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659 joueurs franchissent le Day 1A

- 3 juillet 2018 - Par Flegmatic

Red Rock Canyon
Day 1A  : 925 joueurs / 659 restants (dont 8 FR) - Chipleader : Timothy Lau (USA) 338 700

CLIQUEZ ICI POUR LE CLASSEMENT COMPLET ET DEFINITIF DU DAY 1A

Top 10

Timothy Lau (USA) 338 700
Truyen Nguyen (USA) 324 800
Chris Fraser (USA) 316 100
David Mccaw (USA) 220 400
John Vossoughi (USA) 220 300
Matthew Davidow (USA) 216 600
Frank Crivello (USA) 215 000
Casey McCarrel (USA) 206 200
Eric Hicks (USA) 204 000
Tristan Bain (Australie) 193 200

8 Français

Gaelle Baumann
Benjamin Chalot 83 300
Bruno Fitoussi 78 100
Jean Montury 48 000
Romain Lewis 41 900
Kalidou Sow 28 000
Adrien Allain 22 700
Gaëlle Baumann (Team Winamax) 18 900
Paul Pirès Trigo 14 900

Reste du field (sélection)

Jared Bleznick (USA) 155 000
Alexandru Papazian (Roumanie) 147 100
Lacey Jones (USA) 114 000
David Tuchman (USA) 111 000
Gordon Vayo (USA) 87 100
Joe Hachem (Australie) 84 700
Scotty Nguyen (USA) 84 400
Antonio Esfandiari (USA) 83 000
Leo Margets (Espagne, Team Winamax) 77 300
Erik Seidel (USA) 72 100

Bart Lybaert (Belgique) 67 800
Juha Helppi (Finlande) 62 500
Justin Bonomo (USA) 60 500
Joe McKeehen (USA) 36 200
Tom McEvoy (USA) 26 300

Tapis moyen : 70 200
Blindes au départ du Day 2 : 300 / 600, antes 100
Chip-count complet

Main Event : le Maxi Best-Of des joueurs de poker

- 3 juillet 2018 - Par Benjo DiMeo

Main Event - fin du Day 1A
Le plus beau tournoi du monde est de retour - il nous avait manqué !
L'affluence du Day 1A est en hausse par rapport à 2017
Peu de français au départ de cette première journée
Ils se réservent pour les Day 1B et 1C
Déjà quelques éliminés de marque


Main Event
Quel plaisir que de retrouver ce tournoi de poker si beau, si gros, si unique, si... total ! Car le Main Event des World Series of Poker, c'est un peu tous les tournois du monde qui se fondent en un seul, le temps d'une folle quinzaine au milieu du désert du Nevada. Sur le circuit European Poker Tour, nous observons toute l'année les plus gros pros MTT s'affronter dans des joutes épiques, mais dans une ambiance quelque peu guindée, où l'absence de fantaisie se fait souvent cruellement ressentir. Sur les tournois à buy-in moyen organisés par Winamax, comme le WPO Dublin ou le SISMIX, on croise une majorité d'amateurs venus taper le carton dans une ambiance de franche rigolade. Le Main Event des WSOP, c'est un peu la rencontre frontale de ces deux univers : la bonne humeur des amateurs et le niveau de skill exceptionnel des pros, avec un cadre et une organisation conçus pour plaire aux uns comme aux autres.

Bieres
Aucun autre tournoi dans le monde n'offre un tel mélange avec la même ampleur. Le Main Event, c'est à la fois la quantité, et la qualité. Du côté des amateurs, tous les profils sont présents : des "petits joueurs", qui réalisent enfin leur rêve à force de travail et de patience, souvent après avoir remporté un satellite, rencontrent des profils aux revenus plus aisés, pour qui le Main Event représente des vacances, un plaisir de riche, comme le serait une croisière dans les Caraïbes. Chez les pros, tout le monde est là aussi : ceux qui gagnent leur vie toute l'année sur le circuit live, et pour qui le Main Event reste encore et toujours la priorité numéro 1 sur le calendrier, comme ceux qui ont quelque peu délaissé les tables mais ne pourraient manquer pour rien au monde le seul tournoi poker pouvant véritablement se vanter d'avoir atteint le statut de mythe.

Au cours de la première journée de départ du Main Event 2018 (sur un total de trois au programme), nous avons retrouvé avec plaisir le goût de ce cocktail unique : des joueurs faisant tapis dès la première main pour 333 blindes après une simple relance adversaire, d'autres vêtus de déguisements et accoutrements divers, une fanfare accompagnant l'entrée d'un riche amateur s'étant payé un petit plaisir ô combien bruyant, et pas mal des mains jouées n'importe comment. C'est ça le plus gros tournoi du monde : du grotesque et du kitsch ! Et c'est aussi les caméras d'ESPN traquant les faits et gestes de leurs joueurs favoris (Gaëlle Baumann en fait toujours partie !), une structure de rêve laissant à chacun deux heures pour s'exprimer avant la prochaine augmentation des blindes mais, et c'est paradoxale, une bonne grosse dose d'espoirs déçus dès le premier jour.

925 joueurs : il y a (déjà) du monde

Stats ME
Une première case de notre tableau est d'ores et déjà connue : avec 925 inscrits, le Main Event connaît son meilleur démarrage depuis 2013. Cependant, on ne risquera pas à des prédictions trop enthousiastes quant à la suite des évènements : le Day 1C étant programmé un jour férié (celui de la Fête Nationale Américaine, le 4 juillet), il est possible que son affluence soit plus faible que d'ordinaire.

