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Level 10, let's do this !

- 7 juillet 2018 - Par Veunstyle72

Main Event Day 2C - Level 10 (800 / 1 600 ante 200)

Par ici la bonne Choop

Victor Choupeaux
Bien caché dans un coin de la Brasilia Room, nous retrouvons Victor Choupeaux avec un stack de... Euh, attends, j'ai la berlue ? Non, je compte bien 460 000 après avoir ajusté mes lunettes. Serait-on en face du chip-leader Français ? C'est tout à fait possible. Et dire que Choop a failli sauter en toute fin de Day 2C, ne devant sa survie qu'à un adversaire choisissant de passer un full sur la rivière. "Figure toi que ce mec-là, il était assis à côté de moi ce matin !" Victor nous explique qu'il a marché sur l'eau tout au long du Day 2C, ce qui explique sa situation actuelle. Nous demandons au grinder londonien quel fut son plus gros coup de la journée. Il déroule :

"J'ouvre à 2 600 en milieu de parole. La SB paie, et la BB met 13 000. Je paie et trouve un flop Valet-3-2 avec un tirage couleur. Un flop qui résume d'ailleurs très bien ma journée ! La BB met 10K, je paie. Turn : un Dame. Je paie encore 35 000. Rivière : un 9. Il met 80 000. Je n'ai pas relancé... Et il a jeté ses cartes quand j'ai payé."

A l'aise Sfez

eric sfez
Les joueurs du Day 2C découvrent en ce moment l'école Eric Sfez : qu'on se le dise, c'est un poker auquel ils ne sont pas forcément habitués. Finaliste sur une épreuve Turbo en 2015, l'expérimenté amateur (et par ailleurs spécialiste en backgammon et gin rami) tente de prouver qu'il peut aussi tenir la distance sur un tournoi au format XXL. Et pour ne jamais s'ennuyer, Eric Sfez a un truc bien à lui : il parle beaucoup, que ce soit par la voie classique ou par le biais de ses jetons ! Si bien que plus personne n'arrive à comprendre quand il bluff ou quand il a les nuts, et s'il parle un 'franglais' bien à lui parce qu'il a la main, ou parce qu'il veut faire passer son adversaire. Et à force de douter, ses adversaires se couchent les uns après les autres, et Eric récupère facilement tous les jetons. En ce moment, il gagne tous les coups : la technique du vieux renard du circuit fonctionne à merveille. Sfez peut se vanter d'avoir déjà monté un tapis de 410 000 à l'entame du dernier niveau de la journée.

Sur la photo ci-dessus, on peut le voir en pleine élimination du joueur au siège 1, déjà debout. Tout l'argent est parti sur un flop A-7-9. Eric a retourné 10 et 8 pour un tirage de quinte par les deux bouts. Son adversaire tremblait au moment de retourner son As-Roi pour TPTK. "Hoooold", crie-t-il à la croupière. Mauvaise pioche : celle-ci va immédiatement lui mettre un 6 sur la turn, histoire de compléter la quinte du Français. Drawing dead, monsieur. On souhaite bonne chance aux adversaires de Sfez.

Plus de peur que de mal

Jérémy Saderne

L'événement a secoué la Brasilia Room pendant quelques minutes. Alors qu'il s'était levé de table pour quelques étirements, Jérémy Saderne a été victime d'un court malaise et s'est effondré sur sa table, faisant valser et les jetons et précipitant l'arrivée des services de sécurité. "Ouais, c'était un sacré bordel, raconte le vainqueur du WiPT 2017, regaillardi quelques heures après l'incident. Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé, j'ai perdu connaissance l'espace de trois secondes. Ils ont essayé de m'expliquer , mais en Anglais, c'est un peu compliqué. C'est une histoire de fatigue je pense, combinée à une hygiène de vie pas dingue depuis que je suis ici. Je ne dors pas beaucoup et je mange très peu. Je vais essayer de faire plus attention à partir de maintenant." C'est un fait connu qui saute plus que jamais aux yeux : le Main Event est un tournoi très exigeant physiquement. "C'est aussi ça qui est beau," ajoute un Jérémy, un poil masochiste. Attention, tout de même : à partir de demain, le Main Event se joue en continu jusqu'au 14 juillet inclus. Soit huit jours de grind consécutifs.

Côté poker, les nouvelles sont un peu plus réjouissantes, même si le Sudiste vit une journée sage, bien différente de son Day 1. "Je suis monté un peu en début de journée, puis j'ai perdu un gros pot pour retomber à 150 000 et maintenant j'ai environ 210 000. Je me tiens tranquille. Ah si, j'ai quand même un coup un peu moustache à te raconter. Le joueur deux crans à ma droite ouvre à 1 800 (on était sur 400 / 800) et je 3-bet à 6 000 en SB avec une paire de 10. Check/check sur 10-9-2 rainbow, turn Valet qui ouvre un flush draw, je mise 16 000 (donc un petit overbet) et il shove 44 000 avec Dame-2 suité avec le flush draw du board. Il joue tout, les quintes, les flushes, mais finalement ça tient." Allez, plus que quelques minutes à tenir avant de pouvoir filer au lit.

Bon, au pire, il reste le One Drop

Malgré un départ prometteur qui l'a vu rapidement se sortir de la zone rouge, Adrian Mateos Diaz n'a jamais rééllement réussi à exprimer son talent au cours du Day 2. Son dernier coup fut joué en début de Level 10, avec 40 000 unités restants suite à une rencontre entre AK et deux As : Adrian se retrouve à tapis sur le turn avec KJ sur AQ86 : face à As-10, il manque un tirage bien garni sur la rivière.

Le Main Event de la maquina espagnole est terminé, mais pas son été à Vegas : en attendant le monstrueux Big One for One Drop, le plus gros buy-in de sa carrière (coup d'envoi le dimanche 15 juillet), il lui reste encore quelques petites friandises : un 10K$ 6-max (mercredi), un 50K$ (vendredi prochain) et, on imagine, un ou deux de ces Highrollers en un jour de l'Aria où il brille si régulièrement depuis plus d'un mois.

Statistiques, anecdotes et citations à la con

"Tiens, il joue Alexandre Luneau ? Parce que j'ai vu un joueur qui lui ressemble avec un logo Winamax." - Signé : un confrère de PokerNews qui a visiblement confondu Alexonmoon avec notre Capitaine du KING5 Romain.

Plusieurs éliminations Françaises nous sont parvenues via Twitter...
 


Fabien Perrot
Tout n'est pas perdu, puisque Fabien Perrot affiche une banane éblouissante en fin de Day 2C, avec un stack de 24 000