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Déjà 1 131 qualifiés pour le Day 3

- 6 juillet 2018 - Par PonceP

Day 2AB  : 2 460 joueurs / 1 131 restants (dont au moins 19 FR) - Chipleader : Shawn Daniels (USA) 532 500

CLIQUEZ ICI POUR LE CLASSEMENT COMPLET ET DEFINITIF DU DAY 2AB

Chip-count au départ du Day 2C (reprise ce vendredi)

Flipper

Top 10

Shawn Daniels (USA) 532 500
Eric Liebeler (USA) 531 000
Samuel Bernabeu (ESP) 524 000
Michael Dyer (USA) 502 400
Casey McCarrel (USA) 501 800
Brian Borne (USA) 496 000
Frank Bonacci (USA) 486 30
David Cabrera Polop (MEX) 483 800
Smain Mamouni (France) 481 500
Mohamed Mokrani (France) 480 000

Flipper
Pinball Hall of Fame, Las Vegas

19 Français

Smain Mamouni 481 500
Mohamed Mokrani 480 000
Moundir Zoughari (WIP) 362 300
Felix Merdinger 355 000
Alexandre Amiel (Qualifié Winamax) 263 000
Alexis Fleur 260 500
Nicolas Cardyn 184 500
William Reymond  175 700
Mathieu Rabalison  155 300
Nicolas Noguera 143 300

Michel Abecassis (Team Winamax) 139 100
Franck Eburderie 139 000
Michel Pomaret 127 300
Erwann Pecheux 83 100
Paul Pires-Trigo 79 800
Philippe Narboni 44 000
Benjamin Chalot 43 000
François Tosques 28 500
Nicolas Dumont 15 900

Flipper

Reste du field (sélection)

Bart Lybaert (BEL) 333 700
Ben Yu (USA) 311 000
Melanie Weisner (USA) 256 900
Marvin Rettenmaier (ALL) 256 400
Juha Helppi (FIN) 240 200
Mustapha Kanit (Italie, Team Winamax) 235 800
Pierre Neuville (BEL) 230 000
Shaun Deeb (USA) 218 300
Kristen Bicknell (CAN) 202 800
Jason Koon (USA) 171 600

Chris Ferguson (USA) 160 000
Maria Konnikova (USA) 139 000
Leo Margets (Espagne, Team Winamax) 122 100
Eli Elezra (USA) 109 400
Johnny Chan (USA) 107 200
Tom McEvoy (USA) 106 000
Joao Vieira (Portugal, Team Winamax) 95 300
Scotty Nguyen (USA) 74 300
Phil Laak (USA) 64 400
Michael Mizrachi (USA) 62 400

Tapis moyen : 150 000
Blindes au Day 3 : 1 000 / 2 000 ante 3 00

On vous déroule nos trophées

- 6 juillet 2018 - Par Flegmatic

CLIQUEZ ICI POUR LE CHIP-COUNT PARTIEL DU DAY 2A/2B (le classement complet viendra plus tard)

Couvreurs
Le tapis rouge est déroulé, les noeuds papillons, robes de soirées et sourires de façade sont de sortie, le champagne coule à flots, les petits fours se font de plus en plus rares autour des tables du buffet, tout est en place pour LA cérémonie que vous attendiez tous : les Winamax Awards du Day 2AB du Main Event 2018 (oui, c'est précis), décernés par les couvreurs ! Les prix à distribuer sont nombreux, rentrons donc immédiatement dans le vif du sujet.

Le plus haut. Shawn Daniels, chip-leader officiel au terme de la journée avec 532 500. Rien de moins que 266 blindes.

La confirmation. Celle de Smain Mamouni. Chip-leader au terme du Day 1B, il reste le chip-leader du clan tricolore (481 500) après avoir joué dix heures supplémentaires.

Le gros coin-flip. Celui que tous les participants de la journée jouaient sans le savoir par leur simple présence. En effet : 55% des joueurs sur la ligne de départ à onze heures ont été éliminés au cours des cinq niveaux qui ont suivi. Environ 1 100 joueurs sont déjà qualifiés pour le Day 3.

Le plus voyant. Michael Mizrachi, qui a comme d'habitude déroulé son talent, sous les feux de la table TV sans jamais donner l'impression de se forcer. Ce mec est une véritable machine à jouer "exploitant" en tournoi. Le regarder sur le stream représente une leçon de poker à elle toute seule, qu'il pourrait faire payer. Problème : une paire de Valets craquée par un brelan a fait s'évaporer la majorité de ses jetons. Tout est à refaire pour le Grinder, mais quelque chose nous dit qu'il est prêt pour le challenge.

