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1 182 joueurs franchissent le Day 3

- 8 juillet 2018 - Par Flegmatic

Day 3 : 2 786 joueurs (sur 7 874 entrées) / 1 182 restants (dont 36 FR) - Chipleader : In Sun Geoum (USA) 1 696 000

CLIQUEZ ICI POUR LE CLASSEMENT COMPLET ET DÉFINITIF DU DAY 3

Top 10

John Hesp

Ce chipcount détaillé vous est offert par John Hesp (qui n'a pas atteint les places payées cette année mais qui est content quand même). Thank you John!

In Sun Geoum (USA) 1 696 000
Frank Flowers (USA) 1 624 000
Alexander Wong (Canada) 1 431 000
Samuel Bernabeu (Espagne) 1 418 000
Éric Sfez (France) 1 390 000
Michael Lavenburg (USA) 1 356 000
Julius Malzanini (Allemagne) 1 292 000
Alexandro Tricarico (Belgique) 1 289 000
Kaylen Lebaron (USA) 1 284 000
Barbara Enright (USA) 1 260 000

36 Français

Martial Blangenwitsch

Éric Sfez 1 390 000
Martial Blangenwitsch (photo) 1 100 000
Samuel Touil 1 013 000
Axel Hallay 868 000
Timothée Scotti (Qualifié Winamax) 833 000
Moundir Zoughari (WIP) 716 000

Nicolas Noguera 689 000
Laurent Polito 455 000
Sean Marshall 426 000
Lilou Agostini 415 000

Samy Charni

Alexandre Amiel (Qualifié Winamax) 400 000
Anthony Kazgandjian 360 000
Sylvain Loosli (Team Winamax) 355 000
Pierre-Guy Gentil (Vainqueur KING5) 345 000

Smain Mamouni 285 000
Benjamin Pollak 259 000
Freddy Caisson 244 000
Kamel Boukhalfa (Qualifié Expresso) 239 000
Samy Charni (Qualifié Expresso, photo) 231 000
Victor Choupeaux 222 000

Samy Boujmala

Samy Boujmala (photo) 208 000
Antoine Labat 185 000
Alexandre Saulnier 166 000
Alexandre Reard 158 000
Franck Éburderie 138 000
Patrick Sacrispeyre 108 000
Joseph Teanotoga 99 000
Nesrine Reilly 93 000
Félix Merdinger 82 000
Michel Pomaret 81 000

Romain "Le-Capitaine" (Vainqueur KING5) 75 000
Alexis Fleur 62 000
Mohamed Mokrani 60 000
Aurélie Reard 58 000
Jérémy Saderne 52 000
Antonin Teisseire 49 000

Reste du field (sélection)

Davidi Kitai

Ben Yu (USA) 1 040 000
Paul Volpe (USA) 989 000
Chris Moorman (UK) 969 000
Chino Rheem (USA) 904 000
Phil Ivey (USA) 827 000
Kelly Minkin (USA) 795 000
Ludovic Geilich (UK) 760 000
Davidi Kitai (Belgique, Team Winamax, photo) 703 000
João Vieira (Portugal, Team Winamax) 635 000

Bart Lybaert (Belgique) 626 000

James Obst (Australie) 615 000
Patrik Antonius (Finlande) 609 000
Kristen Bicknell (Canada) 565 000
Shaun Deeb (USA) 511 000
Antonio Esfandiari (USA) 499 000
Cliff Josephy (USA) 497 000
Jonathan Duhamel (Canada) 450 000
Ivan Luca (Argentine) 425 000
Eugene Katchalov (Ukraine) 367 000
Loni Harwood (USA) 318 000

Mustapha Kanit

Dominik Panka (Pologne) 307 000
Liv Boeree (UK) 279 000
Barry Greenstein (USA) 262 000
Mustapha Kanit (Italie, Team Winamax, photo) 258 000
Todd Brunson (USA) 219 000
Lacey Jones (USA) 215 000
Joe Cada (USA) 211 000
Tom McEvoy (USA) 207 000
Johnny Chan (USA) 162 000
Melanie Weisner (USA) 89 000

