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Ceci n'est pas une conclu

- 7 juillet 2018 - Par Benjo DiMeo

Centre de convention du Rio, Las Vegas. La salle de presse des World Series of Poker se vide à toute vitesse. Le Day 2C du Main Event s'est achevé une demi-heure plus tôt. Il est 23h31 est l'heure est grave : tentant d'ignorer le bruit ambiant (histoires de bad beat, vidéos regardées avec le son plein pot, télé branchée sur une redif d'un vieux Federer-Djoko à Wimbledon), trois couvreurs Français sont penchés sur leur dernier article de la journée.

Salle de presse
- Quelle plaie, ces bilans de fin de journée. Je vois pas pourquoi on se fait chier à les écrire. On a déjà passé dix heures à raconter du poker, et il faut encore faire un résumé ? En plus, personne ne les lit, c'est toujours trop long. Les gens, une fois qu'il sont maté le chip-count et les photos, ils passent à autre chose.
- C'est pas faux. Et je t'avoue que j'ai pas spécialement envie de traîner deux heures sur cette conclu ce soir : on vient de se taper cinq jours de suite, et on est à peine sortis du Day 2. Cinquante heures de poker ! Les joueurs du Main, eux, ils n'en sont qu'à vingt heures.
- La prochaine fois, tu n'as qu'à t'inscrire au lieu de couvrir, ça règlera le problème. Bon, elle va pas s'écrire toute seule, cette conclu. On met quoi ?
- Commence par les chiffres, faut toujours commencer par les chiffres. Y'avait 3 480 joueurs au départ à onze heures, il en reste combien à minuit ?
- Merde, j'ai oublié de compter le nombre de tables à la fin. Attends : hier, il y a eu 55% d'éliminés. Suffit de calculer. Dans un tournoi de poker, la structure règne en maître : aucune raison que le pourcentage ne soit pas respecté une fois de plus.
- OK, il ne doit pas rester plus de 1 700 joueurs, alors. Dans le tas, combien il reste de Français ?
- On en avait compté 90 au départ, faudra préciser que c'est un record, et en plus il y en a un ou deux qui sont venus se rajouter in extremis, ils étaient notés comme Américains dans le chip-count. Si tu appliques la règle des 55%, il nous en reste une quarantaine.
- Marrant, on a réussi à en compter 44 en fin de journée. Vu le nombre de joueurs qu'on ne connaissait pas du tout, ou pas bien en début de journée, ça serait drôle d'avoir réussi à tous les choper, comme hier. On verra bien quand le classement officiel sera publié. En tout cas, tu peux direct mettre nos chip-counts dans un post dédié. Puisque c'est la seule chose que les gens vont lire...
- Des gros stacks ?
- Eric Sfez semble être en tête du clan avec 551 600. 275 blindes ! Il a joué des coups à la Eric Sfez. Pas du tout GTO, j'adore ! C'est bien qu'il reste encore des joueurs prêts à tenter des coups de folie. Derrière, Victor Choupeaux. Le bon vieux Choop, il a failli bust hier contre un mec qui a heureusement eu la bonne idée de passer un full gagnant. Aujourd'hui, il se retrouve à la table du même mec, un hasard de dingue ! Il m'a dit qu'il avait marché sur l'eau toute la journée.
- Un gars sûr. Il termine toujours avec un gros stack ! Et le chip-leader du Day 1C, Samuel Touil ? Il a spew ?
- Non ! En tout cas pas encore. Ca fait toujours un peu peur quand un mec comme lui a plein de jetons. Ca peut descendre aussi vite que ça a monté. Mais là, il m'a juste dit qu'il avait chuté à 100 000 avant de finalement remonter à 300 000. Retour à la case départ, quoi !

WSOP
- Du côté des short-stacks, Pollak et Davidi m'ont dit un truc intéressant : avec le désert de cartes qu'ils ont traversé, ils auraient pu sauter cinq fois chacun aujourd'hui, si ils avaient reçu les mêmes cartes dans un tournoi normal. Davidi, par exemple, il a fait trois fois deux paires contre deux paires supérieures. Il a réussi à payer une fois, il a payé perdant les deux autres. Mais il est là. Comme a dit Antonin : "Ce tournoi, on le balance pas !" Tonin, il était tombé à 15 000, il finit à 120 000. Il s'est un peu fritté avec un mec, d'ailleurs, mais rien de grave.
- Pollak était giga blasé, ça m'a fait un peu de la peine. Il a fait troisième l'an dernier, et là il se plaignait que c'est trop long. Dès le Day 2 !
- Peut-être qu'il aimerait bien commencer direct en finale. Enfin, il a été card dead. Sinon, y'a eu des grosses surprises ? Genre, un gros stack qui explose, ou un short qui remonte ?
- Pas vraiment ! Dans notre liste de Français du jour, le plus gros stack à avoir sauté, c'est Julien Polge : il avait 200BB ce matin, mais des mecs avec 200BB qui sautent, y'en a eu un paquet aujourd'hui.
- Faut penser à faire la liste des bustos : ElkY, Paul Guichard, François Pirault, Lorenzo Lavis, JP Bet, Pierre Merlin, Thi Nguyen...
- Ouais, on en a une vingtaine de confirmés. Y'en a quelques-uns où je suis pas sûr, genre Woody All In, notre fan de Barry White préféré.
- Sinon, Florian Ribouchon a changé. Il n'a commandé qu'un cocktail de la journée, et c'était tout à la fin. Peut-être pour ça qu'il finit à 251 000. Et j'ai discuté avec Timothée Scotti, le mec que j'avais rencontré à Clichy l'an passé, il avait fait runner-up de La Fièvre. Le chemin parcouru, c'est ouf ! Il a monté un gros stack. Ca me fait rêver...
- Tente les sats, j'te dis ! Les couvreurs ont eu droit au bonheur l'an passé... En parlant du WiPT, le runner-up de cette année est encore là ?
- Il est là. Et Vincent Lahalle, on a des nouvelles ?
- La Halle aux Vêtements ?