Eric
Le kif. Celui vécu par Eric, qualifié via un Expresso à 6 €. L'amateur ne sera pas au Day 3 mais aura pu croiser le fer avec des pointures telles que Johnny Chan ou Melanie Weisner.

Le plus déçu. Pierre Calamusa, très triste après s'être "battu comme un lion". Son Main Event se termine avec une paire d'As craquée.

Le plus laconique. Ce texto envoyé par Ludovic Riehl : "Busto sa race set over set"

La vaste blague. La décision de jouer le dit tournoi Médias avec deux Jokers dans le paquet, chacun pouvant se transformer en la carte que l'on veut. Je vous dis pas le bordel quand une de ces cartes à la con tombait sur le flop. Plus jamais ça !

Le plus audacieux. Le choix vestimentaire de Tom McEvoy. Un combo Stetson/chemise 100% rose. Le champion du monde 1983 sera au Day 3.

Team Pro
Le Team Pro du jour. Mustapha Kanit est celui qui aura emmené le logo Team Pro le plus haut possible aujourd'hui. "J'ai joué chill, sur ce genre de tournoi, il ne faut pas se presser. J'essaie juste de me contrôler." Ah bon ? Muss sera au Day 3 avec un stack bien garni de 235 000.

Le diable. David, qu'on soupconne depuis plus de dix ans d'être Lucifer en personne sera au Day 3. (En réalité, il s'agit d'un random joueur amateur Américain qui n'a probablement jamais fait de mal à une mouche, mais on aime bien se raconter des histoires).

La faute de frappe. celle commise par l'un des stagiaires en charge de la saisie des chip-counts du Day 1B, qui a réussi à transformer Michael Mizrachi en Michael Marrocco. Ben alors, on ne connaît pas le triple vainqueur du PPC 50K$ ?

Le soufflet qui retombe. un an après son fantastique run sur le Main Event 2017, l'amateur Anglais John Hesp s'est eclipsé en milieu de journée sans faire de bruit.

La Maison du Bust. c'est ainsi que se sont surnommés les colocataires les plus poissards de l'été. Jean Montury, Adrien Allain ont quitté le Main Event aujourd'hui, mais il reste encore un espoir à ces noirauds : Paul Pires-Trigo, qui termine avec 40BB.

Alexandre Amiel
Le qualifié Winamax du jour. Alexandre Amiel, auteur d'une journée propremement menée et riche en coups pas bien durs à jouer. Le producteur TV sera au Day 2 avec 130BB.

La rédemption. Celle de Randall Emmet. Après avoir cassé les oreilles de pas mal de monde en faisant son entrée sur le Day 1A accompagné de sa propre fanfare, le producteur de films a eu une meilleure idée pour le Day 2A : une distribution de mille cornets de glace aux joueurs du Main Event ! Cette fois, on approuve.

 Le plus carbo. "Franchement, ils m'ont tué, je n'en peux plus. Les mecs à ma table en ont mis partout. J'ai swingué toute la journée. J'avais 60 000 en revenant du dernier break et je termine à 260 000. Maintenant, j'ai juste envie de rentrer, d'aller me coucher, et de me lever tôt demain pour voir le match." Vous l'avez compris, Alexis Fleur est fatigué et a bien mérité son jour de repos demain. "Je ne comprends vraiment pas les gens qui jouent le Day 1C." Allez, bonne nuit !

mohamed mokrani
Celui que l'on avait pas vu venir. Si Smain Mamouni était sur nos radars avant même le coup d'envoi de ce Day 2AB, on ne peut pas vraiment en dire autant de Mohamed Mokrani. Pour son tout premier Vegas, cet habitué des cercles de jeux parisiens réussit un début de Main Event idéal, ayant fait grossir son tapis de 88 700 à 480 000 aujourd'hui. Une confrontation As-Dame contre Roi-Dame, une autre avec deux Rois contre une paire de 10 et une énorme agressivité en fin de journée - "Je ne les ai pas laissé voir un flop" lui ont permis de foncer tout droit vers les hauteurs du chipcount.

Celui qui est très content. "Les balles ont sifflé, j'ai eu des cartes compliquées, j'ai fait quelques bons folds, et j'ai fini sur un gros squeeze sur la toute dernière main. J'ai oscillé entre 100 000 et 150 000 tout le Day et au final, je finis à 139 000. Je suis très content." Ce résumé de journée clair, net et précis vous a été offert par Michel Abécassis.

kristen bicknell
 Le maillot à pois. Passer de 15 500 à 202 800 en dix heures de jeu, ce n'est pas donné à tout le monde. Kristen Bicknell l'a fait.