Tableau de bord
Tapis moyen : 307 000
Blindes au départ du Day 3 : 3 000 / 6 000, ante 1 000
Prix assuré : 15 000 $

36 tricolores dans les places payées

- 8 juillet 2018 - Par Benjo DiMeo

Français ITM Main Event 2018
Ils étaient 67 sur la ligne de départ du Day 3 parmi 2 786 compétiteur (et même 68, si l'on compte Sean Marshall, expatrié Américain ayant conservé son passeport Français, que nous avons repéré en toute fin de journée) : au final, ils auront été 35 à tenir la distance tout au long des dix heures de la journée, et reviendront lundi au Rio pour entamer une nouvelle phase du tournoi. Félicitations à tous les Français ITM dans le Main Event ! Et, tout de même, un gros "GG" à ceux dont le parcours s'est arrêté avant la bulle, et qui ont manqué ce moment toujours magique, comme Michel Abécassis, Nicolas Cardyn, Erwan Pecheux, Damien Cayet, Nicolas "Woody All In"...

Eric Sfez a confirmé ses excellentes disposition de la veille : on retrouve ce joueur au style agressif et aux méthodes atypiques en tête du clan Français pour la deuxième journée consécutive. Il est rejoint par un Martial Blangenwitsch en feu tout au long du Day 3, et un Timothée Scotti qui a rendu fier tous les joueurs Winamax en tenant tête à nombre de pros reconnus aujourd'hui.

Autre ascension fulgurante aujourd'hui : celle de Moundir. Notre aventurier préféré atteint les places payées pour la première fois en deux participations avec l'art et la manière, ayant remporté nombre de gros pots en succession - à un moment, on l'a même vu au dessus du million. Ce résultat est déjà une très belle performance en soi pour notre WIP, pour qui le Main Event représente une sorte de Graal depuis qu'il s'est pris de passion pour le poker, mais vu la hauteur de son tapis, on peut parier que son histoire est loin d'être terminée.

Pas mal de visages familiers peuplent le classement ci-dessous (encore incomplet, mais cela sera corrigé très vite) : Laurent Polito, le serial-qualifié Winamax Alexandre Amiel, Sylvain Loosli, un Victor Choupeaux qui a souffert aujourd'hui, Alexandre Réard, Patrick Sacrispeyre... Et aussi pas mal de "nouveaux" qui signent leur premier ITM sur le plus beau tournoi du monde - nous avons déjà pu faire connaissance avec plusieurs d'entre eux. Les vainqueurs du KING5 intègrent deux de leurs membres au classement, et le finaliste de l'édition 2017 Benjamin Pollak entame un second deep run consécutif.

Team Winamax
Mustapha Kanit, Sylvain Loosli, Moundir, Joao Vieira, Davidi Kitai et Alexandre Amiel


Bref, du beau monde, et si l'on ajoute la présence de trois des étrangers du Team Winamax (et une quantité industrielle de grands joueurs du monde entier), dont un Davidi Kitai et un Joao Vieira très en forme aujourd'hui, on obtient largement de quoi saliver d'avance à l'aube du quatrième tour. Mais attention : les short-stacks sont nombreux parmi les Français ! Avec des blindes à 3 000 / 6 000 en début de Day 4, nous comptons au moins dix représentants avec 20BB ou moins.

Note : les tapis ci-dessous sont pour la plupart approximatifs, ayant été relevés durant la période de "main par main". Dès ce soir, nous publierons les chiffres issus du classement officiel.

Eric Sfez 1 326 000
Martial Blangenwitsch 1 100 000
Samuel Touil 1 030 000
Timothée Scotti (Qualifié Winamax) 840 000
Axel Hallay 800 000
Moundir (WIP) 750 000
Laurent Polito 450 000
Alexandre Amiel (Qualifié Winamax) 400 000
Carole Agostini 380 000
Anthony Kazgandjian 365 000

Sylvain Loosli (Team Winamax) 350 000
Pierre-Guy Gentil (Vainqueur KING5) 345 000

Benjamin Pollak 260 000
Freddy Caisson 245 000
Samy Charni 230 000
Victor Choupeaux 210 000
Samy Boujmala 210 000
Alexandre Saulnier 170 000
Alexandre Réard 130 000
Franck Eburderie 103 000

Nesrine Reilly 95 000
Michel Pomaret 90 000
Patrick Sacrispeyre 85 000
Felix Merdinguer 80 000
Romain "Le-Capitaine" (Vainqueur KING5) 75 000
Alexis Fleur 60 000
Jérémy Saderne 55 000
Aurélie Reard 55 000
Antonin Teisseire 45 000

Et aussi : Mohamed Mokrani, Nicolas Noguera, Joseph Teanotoga, Smain Mamouni, Antoine Labat, Kamel Boukhalfa (Qualifié Winamax), et Sean Marshall.