WSOP
- Bon, j'espère qu'on verra son nom sur le chip-count officiel demain matin. Faudra parler aussi de Yorane Kérignard. Le guerrier discret ! Je l'ai croisé à chaque pause de la journée, à chaque fois il me disait qu'il perdait du terrain. Mais il s'est battu : il aura 45BB demain.
- Putain, cette structure, c'est quand même le pied. Qui d'autre, de connu ? Polito, Réard, Saderne, Benyamine  ?
- Tous là. Et Manub aussi ! Je l'ai vu en début de journée, je l'ai perdu, les tables cassaient trop vite dans la Pavilion. J'étais tout content de le retrouver à cinq minutes de la fin. Il m'a dit qu'il était tombé à 17 000 au troisième niveau, il a chatté un coup, puis il a pu continuer à jouer. Il est dans la moyenne. J'aimerais bien qu'il claque une petite perf, notre retraité.
- Pour le paragraphe Team Winamax, on a quoi ?
- Adrian Mateos Diaz qui se mange les As et loupe un gros tirage, on le reverra bientôt pour les très gros tournois de la fin des WSOP, Davidi Kitai qui est resté super patient, il m'a dit qu'il était content malgré ses 22BB, et Sylvain Loosli qui triple sur la journée, tout le travail a été fait dès le début, plus ou moins.
- OK, ça va aller vite. On aura sept pros du Team au Day 3, la moitié des partants, c'est un bon score quand on pense qu'il ne reste que 35% des inscrits au total.
- Après, il faudra parler de ce qu'il s'est passé à l'international. On avait pas mal de grosses stars aujourd'hui.
- Phil Ivey est passé, et même très bien passé : il figure presque tout en haut du classement. Le plus étonnant là-dedans, c'est qu'il a passé presque toute sa journée planqué dans la Brasilia au milieu des randoms, à faire ses piles de 10 de fishou. Mais il a bien fait le boulot. Normal, en même temps.
- Et les Argentins sont pas mal aussi, Ivan Luca et Damian Salas ont plus de 300 000. Il en faudrait encore un en finale, ils ont bien mis l'ambiance l'an dernier. Et sinon : Ludovic Geilich et Loni Harwood ont des gros stacks, je les ai dans ma draft !
- A la fin, j'ai croisé Eugene Katchalov, Barry Greenstein, James Obst, Chris Moorman... tous au-dessus de la moyenne : il n'y a qu'à se baisser.
- J'ai vu Cliff Josephy perdre le pot du chiplead en fin de journée. Il souriait parce que ESPN était là, mais je peux te dire que ça bouillonnait à l'intérieur. Du coup, j'ai chatté le chipleader je crois: Ignacio Sanchez, un Américain, avec 630 000.

