450 000
Alexandre Reard 366 100
Paul Patouilliart 322 000
Jimmy Kebe 320 000
Philippe Narboni 280 000
Quentin Roussey 246 900
Fabrice Maltez 230 000
Joffrey Lhote 197 000
Ugo Faggioli 182 200

Romain Lewis (Team Winamax) 176 200
Julien Loire 160 900
Adrien Allain 160 000
Sarah Herzali 156 000
Loïc Vaux 130 000
Édouard Mignot Bonnefous 89 000
Alexandre Amiel 87 700
Matthieu Rodriguez (Qualifié Winamax) 71 000
Ludovic Moryousef 50 000

Petite pensée également à ceux qui ne figurent pas dans cette liste, comme Jean Montury, Vincent Robert, Frédéric Delval, Gaëlle Baumann, Pierre Calamusa, Michel Abécassis, Julien Stropoli, Yoh_Viral, Thomas Cazayous, Grégory Benac, le bourreau de Daniel Negreanu Meddi Ferrah, Alexis Fleur, Jean Fabre, le qualifié Winamax Vincent Gourlaouen, Paul Pirès-Trigo, Valentin Messina, Moundir ou encore Mathieu Selides. Et ça, c'est uniquement pour ceux dont on est sûr. On en saura plus d'ici quelques heures, avec le listing détaillé concocté par les petites mains des WSOP, une fois que quelqu'un daignera rallumer les lumières en salle de presse. Oui, cette journée se termine pour nous in the dark.

Quelques bouts d'infos en vrac

papy
  Un total de 2 483 joueurs était au départ du Day 2A/2C, chiffre comprenant 100 joueurs "late reg" n'ayant pas joué le Day 1. On dirait bien qu'après dix heures de jeu, il en reste environ 1 100, à peine de quoi remplir l'Amazon Room. 56% d'éliminés : c'est le tarif classique pour un Day 2 de Main Event, et le Day 2C sera probablement identique.

D'après PokerNews, le chip-leader est américain et s'appelle Timothy Su. Derrière, un Européen : Anton Morgenstern. Le degen allemand (deux fois Top 25 sur ce tournoi en 2013 et 2015, sans faire de finale) a floppé une flush en fin de journée et a pris le maximum contre deux paires As-Roi.

galen hall
Le Champion du Monde 2016 Qui Nguyen poursuit sur sa lancée, son tapis est toujours aussi gros. Ils sont bien placés aussi : Galen Hall (photo), André Akkari, Kelly Minkin, Barny Boatman, Faraz Jaka...

Raffaele Sorrentino - Igor Kurganov
Le vainqueur du PSC Monte-Carlo 2017 Raffaele Sorrentino et Igor Kurganov ont terminé la journée côte à côte, avec un net avantage en jetons pour le Russe, qui continue donc de tracer sa route sur ce Main Event, après avoir sorti sa chérie Liv Boeree dès les premiers niveaux du Day 1.

Pour eux, en revanche, l'aventure est terminée : Daniel Negreanu, Chris Ferguson, Stephen Chidwick, Phil Galfond... et 1 300 autres, donc. On vous épargne la liste complète !

Comme d'habitude, on va tenter de vous filer le classement complet le plus vite possible. Restez branchés, il apparaîtra sur cette page.

Dimanche 7 juillet : demandez le programme !

11h (20h en France) - Main Event 10 000 $ (Day 2C)
Le second Day 2 n'est que la suite logique d'un Day 1C massif ayant attiré 4 879 joueurs - record absolu pour une journée de départ sur le Main Event ! On retrouvera dimanche les 3 664 survivants, plus les derniers retardataires s'inscrivant au tout dernier moment. Combien seront-ils ? Difficile à prévoir, mais on devrait les chiffrer en centaines, grâce aux derniers satellites organisés aujourd'hui. On connaît déjà l'identité de quelques-uns de ces derniers arrivants. Citons par exemple notre illustre confrère Victor Saumont qui, après un mois de bons et loyaux services appareil photo et carnet et main, va maintenant passer à table et disputer son troisème Main Event, et Phil Hellmuth, tout juste revenu de son tour des îles Galapagos en jet privé. Pour le reste, nous essayerons de suivre tant bien que mal un field record de plus 80 Français, dont Ivan Deyra et 4 des 5 gagnants du KING5 2019, et la quasi-totalité des internationaux du Team : Davidi Kitai, João Vieira, Mustapha Kanit et Adrián Mateos. En un mot comme en cent : on ne va pas s'emmerder.