Quoi qu'il en soit, et en attendant les chiffres officiels, nous avons compté 71 tables actives au moment du gong final du Day 1A, ce qui représente grosso modo quelque chose comme 640 survivants.

Le contingent Français sur ce Day 1A fut très réduit : une vingtaine de participants au maximum, en comptant l'habituelle poignée de tricolores ayant échappé à notre radar (cela arrive à chaque fois : soit parce qu'on ne les connaît pas encore, soit parce qu'ils se sont montrés très discrets, cachés sous leur sweat et lunettes de soleil). C'est normal, nos Français font comme tout le monde : ils se reposent un peu avant d'attaquer la partie la plus importante de l'année !

Au moins neuf Français déjà qualifiés pour le Day 2

Le relevé des compteurs en fin de Day 1A a donné les résultats suivants :

Benjamin Chalot 89 000
Bruno Fitoussi 78 100
Moyenne : 72 000 environ
Jean Montury 48 000
Romain Lewis 41 900
Adrien Allain 22 700
Gaëlle Baumann 18 900
Paul Pires-Trigo 14 900
Kalidou Sow : inconnu (mais short, a priori)
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Guillaume Diaz OUT
Corentin Schmauch (qualifié Winamax) OUT
Julien Martini OUT

gaelle romain leo
Leo Margets : 77 300

Comme Gaëlle Baumann, Leo Margets est une héroine du Main Event. En 2009, l'année d'un certain Antoine Saout, la Catalane avait courru jusqu'en 27e place."Et maintenant, nous sommes toutes les deux coéquipières, bravo Winamax ! Mais même si je n'avais pas terminé 27e à l'époque, je t'aurais dit la même chose : ce tournoi  est parfait, juste parfait. C'est beaucoup d'excitation d'un coup et j'adore ça."

Ce n'est pas une charmante petite Espagnole qui s'est pointée au Rio aujourd'hui, mais un soldat en mission. Leo n'a pas encore gagné la guerre, mais cette bataille fut pour elle : "Aujourd'hui, j'étais vraiment très focus, à tel point que j'ai décidé de couper tout contact avec l'extérieur. Pas de téléphone, de réseaux sociaux, rien du tout. J'ai pris chaque main complètement indépendamment l'une de l'autre, et au final, je suis très contente. Pas parce que j'ai terminé avec un tapis correct, puisque 77 000, c'est très bien pour une première journée, mais plutôt parce j'estime avoir bien joué. Je m'étais notamment fixé l'objectif de prendre mon temps, de ne pas me précipiter et je l'ai fait. Depuis que je suis arrivé à Las Vegas, tout ne se passait pas super bien. Mais je refusais de me cacher derrière l'excuse du run bad. J'étais consciente que je jouais mal, tout simplement. Et puis on est parti au Lake Mead, on a fait un bon restau et le lendemain on a chill, et je me sentais vraiment mieux après cette petite pause. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de ma performance."

Romain Lewis : 41 900

L'expérience paie pour Romain, qui a su tirer son épingle du jeu lors de ce Day 1, et esquiver les balles et valider un tapis de 42 000. C'est moins que la moyenne, c'est même moins que le tapis de départ, mais Romain est cependant satisfait car il n'a pas reçu une tonne de belles combinaisons aujourd'hui. "Je suis content de la patience dont j'ai fait preuve aujourd'hui, de la rigueur que je me suis forcé à observer dans des spots closes. Je peux te dire que par rapport à 2017, il y a une vraie amélioration, surtout que je n'ai pas trop touché de bon jeu. Et quand j'en touchais, je me faisait angleshoot par un autre joueur, terrible... Vivement le Day 2 !" 

Gaelle Baumann : 18 900

Probablement la plus déçue des trois survivants du Team, Gaëlle Baumann est passé de 50 000 à moins de 19 000 durant les dix dernières minutes du Day 1A. O RLY a d'abord voulu bluff en plaçant un cold 4bet avec Valet-Neuf suited préflop, puis a barrel sur un flop hauteur 8, et s'est enfin fait relancer à tapis, la forçant à abandonner son bluff en rase campagne. Par la suite, Gaëlle a défendu Roi-Dame, derrière une ouverture, payée deux fois. Sur un flop AK2, Gaelle s'est contentée de call une mise de 2 000, avant de call à nouveau une mise de 3 500 sur la turn : "C'est mon erreur, je sais que je dois fold ici, je le sais !" Mais Gaëlle a payé, et vu tomber une brique river. Après avoir pris un dernier parpaing dans le nez, un parpaing de 8 000, Gaëlle a fini par rendre ses cartes : "Il avait une paire de deux pour full, je le savais et je n'ai pas fold sur la turn, grrr !"

Compliqué d'arracher quelques mots positifs après une journée si longue et une fin si difficile, mais Gaëlle est plus forte que cela, c'est aussi pour cela qu'elle est dans ce Team : "Pas ouf du tout cette fin de journée hein. Je n'ai pas gagné un seul des pots 3-bets, et je n'ai globalement pas trop eu de réussite." Ce n'est pas à Gaëlle qu'on apprendra qu'un Main Event des WSOP ne se gagne pas au Day 1.