 Le mec qui n'avait plus de batterie. João Vieira, qui n'a donc pas vu l'appel pour la photo de fin de Day lancé sur le chat du Team et a quitté le Rio juste après avoir empaqueté ses jetons. À charge de revanche pour le Day 3.

Le survivor. Avec 15 900 jetons, le vainqueur de l'EPT Monte Carlo Nicolas Dumont n'est vraiment pas au mieux avant d'aborder ce day 3. Il avait pourtant décidé de jouer avec le maillot de Zidane sur les épaules, pour devenir donc le meilleur joueur de la Pavilon Room, mais ça n'a que très moyennement fonctionné on dirait.

Le cheval sur qu'il fallait parier. Erwann Pecheux est abandonné par son équipe : le dernier Team Pro PMU trotte en solo dans cet hippodrome géant du Rio. Adieu Sarah Herzali, adieu Jonathan Therme. Résultat ? Greg Céran Maillard, le couvreur PMU, a décidé de ne pas venir pour le second Day 2 : "Mais je n'ai plus qu'Erwann et il joue après demain." Excuse validée, profite de l'Equipe de France, Greg !

Le plus combattif"Hey, ne serais-je pas le premier WIP de l'histoire à faire Day 3?!" Pas peu fier, notre Moundir national, d'atteindre la troisième journée du plus gros tournoi du monde. Avec un énorme tapis acquis à force d'uppercuts et crochets assénés tout au long de la journée, l'ancien héros de Koh Lanta n'aura qu'un mantra samedi : "Tiens ton stack !"

Le gros ITM sorti de nulle part. Adrian Mateos Diaz qui profite de son day off pour dealer un Highroller à l'Aria, pour 250 000 dollars. Son troisième heads-up consécutif disputé dans ce casino.

L'homme invisible. Il aura fallu attendre les derniers instants de la journée pour entre apercevoir Philippe Narboni, caché dans un coin de la Pavilion. Sauf qu'avec 44 000, ce n'était pas forcément la fête au village au moment de se retrouver, pour la première fois de la journée.

Rodrigo
Le chattard scribouillard : Flegmatic, 5e sur 77 du freeroll réservé aux journalistes couvrant les WSOP. Le reporter Winamax empoche 100$ en last longer, distribués en "singles" de 1$.

Le Belge à surveiller. Davidi Kitai n'a pas encore disputé son Day 2 (rendez-vous sameid !). Qu'à cela ne tienne : l'un des hommes forts de l'été se nomme Bart Lybaert. ESPN est déjà prévenu, on leur a filé le tuyau, attendez vous à peut-être voir sa trogne de beau gosse sur vos écrans très bientôt. 

Le brag de finaliste. Il est signé Dan Ott, tout heureux d'annoncer à ses adversaires de table qu'il jouait pour 100% de son action l'an dernier (il a gagné 5 millions), mais aussi qu'il était directement parti se coucher après sa finale, avant de disparaitre un mois au Mexique pour quelques vacances bien méritées.

Quinte flush
 Le plus gros bad beat. Attribué à l'unanimité du jury au joueur à la table de Pierre Calamusa qui avait un 4 sur ce board et s'est fait tank call (oui, oui, tank call) par... un 9. C'est interdit par les règles : une main de pénalité lui a été infligée.

Le tweet :
 



Le lecteur mi-scabreux, mi-sympa :


Les éliminés Français du jour : Antoine Saout, Romain Lewis, Gaëlle Baumann, Patrick Bruel, Adrien Allain, Yann Brosolo, Bruno Fitoussi, Jean Montury, Sarah Herzali, Adrien Delmas, Ludovic Riehl, Pierre Calamusa, Guy Pariente, Eric Oudni, Norbert Douilly, Julien Sitbon Kalidou Sow, Laurent...

Les grands noms déjà qualifiés pour le Day 3 : Marvin Rettenmaier, Melanie Weisner, Barny Boatman, Allen Cunningham, Kristen Bicknell, Dan Ott, Josh Arieh, Tom Marchese, Matthew Ashton, Jason Koon, Dermot Blain, Chris Ferguson, Anthony Zinno, Kevin MacPhee, ma belle-mère, Frank Kassela, Jackie Glazier, Chris Bjorin, Johnny Chan, Eli Elezra, Tom McEvoy, David Bach, Antonio Esfandiri, Greg Merson, Michael Mizrachi, Jason Mercier…

Vendredi 6 juillet : demandez le programme !

