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Level 10, est-ce que ce serait pas l'heure pour une galette-saucisse ?

- 6 juillet 2018 - Par Flegmatic

Main Event Day 2A/2B - Level 10 (800 / 1 600 ante 200)

La France qui gagne

Elvis - William Reymond

Parce que Moundir n'est pas le seul Français à bien se porter en ce moment, nous avons décidé d'aller chercher ces joueurs tricolores qui ont les jetons, et pas qu'un peu. Nos pas nous ont d'abord mené en Miranda Room, où William Reymond continue de faire des siennes. "Cette journée est complètement folle, commence le vainqueur du premier tournoi Online de ces WSOP 2018. Je suis parti à 140 000, et les premières heures ont été épouvantables. Je me suis fait craquer les As ET les Rois deux fois." Conséquence directe : un tapis qui retombe brutalement à 55 000. Et puis le vent a tourné. "J'ai éliminé beaucoup de joueurs avec des petits stacks. À tel point que mes voisins ont commencé à m'appeler Mister Bounty." Désormais assis devant 225 000, à la droite de Aylar Lie, William tente de calmer le jeu. "Il y a quelques très bons joueurs à ma table, notamment le siège 9, qui est super aggro. On ne sait jamais ce qu'il a, il ne joue pas beaucoup de mains, mais quand il en joue il n'hésite pas à 4-bet voire 5-bet. J'ai fold les As contre lui sur un flop avec deux carreaux. La clé de ce tournoi, c'est aussi une question de savoir trouver les bons spots pour rester assis le plus longtemps possible."

Franck Eburderie

De l'autre côté du couloir, dans la Pavillion Room, un autre de nos compatriotes semble s'amuser avec un stack similaire (230 000), Franck Eburderie. "Je suis parti de 50 000, et depuis je grossis gentiment, je n'ai pas eu de mauvais coups, explique celui qui est, dans le civil, dirigeant d'une société d'aménagement de bureaux. Mais je t'avais déjà dit la même chose il y a deux ans." Et comment cela s'était-il terminé ? "Je m'étais fait sortir trente minutes avant la bulle." Ah. Faisons en sorte que les choses se passent différemment cette année, donc.

Un peu plus loin, c'est Alexandre Amiel qui nous apostrophe, tout sourire et pour cause : le producteur TV a fait grimper son capital à 320 000. "Tout part d'une ouverture du siège 9, raconte notre serial qualifierJe 3-bet avec les Dames, et je vois un joueur dans les blindes faire une tête bizarre, comme s'il avait un gros jeu. Il finit par payer, et je le mets tout de suite sur As-Roi. Flop Roi-Roi-Dame. On y est. Je c-bet 8 000 dans 23 000, il call. Turn 6, 23 000 chez moi, 60 000 chez lui et je shove. Il a bien As-Roi. J'ai prié pour ne pas voir arrivé un 6 ou un As." Rien de tout cela n'est arrivé, et Alex a pu se propulser parmi les leaders du clan français.

Felix Merdinger
Mais celui qui mène actuellement les troupes - du moins selon le recensement effectué par le Professeur Alalouche, président directeur général de l'Institut Sofrépif, se nomme Felix Merdinger, avec un stack géant de 350 000, soit près de 220 blindes. Pour monter une telle montagne, point de grind ou de coups développés sur trois streets, mais deux bons setups des familles comme on aime. Le dernier en date est on ne peut plus classique, pour des montants tout de même astronomiques : paire d'As contre paire de Rois pour former donc, un pot à 350 000. "Et en début de journée j'ai souillé le November Nine, Neil Blumenfield, rembobine notre figure de proue nationale. Cette fois c'est moi qui avait les Rois et lui les AsEt en plus, je suis en freeroll ! J'ai gagné mon package via la plate-forme de staking SHIP'IT." Felix n'a peut-être jamais mieux porté son prénom qu'aujourd'hui [NDLR : Il a fallu m'expliquer la racine Latine du prénom Félix. Je suis nul en langues mortes.]