Une villa sous la moyenne

Partageant la même villa pendant toute la période de Vegas, Jean Montury, Adrien Allain et Paul Pirès-Trigo n'ont pas connu un Day 1A très fructueux, puisqu'aucun des trois n'a dépassé le tapis de départ à l'issue des 10 heures de jeu.

Jones_Montury
Installé sur la table télévisée secondaire pendant la grande majorité de la journée, Jean Montury aura vu Scott Blumstein abandonner tout espoir de doublé en quelques heures et surtout aura eu l'occasion de se frotter à la ravissante Lacey Jones. A la fin du spectacle, il est parvenu à emballer 48K et a obtenu sa petite photo avec la jolie canadienne, et c'est bien ça qui compte le plus.

Instagram_Adrien
Adrien Allain, dont le dernier deep run sur le Main Event remonte à 2010 (630e), n’a toujours pas trouvé la clef pour profiter d’un field qu’il décrit comme « le plus faible que j’ai jamais joué ». « J’ai jamais touché autant de jeu preflop, 7 ou 8 fois As-Roi, des Roi-Dame suités à la pelle, des petites paires. Mais le problème, c’est que les croupiers ont pas voulu m’aider après le flop. Je connectais jamais, j’ai pas fait une paire avec mes grosses mains et quand j’avais une paire en main, y avait que des cartes au-dessus des miennes. J’étais à une table où j’aurais pu monter 300K. J’aurais même pu gagner le tournoi sur une journée », ironisait-il en rangeant ses 22,7K dans son sac. Regrettant de ne pas avoir réussi à monter des jetons à une table aussi faible sur le plus beau tournoi de l’année, Adrien Allain en était à chercher un GIF de corde sur Instagram. Heureusement, après l’avoir cherché sans succès, il relativisait. En général, quand Adrien a un petit tapis au début d’un Day 2, il fait preuve de patience et parvient à deep run alors que quand il possède un énorme stack, il ne peut s'empêcher de spew.

Paul Pires Trigo
La journée de Paul Pirès-Trigo se résume en deux phases. Une première phase où Paul s’est contenté de patienter, conscient qu’il devait faire le dos rond à une table infestée de regs, et une deuxième phase où il a tenté des choses, mais a perdu tous les coups. « J’ai tenté un squeeze qui m’a coûté cher. C’est sans doute le coup où j’ai le plus perdu. C’est ouvert par MacKeehen UTG. Un joueur très loose paye UTG+2, je l’ai déjà vu payer des open en late avec des 62 suited. Je squeeze avec A9. MacKeehen fold et l’autre call. Le flop vient AT5, je c-bet et je suis payé. Check/check sur le 2 turn. Je value sur le T river et il me paye avec AQ. Le reste des coups, ce sont des c-bets qui passent pas ou des défenses de blindes qui me coûtent quelques jetons ». Avec 14,9K jetons dans le sac à l’issue de la journée, soit 25bb à la reprise au Day 2, Paul Pirès-Trigo devra s’activer pour espérer deep run sur ce Main Event, lui a déjà à son actif trois places payées sur les WSOP, dont une 32e place sur l’Event #43, un 2 500 $ No Limit Hold’em, pour 12 345 $.

Bruno Fitoussi
Unique Français (avec Benjamin Chalot) terminant le Day 1A au dessus de la moyenne, Bruno Fitoussi n'était cependant pas satisfait au moment d'emballer ses 78 100 unités. "J'ai pas bien optimisé ! J'aurais du faire payer plus cher certaines mains... Je n'ai pas réussi à exploiter les faiblesses de certains joueurs. En jouant autrement, j'aurais très bien pu finir à 200 000... Ceci dit, j'aurais pu aussi sauter !"

Ils avancent eux aussi jusqu'au Day 2

Gordon Vayo, Joe Hachem, Scotty N'guyen, Erik Seidel, Tom McEvoy, le commentateur David Tuchman, l'acteur Kevin Pollak, le producteur de ciné Randall Emmett, Bart Lybaert, Juha Helppi, Justin Bonomo, Dan O'Brien, Joe McKeehen, Tony Dunst...

L'aventure est déjà finie pour...

Scott Blumstein : il était le dernier joueur debout l'an passé, cette année il fut l'un des premiers à sortir
Qui N'Guyen, vainqueur en 2016
Jerry Yang, vainqueur en 2007
Le Brésilien Felipe Ramos
Les Français Julien Martini, Guillaume Diaz, et le qualifié Winamax Corentin Schmauch.
Brian Rast, Ben Lamb, Jonathan Little...

Mardi 3 juillet : demandez le programme !

Branchez-vous sur Winamax TV dès 18h30 pour un nouveau décrochage en direct de Las Vegas et des montages vidéo croustillants dont Harper à le secret ! Ensuite, il sera temps de s'intéresser à...

Downtown
11h (20h en France) : Event #65 - The Main Event NLHE Championship 10 000 $ (Day 1B)
La deuxième des trois journées de départ sera la plus fournie en pros du Team. En vrac, nous verrons débarquer Pierre Calamusa, Mustapha Kanit (pour son premier tournoi WSOP de l'été), Adrien Delmas, Sylvain Loosli, Michel Abécassis, Joao Vieira, et Patrick Bruel. Ce casting sera complété par l'un de nos WIP les plus expérimentés, j'ai nommé Moundir, qui disputera le Main Event pour la deuxième année consécutive.