7h (16h en France) : les auteurs de ces lignes se lèvent (difficilement, probablement) pour regarder le match. Allez les Bleus, bordel !
11h : coup d'envoi du Day 2C du Main Event avec 3 480 joueurs, dont 86 Français, un record absolu pour un Day 2. Retrouvez le classement complet ici.
14h : reprise de l'Event #66, une boucherie à 1 500 balles qui ne nous a guère passionné aujourd'hui. Tout au plus peut-on vous dire que le premier "tournoi à Bracelet" organisé en marge du Main Event a attiré plus de 1 200 joueurs, dont pas mal de cagoulés du Main Event.
15h : coup d'envoi du tournoi #67, une épreuve de PLO à 1 500 dollars fonctionnant avec le système de bounty : chaque élimination rapporte 300 balles.
20h : reprise des Mini WSOP sur Winamax. Une sule épreuve au menu ce soir : le Jour 1A Little One à 10 €.

Le chien du jour. C'est lui :

Le chien
Bonne journée à tous, et allez les Bleus !

Photos et articles par Benjo, Flegmatic & Veunstyle

Au moins 19 Français déjà qualifiés pour le Day 3

- 6 juillet 2018 - Par Benjo DiMeo

Main Event - Fin du Day 2A/2B

Avant le bilan écrit de la journée, les chiffres bruts. Au moment du gong, nous estimions grosso modo à 1 100 joueurs possédant encore des jetons dans les salles Amazon, Miranda et Pavilion. Cela représente 45% des partants du jour : oui, le Main Event a enclenché la seconde aujourd'hui.

Nos yeux ont compte les tapis de 19 tricolores, et nous pouvons vous confirmer au moins 18 sortants Français sur le Day 2A/2B. Probablement que le classement définitif (à venir, plus tard) comportera un peu plus de noms.

smain mamouni
Smain Mamouni 481 500
Mohamed Mokrani 480 000
Moundir Zoughari (WIP) 362 300
Alexis Fleur 260 000
Félix Merdinger 335 000
Alexandre Amiel 263 000
Franck Eburderie 200 000
Nicolas Cardyn 184 500
William Reymond 175 000
Mathieu Rabalison 155 300

Nicolas Noguera 143 300
Michel Abécassis (Team Winamax) 139 000
Michel Pomaret 127 300
Erwann Pecheux 83 000
Paul Pires-Trigo 80 000
Philippe Narboni 44 000
Nicolas Dumont 15 900
Benjamin Chalot 43 000
François Tosques 30 000

kanit
Mustapha Kanit (Italie, Team Winamax) 235 000
Leo Margets (Espagne, Team Winamax) 122 000
João Vieira (Portugal, Team Winamax) 95 300

Tapis moyen : 150 000
Blindes au Day 3 : 1 000 / 2 000 ante 3 00


melanie weisner
Melanie Weisner : 256 900

Level 10, est-ce que ce serait pas l'heure pour une galette-saucisse ?

- 6 juillet 2018 - Par Flegmatic

Main Event Day 2A/2B - Level 10 (800 / 1 600 ante 200)

La France qui gagne

Elvis - William Reymond

Parce que Moundir n'est pas le seul Français à bien se porter en ce moment, nous avons décidé d'aller chercher ces joueurs tricolores qui ont les jetons, et pas qu'un peu. Nos pas nous ont d'abord mené en Miranda Room, où William Reymond continue de faire des siennes. "Cette journée est complètement folle, commence le vainqueur du premier tournoi Online de ces WSOP 2018. Je suis parti à 140 000, et les premières heures ont été épouvantables. Je me suis fait craquer les As ET les Rois deux fois." Conséquence directe : un tapis qui retombe brutalement à 55 000. Et puis le vent a tourné. "J'ai éliminé beaucoup de joueurs avec des petits stacks. À tel point que mes voisins ont commencé à m'appeler Mister Bounty." Désormais assis devant 225 000, à la droite de Aylar Lie, William tente de calmer le jeu. "Il y a quelques très bons joueurs à ma table, notamment le siège 9, qui est super aggro. On ne sait jamais ce qu'il a, il ne joue pas beaucoup de mains, mais quand il en joue il n'hésite pas à 4-bet voire 5-bet. J'ai fold les As contre lui sur un flop avec deux carreaux. La clé de ce tournoi, c'est aussi une question de savoir trouver les bons spots pour rester assis le plus longtemps possible."

