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Comme un boulet de canon

- 10 mai 2018 - Par Flegmatic

Affluence en forte hausse pour le Day 1A du Main Event du SISMIX 2018
De bon augure pour faire tomber un nouveau record ?


(Cliquez ici pour le classement complet des 51 survivants du Day 1A)

Salle pleine
Le traditionnel round d'observation est passé à la trappe cette année. Pour lancer le Main Event du SISMIX cru 2018 (cinq éditions, déjà !), la première des trois journées de départ a vu son affluence bondir de 27%, rien que ça. Une hausse dont nous sommes les premiers surpris : avec le temps, on a pris l'habitude des Main Event qui démarrent en douceur mais qui se terminent en fields massifs. Ici, le field est déjà massif : 276 joueurs rien que sur le Day 1A, contre 217 il y a un an. Que nous réserve la suite ? Une stabilisation sur le Day 1B et 1C, ou un joyeux crescendo assorti d'un record battu ? La plus belle affluence du SISMIX est récente : on avait dépassé les 1000 inscrits en 2017. Va t-on faire mieux ?

Poule party
Mais il est trop tôt pour faire des hypothèses : ce Day 1A a surtout servi à faire connaissance avec de nouvelles têtes (coucou, les vainqueurs Expresso ! Hello, les WIP découvrant le SISMIX) et retrouver de vieux copains, comme par exemple des anciens vainqueurs du tournoi, des pros que l'on retrouve à tous nos évènements, ou encore le soleil, dont l'absence lors des journées préliminaires s'est faite cruellement ressentir.

Le Main Event du SISMIX débute à peine : les 51 joueurs déjà qualifiés pour le Day 2 vont bénificier de deux jours de pause tandis que d'autres joueurs (ceux qui ont sauté aujourd'hui, ceux dont l'avion a atteri aujourd'hui) vont tenter leur chance sur les deux autres journées. Ces deux journées de pause, ils ont l'embarras du choix pour les remplir : shopping au souk ? Bronzette en piscine ? Nuit endiablée au Theatro suivie d'une sieste all day long ? Concours de beer pong ? C'est vous qui voyez.

Mantas haut

Mantas Petrauskas
Au milieu de ce field rempli de joueurs français, marocains et espagnols, c'est un Lituanien qui s'en est le mieux sorti, une jeune pousse balte répondant au nom de Mantas Petrauskas. "J'ai eu de la chance," a humblement avoué celui qui ne dispute que son deuxième festival live, quelques mois après être venu tapé le carton ici-même au Es Saadi pour les WSOP-Circuit.

C'est en milieu de journée que son Day a pris une tournure ascendante. Armé d'une paire de 10, il check/call deux fois sur un board Roi-10-Roi-10 avant de relancer à tapis très cher le troisième barrel de son adversaire sur une brique river, qui le paie sans hésiter avec Roi-Dame. Propulsé aux alentours des 300 000, Mantas a ensuite "joué très tight," a une table qu'il a jugé assez compliqué. Cela ne l'a pas empêché de remporter un gros pot contre Romain Lewis et un autre contre Olivier Marchet, pour faire de lui le chipleader du jour, avec très exactement 643 000.

"Il a très bien joué," a confirmé ce dernier, qui aurait pu justement s'afficher tout en haut du classement, sans un lancer de pièce à plus de 80 blindes perdu sur l'avant-dernière main de la journée. En trouvant un As au flop, le AK d'Olivier pensait être passé devant la paire de 10 d'un Alain Marty qui avait décidé de squeeze à tapis depuis la small blind, mais un 10 a fait irruption au turn pour lui enlever tout rêve de grandeur.

Sale journée pour les W

Gaëlle Baumann
Pendant que Guillaume Diaz, Ivan Deyra et Davidi Davidi s'illustraient sur le High Roller avec de très belles places d'honneur, le gros des troupes du Team Winamax engagées aujourd'hui sur le Main Event est tombé au champ d'honneur. La qualification pour le Day 2 attendra donc pour Sylvain Loosli, Gaëlle BaumannAdrien Delmas (dont le plan de remporter le tournoi après cinq re-entrys est en bonne voie) ainsi que, en toute fin de Day, Romain Lewis et Pierre Calamusa. Seul Michel Abécassis aura droit à deux jours complets de repos, après avoir empaqueté un tapis légèrement inférieur à la moyenne. On notera, pour relever le bilan du Team Pro, que deux des joueurs cités ci-dessus (Michel et Romain) figuraient au casting des dix derniers du Highroller aujourd'hui, avec un Davidi Kitai atteignant le 2527e podium de sa carrière tard dans la nuit. Pas si mal, au final !