En marge du Main Event, trois vainqueurs seront couronnés sur des tournois annexes :

14h : Event #11 - PLO Giant 365 $ (Finale)
Après avoir remporté pour la troisième fois l'un des tournois les plus chers (et les plus difficiles) de l'été, le Poker Players Championship à 50 000 dollars, Michael Mizrachi est en position pour gagner le moins cher. Il reste neuf joueurs : le vainqueur remportera 116 015 dollars.
PLO Giant : les finalistes

14h : Event #62 - Crazy Eights 8-handed 888 $ (Day 3 et Finale)
Il reste 46 joueurs et encore une paire d'heures à jouer dans le Day 2 à l'heure où nous écrivons ce papier. Membre de l'équipe gagnante du KING5, Romain Lefebvre a chuté en 56e position. Pas mal pour une épreuve résolument Turbo ayant totalité plus de 8 500 inscriptions. Sa récompense à deux jours d'attaquer le Main Event en freeroll ? Le buy-in du Big One, justement : 10 131 dollars. On risque fort de garder un oeil sur la dernière journée mardi : des lumières comme Laurent Polito, Arthur Conan et Fabrice Casano sont bien placées au classement, en quête d'un premier prix de 888 888 dollars (forcément !)
Crazy Eights : chipcounts du Day 3

14h : Event #64 - Stud High-Low Championship 10 000 $ (Day 3 et Finale)
Il ne reste plus de Français après l'élimination de Paul-François Tedeschi, hors des places payées. Mike Watson et Bryce Yockey figurent au chip-count des 15 derniers joueurs du Day 2. Daniel Negreanu a rendu les armes en 20e position (14 739 $). Les rescapés disputeront l'ultime journée à partir de 14 heures pour tenter de s'emparer des 364 387 $ de la première place.
Stud High-Low Championship : chipcounts du Day 3

Level 5, ce n'est pas encore maintenant que l'on vainc

- 3 juillet 2018 - Par Veunstyle72

Main Event Day 1A - Level 5 (250/500 ante 75)

Le dernier niveau de la journée est en cours ! Aux alentours de 23 heures, on connaîtra l'identité des premiers qualifiés pour le Day 2 du plus beau tournoi du monde...

Collègues de galère

Adrien Allain
Partageant la même villa pendant ces World Series, Adrien Allain, Jean Montury et Paul-Pirès-Trigo connaissent un début de Main Event compliqué puisque tous les trois sont largement sous la moyenne à une heure de la fin du Day 1A. Pourtant très content de son tirage de table et inquiet qu'elle casse avant d'avoir pu en profiter, Adrien Allain attend patiemment depuis de longues heures le coup qui pourrait lui permettre de décoller, conscient de pouvoir prendre une tonne de jetons s’il touche un petit quelque chose. Quand il a découvert AQ et trouvé un flop T56, il pensait bien pouvoir prendre un gros pot. Mais la grosse blinde a décidé de donk-bet et d'envoyer trois pruneaux, 3 300 sur le flop, 7 500 sur un 5 à la turn et 13 000 sur un 4 à la rivière. Adrien se résout à passer sa hauteur as qui espérait rencontrer un coeur et chute à 32k, sensiblement le même stack que ses collègues Paul Pirès-Trigo (photo ci-dessous) et Jean Montury (ce dernier a perdu un gros pot contre Lacey Jones sur la table télévisée secondaire) .

Paul Pires Trigo

Au bon souvenir de Phil Hellmuth

dragomir
Des Français, des stars, des randoms... et un héros, ou presque. Cristian Dragomir est dans cette salle, et c'est avec plaisir qu'on a été échanger avec lui. Cristian qui ? Mais si, souvenez-vous, c'était il y a 10 ans déjà, le Roumain remettait alors à sa place un certain Phil Hellmuth, légèrement imbus de sa personne. Ça donne un moment de TV mémorable, que vous vous devez regarder si vous l'aviez manquée à l'époque.

"10 ans après, les gens continuent de me parler de ça, c'est fou, non ? C'est vrai que mon call était un peu bordeline, mais il ne faut pas oublier que j'avais beaucoup de jetons à ce moment là, et lui pas du tout. Et puis j'étais chaud, et lui parlait trop, il fallait agir." 

Dragomic a confirmé ce qu'on pensait tous après avoir vu cette vidéo : lui et Hellmuth n'ont encore jamais passé de vacances ensemble, et ce n'est pas prêt d'arriver : "on ne s'est même d'ailleurs jamais parlé depuis, c'est comme ça, et ce n'est pas très grave."

Frais comme un chipleader

chris fraser
Pendant que beaucoup de joueurs pensent à finir correctement leur jour 1, certains se demandent plutôt comme ils vont commencer à ranger leurs montagnes de jetons, tellement ils en ont. C'est le cas de Chris Fraser par exemple, l'actuel chipleader de ce tournoi, avec plus de 265 000 jetons ! Il a notamment éliminé Brian Rast, dans une confrontation entre sa couleur à l'As et la couleur au Roi de son adversaire. Un Brian Rast qui avait déjà un joli tapis, après avoir notamment suckout un adversaire, avec AK contre AA juste avant. Tous ces jetons sont désormais devant Chris Fraser. 