Midi - Event #75 : Little One for One Drop 1 111 $ (Day 1B)
Le tournoi de charité (organisé pour la fondation de Guy Laliberté visant à améliorer l'accès en eau potable dans les zones du globe défavorisées) se poursuit. Encore trop tôt pour qu'on s'y intéresse vraiment, d'autant qu'il y aura un troisième et dernier Day 1 lundi.

15h - Event #76 : Online NLHE 6-max 800 $ (Tournoi sur un jour)
Avant dernier tournoi des WSOP 2019 joué en ligne ! Il n'est pas trop cher : il devrait donc cartonner sans problème, d'autant qu'il est aussi ouvert aux résidents du New Jersey, à l'autre bout des USA.

Level 10 : il est temps que ça se finisse

- 7 juillet 2019 - Par Flegmatic

Level 10 : 1 000/2 000, BB ante 2 000
Main Event 10 000 $ (Day 2A / 2B)

Piteusement éliminé en première position des couvreurs Winamax après n'avoir pas su rester nit jusqu'au bout, il m'appartient donc de vous servir des infos fraîches du front, alors qu'il ne reste plus qu'une soixantaine de minutes à disputà er sur ce Day 2AB. Alors vous voulez les bonnes ou les mauvaises nouvelles d'abord ? Alllez, allons-y pour les bonnes.

Pingray et associés

Hugo Pingray

Dans la section Tan de l'Amazon, deux Français sont tranquillement en train de dérouler leur poker, pour s'inviter dans le haut du classement. Histoire de parfaire un peu plus la belle histoire, ils se connaissent parfaitement et pour cause, ils travaillent ensemble ! Co-fondateurs du même fond d'investissement à Londres, Hugo Pingray et Amaury Mamou-Mani ont de quoi terminer en roue libre ce Day 2, le premier ayant transformé son tapis de départ de 73 800 en belle montagne culminant autour des 325 000 jetons.

Amaury Mamou-Mani

Pour le second (photo), c'est même encore mieux, avec un stack multiplié par 3,5, passant de 125 000 à environ 450 000. "J'ai commencé par prendre 30 000 à Daniel Negreanu avec une paire de Valets, détaille Amaury, ensuite j'ai éliminé un short stack qui avait dans les 40 000 grâce à une flush floppée alors qu'il trouvé deux paires turn et puis j'ai passé quelques coups de mutant." On adore ça, vas-y enchaîne ! "J'ai flat 52 au bouton dans un pot 4-way et misé 5 500 sur Valet-9-7 avec un coeur. Un joueur reste dans le coup. Turn 2, je fais 11 000 et 31 000 sur un autre 2 river. Il a call/muck."

Après cela, le Français a rendu hommage à votre site de poker favori, en remporté un joli pot avec... 7-2 off. "Un joueur open à 4 000, payé une fois et je mise 10 000 en small blind. Il y a un payeur. Flop Roi-Dame-Valet avec deux trèfles, je c-bet 10 000. Turn 10, 15 000 chez moi, encore payé. Et enfin on check tous les deux sur un petit trèfle river. J'ai le 2 et je gagne le coup contre As-Dame." À peine termine-t-il son récit qu'un de ses voisins nous interrompt avec le sourire : "Il a aussi eu quatorze fois paire de Rois et treize fois As-Roi !" Tout le monde se marre, l'ambiance est bonne et personne ne semble en vouloir à notre Français. Tout ce qu'on aime sur un Main Event.

See you guys next time

Yoh_Viral

Si nous ne sommes pas encore en mesure de vous donner un chiffre, même provisoire, quant au nombre de joueurs restants sur ce Day 2AB, nous pouvons continuer à égréner la liste des Français portés disparus en Amazon Room, ou en tout cas dont les sièges sont désormais occupés par d'autres. Nous ont ainsi quitté aujourd'hui, en plus de ceux déjà cités dans ces colonnes : Julien Stropoli, Yoh_Viral (photo), Michel Abécassis, Grégory Benac, Meddi FerrahAlexis Fleur ("Rien à signaler en deux journées. J'ai attendu mon spot et je suis tombé sur deux As"), l'ancien basketteur Ivan Emanuely et notre du poker Moundir ("#HorreurSurHorreur," a-t-il conclu sur Facebook).

