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Day 13, demandez le programme

- 8 juin 2009 - Par Benjo DiMeo

Midi : Event #19 – No-Limit Hold'em Six-Handed 2,500$ (Day 1)
14h : Event #15 – No Limit Hold'em 5,000$ (Finale)
14h : Event #16 – Stud 1,500$ (Finale)
14h : Event #17 – Ladies No-Limit Hold'em World Championship 1,000$ (Day 2)
14h : Event #18 – World Championship Omaha High-Low 10,000$ (Day 2)


Aujourd'hui, je me repose, après onze jours consécutifs passés au Rio... Yuestud prendra le relais pour vous raconter ce qu'il se passe dans l'Amazon Room. A très bientôt.

Retour sur la fin de tournoi de Cuts

- 8 juin 2009 - Par Benjo DiMeo

Un coup clé contre David « raptor » Benefield

Bon, débarrassons-nous de la main éliminatoire dès à présent, elle est anecdotique : les blindes sont à 4,000/8,000, ante 1,000, il y a neuf joueurs autour de la table, Ludovic est de grosse blinde, il lui reste 110,000 après l'avoir posée. Tout le monde passe jusque la petite blinde, qui annonce tapis. Ce joueur possède environ 450,000, et est plus connu sous le pseudonyme de « livb112 », Olivier Busquet dans le civil. Rien que le meilleur joueur de SNG Heads-Up du monde, et d'origine française, s'il vous plaît.

« Vu ses qualités techniques, il est capable de « push » ici avec une main très faible », me raconte Ludovic sur le banc de presse, quelques heures après son élimination. « De plus, ce joueur a été très choqué quand je lui ai annoncé avoir passé APiqueJPique sur une simple relance lors de la période du main-par-main contre un joueur assez loose. Je lui ai expliqué que ce joueur était commit, et que même si j'avais le meilleur jeu, je ne pouvais pas engager mon tournoi alors qu'une dizaine de joueurs possédaient moins de jetons que moi aux portes de l'argent. De plus, doubler son tapis à ce moment là ne justifie pas la prise de risque. Mon équité contre la « range » adversaire n'est pas suffisante pour prendre le risque de repartir les mains vides alors que si j'ai la chance de doubler, je ne gagnerai pas forcément plus que le palier minimal. »

Bref, Busquet pense probablement que Ludovic est ce qu'on appelle communément un « nit », c'est à dire quelqu'un qui ne joue que les As. Et les Rois, et encore, uniquement s'ils sont assortis.

Ludovic retourne lentement ses cartes : un 6Pique d'abord, puis un ACarreau. « C'est un call facile, vu les circonstances que je viens d'expliquer. »

Busquet fait la grimace et retourne... ACoeur8Coeur. Pas de miracle, et Ludovic est éliminé en 34ème place, remportant 17,000 dollars et des brouettes pour son deuxième cash des WSOP – une somme déjà largement entamée par les tournées de vodka-tonic que Ludovic rapporte régulièrement sur le banc de presse tandis que j'essaie de garder les idées claires pour terminer la nuit dans les meilleures conditions.

Voilà pour l'élimination. Un coup, cependant, reste en travers de la gorge de Cutsy : il s'est produit un peu plus tôt, après la pause post-bulle.

Ludovic possède à ce moment 171,000 de tapis. Les blindes sont de 3,000/6,000, ante 500. Il est, je cite, « pas mal », et décide d'utiliser son image serrée (hé oui, ça arrive) pour relancer UTG à 15,000 avec KTrèfleTPique.

Deux places à sa gauche est assis David Benefield, alias « raptor ». Il se contente de payer. A ce moment, Ludo commet sa première erreur du coup. « Je me persuade qu'il possède une très bonne main : deux As ou deux Rois. Parce que j'ai l'habitude que l'on me perçoive comme un joueur loose, alors qu'ici, ce n'est clairement pas le cas : j'ai été très tight depuis son arrivée à la table. » La grosse blinde rejoint la fête, mais cela n'aura pas d'incidence sur le reste du coup, mis à part en ce qui concerne la taille du pot.