Franck Eburderie

De l'autre côté du couloir, dans la Pavillion Room, un autre de nos compatriotes semble s'amuser avec un stack similaire (230 000), Franck Eburderie. "Je suis parti de 50 000, et depuis je grossis gentiment, je n'ai pas eu de mauvais coups, explique celui qui est, dans le civil, dirigeant d'une société d'aménagement de bureaux. Mais je t'avais déjà dit la même chose il y a deux ans." Et comment cela s'était-il terminé ? "Je m'étais fait sortir trente minutes avant la bulle." Ah. Faisons en sorte que les choses se passent différemment cette année, donc.

Un peu plus loin, c'est Alexandre Amiel qui nous apostrophe, tout sourire et pour cause : le producteur TV a fait grimper son capital à 320 000. "Tout part d'une ouverture du siège 9, raconte notre serial qualifierJe 3-bet avec les Dames, et je vois un joueur dans les blindes faire une tête bizarre, comme s'il avait un gros jeu. Il finit par payer, et je le mets tout de suite sur As-Roi. Flop Roi-Roi-Dame. On y est. Je c-bet 8 000 dans 23 000, il call. Turn 6, 23 000 chez moi, 60 000 chez lui et je shove. Il a bien As-Roi. J'ai prié pour ne pas voir arrivé un 6 ou un As." Rien de tout cela n'est arrivé, et Alex a pu se propulser parmi les leaders du clan français.

Felix Merdinger
Mais celui qui mène actuellement les troupes - du moins selon le recensement effectué par le Professeur Alalouche, président directeur général de l'Institut Sofrépif, se nomme Felix Merdinger, avec un stack géant de 350 000, soit près de 220 blindes. Pour monter une telle montagne, point de grind ou de coups développés sur trois streets, mais deux bons setups des familles comme on aime. Le dernier en date est on ne peut plus classique, pour des montants tout de même astronomiques : paire d'As contre paire de Rois pour former donc, un pot à 350 000. "Et en début de journée j'ai souillé le November Nine, Neil Blumenfield, rembobine notre figure de proue nationale. Cette fois c'est moi qui avait les Rois et lui les AsEt en plus, je suis en freeroll ! J'ai gagné mon package via la plate-forme de staking SHIP'IT." Felix n'a peut-être jamais mieux porté son prénom qu'aujourd'hui [NDLR : Il a fallu m'expliquer la racine Latine du prénom Félix. Je suis nul en langues mortes.]

Friendly table

Carl Brewingston
"Eh mec, tu peux me prendre en photo ?" Une question que toute personne se baladant entre les tables du Main Event avec un appareil en bandoulière entend au moins 36 fois par jour (on exagère un peu, mais pas beaucoup). Pas bourgeois, votre serviteur s'exécute, se disant que si ce fameux Carl Brewingston s'invite parmi les neuf finalistes, il aura une histoire sympa à raconter. Et puis, ça fait toujours un clic de plus sur le coverage !

Luiz Feres
"T'es de Winamax ? Je joue sur Winamax !" Bonjour, qui êtes-vous, d'où venez-vous ? "Luiz Feres, je suis Brésilien. Je dois être up de quelque chose comme 60 000 € sur le site. J'ai fait quelques tables finales Winamax Series notamment." Et surtout de belles victoires sur certains de nos plus beaux tournois primés, comme l'XTASE, l'XTREM le Top 50 ou le Prime Time, sous le pseudo AcesPheres. Voilà ce qui s'appelle une belle surprise. Bonne chance à vous les mecs !

Pierre brisé

Il "respirait avec un seul poumon" depuis un moment (pour reprendre une expression favorite de Michel Abécassis) : Pierre Calamusa a rendu les armes au cours du dernier niveau du Day 2A/2B. Rien de compliqué : une paire d'As qui se heurte à Valet-10 sur un board 10-10-7 avec un tirage couleur. "Je ne pouvais pas m'en sortir, j'avais vingt blindes de BB", explique Pierrot dans le tchat du Team, avant d'ajouter sur Twitter : "Bien triste quand même je me suis battu comme un lion :("

Pierre rejoint sur le banc des éliminés pas mal de coéqupiers (Gaëlle, Romain, Adrien, Patrick), et plein d'autres Français : Guy Pariente (aperçu en train de late reg le side event à 1 500$), le qualifié Expresso Eric Oudni (disparu alors que nous avions le dos tourné), Norbert Douilly, et Julien Sitbon.

Un gros paquet de chips

Amiel Stack
En photo ci-dessus : le stack d'Alexandre Amiel, définitivement l'un des chip-leaders au sein du clan Français (voir plus haut), avec un stack de 320 000. Non loin, Michel Abécassis doit se contenter de 160 000. Un montant tout à fait satisfaisant : "C'est cent blindes, c'est parfait. Avoir 100 blindes au départ du Day 2, ce serait encore mieux..." Si tel est l'objectif, alors il faudra que MIK22 monte un stack de 200 000 avant la conclusion de la partie.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Chemise
Contrairement au Main Event, les inscriptions à notre concours "La plus belle chemise" vont rester ouvertes jusqu'à la fin de notre séjour à Las Vegas. Voici notre gagnant du jour, haut la main !