Edouard Bernadou
Du côté de nos WIP, les occasions de se réjouir n'ont pas été nombreuses aujourd'hui. Mike d'Inca, Moundir (deux bullets dépensées chacun), XariJulie Brochu et le professionnel de boxe thaï Édouard Bernadou (photo) : aucun de ces amateurs n'a réussi à franchir cette journée. Ils rejoignent une liste de sortants longue comme le bras où l'on retrouve également des regs comme Slimane MamecheFabrice GougetRomain NardinAurélie ReardNicolas GredyJérémy Saderne et Benjamin Saada.

3 questions à...

Xari
Le principe est simple : on coince un participant au SISMIX, on lui envoie trois interrogations débiles avant qu'il ait le temps de s'enfuir, et on le laisse se démerder. Evidemment, on remettra le couvert demain. Si vous avez manqué nos mini-interviews consacrées au Day 1A, les voici.

Steve alias "Wammans22"
Matthieu alias "Machu_Picchu"
Julie Brochu
Benjamin alias "EN_VACANCES"
Adrien alias "Ragnarok235"
Nicolas Gredy
David, floor manager (et guide touristique)

Winamax TV au SISMIX


En attendant que les équipes de Winamax TV nous livrent un bilan vidéo de ce gros et beau Day 1A, rendez-vous dans la section vidéo pour les premières images du SISMIX : un tour du propriétaire avec Harper, les premiers DJ en action, et deux émissions spéciales en direct du Es Saadi. Rappelons que Winamax TV est live tous les soirs jusque la fin du SISMIX !

Au Theatro ce soir : 100% house !

Theatro
Les 51 joueurs ayant franchi le Day 1A terminent leur journée pile à l'heure pour se diriger vers le Theatro : ils sont de repos demain et auront donc tout loisir de fêter leur qualification au cours d'une bizarrement nommée "Electro Night". Bizarre, car en écoutant les productions de Charles J, Bruno From Ibiza et Stone Van Broken (links sur cette page), mes oreilles me disent que l'on penche plutôt vers la house que l'electro. La house tendance deep qui fait fureur dans les festivals modernes, la house ensoleillée que l'on écoute sur une certaine île espagnole, la house progressive faite de belles montées crescendo propices à ravir les danseurs du Theatro. Bref, peu importe les étiquettes : place à la danse ! Le Main Event reprendra jeudi à midi, heure locale (13h en France) avec le coup d'envoi du Day 1B.

Tous nos articles sur le Day 1A

51 joueurs franchissent le Day 1A

- 10 mai 2018 - Par Benjo DiMeo

Le Day 1A du Main Event est terminé
Chip-count complet ci-dessous
        
       

Pierre Calamusa
Minuit approchait lorsque Thomas Gimie a liberé les derniers joueurs du Day 1A, mettant en pause l'horloge alors qu'il restait dix minutes dans le Niveau 14 avant de tirer au sort une carte parmi trois : sa valeur allait déterminer le nombre de mains restant à jouer. Un trois, justement. A l'image de l'ensemble de la journée, on ne s'est pas ennuyés durant cet ultime brelan de coup de poker. On a vu Pierre Calamusa sauter (pour la deuxième fois de la journée au total), avec un Roi-Dame ne trouvant pas bonheur contre As-Dame. "Nan, je vais encore devoir jouer demain !", a soupiré LeVietF0u, réalisant peut-être qu'il ne pourrait rester au Theatro aussi tard qu'il l'aurait souhaité.

A une table voisine, Karim Bouharb a annoncé son intention de faire tapis sur chacun de ces trois derniers coups. Il a tenu parole ! La première fois, tout le monde passe et il montre 8-6 dépareillés. La seconde, scénario identique avec 9-7, toujours offsuit. Sur la troisième, notre qualifié Expresso Steve Mansouri hésite tellement longtemps que le temps est demandé. Le joueur de Perpignan finit par abandonner deux Valets. Steve aurait bel et bien pu sauter : Karim avait KQ ! Au lieu de ça, il sera au Day 2 avec un peu plus de 20BB.

Saber Harrazi
Alors qu'un certain Davidi Kitai est encore assis à table, tentant de remporter le Highroller (plus que deux joueurs à battre !) Michel Abécassis est le seul joueur du Team Winamax qualifié pour le Day 2, en compagnie d'autres têtes connues comme Saber Harrazi (photo), Maxime Chilaud, Alexandre Réard, Bernard Guigon, le Red Diamond Julien Ehrhardt, Corentin Ropert ou Anas Tadini.