Kalidou souffre en table TV

kalidou sow
On file en table télévisée, la seule, l'unique, la vraie, celle qui crée des stars au fil des années, rend heureux certaines personne, en fait pleurer d'autres. Un Français bronze sour les spotlights de cette table aujourd'hui, c'est Kalidou Sow : "C'est dur là. Je suis card dead, je prends des sales coups, j'ai 18 000 et c'est déjà bien." Kalidou m'a alors expliqué (attention spoil des épisodes ESPN à venir dans quelques mois) qu'Esfandiari avait limp au bouton, payé par Kassela au siège suivant. Le Français est en BB avec T9 et est heureux de découvrir un flop QT7 ! "On est parti à tapis sur le flop avec Esfandiari et il avait Dame-Dix. Sa main a tenu bon jusqu'au bout." Souffrance, c'est un peu le mot clé pour Kalidou, qui va devoir s'accrocher encore un peu, s'il veut survivre à cette journée, retrouvez une table au milieu des autres, et jouer au poker comme il sait le faire.

C'est pas passé loin

Presque chipleader
Un mec qui ressemble à un chipleader, qui est tout content de se faire prendre en photo, mais qui découvre sur WSOP.com quelques minutes plus tard qu’un autre gars a déjà 330 000.

Il se fait tard

david tuchman
Fatigué, David Tuchman ? Le commentateur des streamings WSOP a eu besoin d'un coup de main pour se déplacer à sa nouvelle table.

Le mec avec un chapeau du jour

Mec au chapeau

Level 4, le Main Event est une scène de théâtre

- 3 juillet 2018 - Par Veunstyle72

Main Event Day 1A - Level 4 (200/400 ante 50)

Publiée sur Twitter, l'info est passée inaperçue au milieu du flot des bavardages : la période d'inscription (late reg) a été rallongée d'un niveau, et se terminera donc à la fin du Level 4. Le niveau en question vient de se terminer : nous pourrons donc d'ici peu vous donner les chiffres officiels de la participation au Day 1A, qui seront quoi qu'ils arrivent meilleurs qu'en 2017 (795 inscrits il y a un an, cette année les 800 sont dépassés depuis longtemps). Après une pause, on va attaquer le dernier niveau de la journée !

Volatile s'arrête ici

Tout ce qu'on redoutait, tout ce qu'on ne voulait pas voir, ni écrire lors d'un Day 1 vient d'arriver : Guillaume Diaz est le premier membre du Team Winamax à quitter le navire sur ce Main Event, au milieu du Level 4.

Sale journée pour le Grenoblois, qui n'aura jamais vraiment vibré sur ce tournoi. Ce Main Event était peut-être même à l'opposé de son été, si on compare la multitude de résultats qu'il a fait et le nombre de coups qu'il a pu gagner aujourd'hui. Down à 9 000, up à 20 000, down à 9 000, re-up à 20 000, c'est avec ce stack qu'il a disputé sa dernière main aujourd'hui : "Je relance à 900 en milieu de parole avec AJ et je me fait 3-bet par le joueur en BB, à 3 800. Je paie et sur un flop T92, il check et je mise 3 000. Il paie et sur une turn K, il check encore Je shove 13 200 et il me snap call avec AK. Ici, je pense qu'il place un continuation bet en protect, il a souvent toutes les over pair et les brelans. Je pense qu'il c-bet aussi QJ (même s'il n'est pas censé 3-bet avec ça) et donc As-Roi est sa seule main forte. C'était en tout cas mon raisonnement."

Guillaume est vite parti du Rio... mais il va encore y revenir une paire de fois avant de prendre l'avion du retour vers l'Europe. En effet : pour la première fois depuis 2006, des tournois "à bracelet" sont programmés durant le Main Event, pour consoler les éliminés précoses. 

Le précieux sésame

Hillion_ElkY
Pour beaucoup, le Main Event est un rêve presque inaccessible, un tournoi qu’ils aimeraient pouvoir jouer une fois dans leur vie, un tournoi qu'ils suivent depuis des années et dont ils aimeraient tellement faire partie. Plutôt que de mettre 10 000 $ sur la table, une somme assez folle pour beaucoup de gens sur cette planète, certains tentent leur chance sur les nombreux méga-satellite organisés au Rio. Sur le méga-satellite de midi organisé au Rio, ils étaient 1 352 joueurs à tenter leur chance et 136 joueurs vont décrocher bientôt le précieux sésame (avec un reliquat de 8 500 $ pour le 137e - il ne lui restera qu'à trouver les 1 500 balles qui manquent), à savoir le ticket pour le Main Event.

Satellite
Ils sont actuellement 152 à serrer les fesses, tout proches de la délivrance. Mais quand on voit que la moyenne se situe à seulement 8 blindes à l’heure qu’il est, certains vont nourrir des regrets pendant de longues semaines. Parmi les français que j’ai pu repérer sur le field de ce satellite, un certain Bertrand « ElkY » Grospellier. Alors, que nous vaut sa présence ici ? Certaines mauvaises langues diront qu’il est broke. Je dirais plutôt qu’il souhaitait tromper l’ennui en allant taper le carton avant le Main, avec la possibilité d’économiser un peu pour s’acheter des bananes à 3$ au Rio ! On notera également la présence de Corentin Hillion (en photo avec ElkY), auteur de plusieurs places payées sur les WSOP, de Eric Sfez ou de Pierre Neuville tout proche de décrocher leur place pour le plus beau tournoi du monde.