72e : la place minimum qu'il faudra atteindre sur le Main Event pour empocher un gain à six chiffres.

306 environ : le nombre de joueurs encore en course dans le Day 2A à 90 minutes de la fin de la journée (54% d'éliminations)
810 environ : le nombre de joueurs encore en course dans le Day 2B (idem)

15 : le nombre - minimum, on en a sûrement loupé - de Français éliminés aujourd'hui, sur un total de 47 partants sur le Day 2A/2B (31% de sortants minimum, donc)

"Franchement, aller jouer un 1 500 balles qui a débuté depuis six heures, dix minutes après avoir bust du plus gros tournoi de l'année, ça m'a tout l'air d'une mission suicide." - Signé : un couvreur observant d'un oeil perplexe les joueurs quittant directement le Main Event pour une boucherie organisée en parallèle.

"Rien que moi, quand je bust d'un tournoi média, je suis en maladie, après j'arrive plus à raconter de flips pendant au moins un niveau..." : - Signé : un couvreur comparant sa situaition à celle des joueurs débutant un autre tournoi cinq minutes après avoir sauté du Main Event.

Romain Lewis, lui, est probablement arrivé à l'heure, puisqu'il a malheureusement quitté le Main Event avant que le coup d'envoi de l'Event de l'Event #66 ne soit donné.

Level 9, toi tu me fais un effet boeuf

- 6 juillet 2018 - Par Veunstyle72

Main Event Day 2A/2B - Level 9 (600 / 1 200 ante 200)

Les tables tournent encore à pleine régime dans la Pavilion Room, la salle principale du jour. Difficile de croiser tout le monde, mais vous le verrez, ils sont encore nombreux à parler la langue de Molière, certains s'en sortant même plutôt très bien, comme un certain Moundir par exemple !

À la fin, il n'en restera qu'un

moundir
L'aventurier des cartes Moundir vit pour le moment une journée de rêve : son tapis ne fait qu'évoluer dans le bon sens, et affichait 320 000 lors de mon passage. "Je suis focus comme jamais !" me lâche-t-il tout de suite en arrivant à sa table, les yeux parfaitement écarquillés, comme s'il était absorbé par ce tournoi. "Je suis bien, très bien même". Moundir semble être le capitaine de sa table, et quand un joueur se met sur sa route, il en ferait presque une affaire personnelle : "Tiens, regarde, lui par exemple", m'explique-t-il en me montrant une page internet sur son téléphone. Moundir a cherché la Hendon Mob de tous ses adversaires, histoire d'avoir une idée du casting de sa table, "il s'appelle Loren Klein, et je vais l'attraper." Le jeune homme, casquette de Trump visée sur la tête ["c'est une fausse, les lettres sont trop fines", selon Benjo, qui a longtemps tenu une boutique de casquettes étant plus jeune à Lille, NDLR] [NDLR2 : n'importe quoi] cherche des noises à Moundir.

Après avoir rentré la couleur max avec A5 sur un board A67J2, Moundir a réussi à destacker un adversaire... mais sans voir sa main, a priori : "Il a muck à la rivière !" Encore une règle qui n'a pas été respectée, semble t-il, mais passons. Un peu plus tard, Moundir découvre deux As et se contente de payer une relance préflop à 1 500, contre Loren Klein justement. Le flop est venu 6T8 et son adversaire a misé 6 000, deux fois le pot selon Moundir : "Il faisait ça tout le temps, c'est un fou lui, il relançait 8 mains sur 10." Moundir décide de relancer à 22 000 et Klein paie, oups. La turn est magique, un A, offrant à Moundir le meilleur brelan possible. Pas de mise de la part de son adversaire, et l'aventurier des cartes l'imite dans cette démarche de tapoter la table, pour mieux attraper son client. Sauf que la river 3 n'est pas la plus belle selon Moundir, "elle fait rentrer une flush backdoor". Moundir fait alors face à une mise de 35 000 et se contente de payer... "Il avait une paire de dix pour brelan floppé !" Etrange façon de rentabiliser brelan en envoyant une mise de deux fois le pot au flop, mais soit, la bonne affaire est pour Moundir, qui va continuer d'avancer à son rythme, avec toujours plein d'étoiles dans les yeux.