Amazon Room
- Qu'est-ce qu'on a vu de fun, aujourd'hui ? C'était cool d'être à côté de Davidi Kitai quand l'arbitre a sifflé la fin de Belgique-Brésil.
- J'ai vu passer un tweet de dingue. Aparemment, un mec a sauté... Et a été réintégré dans le tournoi !
- C'est impossible, ça.
- Si : il était drawing dead dès le turn, mais quand le croupier a retourné la rivière, ils se sont aperçus que la rivière et les cartes suivantes étaient face visibles. Le superviseur a décidé que le coup était annulé, le mec a récupéré tous ses jetons, il a fallu aller le chercher, il était déjà parti.
- Dingue. Il a passé le Day 2 ?
- Tiens toi bien : il s'est retrouvé à tapis avec deux Rois contre Roi-Dame sur Roi-Dame-Dame. La dernière Dame est tombée !
- Il va passer le reste de sa vie à raconter cette journée. Du côté des Champions du Monde ? Il est là Varkonyi, le mec qu'on oublie le temps ? C'était bien de ressortir l'anecdote de 2002, quand il a rasé la tête d'Hellmuth qui ne croyait pas à sa victoire.
- Varkonyi et Hellmuth seront au Day 3 ! Ce bon Robert a plus de 200 000, mais ça s'est un peu moins bien passé pour Hellmuth en table TV, il finit en dessous de la moyenne, après avoir touché des carrés toute la journée. Je sais pas comment il se démerde.
- Varkonyi, j'aimerais bien le voir tenter un bluff un jour, juste pour faire un titre rigolo, mais il est beaucoup trop nit.
- Ha, tiens, Woody All In vient de répondre à mon texto. 75 000 pour le Day 3 ! 37BB.
- Et les meufs ? C'est important, les meufs. Vous seriez gentils de pas oublier Daria Feshchenko avec 89 000, la petite Brésilienne Bruna Unzueta avec 120 000, et la Polonaise Renata Colache avec 90 000. Et nos deux Françaises Aurélie Réard et Ness Kourdourli sont passées.
- On n'oubliera pas, Steven. Bon, grosse journée demain ! Le Day 3, on sait pas encore trop si on aura la bulle en fin de journée, ou en début de Day 4.
- Je penche plutôt pour le début de Day 4. Il y a 1 182 places payées, et environ 2800 joueurs au départ. Faudrait un sacré écrémage pour y parvenir en seulement cinq niveaux.
- Tant mieux, je préfère attaquer la bulle en début de journée, quand je suis encore relativement en forme. C'est toujours mon moment préféré du Main Event.
- Sinon, y'a le Little One Drop à 1 111$ qui débute demain. En même temps que le Main Event, je crois qu'ils se sont un peu chiés sur le coup, ça va être le bordel, les pauses vont être en même temps, y'a plein de joueurs qui se plaignent déjà. Et puis il y aura normalement la finale du side à 1 500$, mais vu qu'il reste encore 36 joueurs à une heure du mat je sais pas s'ils réussiront à aller jusqu'au bout demain. Il y a aussi le Day 2 du Omaha, on verra si Romain Lewis et Ivan Deyra ont passé le premier tour.
- Il reste Gaëlle sur le 1500, non ?
- Oui. On va peut-être vivre un très beau truc demain.
- Génial. Il ne reste plus qu'à l'écrire, cette conclu. Qui s'y colle ?
- Arrête tes conneries. On sait très bien que tu nous a refait le coup de la conversation en guise de conclu, t'es en train de taper depuis une heure, elle est faite, cette conclu. T'as tenté ça pour aller plus vite, mais ça t'a quand même pris une heure et demie. Maintenant, arrête de taper, souhaite une bonne journée au lecteurs, donne leur rendez-vous à onze heures, 20h en France, et on se casse d'ici.
- OK.

Au moins 45 Français franchissent le Day 2C

- 7 juillet 2018 - Par Flegmatic

Main Event - Fin du Day 2C

Selon notre recensement, ils étaient 91 Français au départ du Day 1C. Dix heures de jeu et cinq niveaux plus tard, nous avons réussi à en retrouver 45 via tous les moyens mis à notre disposition (nos yeux de couvreurs bioniques bien sûr, mais aussi réseaux sociaux, messages privées, signaux de fumée, téléphatie), au milieu de ce qui serait un field réduit à entre 1 500 et 1 600 unités.

On ne serait pas surpris d'en retrouver quelques-uns supplémentaires au milieu du chipcount complet, qui sera publié dans le courant de la nuit. En attendant d'en arriver là, et de publier le bilan écrit décalé de la journée, voici de quoi accompagner votre petit-déjeuner.

dealer

Le sac de jetons d'un Éric Sfez en pleine forme, ça pèse son poids. Pas vrai Charlene ?

Éric Sfez 551 600
Victor Choupeaux 521 600
Samuel Touil 405 500
Romain "Le-Capitaine" 335 200 (Vainqueur KING5)
Laurent Polito 315 000
Christopher Chaudey 310 000
Alexandre Reard 302 700
Anthony Kazgandjian 267 000
Jérémy Saderne 260 000
Florian Ribouchon 251 000

Timothée Scotti

Sylvain Loosli (Team Winamax) 222 700
Johann Schmitt (Qualifié Expresso) 220 000
Timothée Scotti (Qualifié Winamax, photo) 220 000

Antoine Labat 218 000
Pierre-Guy Gentil (Vainqueur KING5) 155 000
Thomas Cazayous 150 000
Clément Genon 140 000
Manuel Bevand 140 000
Martial Blangenwitsch 135 000
Serge Chechin 135 000

Patrick Sacrispeyre

Antonin Teisseire 130 000
Joseph Teanotoga 125 000
Patrick Sacrispeyre (photo) 117 000
Alexandre Saulnier 112 000
Aurélie Reard 100 000
Yorane Kérignard 95 000
Boris Martin 95 000
Ness Reilly 84 200
Nicolas Pons (Qualifié Winamax) 75 000
Benjamin Pollak 74 000

Frédéric Bertrand 73 000
Damien Cayet (Qualifié Winamax) 46 300
David Benyamine 26 000
Julien Ponche (Qualifié Expresso) 24 000
Fabien Perrot 18 000

Mais aussi...