Si le chip-count ci-dessous a un léger goût de Pastis, ce n'est pas un hasard : 51 joueurs ont franchi le Day 1A. Le chip-leader est un (très) jeune joueur Lituanien que nous allons vous présenter dans notre prochain article...

Mantas Petrauskas 643 000
Mike Alonso 590 000
Laurent Lefevre 548 000
Abdeliah Belalia 534 000
Bruno Mandagaran 478 000
Saber Harrazi 476 000
Maxime Chilaud  450 000
Gabriel Shohet 445 000
Henrique Pinho 431 000
Alain Marty 431 000

Lucas San Pedro 417 000
Olivier Marchet 405 000
Bernard Guigon 360 000
Juan Jose 348 000
Guillaume Rager 335 000
Julien Ehrhardt 339 000
Julien Polge 329 000
Mickael Boul 325 000
Laurynas Auglys 315 000
Arnaud Etchbarne 297 000

Rebollar Valls 295 000
Corentin Ropert 288 000
Etienne Aubugeau 253 000
Ramuntxo Oxandaboure 251 000
Matthieu Brule 246 000
Pierre-Michel Thonnerieux 239 000
Thomas Lhommelet 232 000
Alexander Meyer 231 000
Rabah Ait Abdelmalek 210 000
Julien Bendriss 182 000

Michel Abécassis et Alexandre Réard
Parmi la poignée de pros déjà qualifiés pour le Day 2 : Michel Abécassis et Alexandre Réard


Michel Abecassis (Team Winamax) 180 000
Pierre Deville 173 000
Bastien Mihy 171 000
Hakim Addidou 166 000
Benoit Meric 166 000
David Algarra 161 000
Anas Tadini 161 000
Karim Bouharb 155 000
Badr El Arja 148 000
Alberto Novoa Rodriguez 144 000

Sacha Tenaerts 142 000
Alexandre Réard 142 000
Steve Mansouri 141 000
Milos Babovic 126 000
Fabrizio Abbracciavento 114 000
Cruel (NC) 109 000
Patrick Vittet 108 000
Thierry Charge 106 000
Pedro (NC) 97 000
Franck Lelong 85 000

Mickael Botzer 83 000

Tableau de bord
51 joueurs franchissent le Day 1A (276 inscrits, re-entry inclus)
Blindes au Day 2 : 3 000 / 6 000 ante 1 000
Tapis moyen 270 000

Petites sacoches entre amis

- 10 mai 2018 - Par Flegmatic

Main Event (Day 1A)

Alors qu'il ne reste plus qu'une petite demi-heure à jouer aujourd'hui sur ce Main Event, ça s'énerve drôlement en table 6, où sont assis deux des plus gros tapis du field, Olivier Marchet et Mantas Petrauskas. Rien ne semble pourtant sortir de l'ordinaire lorsque je vois le premier miser 31 000 sur le turn d'un board 4597, et se faire payer par le second.

Le parpaing de 86 000 envoyé après l'arrivée d'une rivière 2 a déjà de quoi faire lever un sourcil, mais ce n'est rien en comparaison de l'énorme shove de 350 000 qu'expédie en retour le Lituanien. Pour vous donner un ordre d'idée, le tapis moyen est alors de 215 000 et Olivier est assis devant environ... 570 000. Un call gagnant le propulserait donc aux alentours du million, ce qui serait indéniablement du jamais vu. "Je te vois tellement sur les carreaux... As-3 de carreau ?," réfléchit-il à haute voix, tentant de discerner le moindre indice dans la posture impassible du lituanien.

Ce n'est qu'après plusieurs minutes d'intense réflexion qu'Olivier se résoud à passer sa main, non sans féliciter son adversaire en tapotant la table du poing. En remportant cet énorme pot, Mantas franchit la barre des 500 000 et se place dans la course au statut honorifique de chipleader de fin de journée. Cette dernière est d'ailleurs imminente, on se retrouve très vite pour une conclusion en bonne et due forme.

Plan à trois pour Bernard Guigon

- 9 mai 2018 - Par PonceP

Bernard Guigon est désormais assis devant 450 000 jetons après un énorme coup à trois
Main Event (Day 1A)

Bernard Guigon
Troisième de l'EPT Grand Finale Monte Carlo en 2012 pour 545 000 €, Bernard Guigon est une figure reconnue et appréciée du circuit depuis 2010. Même si vous avez désormais plus de chances de le croiser dans les casinos de Dakar qu'en France, Bernard nous a fait le plaisir de se déplacer à Marrakech pour disputer le Main Event. Un choix qui semble judicieux, puisqu'il possède désormais 2,5 fois la moyenne à deux niveaux de la fin de la journée.