Eliminés hors des places payées : Florian Ribouchon, Nicolas Cardyn, William Reymond, Thomas Cazayous, Mathieu Rabalison, Michel Abécassis, Serge Chechin, Manuel Bevand, Pascal Rabany, Vincent Lahalle, Erwann Pecheux, Frédéric Bertrand, Paul-Pires-Trigo,
Nicolas Pons, Vincent Grignon, Tristan Forge, Damien Cayet, Mickael Boulalavong, François Tosques, Julien Ponche, Fabien Perrot,
Nicolas Dumont, Clément Genon, Christopher Chaudey, Johan Schmitt, Guillaume Dupuy, David Benyamine, Philippe Narboni, Benjamin Chalot, Richard Quessette, Yorane Kérignard, et Boris Martin.

A l'international
Ben Yu 1 040 000
Chris Moorman 969 000
Phil Ivey 827 000
Ludovic Geilich 760 000
Brian Yoon 758
James Obst 615 000
Kristen Bicknell 565 000
Antonio Esfandiari 499 000
Shaun Deeb 474 000
Ivan Luca 425 000
Manig Loeser 384 000
Loni Harwood 318 000
Dominik Panka 307 000
Barry Greenstein 262 000
Joe Cada 211 000
Tom McEvoy 207 000
Johnny Chan 162 000
ainsi que Patrik Antonius.

Tableau de bord
1 182 joueurs restants (sur 7 874 au départ)
Blindes : 3 000 / 6 000 ante 1 000
Tapis moyen 333 000
Prix assuré : 15 000 $

Rendez-vous à 20h (11h à Vegas) pour la suite du Main Event ! En parallèle se tiendront deux finales :

La finale de l'Event #66 (NLHE 1 500$) avec six ricains que je ne connais pas, et plus de 300K$ à la gagne.
La finale de l'Event #67 (PLO Bounty 1 500$), sans Romain Lewis, qui signe tout de même sa meilleur perf sur un tournoi de Omaha : 23e pour 3 946$, plus un paquet de bountys récoltés !

Il y aura aussi la "suite du début" du Little One Drop (Day 1C et Day 1D) et le coup d'envoi d'une autre épreuve de PLO, à 3 000$ cette fois. Bref, une journée bien chargée, mais on va surtout se concentrer sur le Main Event. On vous laisse avec cette courte mais magique vidéo montrant l'un des meilleurs joueurs du monde au moment de réaliser qu'une pause de vingt minutes va avoir lieu juste avant la bulle. Phil Ivey est un joueur de poker comme les autres, finalement.

Joyeux bordel !

- 8 juillet 2018 - Par Flegmatic

Matthew Hopkins est le bubble-boy du Main Event 2018, au milieu d'un délicieux foutoir
36 Français - au moins - atteignent les places payées
4 membres du Team Winamax sont au Day 4
Main Event Day 3 - Level 15 (2 500 / 5 000 ante 500)

Bulle
De la même manière qu'une finale de n'importe quelle compétition sportive ne vaut que pour être gagnée, une bulle, a fortiori celle du Main Event ne veut que pour être franchie. Et si vous demandez leur avis aux 1 182 joueurs qui sont entrés dans les places payées ce soir, ainsi qu'aux quelques centaines de croupiers, superviseurs, membres du staff et des médias, la bulle du Main Event 2018 ne fut ni meilleure, ni pire qu'une autre. À défaut de nous avoir offert du suspense (aucun bad beat encaissé, et, parmi les quelques coups à tapis, un As-Roi qui bat deux Dames et la rencontre de deux paires d'As), elle nous a au moins donné son lot d'animations. La faute, comme souvent, à des joueurs indisciplinés, qui ont eu bien du mal à respecter la consigne leur stipulant de rester sagement assis à leur table - n'est-ce pas Alexis Fleur ?