Davidi kitai

Davidi Kitai (Belgique, Team Winamax) 44 700

Tapis moyen : 150 000
Blindes au Day 3 : 1 000 / 2 000 ante 300

ignacio sanchez

Ignacio Sanchez, chipleader du Day 2C

Level 10, let's do this !

- 7 juillet 2018 - Par Veunstyle72

Main Event Day 2C - Level 10 (800 / 1 600 ante 200)

Par ici la bonne Choop

Victor Choupeaux
Bien caché dans un coin de la Brasilia Room, nous retrouvons Victor Choupeaux avec un stack de... Euh, attends, j'ai la berlue ? Non, je compte bien 460 000 après avoir ajusté mes lunettes. Serait-on en face du chip-leader Français ? C'est tout à fait possible. Et dire que Choop a failli sauter en toute fin de Day 2C, ne devant sa survie qu'à un adversaire choisissant de passer un full sur la rivière. "Figure toi que ce mec-là, il était assis à côté de moi ce matin !" Victor nous explique qu'il a marché sur l'eau tout au long du Day 2C, ce qui explique sa situation actuelle. Nous demandons au grinder londonien quel fut son plus gros coup de la journée. Il déroule :

"J'ouvre à 2 600 en milieu de parole. La SB paie, et la BB met 13 000. Je paie et trouve un flop Valet-3-2 avec un tirage couleur. Un flop qui résume d'ailleurs très bien ma journée ! La BB met 10K, je paie. Turn : un Dame. Je paie encore 35 000. Rivière : un 9. Il met 80 000. Je n'ai pas relancé... Et il a jeté ses cartes quand j'ai payé."

A l'aise Sfez

eric sfez
Les joueurs du Day 2C découvrent en ce moment l'école Eric Sfez : qu'on se le dise, c'est un poker auquel ils ne sont pas forcément habitués. Finaliste sur une épreuve Turbo en 2015, l'expérimenté amateur (et par ailleurs spécialiste en backgammon et gin rami) tente de prouver qu'il peut aussi tenir la distance sur un tournoi au format XXL. Et pour ne jamais s'ennuyer, Eric Sfez a un truc bien à lui : il parle beaucoup, que ce soit par la voie classique ou par le biais de ses jetons ! Si bien que plus personne n'arrive à comprendre quand il bluff ou quand il a les nuts, et s'il parle un 'franglais' bien à lui parce qu'il a la main, ou parce qu'il veut faire passer son adversaire. Et à force de douter, ses adversaires se couchent les uns après les autres, et Eric récupère facilement tous les jetons. En ce moment, il gagne tous les coups : la technique du vieux renard du circuit fonctionne à merveille. Sfez peut se vanter d'avoir déjà monté un tapis de 410 000 à l'entame du dernier niveau de la journée.

Sur la photo ci-dessus, on peut le voir en pleine élimination du joueur au siège 1, déjà debout. Tout l'argent est parti sur un flop A-7-9. Eric a retourné 10 et 8 pour un tirage de quinte par les deux bouts. Son adversaire tremblait au moment de retourner son As-Roi pour TPTK. "Hoooold", crie-t-il à la croupière. Mauvaise pioche : celle-ci va immédiatement lui mettre un 6 sur la turn, histoire de compléter la quinte du Français. Drawing dead, monsieur. On souhaite bonne chance aux adversaires de Sfez.

Plus de peur que de mal

Jérémy Saderne

L'événement a secoué la Brasilia Room pendant quelques minutes. Alors qu'il s'était levé de table pour quelques étirements, Jérémy Saderne a été victime d'un court malaise et s'est effondré sur sa table, faisant valser et les jetons et précipitant l'arrivée des services de sécurité. "Ouais, c'était un sacré bordel, raconte le vainqueur du WiPT 2017, regaillardi quelques heures après l'incident. Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé, j'ai perdu connaissance l'espace de trois secondes. Ils ont essayé de m'expliquer , mais en Anglais, c'est un peu compliqué. C'est une histoire de fatigue je pense, combinée à une hygiène de vie pas dingue depuis que je suis ici. Je ne dors pas beaucoup et je mange très peu. Je vais essayer de faire plus attention à partir de maintenant." C'est un fait connu qui saute plus que jamais aux yeux : le Main Event est un tournoi très exigeant physiquement. "C'est aussi ça qui est beau," ajoute un Jérémy, un poil masochiste. Attention, tout de même : à partir de demain, le Main Event se joue en continu jusqu'au 14 juillet inclus. Soit huit jours de grind consécutifs.