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Vous vous souvenez du premier joueur disqualifié lors du Day 1C pour avoir tranquillement "volé" le stack de son voisin ? Il semblerait qu'il avait un peu trop abusé sur la boisson durant la nuit et a tenu à s'excuser sur Twitter, non sans avoir passé une nuit en prison entre temps. Eh oui, aux États-Unis, on ne plaisante pas avec les tricheurs.

Birthday Girl

 5 : le nombre de ballons accrochés à la chaise de cette joueuse, qui semble donc fêter son anniversaire aujourd'hui. Nul doute qu'une qualification pour le Day 3 serait le plus beau des cadeaux.

Stack Nimp

Attention, ne reproduisez surtout pas chez vous l'exemple de ce joueur, qui semblait visiblement peu soucieux de l'état de son tapis. Or, on le dit et on le répète, mais un bon stack est un stack rangé par piles de vingt, afin de le rendre parfaitement visible pour tout le monde. Pour l'anecdote, il s'agissait d'ailleurs d'un des points débattus cette année lors de la réunion bisannuelle des directeurs de tournoi de la planète. En espérant qu'ils aient statué sur un point de règlement clair, net et précis.

Ceinture Seth Palansky

 0 : le nombre de couvreurs Winamax qui remportera la ceinture la ceinture de Champion du Monde de la planète média, votre serviteur pour cause de bluffs intempestifs, Veunstyle pour "nititude" et Benjo pour manque flagrant de skill sur les coups à tapis préflop, surtout lorsqu'il est devant. Promis, l'année prochaine on la ramènera à la maison.

Remko

Nous aurions aussi pu nous consoler avec ce splendide trophée-chiotte du premier sortant, mais il est malheureusement revenu à notre confrère de Poker Central et Poker GO Remko. Un grand bravo à lui !

Level 9 : aux couvreurs de faire la teuf

- 7 juillet 2019 - Par Flegmatic

Level 9 : 800/1 600, BB ante 1 600
Main Event 10 000 $ (Day 2A / 2B)

Il reste un peu plus de 20 minutes sur le quatrième niveau de cette journée mais peu importe : à 20 heures précises à Las Vegas, il est l'heure pour les survivants de ce Day 2AB de partir en pause dîner. Un dinner break qui relève d'une importance tout spéciale pour nous autres gens de la presse, puisqu'il coïncide également avec le lancement du Media Event Freeroll. Excellente nouvelle pour tout le monde, il se jouera cette année sans jokers (et sans Tapis_Volant mais ça c'est une autre histoire), contrairement à cette édition 2018 de triste mémoire. On va enfin pouvoir jouer au poker ! Non, on déconne, ce sera une Turbo boucherie sans nom, comme d'habitude. Mais une Turbo boucherie un peu spéciale pour la 50e édition des WSOP, qui offrira à son vainqueur une horrible superbe ceinture de Champion du Monde, en plus d'une renommée légendaire au pays des couvreurs. De notre côté, la règle reste inchangée : en cas d'élimination prématurée, il faudra retourner bosser, pendant que les collègues pourront tranquillement taper le carton... et dans le buffet gratuit. Rassurez-vous, on a quand même pris le temps de collecter quelques infos avant de se jeter dans la fosse aux lions. 

Kebe à grandes enjambées

Qui Nguyen - Jimmy Kebe
Déjà dans les leaders français au départ de la journée avec 188 200 pions devant lui, Jimmy Kebe continue de se promener tranquillement sur le grand pré vert de ce Main Event. Nous avons ainsi récupéré de volée l'ancien footballeur professionnel avec un nouveau tapis de 280 000, suite à un début de journée passé à faire quelques jongles. "Ce n'était pas franchement ça au départ, précise l'ex-milieu de terrain de Wigan, j'ai perdu pas mal de coups avec des premiums. Et puis j'ai gagné le coup qu'il fallait, avec flush max floppée contre deuxième flush max. Si j'avais eu sa main, je serai en train de me promener dehors !"

Mais le croupier a décidé de lui donner les nuts, pour être toujours confortablement assis lorsque débarque à sa table un Champion du Monde, doté qui plus est d'un énorme tapis de plus de 500 000, Qui Nguyen. "Ça va, il n'en met pas trop partout, et il est à ma droite, je le contiens. De toute façon, on est la prochaine table à casser." Effectivement, à peine prononcés ces mots que Jimmy est invité à mettre ses jetons dans un sac plastique, direction l'Amazon Room. Le tout, sous l'oeil des caméras d'ESPN, qui ne lâchent pas le vainqueur 2016 d'une semelle. "Ils sont un peu fatiguants avec ça, souffle le Français. Et puis ce n'est pas comme si c'était un bon joueur, il a juste gagné une fois." Une fois qui réussit à le faire rentrer dans l'immortalité pokeristique, surtout dans ce pays qui adore les belles histoires.