Bulle Feature Table
Alors qu'une seule élimination nous séparait de l'ITM, il a fallu patienter durant une absurde mais nécessaire pause de vingt minutes - avec l'augmentation des blindes, l'organisation a dû procéder à un chiprace des jetons de 500 (saluée par les huées des joueurs , même ceux qui n'avaient rien compris à ce qu'il se passait) avant que le jeu ne puisse reprendre. C'est finalement sur l'une des tables TV extérieures que tout s'est débloqué : là, un certain Matthew Hopkins a cru bon de 3-bet shove son As-5 off pour ses huit dernières blindes et est tombé contre le As-Dame de Bryce McVay.

Bulle Matthew Hopkins
Comme le veut la tradition, Hopkins s'est vu remettre, par le directeur de tournoi en chef de ces WSOP Jack Eiffel, son siège d'une valeur de 10 000 $ pour le Main Event 2019. Un lot de consolation auquel n'a pas eu le droit Sam Taylor, sorti quelques minutes auparavant - brelan contre full ! - et qui repart de ce Big One bel et bien brocouille (comme on dit dans le Bouchonnois). Applaudissements nourris, scènes de liesse diverses et variées (voir ci-dessous), séance de bagging et direction la sortie de l'Amazon Room, histoire de profiter d'une nuit de sommeil qui sera forcément bien trop courte, avant de refaire le chemin inverse pour être de retour à son siège dimanche à 11 heures. On vous laisse savourer ce moment en images avec le Facebook Live signé Veunstyle.

LE FACEBOOK LIVE DE LA BULLE

Bulle


Bulle


Bulle People


Axel Hallay Bulle


Tournée


Jetons

 

Survivre
Survivre à un coin-flip à la bulle : la plus délicieuse des sensations

Que faire quand on rentre dans l'argent ? On vous donne la check-list

Lever les bras
1/ Lever les bras bien haut est un bon début.

Applaudir
2/ Applaudir, comme Franck Eburderie, est au-to-ma-tique.

Romain
3/ N'oubliez pas de faire des check de bro avec vos adversaires, vous venez de passer une journée entière à stresser en leur compagnie.

Joao
4/ Allez-y, checkez bien tout le monde, il ne faudrait pas oublier quelqu'un, ça ferait mauvais genre.

Les proches
5/ Vos proches se demandent depuis un moment si vous avez fini par passer cette foutue bulle. Vous pouvez enfin les appeler, et pourquoi pas Facetimer en direct, histoire qu'ils profitent à distance de l'ambiance phéniménale de ce moment unique dans l'année d'un joueur de poker.

Bulle
6/ J'espère que vous avez pensé à appeler le serveur dix minutes plus tôt, histoire qu'il arrive pile au bon moment le plateau rempli de bières.

Photo
7/ Après, il sera temps de prendre en photo votre stack pour le publier sur les réseaux sociaux, ou dans votre groupe Whatsapp de potes de poker, comme le fait Anthony Kazgandjian.

Pedro
8/ Après tout cela, il sera temps de sourire pour l'objectif des reporters Winamax et, pour certains, se dire qu'on vient de vivre la meilleure journée d'anniversaire qui soit. N'est-ce pas, Pedro du KING5 ?

Mec Fatigué
9/ Pour certains, il était temps que la journée se termine. Et pour nous aussi d'ailleurs. Sauf que nous, on a encore un peu de boulot...

Level 15, certains commencent à se triturer les méninges

- 8 juillet 2018 - Par Veunstyle72

Main Event Day 3 - Level 15 (2 500 / 5 000 ante 500)

1 204 joueurs au compteur avec 56 minutes à jouer dans le dernier niveau (théoriquement) du Day 3 : nous ne sommes plus qu'à 22 joueurs de la bulle, et les organisateurs ont décrété une pause impromptue, le temps de rapatrie les trois dernières tables de la Brasilia, et de bien recompter tout le monde. Il est probable que ce post soit notre dernier avant celui de la bulle. Pour des news en temps réél, surveillez nos comptes Twitter et Facebook !