On ne se souvient que des vainqueurs

Gordon Vayo
Si on cite toujours les vainqueurs, on oublie souvent les deuxièmes, ceux qui sont passés tout près du graal, ceux qui auraient pu marquer l’Histoire et dont on ne se souvient presque jamais du nom. Qui se souvient par exemple du runner-up de 2004, année où Greg Raymer s’est imposé ? De celui que Jamie Gold a battu ? Dans ma quête des oubliés dans l’Amazon Room, je ne suis parvenu qu’à en trouver deux, Gordon Vayo (photo), détruit par Qui Nguyen en 2016, et Erik Seidel, immortalisé comme runner-up de Johnny Chan dans le film "Les Joueurs".

Un véritable marathon, même pour les vétérans

bruno fitoussi
Tous les ans, on ne cesse de le répéter : les Championnats du Monde sont un véritable parcours du combattant, quand on sait qu'ils débutent fin mai, et se terminent mi-juillet. Et même quand on a toute l'expérience du monde, difficile de ne pas avouer un point de côté après un mois de compétition, comme Bruno Fitoussi : "Tu sais, je suis arrivé le 1er juin, moi ! Donc oui, ça commence à être un peu difficile, là. Mais ça va aller. C'est juste que, jouer un mois tous les jours ou presque, c'est épuisant, c'est sur." Bruno Fitoussi est un athlète hors pair dans ce domaine, et il en faudrait beaucoup plus pour le coucher, qu'on se rassure. Cet après midi, Bruno fait ce qu'il fait surement de mieux encore, monter des jetons, et ce depuis quelques très longues années. "J'ai 70 000, mais rien de particulier à signaler." La dernière fois que Bruno Fitoussi a signé un deep run sur le Main Event, ce fut lors d'une édition cruciale, celle de 2003, remportée par un certain Chris Moneymaker. Le Français s'était incliné en 15e, pour 65 000$ "seulement". Alors, on bet sur lui cette année ?

Romain se fait "angle shoot" : le jeune loup découvre la bergerie du Rio

romain lewis
Du haut de sa vingtaine d'années, Romain Lewis est déjà un sacré caïd du circuit, connu et reconnu de nombre de grinders Européens. Mais Las Vegas est encore un terrain de jeu tout nouveau pour le Bordelais, et quand, dans ce bac à sable géant dans lequel il s'amuse depuis un mois, il découvre une crotte de chien, c'est la cata.

"Il m'est arrivé un truc de fou, il faut que je te raconte. Open bouton à 800, je fais 3 000 en SB avec une paire de 10. Il call, flop ça vient T74, on check tous les deux, turn un A, cette fois je fais 5 000, il paie. River un 5, je mise 15 000 et là... il réfléchit un moment, écarte la somme, ça représentait 3 jetons oranges, puis fait un mouvement avec son bras vers la droite, de 30 centimètres.. et pose les jetons sur la table, en gardant le poing fermé. Je suis persuadé que c'est un call, évidemment, et je snap retourne mes cartes, pour lui montrer mon brelan, car je sais que j'ai gagné. Et là, il dit à la croupière "je n'ai pas voulu call, appelez un floor".

Vous le sentez le pâté ? Romain l'a bien senti, lui : "Le floor est arrivé et a demandé au joueur s'il comptait vraiment call les 15 000. C'est quoi cette question ? Evidemment il a répondu que non, et du coup, on lui rendu les 15 000 et on a lui dit de choisir l'action qu'il voulait, sachant qu'il avait vu mes cartes. Il a fold, et moi je suis écoeuré du ruling !" Le plus dur maintenant, après cette tactique bien vilaine et si peu fair play, c'est de se remettre dans sa bulle. Faisons confiance à Romain, à qui il reste toujours 36 000 jetons.

Reflektor

Lunettes
Elles furent l'accessoire numéro 1 de la scène poker après le boom Moneymaker de 2003 : cela fait bien longtemps que la plupart des joueurs, amateurs ou pros, ont rangé dans un tiroir leurs lunettes de soleil. Tant mieux pour l'ambiance à table, mais nous sommes tout de même contents que quelques joueurs résistent : cela nous permet de capturer quelques jolis reflets à l'aise de nos appareils photos.

Lunettes

Lunettes
J'aime beaucoup le reflet des lettres "WSOP" dans les verres de Bruno Fitoussi...

Il continue de faire du bruit

Randall Emmett
Randall Emmett avait signé en milieu de journée l'entrée la plus fracassante du Main Event (en attendant celle de Phil Hellmuth), arrivant à table accompagné d'un fanfare reprenant la célèbre ritournelle de la saga Rocky. Après avoir cassé les oreilles de toute l'Amazon Room, le producteur de cinéma semble poursuivre sur sa lancée en cassant les c... euh, les gonades, à toute sa table, puisque son stack pointe à plus de 160 000 à deux heures de la fin du Day 1A. Cela représente plus de trois tapis de départ, tout de même. A noter que la masseuse en train de s'occuper de Randall n'avait semble t-il guère envie de se prendre en photo par votre serviteur (voir ci-dessous)

Anecdotes, statistiques et citations à la con

"Dans le poker, y'a quand même beaucoup de gens qui puent." - Signé : un couvreur à l'odorat sensible.

"Il les publie où ses articles, Fabien Richard ? J'ai beau chercher, je trouve rien." - Signé : un couvreur qui aimerait bien lire d'autres contenus WSOP en langue française.

