Level 4 : 300 / 500, BB ante 500
Main Event 10 000 $ (Day 1A)
Un de chute pour le Team Winamax, qui déplore déjà l'élimination de Guillaume Diaz.
Ce n'était pas pas son tournoi
Aussitôt arrivé... et déjà parti ! L'aventure de Guillaume Diaz sur ce Main Event fut très rapide, et ce n'est pas la première fois que ça lui arrive. On dit souvent que le Main Event est un tournoi qu'il faut comprendre afin de le dompter. Il semblerait que Volatile38 a encore besoin d'apprendre à connaitre un petit peu ce tournoi.
Ce n'est pas sur une main, mais sur plusieurs mains que le stack de Guillaume a gentiment disparu : "J'ai eu beaucoup de bonnes cartes, beaucoup de bons flops, et je n'ai pourtant pas gagné une main". Le Grenoblois explique qu'il s'est retrouvé dans un spot dans lequel il aurait pu jeter ses cartes à la rivière, mais il ne l'a pas fait, et ses 8 dernières blindes sont ensuite parties au milieu de la table avec As-Six, payé par As-Dame. Clairement pas a good day at the office pour Guillaume Diaz, qui va pouvoir nous donner son avis très bientôt sur les tournois qui se dérouleront en même temps que le Big One (une quinzaine au total)
Romain encaisse avec plaisir
Abandonné par son pote Volatile, Romain Lewis va devoir avancer seul dans cette journée. Et pour le moment, il n'y a pas grand chose à jeter. Récemment, Lewis a placé un 3-bet à 5 300, derrière une ouverture à 2 000 d'un adversaire en début de parole, puis sur 2
K
2
Q
8
, Romain a call le donk bet à 3 000 de son adversaire, les deux joueurs ont check la turn, et sur la rivière, l'adversaire a encore misé 5 000, mais s'est mangé une belle relance de la part de Romain Lewis dans la foulée, à 15 000. Environ 4 secondes plus tard, les 10 000 manquants étaient au milieu de la table. Romain Lewis a alors tranquillement retourné A
K
, alors que le copain en face s'était légèrement énervé avec K
J
. Le voilà maintenant à 71 000.
Un chipleader est né
Bryan Campanello : ce nom ne vous dit rien ? Bon, nous non plus, il est vrai. Va t-on devoir le mémoriser dès maintenant ? Calmons nous, le tournoi n'en est qu'à ses prémices... mais tout de même. Si on devait remettre le maillot du premier chipleader, il le mériterait certainement, on le donnerait à l'Américain, champion WSOP en 2013 (sur un tournoi de Razz) : "C'est hallucinant tout ce qu'il touche", me précisait tout de même Eric Sfez, installé à sa table.Le Français a d'ailleurs disputé un pot très sympa contre lui : sur un tableau final T
Q
K
8
Q
, trois joueurs sont dans le coup, Sam Chartier étant le dernier larron. Si Sfez a défendu sa BB, le Canadien a envoyé 3 bullets sur ce tableau. Pas d'infos sur le flop, mais il s'agissait d'un c-bet classique, puis sur la turn Chartier a misé 7 800 (payé deux fois) avant de proposer 19 000 à la river ! Campanello fut le seul à payer (Sfez a fold Roi-Dix), pour découvrir A
J
chez Chartier, quinte floppée... une main très jolie, mais aussi très insuffisante face à T
T
chez l'Américain. Avec presque 300 000 devant lui, nous tenons notre premier chipleader. Running hot vous dites ?
Anecdotes, statistiques et citations à la con
"Je run tellement bad au Rio", tweete celui qui a remporté le Main Event en 2003... lorsqu'il était encore organisé au Binion's Horseshoe. "Toutes mes grosses mains perdent, ils rentrent leurs tirages et pas moi." Frustré mais encore en vie avec 25 000, Chris Moneymaker se détend en matant sur sa tablette ce qui me semble être un épisode de la série Justified.
On l'a appris en écoutant distraitement une conversation entre Quentin Roussey et Romain Lewis : Jonathan Therme a quitté le Main Event quelque part durant le Level 4. Comme souvent avec ces éliminations dès le premier jour d'un tournoi en comptant dix, la victime a manqué de réussite : le As-3 de Jonathan ayant trouvé brelan sur 3-3-5 ne tient pas contre deux Dames et deux 10. Une Dame tombe sur la rivière.
2 : le nombre de doigts qu'utilise Tapis Volant pour taper ses articles. Quand on voit ce qu'il est capable avec aussi peu de doigts, on se prend à rêver de ce qu'il nous pondrait s'il était capable de les utiliser à 100 %....
Runner-up du dernier Main Event organisé au Binion's Horseshoe (2004, face à Greg Raymer), David Williams nous expose en direct ce que le poker peut avoir de plus brutal. Les jetons partent au flop : Williams a floppé la quinte, son adversaire un brelan, et le turn apporte...Main event update pic.twitter.com/A08lOjW723
— David Williams (@dwpoker) 3 juillet 2019