1,2 million : Moundir affole les compteurs !

moundir

Qu'il est loin l'aventurier de Koh-Lanta qui courait en maillot de bain pour les spectateurs de TF1. Toujours aventurier, toujours héros, Moundir a cependant changé de tenue. Désormais joueur de joueur de poker, il se bat au milieu d'une marée humaine, espérant décrocher le Totem d'une vie. Les poteaux de Moundir, ce serait la table finale du Main Event. Tous en rêvent, mais seulement neuf y arriveront, et à la fin, il n'en restera qu'un. Finalement, il ne manque que Denis Brogniart, et on comprend pourquoi Moundir est comme un poisson dans l'eau ici.  En attendant, une épreuve d'un autre genre est en cours, une qu'il devrait remporter les doigts dans le nez : l'entrée dans les places payées.

"J'ai 1,2 million, c'est absolument magique", me glisse-t-il calmement, dans un mélange de concentration, de peur aussi un peu, d'espoir et de pas mal d'attente, alors que la moyenne tourne autour des 320 000. "Je relance au moins trois mains sur quatre, et j'en gagne pas mal. À chaque fois que je suis en value, je suis payé, dès que je place des overbets, je suis payé. Bien sûr que j'ai des bonnes cartes aussi, mais qu'est-ce que je me fais livrer, surtout quand je suis max ! En tout cas, je suis plus déterminé que jamais.

Dans une petite bulle où il n'y a de la place que pour lui, Moundir est au boulot, sérieux, appliqué, un petit sourire de temps en temps en direction des adversaires, le regard de méchant quand il pose quelques jetons oranges au milieu de la table. "Il faut qu'on continue !", clame-t-il, "il faut qu'on avance tous ensemble". Mais c'est qui "tous" ? "Ce sont les gens de clubs, les gens passionnés, ceux que je rencontre tous les jours. C'est pour eux et avec eux que j'y arriverai. C'est ce que je leur dis sur les réseaux sociaux, le soutien est incroyable et indispensable."

Il vrai que si vous avez la chance de pouvoir suivre ses aventures sur Facebook ou Instagram, vous ne serez pas déçu. Grand habitué et amateur de la vidéo, Facebook Live est devenu l'une de ses grandes passions. On y retrouve à peu près... toute la vie de Moundir, et autant vous dire que sur ce Main Event, il se régale. 

sean marshall
Face à notre WIP, cet homme m'interpelle : "Hey moi aussi je suis Français !" Plait-il ? "Je m'appelle Sean Marshall. Je sais ça ne fait pas très Français, et pourtant." Sean a vécu les dix premières années de sa vie à Fontainebleau, en région parisienne, avant de s'envoler aux États-Unis. Il a néanmoins gardé un très bon Français, et a promis à Moundir qu'il ferait tout pour le rattraper. Bon, avec 120 000, rien n'est gagné, mais on suivra ça de près aussi.

Joue-la comme Davidi

Joao Vieira
Mais où était donc João Vieira au moment de quitter le Rio pour un dinner break bien mérité, et alors que tous ses collègues du Team l'attendaient dehors ? "Pour ma défense, je suis arrivé en retard car j'étais dans une très grosse main, avec un très gros call à réaliser. #Bragging," s'est ainsi justifié le Portugais dans le chat du Team Winamax. "J'ouvre UTG avec une paire de 4, et mon adversaire - un fish agressif - me 3-bet. Flop 3-3-2 avec un flush draw. Il mise, je call. Turn 6 rainbow : idem. River Valet qui fait rentrer le flush draw : idem, et je l'ai eu !" Un temps en péril après avoir perdu un gros coup que l'on avait raconté dans ses colonnes, Naza114 s'offre une belle remontada et pointait autour des 500 000 au moment de partir en pause.