Partis trop tôt

delval
Faire la voiture-balai dans le couloir principal du Rio : une combre pratique peu reluisante qui ne nous rend pas forcément fier mais qui a le mérite d'être efficace pour obtenir des infos sur les Français ayant abandonné tout espoir de place payée sur ce Main Event. Nos dernières rencontres funestes en date concernent Jean Montury et Frédéric Delval, tous deux en pleine discussion. "J'avais doublé la main juste avant en plus !, lâche le vainqueur de l'EPT Malte 2015. Mais bon, ce n'était pas ma journée, j'ai perdu avec quinte contre full, flush over flush et, sur ma dernière main, je défend As-2 suité de grosse blinde. Le flop vient As-9-2, je check/raise à tapis,il y avait As-9 en face. Cela dit, ça colle avec mon run depuis quelques jours. Sur le sat' pour le Main, j'ai perdu avec deux As contre As-Dame et As-Roi, alors que le flop est venu 8-7-2 rainbow."

Pour Fred Delval non plus, l'histoire n'est pas belle. "J'avais doublé aussi peu avant, sur une main qui a nécessité l'intervention de trois superviseurs. Avec As-Roi, je suis parti à tapis pour mes derniers 27 000 sur Roi-Dame-3. Mon adversaire demande le compte, le croupier lui répond "27", il dit "Call" et avance 2 700 jetons. Il a été obligé de payer le compte avec As-Valet." Sa dernière main est jouée avec un 97 défendu de grosse blinde et qui croit trouver le flop parfait avec 743. Problème, il y avait une paire de 7 en face. "Et ça, c'est l'élimination de Vincent Robert," m'explique-t-il en me montrant une photo sur son smartphone, on l'ont voit l'homme aux deux prénoms s'incliner avec la troisième flush max sur un board hauteur Dame avec trois trèfle... contre deuxième flush et flush max. Trois éliminations qui s'ajoutent à celles de Jean Fabre et Erwann Pecheux.

Jean Cestpalheuredemanger

Jean Souprayenmestry
Ah les histoires... avec toutes ces pauses imposées par l'organisation (et surtout régies par la télévision), certains joueurs sont complètement paumés. Et le dernier a s'être fait avoir, c'est un Français : Jean Souprayenmestry a laissé 7 000 jetons sur la table, puis il est parti diner... et a donc laissé tourner son stack dans le vide ! A son retour, une heure plus tard environ, on imagine la tête qu'il a du faire en retournant à son siège : il ne lui restait plus que 3 000 jetons ! Les dieux du poker ont été cléments avec lui, puisqu'ils lui ont laissé une petite chance de se refaire : son tapis est remonté à près de 20 000. Comment peut-on quitter son stack comme ça sans se renseigner précisément de l'heure du dinner break ? Allez, on oublie, ça fera juste une belle histoire à raconter quand il sera en table finale.

Reard, quel départ 

reardDans un tout petit coin de l'Amazon, une table ne fait pas beaucoup de bruit, et pourtant, que cette table est belle sur le papier ! Observez moi ce virage : Scott Seiver (120 000), Kevin Mcphee (100 000) et Alexandre Reard 210 000. Le Team Pro Unibet parlait d'une table difficile (ah bon?), et pas seulement pour les deux joueurs cités. Il nous a également livré deux historiques de mains. On connaitra la seconde, pas la première. Alex a d'abord call une relance à 3 500 signé Kevin Mcphee, UTG. Payé par le joueur au bouton et par Scott Seiver en BB. Puis sur un flop 9-5-4, le bouton mise 7 000, payé par Seiver... et Alex Reard check/raise à 24 000. Fold du premier, call de Seiver. La turn Roi arrive alors sur la table, Alex mise 24 000... et Seiver passe. Alors, bluff, nuts ? On ne saura jamais. Sur la seconde main, un joueur relance UTG et Alex défend sa BB avec une paire de 8. Puis sur 976, les deux joueurs vont check, avant qu'Alex ne propose 4 800 sur une turn 6, payé par son adversaire. La rivière est un 5 et cette fois Alex mise très cher, 14 000 (presque la hauteur du pot) et se fait call assez rapidement. Sur de lui, il retourne ses cartes très vite, avant d'empocher le pot. Au passage, on a soumis l'idée à ESPN, qui a une caméra braquée sur la table de Moundir, de propulser cette table sous les spotlights de la TV. C'est l'heure de voir à quel point on pèse dans le milieu.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Il nous avait parlé de lui à la toute fin de l'interview qu'il nous avait donné il y a une dizaine de jours, évoquant une "source d'inspiration" pour l'aider à relativiser ses éliminations successives. Dans la foulée de sa cérémonie de bracelet, João Vieira est allé remercier Kevin Roster, ce joueur atteint d'un cancer incurable venu disputer ces derniers WSOP.