Côté poker, les nouvelles sont un peu plus réjouissantes, même si le Sudiste vit une journée sage, bien différente de son Day 1. "Je suis monté un peu en début de journée, puis j'ai perdu un gros pot pour retomber à 150 000 et maintenant j'ai environ 210 000. Je me tiens tranquille. Ah si, j'ai quand même un coup un peu moustache à te raconter. Le joueur deux crans à ma droite ouvre à 1 800 (on était sur 400 / 800) et je 3-bet à 6 000 en SB avec une paire de 10. Check/check sur 10-9-2 rainbow, turn Valet qui ouvre un flush draw, je mise 16 000 (donc un petit overbet) et il shove 44 000 avec Dame-2 suité avec le flush draw du board. Il joue tout, les quintes, les flushes, mais finalement ça tient." Allez, plus que quelques minutes à tenir avant de pouvoir filer au lit.

Bon, au pire, il reste le One Drop

Malgré un départ prometteur qui l'a vu rapidement se sortir de la zone rouge, Adrian Mateos Diaz n'a jamais rééllement réussi à exprimer son talent au cours du Day 2. Son dernier coup fut joué en début de Level 10, avec 40 000 unités restants suite à une rencontre entre AK et deux As : Adrian se retrouve à tapis sur le turn avec KJ sur AQ86 : face à As-10, il manque un tirage bien garni sur la rivière.

Le Main Event de la maquina espagnole est terminé, mais pas son été à Vegas : en attendant le monstrueux Big One for One Drop, le plus gros buy-in de sa carrière (coup d'envoi le dimanche 15 juillet), il lui reste encore quelques petites friandises : un 10K$ 6-max (mercredi), un 50K$ (vendredi prochain) et, on imagine, un ou deux de ces Highrollers en un jour de l'Aria où il brille si régulièrement depuis plus d'un mois.

Statistiques, anecdotes et citations à la con

"Tiens, il joue Alexandre Luneau ? Parce que j'ai vu un joueur qui lui ressemble avec un logo Winamax." - Signé : un confrère de PokerNews qui a visiblement confondu Alexonmoon avec notre Capitaine du KING5 Romain.

Plusieurs éliminations Françaises nous sont parvenues via Twitter...
 


Fabien Perrot
Tout n'est pas perdu, puisque Fabien Perrot affiche une banane éblouissante en fin de Day 2C, avec un stack de 24 000

Level 9, sur les Side Events, c'est la teuf

- 7 juillet 2018 - Par Flegmatic

Main Event Day 2C - Level 9 (600 / 1 200, ante 200)

Gaëlle, lève toi

Gaëlle Baumann

Cela fait bien longtemps que le Main Event a déserté la Zone Tan de l'Amazon, poussé par le Day 2 d'un de ces petits tournois à 1 500 $ qui nous aurait pu nous paraître négligeable à côté du Big One, si Gaëlle Baumann ne s'était pas mise dans l'idée de réaliser un nouveau deep run de choix. Aux dernières nouvelles, O RLY compte 175 000 jetons, soit près de 60 blindes, alors qu'il ne reste plus que 72 joueurs sur les 1 351 au départ. Au moment de notre passage à table, l'Alsacienne a une fois de plus mis la main au milieu, en remportant un pot 3-bet par son voisin de gauche. Sur 74JQ4, le flop a été checké, avant que notre Pro ne mise 14 900 au turn et 39 000 river, faisant passant son adversaire.

Kenny Hallaert - Gaëlle Baumann

"Hier, je me suis retrouvée crippled à cinq blindes, raconte Gaëlle. J'ai dû ensuite faire tapis une dizaine de fois pour remonter à 16 blindes. Aujourd'hui, j'ai doublé tout de suite avec As-9 sur 10-6-3-2-As, bouton contre BB. Ensuite, le même mec shove au bouton avec Dame-7 off alors que j'ai Roi-Dame suité et il m'a même fait doubler une troisième fois. Il open encore au bouton, je 3-bet avec une paire d'As, et il shove après mon c-bet sur Valet-6-2 (dont un carreau) avec 107 pour deux backdoors rien." Après quatre min-cash valant un peu moins de 10 000 $, Gaëlle se verrait bien boucler son Vegas avec un petit bracelet au poignet et 323 472 $ dans le porte-monnaie. Pour l'instant, elle est assurée d'empocher 4 092 $ et devra se méfier du November Nine Kenny Hallaert, assis juste à sa droite. Sont également toujours en course sur ce tournoi, le stakhanoviste et spécialiste des perfs de dernière minute Jimmy Guerrero ainsi que le Canadien Mark Radoja.