Joue-la comme toi-même

Davidi Kitai
Au cut-off, Davidi Kitai décide de 3-bet de 11 000 à 33 000 une ouverture d'un joueur en milieu de position. Le Belge place ensuite un c-bet à 18 000 sur 10102 avant que le turn 4 ne soit checké. À peine la river 8 distribuée que l'adversaire du Génie place, un par un, sept jetons de 5 000 au milieu. "Ce n'est pas un string-bet ça ?," demande Kitbul, sans obtenir gain de cause. Il ne faut qu'une poignée de seconde à Dav' pour payer et se voir montrer AQ, pour une maigre hauteur As, largement battue par le monstre que retourne notre Pro, une paire de 7. Voilà comment se replacer à 320 000, soit pile la moyenne alors qu'il ne reste plus qu'une trentaine d'éliminations avant la bulle.

Peu après, Davidi reprend un gros pot, faisant longuement réfléchir son voisin de gauche avec une mise de 52 000 sur une rivière 631022. Le mec regarde ses jetons, regarde ses cartes, regarde la clock, puis regarde finalement Davidi encaisser le pot.

Envoie-moi au ciel, Scotti

Scotti
Il a peut-être quitté la table télévisée, mais cela ne l'empêche pas de continuer à assurer le spectacle, Timothée Scotti. Aux côtés de mon vieux poto Américain Jim Collopy, le qualifié Winamax a joué un très gros pot à cinquante éliminations de la bulle. Muni de KQ, Timothée a "barrélé" flop, turn et rivière sur un board 99J210. Autrement dit, il était en bluff complet jusqu'à trouver une très belle quinte. Le plus beau : son adversaire a lui-même tenté un bluff sur la rivière, sur-enrichérissant à 155 000 sa mise de 55 000 ! Après quelques instants, Timothée a calement annoncé "call" : "You win", a répondu son adversaire pris en flag.

Level 14, attention à ne pas tomber dans un coupe-gorge

- 8 juillet 2018 - Par Flegmatic

Main Event Day 3 - Level 14 (2 000 / 4 000 ante 500)

1 332 joueurs au compteur : les places payées n'ont jamais été aussi proches ! Un truisme, je sais, mais les faits sont là : une fois de retour du dîner, nous ne serons plus qu'à 150 éliminations du moment fatidique. Il sera alors temps pour nous d'affûter nos crayons et de partir à la recherche de tous les joueurs Français encore en course, histoire de vérifier que tout le monde est là. Ils quelque chose comme quarante tricolores à pouvoir encore prétendre à ajouter leur nom au palmarès du Main Event...

Alexandre et le millionaire

Alexandre Amiel
Alexandre Amiel ouvre à 8 000 en milieu de position et trouve deux payeurs : le bouton et la grosse blinde. Une fois le flop 1089 tombé, le Français place un c-bet à 15 500, dont seul s'acquitte le joueur en BB, après un long tank. Le turn est un 4 sur lequel notre serial qualifier demande le tapis d'environ 100 000 de son adversaire, qui s'écarte sans demander son reste.

"J'avais deux Valets rouges, glisse-t-il après coup. C'est beaucoup plus difficile aujourd'hui qu'hier. Surtout parce qu'il y a à table ce joueur qui avait monté plus d'1,5 million [Cory Albertson, NDLR]. Il jouait tous les coups : 3-bet, squeeze, c-bet et barrels avec des merguez, c'était très dur de jouer. J'étais tombé à 150 000, là je suis bien remonté à 350 000, mais j'ai dû faire beaucoup de pot control. J'ai sûrement perdu un peu de value mais bon."

Toujours est-il qu'Alexandre semble bien parti pour décrocher sa toute première place payée sur un tournoi WSOP.

Double muck

Un coup intéressant... Bizarre, mais intéressant.

Victor Choupeaux est au cut-off et ouvre à 8 500. C'est payé par le bouton, puis la grosse blinde.

Le flop AQQ et le turn 3 sont checkés : alors que je m'apprête à fuir à toute vitesse pour ne pas avoir à assister à la conclusion de ce qui ressemble à un coup de chie sans intêret, la BB mise 10 000 après l'apparition de la rivière, un 9, et Choop me surprend avec une relance très rapide à 42 000.

Aussi étonné que moi, le joueur en BB se tâte un moment, puis finit par... payer.