Friendly table

Carl Brewingston
"Eh mec, tu peux me prendre en photo ?" Une question que toute personne se baladant entre les tables du Main Event avec un appareil en bandoulière entend au moins 36 fois par jour (on exagère un peu, mais pas beaucoup). Pas bourgeois, votre serviteur s'exécute, se disant que si ce fameux Carl Brewingston s'invite parmi les neuf finalistes, il aura une histoire sympa à raconter. Et puis, ça fait toujours un clic de plus sur le coverage !

Luiz Feres
"T'es de Winamax ? Je joue sur Winamax !" Bonjour, qui êtes-vous, d'où venez-vous ? "Luiz Feres, je suis Brésilien. Je dois être up de quelque chose comme 60 000 € sur le site. J'ai fait quelques tables finales Winamax Series notamment." Et surtout de belles victoires sur certains de nos plus beaux tournois primés, comme l'XTASE, l'XTREM le Top 50 ou le Prime Time, sous le pseudo AcesPheres. Voilà ce qui s'appelle une belle surprise. Bonne chance à vous les mecs !

Pierre brisé

Il "respirait avec un seul poumon" depuis un moment (pour reprendre une expression favorite de Michel Abécassis) : Pierre Calamusa a rendu les armes au cours du dernier niveau du Day 2A/2B. Rien de compliqué : une paire d'As qui se heurte à Valet-10 sur un board 10-10-7 avec un tirage couleur. "Je ne pouvais pas m'en sortir, j'avais vingt blindes de BB", explique Pierrot dans le tchat du Team, avant d'ajouter sur Twitter : "Bien triste quand même je me suis battu comme un lion :("

Pierre rejoint sur le banc des éliminés pas mal de coéqupiers (Gaëlle, Romain, Adrien, Patrick), et plein d'autres Français : Guy Pariente (aperçu en train de late reg le side event à 1 500$), le qualifié Expresso Eric Oudni (disparu alors que nous avions le dos tourné), Norbert Douilly, et Julien Sitbon.

Un gros paquet de chips

Amiel Stack
En photo ci-dessus : le stack d'Alexandre Amiel, définitivement l'un des chip-leaders au sein du clan Français (voir plus haut), avec un stack de 320 000. Non loin, Michel Abécassis doit se contenter de 160 000. Un montant tout à fait satisfaisant : "C'est cent blindes, c'est parfait. Avoir 100 blindes au départ du Day 2, ce serait encore mieux..." Si tel est l'objectif, alors il faudra que MIK22 monte un stack de 200 000 avant la conclusion de la partie.

Anecdotes, statistiques et citations à la con

Chemise
Contrairement au Main Event, les inscriptions à notre concours "La plus belle chemise" vont rester ouvertes jusqu'à la fin de notre séjour à Las Vegas. Voici notre gagnant du jour, haut la main !

72e : la place minimum qu'il faudra atteindre sur le Main Event pour empocher un gain à six chiffres.

306 environ : le nombre de joueurs encore en course dans le Day 2A à 90 minutes de la fin de la journée (54% d'éliminations)
810 environ : le nombre de joueurs encore en course dans le Day 2B (idem)

15 : le nombre - minimum, on en a sûrement loupé - de Français éliminés aujourd'hui, sur un total de 47 partants sur le Day 2A/2B (31% de sortants minimum, donc)

"Franchement, aller jouer un 1 500 balles qui a débuté depuis six heures, dix minutes après avoir bust du plus gros tournoi de l'année, ça m'a tout l'air d'une mission suicide." - Signé : un couvreur observant d'un oeil perplexe les joueurs quittant directement le Main Event pour une boucherie organisée en parallèle.

"Rien que moi, quand je bust d'un tournoi média, je suis en maladie, après j'arrive plus à raconter de flips pendant au moins un niveau..." : - Signé : un couvreur comparant sa situaition à celle des joueurs débutant un autre tournoi cinq minutes après avoir sauté du Main Event.

Romain Lewis, lui, est probablement arrivé à l'heure, puisqu'il a malheureusement quitté le Main Event avant que le coup d'envoi de l'Event de l'Event #66 ne soit donné.