Daria Feshchenko

"Je suis à la table de Daria Feshchenko (photo) demain !" Signé : un désormais ex-couvreur Winamax qui fera son entrée en lice sur le Main Event à l'occasion du Day 2C et semble run good avant même d'avoir touché des jetons.

"Il est tombé à 120 000, et là, il est parti à tapis préflop avec JJ ! Il y avait As-Roi en face, et il a fait carré. Mais t'imagines s'il perd ce flip et qu'il bust là dessus, alors qu'il avait presque 300 000 tout à l'heure ?", signée une couvreuse Française, Floflo pour la citer (elle est seule en même temps), en maladie de voir Quentin Roussey faire le yoyo comme jamais. Parait-il qu'il est remonté à 300 000 le temps que ces trois lignes s'écrivent toutes seules.

"Je vais me mettre à dormir le jour et jouer la nuit ! Et encore, dormir à côté de la piscine, au rez-de-chaussée." Signé : une joueuse française qui a légèrement pris peur après les deux tremblements de terre qui ont récemment frappé Vegas, vécus dans les hauteurs du Palms Place. Sans être experts en la matière, on peut tout de même la rassurer en lui disant qu'il faudra une secousse bien plus importante que celles enregistrées cette semaine pour faire s'écrouler les hôtels de Sin City.

Daniel Negreanu a un avis sur la chirurgie esthétique. Avait-on vraiment besoin de le connaître ?

Quand Benjo perce sur Twitter, en proposant un petit top 5 très marrant des choses qui dérangent le plus au Rio : l'alarme qui sonne plusieurs fois par jour, le mec aux longs cheveux avec ses cymbales, la pluie qui tombe en Brasilia, les tremblements de terre, un mec qui montre son organe génital. Il paraît même qu'un Top 10 est en préparation...

Level 8 : LeVietF0u s'en est allé trop vite

- 7 juillet 2019 - Par Flegmatic

Level 8 : 600/1 200, BB ante 1 200
Main Event 10 000 $ (Day 2A / 2B)


Plus ou moins imposée par des niveaux d'énergie au plus bas après sa 4e place sur le 5K 6-max, la stratégie "ultra late reg" de Pierre Calmusa n'a pas payé : entré sur le Main Event en début de Day 2A/2B, LeVietF0u n'aura tenu que quatre niveaux. Pas grand chose à se reprocher, cependant. Joint via Whatsapp, Pierre rembobine pour nous en mode télégraphioque : "As-7 sur 7-J-2-7-9, le gonz à 99. C'est un coup joué post-flop. Je bet puis call le raise rivière du mec. Me reste plus que 20 000 : je reshove A2 après une relance, je suis payé par le même mec qui a encore 99."

Désormais largement "up" sur ses WSOP, Pierre va continuer sa stratégie d'aller chercher les sous sur les tournois chers et relevés en prenant place sur la Bellagio Cup à 10K, qui débutera dimanche au Golden Nugget. Je plaisante. Vous avez deviné où se jouera ce tournoi.

Proscoo : la double peine

Paul-Pirès Trigo
Croiser un joueur dans le couloir du Rio alors que le Main Event bat son plein, ce n'est jamais bon signe. Ou plutôt, c'est toujours mauvais signe. Pour Paul Pirès-Trigo, il s'agit même d'une double mauvaise nouvelle. "J'étais arrivé avec une trentaine de blindes ce matin, rappelle Proscoo, et je n'en avais plus que vingt au moment de jouer mon dernier coup. J'ai tout poussé avec As-2 suité derrière une relance d'un joueur qui avait As-Roi. Et puis dans la foulée j'ai aussi bust du Little One Drop. Je suis prêt à envoyer la deuxième bullet." Je reste toujours admiratif de la combativité et de la résilience de ces joueurs qui sont capables de passer d'un tournoi à l'autre sans laisser rien paraître. Espérons tout de même que cette nouvelle tentative soit la bonne pour Paulo, sur un tournoi autorisant des re-entries illimités sur chacune de ses trois journées de départ.