Showdown ! Showdown ? Non. Car c'est la fin du coup qui me laissera le plus perplexe : en voyant la BB payer, Victor rend immédiatement ses cartes au croupier. La BB fait de même : les règles ne l'obligent absolument pas à montrer ses cartes pour gagner le coup et empocher les jetons, puisque celles de Victor sont mortes.

Malgré ce bluff manqué, le stack de Victor reste haut, très haut avant la bulle : 410 000, soit 82 blindes après le dîner.

Scotti baby

chan scotti
Demandez à Timothée Scotti ce qu'il pense de sa vie de joueur de poker en ce moment même, au beau milieu de ce 14e niveau du plus beau tournoi du monde, lui qui s'est qualifié sur Winamax pour 500€ il y a exactement deux mois : les jetons s'accumulent, 340 000 s'il vous plait (85BB), les stars s'assoient à ses côtés, et la télévision s'est même incrustée dans sa partie, puisque  Timothée est récemment venu s'installer au beau milieu de la table principale de l'Amazon, sous les projecteurs de la chaîne sportive numéro 1 aux USA : siège 5, avec le quatrième plus gros tapis. Presque "Like a boss", comme disait William Kassouf ici même il y a deux ans.

"Franchement, les caméras tu les oublies très vite. Je suis très concentré, prudent. Là par exemple, je viens de gagner un très beau pot à l'instant, j'ai floppé nuts ! J'ai open QJ, c'est venu ATK et j'ai trois barrels sur deux briques ensuite. Il a fold, je ne sais pas ce qu'il avait !" Mais du coup on l'a su à la télé, don't worry baby, puisque ESPN ne diffuse qu'avec 30 minutes de décalage : c'est un petit KQ qui s'est retrouvé face à Timothée. Bien ambitieux, l'Américain Hye Park, de ne pas vouloir croire son voisin Français. 

scotti espn
Evidemment,Timothée Scotti n'illumine que nos yeux de Français avertis, soyons réaliste deux minutes : la véritable star de cette table se nomme Johnny Chan, avec 288 000 jetons, un tapis un poil au dessus de la moyenne. La légende Américaine est égale à elle même, très sobre, plutôt efficace et avec une aura qui suffit pour éclabousser cette table télévisée, même si nous ne sommes définitivement pas convaincus par cette tenue de pilote de NASCAR, complète avec un tas de logos randoms de marques dont on n'a jamais entendu parler. Assisterons-nous à une grosse rencontre entre Chan et Scotti ? Est-ce que Timothée a déjà vu Rounders ou simplement cette vidéo de Chan contre Seidel pour le titre des World Series en 1988 ? Est-il impressionné quand même ?! On va le laisser digérer cette journée, et on ne manquera pas de lui demander une fois qu'il validera sa qualif' pour le Day 4.

scotti polge
Qui n'a jamais imaginé un jour vivre cette situation : le petit check de bro dans le rail ! Eliminé lors du Day 2, Julien Polge est venu saluer Timothée, pas tous les jours qu'on vit ça entre potes.

Le PMU perd ses pouliches

Deux sorties Françaises de plus ! Les nouvelles nous viennent de Greg CRM, notre confrère chez PMU, et elles sont loin de le réjouir : elles concernent Erwan Pecheux, membre de longue date de l'équipe aux canassons, et François Tosques, ancien de l'écurie. Les deux n'ont jamais rééllement disposé de beaucoup de jetons aujourd'hui. "Erwan est tombé à 4BB après une confrontation 55 contre deux As - l'autre joueur avait 13BB - puis a tout mis avec J7 assortis contre As-Roi assortis, il était drawing dead au flop." Et en ce qui concerne François Tosques ? "As-Roi contre deux Dames." On ne peut plus classique ! La bonne nouvelle pour nous, c'est qu'on va enfin pouvoir profiter de Greg pendant la pause-dîner : notre couvreur roux préféré est dégagé de ses obligations managériales pour la soirée.