Chatter contre les pros, ça coute seulement 6 €

Melanie et Eric
Éric Oudni est de petite blinde, et voit tous ses adversaires passer jusque sa voisine de droite, Melanie Weisner. La New Yorkaise ouvre à 3 000. Eric regarde ses cartes, et prend sa décision : il envoie tout. Tout, ce n'est pas beaucoup : 10 800, soit huit blindes et demie. La BB passe, et Melanie avance les jetons. Elle retourne A5, en tête contre le A4 du qualifié Winamax. Les probas ne sont pas spécialement en sa défaveur : cette confrontation aboutit à un split pot 41,5% du temps ! Je suis sûr que ce chiffre vous étonne. Eric va faire mieux en trouvant un 4 sur le flop, lui permettant de respirer en doublant son tapis à 23 000, soit 20BB. Pour votre gouverne, la chose avait 26,7% de chances de se produire.

Eric et ses potes
Heureux, Eric prend le temps d'aller "high five" ses amis dans le rail. Quoi qu'il arrive par la suite, le joueur d'Angoulême vit un véritable rêve : sa victoire sur un Expresso à 6€ sur Winamax lui a ouvert les portes de Las Vegas et de ses Championnats du Monde, où il a affronté Johnny Chan et proprement chatté contre Melanie Weisner. "Et dire qu'il n'en joue jamais, des Expresso", me souffle son pote Manu (à droite sur la photo). "Il en a lancé un, comme ça, pendant une pause au boulot. Moi, j'en ai tenté 500, pour rien !"

Martial
Pour encourager Eric, il y a aussi Martial. Lui s'est qualifié via un championnat organisé par le Poitiers Poker Club, en partenariat avec Winamax. D'ici deux jours, il prendra part au Little One for One Drop à 1 111$ : petit buy-in mais maxi field et maxi gains ! Profitons-en pour rappeler que d'ici peu de temps, une nouvelle vague de joueurs Winamax va débarquer à Las Vegas, après la trentaine de qualifiés pour le Main Event : plus de 70 qualifiés vont prendre part à l'une des épreuves organisées en marge de la fin du Main Event, le Double Stack (Event 73) ou le Closer (Event 75) ! On croisera tout ce beau monde à la soirée officielle des joueurs Winamax à Vegas, le 9 juillet prochain. Vivement !

Sosie sur commande

Erwan Pechons
"Benjo ! Faut absolument que tu prennes une photo du mec au siège 3, à la table de Moundir !" Voyons-voir... Ah, OK, je comprends la raison de la demande d'Erwann Pécheux. Effectivement, ce monsieur est le sosie de merde quasi parfait du regretté Flavien Guénan. Non non, Flavien n'est pas mort, heureusement, mais il ne joue plus en live, et il nous manque beaucoup.

Flavien Guenan de merde
Le Flavien Guénan de merde. On préfère quand même le vrai.

Et sinon, Erwann ? Pas un super Day 2 pour le moment. Erwann pointe à 49 000, ce qui le place donc en dessous du tapis de départ. Les blindes vont bientôt passer à 800/1 600 : avec 30 blindes, la zone orange le guette.

Mike est done

"Busto sa race set over set"

Aïe. Une notification Whatsapp qui nous rend chagrins : Ludovic Riehl a quitté le Main Event au cours du Level 9. "Je pouvais m'en sortir", ajoute Mikedou, visiblement mécontent de lui.

Oups, she did it again

kelly minkin
Non loin de Moundir, une jeune Américaine respire la joie de vivre, c'est Kelly Minkin. La jeune femme, qui s'était faite remarquer en 2015 après avoir terminé 3e d'un WPT à Hollywood en février, puis 29e du Main Event des WSOP quelques mois plus tard, semble en grande forme aujourd'hui, et garde le contrôle intact de son stack. Parti avec 172 000, on l'a compté à près de 180 000 récemment. Et si on avait trouvé notre nouvelle Maria Ho/Gaëlle Baumann, ces femmes des WSOP qui deeprun tout le temps ? Il est encore un peu tôt pour répondre à cette question, mais on continuera de jeter un oeil très averti sur le parcours de la demoiselle.

Roh, la barbe !

adrien delmas
Le Top Shark 2018 Adrien Delmas ne nage plus dans ce Main Event, on lui a coupé les ailerons et brisé la machoire en mille morceaux. C'est qu'il n'est jamais simple de naviguer en eaux troubles : "J'ai eu 60 000 au maximum", nous confiait la plus belle barbe du Team, "mais ensuite, je n'ai fait que descendre." Ça, c'était le discours quelques minutes avant de disparaitre, il n'avait alors plus que 24 000, soit 20bb, et elle n'ont pas tardé à voler, avec As-Valet contre As-Roi, selon nos confrères de Pokernews. Adrien disparait de son premier Main Event sous les couleurs de Winamax, et rejoint ainsi Romain Lewis, Patrick Bruel et Gaëlle Baumann du côté des joueurs du Team (presque) en vacances aujourd'hui.