Il a fait ses devoirs

Alexandre Amiel
"Je n'ai pas tiré la meilleure table, m'explique Alexandre Amiel alors que je pose tout juste les pieds dans la Pavilion Room. Je suis allé regarder hier, le siège 8 [Stephen Graner] a près de 2,5 millions de gains, il a gagné l'EPT Prague en 2014. Le siège 9 [Nikolai Sears], c'est un reg' américain qui a plus d'un million. Et le siège 1, il était noté en "Did not Report" mais apparemment c'est le Player of the Year Online 2015." Au milieu de tous ces sharks, comment s'en sort le Français ? "Pour l'instant, c'est un rollercoaster. Je suis passé de 145 000 à 40 000, en faisant notamment doubler un short sur un flip perdu avec deux Valets contre As-Roi, mais je suis remonté à 85 000. J'ai fait full avec une paire de 9 où mon adversaire m'a payé 3-barrels avant de muck. Mais c'est fou, j'ai eu trois fois les Valets, deux fois les Dames, une fois les As... et pour l'instant j'ai perdu chacun de ces coups !"

Arrivé il y a une semaine, Alex n'aurait raté pour rien au monde ce Big One. "C'est la troisième année que je le joue. Avant ça, j'arrivais toujours à me qualifier mais je ne pouvais jamais venir, et maintenant je le joue avec mes sous en m'arrangeant toujours pour prendre ma semaine. Ma boîte n'est pas en train de couler, relance le producteur TV, ils peuvent se débrouiller sans moi quelques jours !" Comme tout le monde ou presque à Vegas, Alexandre a aussi une petite anecdote à apporter sur les récents tremblements de terre qui ont secoué Las Vegas. "Des potes à moi ont quitté la ville à cause de ça ! Ils ont pris leurs billets pour aujourd'hui et ils sont rentrés. Ils étaient au 50e étage du Encore, ça a bien tremblé, ils ont pris peur. J'étais au 38e, un peu plus serein, aussi parce que j'avais ressenti celui de la veille." Pas question donc de s'enfuir : après une 554e place l'an dernier, Alex a un deuxième ITM à aller chercher sur ce tournoi !

Moneymaker à l'honneur

moneymaker
Le vaisseau ESPN a pris son envol pour aujourd'hui. Et qui de mieux que celui qui a fait exploser le poker au niveau mondial il y a 16 ans, pouvait passer devant les caméras ? Chris Moneymaker est la star du jour pour les amateurs de streaming poker... "puisque Daniel Negreanu a bust, donc bon..." pouvions nous entendre du côté des équipes ESPN. Pour le symbole, c'est vrai que c'est plutôt chouette d'avoir Moneymaker, mais pour le côté entertainment, le grand média Américain aurait bien sur préféré avoir "KidPoker". "Pas mécontent de l'avoir bust", me glissait Meddi Ferrah, qui va donc pouvoir poursuivre son aventure, sans avoir les spots de la table TV dans les yeux. 

Au passage, Negreanu va pouvoir contacter quelques bons potos à lui aujourd'hui s'il veut se refaire une santé sur un petit Sit&Go, puisque parmi les éliminés du jour, on dénombre par exemple Justin Bonomo, Erik Seidel, Ryan Riess, Greg Merson, Chris Ferguson ou encore Phil Galfond

kamie hudson
Sur les deux autres tables, le casting est bien, sans être génial. On m'a notamment parlé de Brian Rast assis avec Jonathan Little. Mon appareil photo a rippé sur l'Américaine Kami Hudson, vraiment désolé

Kalidou chaud

klatt kalidou
Confrontation de haut vol entre Kalidou Sow et Andreas Klatt, l'homme qui a run comme Jesus pendant une semaine à Monaco en 2016 (runner du Main Event à 5 300€ et vainqueur d'un 1 100 € devant Romain Lewis), et qui a décidé d'effacer toutes traces de ses performances sur Internet (sorry bro, on a une mémoire !). Nous arrivons sur la river, au moment où Andreas Klatt a déjà annoncé tapis. Il y a 40 000 au milieu de la table, Kalidou a 20 000 à mettre au milieu pour payer, et le tableau affiche un board Q7782. Le mal de crâne a l'air intense pour Kalidou, et personne ne semble vouloir contrarier le Français en appelant le time contre lui. C'est tout seul, comme un grand, que Kalidou a fini par call pour se voir monter AQ chez l'Allemand... soit la même main que Kalidou, qui a pu retourner sont AQ. Le Français possède 240 000, tout va très bien.