Labat au loin

joueur
Autre table télévisée et autre Français, avec la présence d'Antoine Labat sur une table TV secondaire. Il y a moins de strass mais quelques paillettes tout de même, il arrive même parfois que les énormes caméras d'ESPN tournent leurs engins de caméras du futur dans la direction de cette table. Surtout quand un animal fait du bruit. Ce joueur en photo ci-dessus est en train de régaler cette table à sa façon (on cherche son nom, promis), et selon le Français, on devrait bien s'amuser en regardant les épisodes à la télé : "Le siège 8 a bien animé, c'est sur que ça fera un bon show TV." Côté poker, Antoine n'est pas aussi confortable que son collègue Timothée, mais il s'accroche bien évidemment, c'est le Main Event : "J'ai 200 000 et je suis très content comme ça, tout à l'heure je suis tombé à 50 000, tu vois l'idée, on s'en contente d'un coup. De toute façon, là, ce n'est pas très compliqué. Tu fold ou alors tu joues et tu mets tout, et puis c'est tout !" Technique aggro par ici... qui peut fonctionner si jamais le collègue en siège 8 lâche un peu de lest sur la route, qui sait ?

antoine labat
La dernière table télévisée rassemble, entre autres, Antonio Esfandiari et Daniel Alaei, qui possèdent le même tapis, 265 000. 

Number eight, number eight, number eight

Tom McEvoy est au bouton et paie un min-raise (8 000) d'une joueuse située au hi-jack.

Le flop tombe Q53. La joueuse check.

"Eight", dit McEvoy.

C'est payé. Turn : 7. La joueuse check.

"Eight."

C'est payé. Rivière 3. La joueuse check une dernière fois.

"Eight". Un vrai disque rayé, celui-là. Son adversaire abandonne.

Le champion du monde 1983 pointe à 150 000 environ.

Statistiques, anecdotes et citations à la con

"Austin est une ville incroyable !" "En plus, ils font des super barbecues là-bas." "Oh man, tu peux les sentir juste après être descendu de l'avion." Si vous aimez la viande et que vous ne saviez pas où passer vos prochaines vacances, cette suggestion vous est offerte par la table 404.

Minute Sharknado en table 533. "Je me suis fait un marathon Sharknado une nuit ! Bon je t'avoue qu'au bout du quatrième, ça devient compliqué de garder les yeux ouverts," lance Steffen Sontheimer. "Mais qu'est-ce que c'est Sharknado ?," demande une Ness Reilly intriguée, avant d'exploser de rire une fois s'être faite expliquer le concept de ce vrai-faux nanar (grosso modo, un film à propos d'un ouragan rempli de requins qui fonce sur Los Angeles) par son voisin de droite. Ça sent la future soirée canapé très bientôt.

Beat the Best

L'essence même de ce Main Event résumée en un tee-shirt. S'il y a bien un tournoi où les amateurs peuvent battre les Pros à leur propre jeu et ressortir avec gloire et fortune, c'est bien le Big One.

Avec moins de quarante tables encore actives, la Brasilia est désormais très calme. Bientôt, elle le sera tout à fait. L'un des derniers Français encore en course dans cette salle est Franck Eburderie. Le businessman affiche un stack confortable de 260 000 : c'est plus que ce qu'il avait en début de journée. On vient de le voir tenter une relance UTG pour 9 000. La parole arrive à la SB qui 3-bet pour 25 000. "Tu veux que je paie ?" demande Franck avec le sourire. Pas de réponse : le Français abandonne, montrant au passage une paire de 6. "Oui, je veux bien que tu paies", répond tardivement la SB en rigolant.

Aperçu dans le Day 1A du Little One Drop : Nicolas Cardyn. Puisque nous n'imaginons pas une personne censée tenter un improbable multitabling entre le plus gros tournoi du monde et une épreuve à mille balles, nous allons ranger celui qui termina 74e en 2017 dans la colonne "OUT".

Vu en table TV, depuis la salle de presse : un double-up d'un Antonio Esfandiari qui en avait bien besoin, avec seulement 25BB à l'approche de la bulle. Le Magicien a sué : muni de JT, il fait face à une grose mise sur un turn AJ96. Il est devant contre le 108, mais il ne le sait pas. Tout du moins, il n'en est pas certain. Après un tank de 3mn30, montre en main (un compteur est affiché sur l'écran), Esfandiari va finir par prendre la bonne décision : tapis ! Il est payé, mais la rivière est une bonne grosse brique. Heureusement pour le spectacle.