Pot for bounty

Pavillion White

Puisqu'on y est, faisons le point complet sur les Side Events qui se déroulent actuellement au Rio. Depuis 15 heures, toute la partie White de la Pavillion Room est occupée par un tournoi qui en profite pour faire son apparition au programme des WSOP, une épreuve de Pot-Limit Omaha à 1 500 $ en format Bounty, récompensant chaque joueur d'un petit jeton de 500 $ pour toute élimination réalisée. Après 5h30 de jeu et encore 2h30 pour s'inscrire, 802 entrées ont été recensées, dont celle d'un certain Romain Lewis qui est allé se croustiller ce petit donkament. Et pourquoi pas comme on dit.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Antonin Teisseire

Oh tiens, Antonin Teisseire ! Ça va 'Tonin ? "Non." D'accord, merci T'onin. Précisons quand même que le vainqueur du WPO 2016 avait 85 000 devant lui après avoir commencé le Day avec 110 000.

Thomas Cazayous
"Je suis content que ma table ait cassé. Non seulement, en table TV c'est beaucoup plus lent, mais en plus il prenait tellement temps pour jouer..." - Signé : un Thomas Cazayous qui ne gardera pas un grand souvenir de son passage en table TV extérieure aux côtés de William Kassouf.

"C'est la dernière fois que je joue un tournoi qui dure huit jours.... Pfffff...." - Signé : un joueur semble t-il pas du tout satisfait de son stack de 40 000 en milieu de Day 2. Pourtant, il était en finale l'an passé. "Les trois premiers jours ne servent à rien dans cette épreuve."

Level 9, some like it rough

- 7 juillet 2018 - Par Benjo DiMeo

Main Event Day 2C - Level 9 (600 / 1 200, ante 200)

Un joueur comme les autres (ou presque)

Phil Ivey
Une vision rare au Main Event : Phil Ivey jouant sans caméras autour de lui, sans une armée de fans derrière le rail, sans personne n'y prêtant attention, pas même le couple Humphrey, ces deux retraités qui le connaissent depuis ses années de formation à Atlantic City et qui viennent chaque année le soutenir sur le Main Event. Loin du podium ESPN, Phil Ivey est donc, l'espace d'un bref instant, un joueur comme les autres au beau milieu de la Brasilia Room, avançant les pions silencieusement, jouant au poker sans être importuné, comme il aime le faire chaque jour de sa vie depuis maintenant 25 ans. Enfin, il y a des limites à cet anonymat : celui que beaucoup considèrent encore comme le meilleur joueur du monde a plus souvent que jamais "mis la main au milieu" aujourd'hui, et monté 300 000 unités aujourd'hui, plus de trois fois son capital de départ ce matin, et l'équivalent de deux fois la moyenne en fin de journée.

Ivey est désormais plus ou moins retraité des tournois, mais a remis la gomme cet été, revenant à Vegas pour ses premiers WSOP depuis 2014 (il avait gagné son dixième bracelet cet été-là), et manquant de peu la finale du Poker Players Championship cet été. Sur le Main Event, son palmarès est l'un des plus beaux de l'ère moderne, même d'il lui manque évidemment le titre ultime : 10e en 2003 (ce bad-beat contre Moneymaker...), 20e en 2005, et enfin 7e en 2009, année de la révélation d'Antoine Saout.

Le-Capitaine fracasse

Romain KING5
Selon nos estimations, le leader actuel du clan français porte un patch Winamax, des lunettes de soleil et le grade de capitaine de son équipe victorieuse du KING5, les Flambeurs. Il s'agit de Romain, estimé autour des 350 000 jetons (soit près de 300 blindes à l'heure actuelle). "Les joueurs à ma table sont très passifs, explique Le-Capitaine, et le meilleur est à ma droite donc je peux faire un peu ce que je veux. J'ouvre beaucoup, puis je barrel, deux fois s'il le faut : tout passe. D'ailleurs, il y a beaucoup de bluffs." Le discours habituel du joueur qui a monté une tonne à partir de "petits coups" uniquement, mais qui ne nous surprend guère sur un tournoi rempli d'amateurs connu pour ses proverbiales "tables faciles." (même si celles-ci vont progressivement se faire plus rares à mesure de l'avancement du Main Event) "Je reste zen, poursuit Romain. J'étais un peu fatigué en tout début de Day, je n'ai pas très bien dormi, mais j'ai pris un petit massage et depuis ça va mieux. J'ai vu que Moundir avait fini énorme hier, je vais essayer de le rattraper." Si cela peut te rassurer, tu l'as même presque déjà dépassé. Ne reste plus qu'à viser les étoiles.

Reard, c'est costaud

alex reard
L'expérience est un atout non négligeable pour espérer aller loin sur le Main Event des WSOP. On écrit tout le temps qu'il s'agit du plus beau tournoi du monde, on oublie souvent d'ajouter qu'il s'agit du tournoi le plus long du monde. C'est en forgeant qu'on devient forgeron : après son très, très gros deeprun l'an passé (16e sur 7 221 pour 340 000$) Alexandre Reard sait désormais comment fonctionne la machine Main Event.