Kanit fait ami ami

mustapha_kanit
Quel professionnel ce Mustapha Kanit. Confortablement installé dans la salle Pavilion, avec un stack équivalent à 175 000, la moustache du Team doit supporter son voisin de gauche en siège 9, qui semble plus bavard que l'Italien. Quand on connait un peu Kanit, c'est tout de même compliqué de trouver plus tchatcheur que lui... et pourtant : "J'ai un objectif aujourd'hui, annonce-t-il en se marrant, je dois bust le joueur en siège 9 ! Et ma journée sera réussie !" Malin Kanit, qui préfère continuer à rire pendant qu'il fold et à être agressif comme jamais dès qu'il est impliqué dans une main. C'est un style classique finalement, mais terriblement efficace. 

Benac, en silence

gregory benac
Comme souvent, comme tout le temps même, il faut avoir l'oeil ouvert pour repérer Gregory Benac dans un tournoi de poker, tant il est discret et timide. Mais ça c'est juste avec nous, car avec ses adversaires, pas de pitié. On l'a récemment compté à plus d'une centaine de milliers de jetons. Le vainqueur d'un WPT Paris 2012 n'a atteint l'argent qu'une seule fois sur ce tournoi, en 2012. Il est temps de rééditer la perf !

Heeeeeeere is Johnny 

johnny chan
Le Main Event, c'est le grand rendez-vous de toutes les stars. Et l'une d'entre elle était planquée dans son coin depuis un moment, il s'agit de Johnny Chan. Rendu célèbre mondialement par son apparition dans le film Rounders, avec Matt Damon, le détenteur de dix bracelets (dont deux Main Event, un des seuls tournois qu'il joue de nos jours, avec plus souvent que jamais un deep run à la clé) avance sans faire de bruit. Ce n'est pas Hellmuth ou Scotty Nguyen dans l'extravagance : Chan est planqué sous sa casquette, personne ne l'embête et il ne parle pas à grand monde, comme ça au moins pas d'ennui !

Le doublé, le doublé !

greg merson"Ils ne sont que très peu a avoir réussi à le faire. Pourquoi pas moi ?" Parfois, on se prend à imaginer le genre de pensées ballas que peuvent avoir certains joueurs. Quand le commun des mortels aimerait simplement remporter ce Main Event une fois dans sa vie (voire même, pour beaucoup, simplement faire l'argent, ou tout juste participer), Greg Merson a la chance de pouvoir rêver à une seconde fois, après sa victoire en 2012. Un pari complètement fou qui sera très difficile, voir impossible à réaliser... mais sait-on jamais, l'espoir fait vivre. On rappelle que Greg Merson, lors de son sacre, avait passé la bulle avec seulement 2BB, et allait être de BB la main suivante si la bulle n'avait pas éclaté ! Quelques jours plus tard à peine, il atteignait la table finale pour devenir par la suite, champion mon frère. Alors, on remet ça cette année ?

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Ils ont sauté au cours du Level 9 : Justin Bonomo, Jeremy Ausmus, Adrien Delmas... Un peu avant, on a aussi perdu Sarah Herzali.

90 : c'est le nombre de tables actives dans la Pavilion Room au milieu du Level 9, donc après sept heures de jeu. Si on y ajoute les 25 tables de la modeste Miranda Room, cela nous donne quelque chose comme 1035 joueurs encore en course dans la partie "B" du Day 2. À onze heures, il étaient 1 794 !

Joao Vieira
Autre pro du Team Winamax en position dans la Pavilion Room : le très concentré Joao Vieira, avec un tapis de 100 000 environ.

À défaut d'avoir le droit au fameux Winner's Shot, Flegmatic a bien mérité de poser avec les gains de son Last Longer, payés en... billets de un dollar.

"Tu sais à quoi ça sert, généralement, une liasse de billets de 1$ à Vegas ?
- En plus, je connais un endroit très sympa où tu pourras les mettre à contribution.
" - Signé : deux couvreurs s'adressant à Flegmatic, et n'ayant pas eu besoin de prononcer le mot "strip-club" pour se comprendre.

TonyG
Tony G participe lui aussi à ce Main Event, mais il est devenu croupier le bougre !