Rangement jetons
Quand on expérimente une nouvelle manière de ranger ses jetons, histoire de faire tilter ses adversaires

Incognito
Quand on tente de rester incognito dans une salle de poker infestée de 50 photographes


Photos et articles par Benjo, Veunstyle et Tapis Volant

Level 4, les champions sur le tarmac

- 3 juillet 2018 - Par Veunstyle72

Main Event Day 1A - Level 4 (200/400 ante 50)

Un champion (en petite forme)

joe mackeehen
On retrouve Paul Pires Trigo, toujours à la même place que depuis le début, mais avec un nouvel adversaire face à lui, le champion du monde 2015, Joe Mckeehen. Chaque année, on prend plaisir à tracker les progrès des différents champions que le Main Event a sacrés depuis 1970. Et Mckeehen fait clairement partie de ceux qui arrivent à se démarquer autrement, en réussissant d'autres performances depuis celle du Main Event, prouvant ainsi qu'il n'a volé ce titre à personne. Mais cette fois, l'Américain est en difficulté. Paul nous a raconté : "ça fait limp d'un papy à 300, lui iso raise à 1 100. La parole arrive sur la demoiselle (Quyen Phan) en BB et elle complète la relance, tout comme le papy limpeur. Flop ça vient AK9 et Mckeehen c-bet à hauteur de la moitié du pot. Il se fait alors check raise par madame, et est le seul à payer. Turn c'est un 5, encore un trèfle, et là elle envoie un second barrel. C'est payé. River, une belle brique, un 2 je crois, elle envoie un 3e barrel, et Mckeehen call, avant de muck quand elle découvre A9 chez madame !" 

guyen phan
Et dans toute cette histoire, c'est donc Quyen Phan qui ressort avec le sourire. Elle peut remercier le champion du monde d'avoir été un peu trop optimiste sur ce coup là...

Un champion (en grande forme)

scotty nguyen
Mais oui, Scotty Nguyen ! L'Américain est égal à lui-même, égal à l'attitude qu'il montre depuis des années, et en 2018 encore : détendu comme jamais, souriant, blagueur, la technique est rodée et fonctionne parfaitement. Scotty place un gros bet par ci, une petite phrase pas là pour faire call ou fold son adversaire, parfois il montre une carte, parfois les deux, tout en plaçant des "yeah baby" dans tous les sens. Show must go on, et avec Scotty, il ne s'arrête jamais. Et en plus de ça, il a déjà fait quelque peu fructifier son tapis, puisqu'on l'a compté à plus de 60 000. Attention au champion du monde 1998, l'an passé encore, Scotty était entré dans les places payées, sans sourciller. Cette route du bonheur, il la connait par coeur.

Un champion (en devenir ?)

bart lybaert
Ce visage est aussi juvénile que ses moves sont agressifs, mais vous le savez très bien, puisque vous suivez assidûment ce coverage depuis le début de l'été. Bart Lybaert participe à ce Main Event, comme à tous les tournois depuis le début de l'été, et comme d'habitude le tapis swing pas mal : "J'étais monté à 90 000 et là je n'ai plus que 36 000". Ce qui est génial et frustrant à la fois avec Bart, c'est qu'il n'arrête jamais de bouger. Frustrant parce que là, vous lisez qu'il n'a plus que 36 000, alors qu'à tout moment, le temps de pondre ces quelques lignes, il a soit bust, soit il est remonté très haut, et génial en même temps, parce qu'il est tout simplement impossible de s'ennuyer avec lui à une table de poker, tant son activité est incessante ! "Aujourd'hui, j'ai regardé la Belgique jouer son match contre le Japon. Ils ont prouvé qu'il ne fallait jamais rien lâcher !" Pour rappel, la Belgique était menée 0-2 est a fini par l'emporter 3-2. Et ça, c'est bien le genre de scénario "Lybaertesque" qu'on peut s'attendre à voir à tout moment avec lui !

Un champion (tout frais)

mike colbert
Et si on regardait les élus du jour ? Vous savez, ceux qui se sont assis comme tout le monde à onze heure dans leur fauteuil, mais qui ont rapidement compris que celui-ci était ensorcelé - mais le bon sens, avec un run good de folie dès les premiers coups. C'est ce qui arrive à ce monsieur par exemple, l'Américain Mike Colbert. Peut-être, ne passera t-il pas le Day 1A, mais il est aussi capable d'aller jusqu'en table finale. Si tel était le cas, vous pourrez dire que vous l'avez lu ici en premier.

Nous avons tenté de compter son stack ensemble, cela devait représenter quelque chose comme 160 000 jetons, plus que pas mal comme départ (trois fois le stack initial). Une main pour expliquer ce run ? Il n'a pas inventé la poudre, vous verrez : derrière un open et un call, lui découvre JT et complète fort logiquement depuis sa petite blinde. Le flop tombe alors... JTT, pour full floppé ! Il check, le second l'imite, et le troisième mise. Colbert est le seul à payer, pour découvrir un K sur la turn. Il check et fait face à une mise à tapis de son adversaire ! C'est payé dans la seconde, et Colbert découvre deux beaux As chez son adversaire. "Allez la Dame !", s'est alors mis à crier son adversaire, n'ayant pas tout à fait compris que sa survie ne tenait qu'à l'arrivée de deux cartes, les deux derniers As du paquet, pour tenter le full supérieur. C'est une blank qui s'est échouée dans la rivière, et Colbert a pu faire sa seconde victime de la journée, "et je suis suffisamment heureux comme ça pour le moment !"