Le voici à bord du train, "en pleine confiance", prêt à avancer calmement pour atteindre la destination finale, la dernière table, qui ne sera formée que le soir du 11 juillet : "Quand tu joues ce tournoi, tu sais que tu es là pour des heures. L'expérience, ça t'apprend à gérer ça, à être plus serein. Tu le sais, je suis quelqu'un très calme de base. Cette année je le suis peut-être encore plus." Outre le facteur mental et le facteur physique, Alex a également bien compris comment jouer ce tournoi, complètement à part de tous les tournois qu'il dispute le reste de l'année : "Par exemple, les ranges ne sont pas les mêmes pour tout le monde, c'est le Main Event, c'est très particulier, il faut s'adapter en permanence.

Et la prestation d'Alex est plutôt très correcte lors de ce Day 2 : s'il ne présentait "que" 65 000 au moment de remettre les pieds au Rio à 11h (110BB), c'est à hauteur de 250 000 que son tapis pointe après sept heures de jeu. Des mains, le Français en a joué énormément, difficile de tout résumer en quelques mots : le premier niveau de sa journée fut sans alerte particulière, juste un peu de grind pour grimper à 85 000. Puis Alex s'est fait prendre la main dans le sac, en posant 3 barrels sur K88T2, avec un simple Valet Neuf ambitieux. Son adversaire a payé les trois tonneaux avec... une paire de 4 ! Bonjour l'image qu'Alex a dû se créer...

Quelques instants plus tard, Alex grimpe à 90 000, rentabilisant parfaitement un brelan floppé transformé en full à la turn, puis va très vite enchainer avec le palier à 150 000. Cette fois encore, Alex l'a joué embusqué, sans se mettre trop en danger, avec un petit As-Valet dans les mains, avec lequel il s'est contenté de check/call deux fois (5 500 au flop, 20 000 à la turn), avant que les deux joueurs ne s'accordent sur un showdown gratuit à la river, sur un tableau JT6A4. Alex a trouvé les deux plus grosses paires du board, suffisant pour que son adversaire muck. Alex perd un ou deux coups, redescend quelque peu, puis c'est encore avec une belle main, As-Dame, que le Team Pro Unibet va trouver un As au flop et une Dame à la turn, pour cette fois passer à 250 000, le top de sa journée. Pour le moment !

Comme à la télé

kassouf
Quand on dispute le Main Event pour la première fois, on fabule forcément toujours un peu : vais-je me retrouver avec Daniel Negreanu en table TV ? Est-ce que Davidi Kitai va me lire comme un livre ouvert ? Kassouf me cassera-t-il les oreilles si je le croise à table ? Bref, on se pose toutes ces questions, puis on s'installe et forcément, 95% du temps, on se retrouve à une table uniquement composés de joueurs inconnus. C'est comme cela que ça se passe en général sur un tournoi rassemblant plus de 7 000 joueurs... mais pas là !

Demandez donc à l'un des vainqueurs du KING5 ce qu'il pense de son nouveau tirage de table, n'est-ce pas Pedro ? Tout au fond de l'Amazon Room, le Français doit désormais faire face à une énorme caméra ESPN qui ne lâche plus d'une semelle le nouvel arrivant de sa table, William Kassouf ! On se souvient d'un Kassouf très tchatcheur à la télé en 2016 : rassurez-vous (ou lamentez vous, c'est selon), rien n'a changé deux ans plus tard. A croire que les caméras l'excitent, le transcendent, un peu comme Phil Hellmuth, et qu'il se retrouve incontrolable à faire et surtout dire n'importe quoi pendant un bon moment s'il est bien chaud.

Pedro en a fait l'expérience, et risque de s'en souvenir. Tentons de la faire simple : tapis d'un short qui n'a même pas une blinde, relance de Pedro à 3 200 et surrelance à tapis 30 000 de l'Anglais, après avoir fait pas mal d'acting. Pedro rentre alors "dans le tank" et Kassouf en profite pour commencer son speech, d'abord en Anglais... puis dans un Français qui vaut ce qu'il vaut, mais qui aura bien fait rire tout le monde.

"Come on my man, come on, qu'est-ce que tu vas faire ? D'ou viens-tu ? De France ! Oh génial ! J'adore la France. Il fallait me dire que tu étais Français ! Hey, j'ai les noisettes, les coconuts, les noix de coco, allez, allez ! Oh mais qu'est-ce que tu fais ? Mais c'est pas possible, allez, allez, allez !"

On vous écourte le tout, car en vrai, ça a quelque peu duré, Pedro a pris son pied, il en a profité... avant de finir par jeter. Kassouf a montré QQ, sans surprise, et a éliminé le joueur shortstack : "Il ne se rend pas compte qu'en faisant tout son show, il me dit sa main en fait, c'est fou. Qu'il continue !" Avec ses 125 000 jetons, Pedro a largement de quoi tenir tête au très bavard Anglais, qui ne dispose guère de munitions pour parler avec ses jetons.