Il y a 50,000 au milieu quand le flop tombe QCarreauJPique7Pique. Ludovic regarde à nouveau ses cartes, et constate qu'il possède le TPique en plus de son tirage de quinte par les deux bouts. « Si je donne une carte gratuite et qu'un troisième pique tombe, cela me donne tout de même le troisième tirage couleur max. »

La grosse blinde checke, et Ludovic fait donc de même. C'est sa deuxième erreur. « Mon raisonnement était mauvais. Je voulais checker parce que je voyais Benefield sur une over-paire. Sa range était en réalité plutôt constituée de mains comme 99 et TT que de AA ou KK, qu'il aura seulement 20% du temps environ. Checker représente de la faiblesse, et l'incitera à bluffer. Ceci dit, avec quoi va t-il bluffer plutôt que de checker aussi, et prendre une carte gratuite ? Quoi qu'il arrive, je vais pouvoir observer la réaction de la grosse blinde. C'est le joueur le plus dangereux sur ce coup, car sa range touchera souvent ce flop. »

C'est au tour de Benefield de parler : il mise 27,000.

La grosse blinde jette ses cartes, et la parole revient à Ludovic. « C'est là que je commets ma troisième erreur du coup, la plus importante : je ne pense ni à jeter mes cartes, ni à check/raiser, ce qui seraient les deux options les plus logiques. J'ai payé. Pourquoi est-ce la mauvaise solution ? Si je touche mon tirage de quinte et que Benefield essayait juste de voler le coup, je n'ai aucune côte implicite, et donc je ne gagne rien de plus en trouvant ma quinte. Si je rate mon tirage, je suis hors de position dans un pot énorme à la turn contre un joueur agressif : bon courage ! En plus, je représente une main extrêmement faible. »

Quid du check/raise une fois la turn tombée ? « Cela offre un meilleur rapport risque/récompense, mais donne à Benefield des meilleures côtes pour payer mon tapis et voir la rivière.

Ici, Ludovic paie, donc, « comme un donk ». Le turn est un 7Carreau. Que faire, à part checker ?

« Benefield mise le même montant : 27,000. A ce moment là, j'ai envie de mourir. Tu peux me citer. Ma main gauche secoue les jetons de 5,000 avec une envie incontrôlable de les envoyer au milieu, tandis que ma main droite soutient ma tête dont le poids vient de tripler. »

Décision finale ? « Je jette mes cartes, faute d'avoir trouvé une meilleure solution, sans avoir la moindre idée de ce qu'il peut avoir, et en estimant avoir déjà commis assez d'erreurs dans la même main. »

Conclusion : « Si je check/raise le flop, peut-être que le reste du tournoi est différent. Et au moins, même si je n'aurais peut-être pas remporté le coup, j'aurais eu la satisfaction de l'avoir bien joué. »

Game over for the ladies

- 8 juin 2009 - Par Benjo DiMeo

Le Day 1 de l'épreuve « Ladies », c'est comme Capri, c'est fini. Un peu moins de 150 joueuses ont survécu sur les 1,060 qui étaient au départ il y a douze heures. Ce qui veut dire qu'il faudra attendre lundi pour voir la bulle éclater. Sur toutes les joueuses que je vous ai présentées en milieu d'après-midi, seules une poignée reviendront demain pour le Day 2 : la championne en titre Svetlana Gromenkova, avec un bon stack, Maria Ho, et Madame David Benyamine, Erica Schoenberg. Exit Anna Wroblewski, Liv Boeree, Liz Harrisson, et surtout Claire Renaut, ma collègue de MadeInPoker, injustement éliminée après la pause-dîner. Snif.