Après une relance et une sur-relance, Bernard ouvre deux beaux As et choisit logiquement de proposer un 4-bet à ses adversaires. Le relanceur initial part à tapis... et c'est également ce qu'annonce le sur-relanceur. Pas besoin de slowroll, ce sera immédiatement suivi par Bernard qui retourne ses cartes sans ciller et a le plaisir de se retrouver dans la situation dont tout joueur de poker rêve : sa paire de pointus fait face à deux paires de Rois. Une sacrément belle histoire qui ne sera pas gâchée par le croupier qui laisse la plus belle main du poker en tête jusqu'à la river. Avec ce pot, il grimpe à plus de 450 000 jetons aux blindes 2 000 / 4 000 ante 500 et peut tranquillement terminer sa journée.

3 questions à... David, floor manager (et guide touristique)

- 9 mai 2018 - Par Benjo DiMeo

David
Toute l'année, il parcourt les tournois de poker de toute l'Europe. Toute l'année, il est assis à table, parfois face aux meilleurs joueurs du monde. Et toute l'année, il tient souvent plus longtemps qu'eux. Pour une bonne raison : David est croupier, l'un de ceux que je connais depuis le plus longtemps sur le circuit. Le Maroc est l'une des destinations qu'il fréquente le plus souvent : rares sont les festivals de poker "marrakchi" où l'on ne croise pas David, qui y a passé suffisamment de temps pour être promu au grade de floor manager. Impensable, donc, de ne pas lui demander quelques tuyaux à propos de la Ville Rouge que le SISMIX visite chaque année.

Tu me disais tout à l'heure que Marrakech est la seule ville où ton métier ressemble à des vacances. Explique moi un peu. Et surtout, comme j'ai un peu de mal à te croire, dis-nous combien d'heures tu bosses par jour.

Déjà : le soleil, évidemment ! Mais effectivement, Marrakech est l'un des rares endroits où je m'arrange pour rester quelques jours de plus à chaque visite, histoire de profiter de la piscine. On est beaucoup à faire ça. Et pendant chaque festival, les croupiers sont reçus au poil : on est bien logés, on est bien nourris, le voyage est pris en charge. Un croupier, s'il le veut, il peut passer la semaine sans dépenser un centime. Ce n'est pas le cas partout ! Sinon, ici, en tant que floor, mes horaires sont variables mais je tourne entre dix et douze heures par jour.

Et tu appelles ça des vacances ? En tant que visiteur fréquent, tu recommandes quoi ?

Il faut faire le souk au moins une fois ou deux fois, c'est un passage obligé. La vie nocturne est très festive. Pour les visites en dehors de Marrakech, j'aime bien aller au barrage du lac artificiel de Takerkoust. C'est à trente bornes, il y a des plages privées où tu peux faire du jet-ski, du quad, et même du jet-pack aquatique ! J'y serai au lendemain de la finale. En revanche, mieux vaut prévenir : ils ne servent pas d'alcool là-bas. Mais c'est pas bien grave, non ? Sinon, rien à voir mais j'aime bien visiter les herboristes. Se soigner par les plantes, ça change, et ça marche.

Sujet épineux pour tous ceux qui débarquent ici pour la première fois : le marchandage permanent avec les commercants locaux. Comment s'en sortir lorsque l'on est novice ?

A force de venir plusieurs fois par an, j'ai finir par affiner ma méthode pour les taxis. Deux choses importantes : 1/ toujours avoir de la monnaie sur soi, des pièces de 10, des billets de 20, et 2/ ne jamais parler d'argent avant la course. Si je me déplace dans le quartier du casino [L'Hivernage, NDLR], je paie 10 dirhams le jour, et 20 dirhams la nuit. Pas plus ! Contrairement à ce que l'on croit, les taxis qui utilisent le compteur existent, donc après un moment, on finit par connaître le prix réél des courses. Pour l'aéroport, le prix normal tourne autour de 70 dirhams. Au dessus de 100, c'est non. Au souk, c'est un peu pareil : je ne vais pas demander de prix, mais plutôt proposer directement la somme que je suis prêt à payer. Si le mec me dit non, je me casse. S'il me court après : c'est gagné. S'il ne fait rien, c'est sûrement que j'abusais un peu avec ma proposition [rires] ! Mais dans le taxi comme au souk, j'ai remarqué que la règle est toujours la même : si on te fait un grand sourire au moment ou tu tends le billet, c'est que tu t'es fait avoir [rires] !