Panka à la fête

dominik panka
Et si Dominik Panka se mélait à tout ça ? Le jeune Polonais, à qui tout souriait en 2014/2015 (vainqueur du PCA en 2014, finaliste EPT Malte en 2015) se fait quelque peu plus discret depuis, bien que ces résultats soient toujours là. Seul problème, il n'a décroché en tout et pour tout qu'un seul ITM au pays de l'Oncle Donald, l'an passé sur un 3 000$ pour une modeste 66e place, et depuis plus rien. Et croyez le, nous sommes sur place depuis le début de l'été, un peu comme lui. Mais sur ce tournoi, Panka semble en forme. Ici, on le voit s'installer sur sa nouvelle table, en Amazon Room. Et on dirait que sa voisine n'est pas complètement insensible à la taille imposante de son tapis. 

Giuliano se ferait bien connaitre

mateos
Ce virage commence à peser lourd. Si tout le monde connait la maquina Espagnole, Adrian Mateos, en pleine croisière sur ce tournoi, il faudra également se méfier de ce jeune Italien sur sa droite, qui répond au doux nom de Giuliano Bendinelli. Solide comme un roc, il apparait nettement moins fou que certains de ses collègues Italiens. Et quand on pense à Italie et folie, on pense évidemment à Filippo Candio sur le Main Event. Mon petit doigt pourtant me dit que ces deux là ne doivent pas beaucoup se jouer, et attendront de vraiment avant de se charcuter.

Chaudey d'action

Christopher Chaudey
J'arrive à la table de Christopher Chaudey alors que sont dévoilées les cinq cartes d'un board 68K9Q. Dans une confrontation petite blinde contre bouton, et alors que le pot fait environ 22 000, le Français a check et réfléchit face à une mise de 14 000 de son voisin de droite. Après plusieurs minutes, Chris finit par jeter un jeton au milieu de la table et retourne 1010, suffisant pour remporter le pot.

Sur la main suivante, il ouvre à 3 000 au bouton et se fait 3-bet à 7 000 par la small blind. Rien n'est misé sur le flop AA8, ni sur la rivière 9, avant que le K river ne précipite les choses : tapis de la SB pour 27 100. Là encore, Christopher prend tout son temps, lève les bras au ciel, tente de faire parler son adversaire manipule son grigri et se résigne à jeter... 5-2 off ? "C'est bien ça !, lâche le Français, content de son coup. En fait, ce joueur me surjoue depuis le début de journée, je lui ai fait un peu de cinéma." Serein, souriant, Christopher navigue aux alentours des 285 000, soit deux fois son tapis du début de journée. Il va maintenant pouvoir en découdre avec un certain Sylvain Loosli, tout juste débarqué autour de la table.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Fatima / Mark Newhouse
Mon objectif pour la photo ci-dessus était de saisir Mark Newhouse, le double finaliste du Main Event en 2013 et 2014, juste histoire de pouvoir ressortir l'un des Tweets poker les plus célèbres de l'histoire (voir ci-dessous). Sauf que la toujours très marrante Fatima Moreira de Melo est intervenue sans le vouloir, en s'écartant au moment où je saissais le cliché. Je m'en étonne d'un mouvement de tête, et elle s'explique : "Je suis habillée n'importe comment !" Mince, Fatima, il ne fallait pas dire ça : allez hop, clic-clac Kodak, te voilà immortalisée dans ces colonnes pour l'éternité.

Un an après avoir sauté le premier en finale du Main Event 2013, Newhouse avait posté le Tweet ci-dessous au moment de prendre place au Day 1 de l'édition suivante. Je vous laisse deviner ce qu'il s'est passé ensuite.



Cliff Josephy
Un autre ancien "November Nine" dans la Brasilia Room : Cliff Josephy (2016 - 3e), l'un des premiers gros gagnants de la génération Internet (pseudo : JohnnyBax, il a commencé à jouer en ligne dès le début des années 2000), et actuellement parmi les chip-leaders du Day 2C.

Todd Brunson
Il a racheté il y a un an un de nos restaurants préférés de Las Vegas depuis des lustres : Todd Brunson, fils du désormais retraité Doyle. Les couvreurs tiennent à remercier le nouveau patron : la délicieuse cuisine Italienne de Roma Deli n'a rien perdu de son charme simple et efficace depuis qu'il a repris les rennes. Amis Français de Vegas : foncez là-bas le midi, l'après-midi, ou durant vos pauses-dîner, les joueurs de poker y sont bien accueillis.

Fake Thorel
On vous bassine à longueur de journée avec des sosies qui n'en sont pas vraiment. Pour le coup, nous ne sommes pas mécontents d'avoir trouvé un modèle "jeune" du légendaire "high-stakeur amateur" Jean-Noël Thorel.

Couvreurs
"Dis, quand tu iras parler aux mecs du KING5, tu me préviens ? Faut que je vous filme en train de les interviewer." Signé : un Tapis Volant qui nous prépare un beau documentaire en immersion avec l'équipe gagnante de notre championnat par équipes gratuit. Trois des cinq membres des Flambeurs sont encore en course à trois heures de la fin du Day 2A/2B.