Daniel Negreanu devra se contenter de la seconde place

- 8 juin 2009 - Par Benjo DiMeo

La superstar canadienne battue par un excellent joueur online dans l'épreuve de Limit

Coverage par Winamax

Autour du podium ESPN rempli à craquer de spectateurs, les feux des projecteurs étaient définitivement tournés vers Daniel Negreanu. Incontestablement le joueur le plus médiatisé et le plus populaire du circuit, l'un des rares joueurs de poker que le téléspectateur moyen reconnaitra dans la rue, l'une des rares figures a avoir percé dans les médias traditionnels, « KidPoker » avait derrière lui une armée de fans applaudissant à tout rompre après chacun des pots qu'il remportait contre son adversaire, Brock Parker. Ce dernier se sentant bien seul face à Negreanu, n'ayant pour lui qu'une poignée de supporters, dont Eric Froelich, qui, comme Parker, fut un joueur de Magic avant de faire irruption dans le poker.

Pour tout le monde, le match semblait gagné d'avance. Negreanu possédait deux fois plus de jetons que Parker, et le canadien ne trahissait d'aucun signe de nervosité face aux caméras, bien au contraire. Tel un showman au beau milieu d'une représentation, le canadien prenait régulièrement à partie le public, se tournant entre les mains pour discuter avec les fans, pour leur plus grand plaisir. Un cinquième bracelet semblait inévitable, ainsi qu'une égalisation du score dans la course aux bracelets disputée contre Phil Ivey.

Coverage par Winamax

Mais non. L'histoire n'était pas écrite à l'avance, et au final, Negreanu dut se contenter d'une seconde place, frustrante pour quelqu'un qui est connu comme un joueur allant généralement jusqu'au bout une fois la table finale atteinte. Car Brock Parker n'était pas là par hasard. L'un des joueurs les plus respectés de la sphère online, celui qui se surnomme « t soprano » en ligne est un formidable compétiteur de Limit. Ceux qui ont de la bouteille question poker sur Internet se souviendront sans doute que « t soprano » était déjà en 2003 un régulier de la table à 100$/200$ d'un site majeur, la plus grosse à l'époque.

« Daniel Negreanu est très fort, évidemment, mais avec les cartes que j'ai eu, personne n'avait aucune chance », a admis Parker après sa victoire, modeste, admettant qu'il avait bénéficié de plus de flops favorables que son adversaire.

Coverage par Winamax

Brock « t soprano » Parker remporte son premier bracelet WSOP, et un quart de millions de dollars

Stud 1,500$ : la table finale approche à grand pas

- 8 juin 2009 - Par Benjo DiMeo

Deux français ont perfé

Les deux premières semaines des World Series of Poker auront été marquées côté français par la régularité de Fabrice Soulier, auteur de pas moins de trois places payées. Je ne pense pas que Fabsoul ait joué plus de six tournois dans ce laps de temps, ce qui fait de lui l'un des rares joueurs affichant un bilan comptable positif à ce stade du festival.

Son dernier ITM en date, Fabrice l'a atteint dans l'épreuve de Stud « discount » des WSOP, terminant en 21ème place pour un gain de 3,646 dollars. Un finish sans doute un peu frustrant pour celui qui a tenu le chip-lead durant une bonne partie de la journée.

Un peu plus tôt, le mystérieux français du jour Edouard Mignot était éliminé en 29ème place.

Parmi les grosses têtes encore en course, on compte Jeff Lisandro, John Juanda, John Cernuto et Thor Hansen.

Coverage par Winamax

Le favori du Team Winamax Jason Mercier disputait le premier tournoi de Stud de toute sa carrière, et a finalement du s'incliner aux portes de la table finale, en 16ème place. Pas mal pour un débutant complet ! Et qui plus est, cela fait gagner de précieux points dans la course pour le joueur de l'année aux WSOP, dans laquelle Jason est l'un des précoces leaders à l'heure actuelle.

Coverage par Winamax

Dutch Boyd est sorti de sa grotte le temps d'un tournoi pour accrocher une quinzième place.

Coverage par Winamax

Régulier des plus grosses parties de d'Atlantic City (un baston historique du Stud), le discret Nick Frangos est considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde dans cette discipline. En 2007, il manquait de peu un bracelet, terminant en seconde place de l'épreuve à 2,000 dollars.

Tableau de bord
12 joueurs (sur 359 au départ)
8 places en finale