Extra ball

Guillaume Diaz
Si vous voyez beaucoup Guillaume Diaz sur ce reportage, il y a plusieurs raisons à cela :

1. C’est un membre du Team Winamax, et on l’aime bien, ce Volatile38.
2. Il est dans la forme de sa vie sur ces WSOP 2018 avec déjà cinq places payées et une autre place payée au Venitian et sera dans quelques mois le héros d'une flopée d'épisodes de Dans la Tête d'un Pro.
3. Il m’annonce qu’il aura peut-être le plus petit tapis du Team Winamax à la fin de la journée, mais qu’il sera sans doute celui sur lequel on aura le plus de choses à raconter. Bien vu, l’aveugle !
4. Il vient de s’offrir une partie gratuite sur ce Main Event. Parti à tapis avec deux As contre deux Dames, il voit le croupier retourner une dame sur le flop. Mais plus confiant que n’importe qui, Guillaume ne nous fait pas le fameux "coup de la veste" (rappel pour les nouveaux : c'est quand on se lève, battu, en faisant mine de s'en aller, alors qu'il reste encore des cartes pouvant nous sauver). La suite du board lui apporte une couleur backdoor pour remonter à 22 000, en toute détente.

Revivre ce moment

Joe Hachem
On continue de faire le tour des champions du monde en lice sur ce Main Event WSOP 2018, ces joueurs qui ont un jour connu le One Time of all One Times et qui aimeraient plus que tout le revivre (gourmands, va !). Après Scott Blumstein (déjà éliminé), Jerry Yang, Joe MacKeehen, Qui Nguyen, Scotty Nguyen ou Tom McEvoy, voici désormais Joe Hachem, auteur de deux modestes places payées cet été sur les Series, en quête d’un doublé qui n’est plus arrivé depuis le sacre de Johnny Chan en 1988. On se souvient avec émotion de ces fameux chants pendant la table finale et de son heads-up contre Steve Danneman.

Harman nie

Jennifer Harman
Elle continue toujours de disputer de grosses parties de cash game au Bellagio, mais ne fréquente guère plus le Rio et ses tournois. Ceci dit, Jennifer Harman ne raterait pour rien au monde le plus beau tournoi du monde. Avec deux bracelets au compteur en variantes, Jen’ n’a pourtant jamais réussi à s’illustrer sur le Main Event. Serait-ce pour cette année ? C'est mal parti avec plus que 18k devant elle.

Gavin retrouve ses racines

gavin griffin
Il possède 5 millions de dollars de gains sur le circuit live (et une tripotée de titres en ligne), mais il se fait rare en live ses derniers temps, avec seulement deux résultats enregistrés depuis l'été précédent : Gavin Griffin est l'un de ces nombreux semi-retraités qui ne dit jamais "non" au Main Event. En janvier, Gavin a fêté le dixième anniversaire d'un accomplissement qui, à l'époque, avait beaucoup fait parler : l'obtention de sa "Triple Crown", le surnom donné à une triple victoire sur les trois circuits majeurs de l'époque. L'Américain avait en effet remporté le WPT d'Atlantic City en janvier 2008, moins d'un an après sa brillante victoire sur l'EPT Monte Carlo, qui venait elle-même quatre ans après son bracelet WSOP gagné au Binion's Horseshoe en Pot-Limit Hold'em. Au milieu du Level 4, nous avons dénombré 100 000 unités chez Gavin. Excellent départ !

Ca me barbe un peu, ce Main Event !

Mr Barbe
Ce monsieur concourt pour la plus belle barbe du Day 1A. Qui pourra le battre les jours suivants ? Adrien Delmas est prêt à relever le défi dès demain.. Même s'il ne boxe pas dans la même catégorie, en tout cas pas encore.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Chinese Poker
Qui est donc ce Dan contre qui Joe MacKeehen joue au Poker Chinois pour 1000 $ le point [NDLR : 1K$ ? T'es sûr ? Même entre ballas, j'ai du mal à le croire] durant son Day 1A du Main Event ? Shak, Colman, O’Brien ? On mène l’enquête.

Entendu en salle de presse, ce dialogue entre deux couvreurs Français cinéphiles :

"- Oh putain t'as entendu la nouvelle ? Y'a un photographe qui vient de me dire que John Cassavetes joue le Main Event. John Cassavetes, bordel ! L'un des pionniers du cinéma indépendant Américain ! Faut qu'on fasse une interview, allez, grouille-toi !
- Nan, laisse tomber, John Cassavetes, il est mort depuis trente ans. Le mec qui joue c'est son fils, Nick Cassavetes. Il fait des films aussi, mais ils sont franchement moins terribles.
- Ah ok, on s'en bat les couilles alors
."

Deux mains random

*** Sur un board KA8K, Bruno Fitoussi mise 1500 face à deux adversaires. Un seul d'entre eux abandonne. La rivière est un 5. Bruno double la mise, faisant abandonner le second.

*** Romain Lewis relance en début de parole et trouve un seul payeur : un monsieur d'un certain âge en BB. Le flop 397 est checké. Le turn A motive Romain à faire un "delayed c-bet"

Articles et photos par Benjo, Veunstyle et Tapis Volant