Roussey au taquet

quentin roussey
Bizzarement, s'il y a bien un Français capable de se faire de grandes frayeurs aujourd'hui, c'est lui. Quentin Roussey a passé une incroyable première journée sur ce Main Event, au point de terminer top 3 à la fin du jour 1. Mais attention à ce jeune cliqueur fou... s'il monte des jetons rapidement, l'une de ses grandes spécialités, c'est aussi de les perdre tout aussi vite. Un exploit qu'il a déjà réussi à maintes reprise, et qu'on n'a vraiment pas envie de lui souhaiter sur ce tournoi : "Je swingue pas mal", me confiait-il. Et voilà, je le savais : "Non mais pas de problèmes, ne t'inquiètes pas, pour le moment je swingue, mais entre 200 000 et 280 000". Bon, ça va. Exemple, avec cette main, au moment de mon passage autour de sa table. Quentin a open UTG avant de call le 3-bet du joueur en SB. Puis sur un tableau KJ888, Quentin a call une mise de 10 000 au flop, avant que les deux joueurs ne tapent la table jusqu'au bout. QQ pour son adversaire, muck chez Quentin : "J'avais paire de Zizou..." Pas si mal une paire de Dix dans ce spot, mais pas cette fois.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Pavilion Room

 0 : le nombre de tables du Main Event en activité dans les sections Yellow et Green de la Pavilion Room, preuve que, même sur ce tournoi à la profondeur sans commune mesure, l'écrémage commence à prendre de l'ampleur. À noter que la zone jaune a commencé à accueillir l'un des derniers satellites pour le Big One, tandis que dans la section Black, qui est en train de se vider à vitesse grand V, a déjà débuté un Deepstack à 200 $. La déperdition d'espace, un concept inconnu aux WSOP.

Sleeping Guy

Il y a les gens qui prennent en photo les types qui dorment dans les couloirs du Rio...

flegmatic
...et les gens qui prennent en photo les gens qui prennent en photo les types qui dorment dans les couloirs du Rio
 


"Je ne peux plus jouer au poker à haut niveau, jouer me rend vraiment anxieux et quand je suis assis je n'ai qu'une envie c'est de partir. J'ai seulement joué cet été parce que je ne voulais pas vous [ses followers] laisser tomber. Je ne jouerai pas à nouveau, désolé tout le monde." Gros coup de blues pour Doug Polk, qui a annoncé sa retraite hier sur Twitter. So long Doug!


tom mcevoy
Chaque année, Tom McEvoy nous fait le coup de la chemise rose. Le champion du monde 1983 (plus de la moitié des reporters Winamax n'était pas encore né) la ressort tous les ans. Et a défaut de croiser la bonne de tête de Texan de Doyle Brunson, on est ravi de voir encore celle de McEvoy, encore ITM l'an passé sur ce Main

moshi ashe
Parlons un peu des gros tapis : celui de Asi Moshe est déjà impressionnant. Vainqueur de son second bracelet WSOP cet été, il semble toujours aussi bouillant lorsqu'il a deux cartes, et se place, alors que nous sommes au milieu de cette journée, dans le Top 3 du tournoi avec un peu moins d'un demi million de jetons

yoh viral
Yoh Viral is all in, he's all out, he's In'n'Out. Shortstack affamé, Yoh Viral tente de survivre comme il peut. Il n'a déjà plus qu'une vingtaine de blindes devant lui

andrey pateychuk
Enfin, côté international encore, on ne peut pas passer à côté du gros tapis d'Andrey Pateychuk, sans se dire que tous ces jetons sont entre de bonnes mains. Vainqueur de l'EPT San Remo en 2011, le Russe n'a vraiment pas réussi un grand été (2 cash seulement, 10 000 $ de gains, mais aussi et surtout beaucoup de buy in dans tous les sens). Il n'est jamais trop tard pour tenter de sauver son Vegas...