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Qui sont les 7 finalistes du SISMIX 2018 ?

- 13 mai 2018 - Par Benjo DiMeo

Adrian Mateos Diaz, 23 ans, Madrid (vit à Londres)
13,81 millions (92 BB)

Adrian Mateos Diaz
Le vainqueur du SISMIX 2018 remportera un million de dirhams, soit 89 496 euros. Une somme inférieure à celle qu'Adrian Mateos Diaz dépense pour s'inscrire aux Super High Rollers qu'il dispute tout au long de l'année de Macao à Las Vegas, de Monte Carlo à Miami ! Et pourtant, le voilà en table finale de notre "petit" SISMIX à 550 euros, et en position de chip-leader s'il vous plaît, après avoir late reg le Day 1C (pas de pool party et une seule bullet !) et écrasé le tournoi de son talent trois jours durant (et aussi avec un peu de chance, témoin cette confrontation AK/KK gagnée contre Miguel Tavares en demi-finales). "90 000 euros, ça reste une belle somme", explique Adrian. "Et j'aime gagner, tout simplement. J'essaie toujours de jouer mon meilleur poker, quel que soit le tournoi. Et puis, sur une épreuve comme ça, on a toujours quelque chose à apprendre. C'est un bon entraînement. Des joueurs amateurs, on en rencontre sur tous les tournois : à chaque fois, j'essaie de me mettre dans leur tête, et d'engranger de l'expérience." Des tournois à 500 euros, l'Espagnol n'en avait pas disputé depuis ses débuts en live il y a cinq ans, sa majorité tout juste atteinte : sa carrière météorique fut lancée véritablement quelques mois plus tard, avec sa victoire face à Fabrice Soulier sur le Main Event des WSOP Europe. Fin 2017, Adrian s'est installé à la place de numéro 1 mondial. La lutte est féroce au sommet : depuis, Stephen Chidwick lui a (temporairement ?) ravi cette place, mais Adrian est loin d'avoir chômé, avec déjà 1,78 million de dollars engrangés en 2018 et sept finales disputées à Monte Carlo, aux Bahamas, en Floride, et à Barcelone. Après Davidi Kitai (2014) et Kool Shen (2016), une victoire d'Adrian sur son tout premier SISMIX permettrait de respecter ce qui est devenu une sorte de tradition : les années paires sourient au Team Pro à Marrakech !

Mehdi Merai, 32 ans, Paris
9,33 millions (62 BB)

Mehdi Merai
Mehdi Merai est en plein kif' ! L'amateur Parisien de 32 ans s'est offert quelques jours de vacances et de poker à Marrakech : il ne regrette pas sa décision, c'est le moins qu'on puisse dire. Déjà présent au SISMIX il y a deux ans, l'agent immobilier mourait d'envie de retenter sa chance sur un tournoi dont il apprécie autant l'ambiance que la structure. "Je passe toujours des supers moments à table au SISMIX. C'est sans doute pour ça que j'ai décidé de re-entry deux fois, d'ailleurs. J'ai notamment eu Leo Margets à ma table pendant quelques heures au Day 1B, et c'était génial. J'ai réussi à gagner un gros coup contre elle en l'attrapant en plein bluff et ça a marché. J'ai beaucoup parlé avec elle, elle est passionnée de sport et parle toutes les langues, tout ce que j'adore. À la fin de la journée, j'étais déjà content d'avoir vécu ce moment." Attention, Mehdi n'est pas non plus venu en touriste pour ce Main Event : joueur depuis dix ans, il a fait ses armes online entre 2008 et 2012. "Aujourd'hui, je me considère simplement comme un amateur passionné. Le niveau général a augmenté trop vite pour moi, et je ne pouvais plus suivre le rythme. D'ailleurs, je considère que je ne pourrais pas trouver d'edge au niveau technique sur mes adversaires : je compte tout miser sur le mental et le physique." Très sportif, Mehdi s'est en effet offert trois jours de sport et de repos depuis son arrivée. N'espérez pas le croiser au Theatro, le père du petit Sanji, son fils de 3 ans, n'est pas vraiment fiesta, mais plutôt détente et vie saine. Il compte sur sa forme pour aller le plus loin possible, en essayant bien sûr d'éviter un maximum Adrián Mateos, le joueur qui l'impressionne le plus.

Henrique Pinho, 37 ans, Porto (Portugal)
9 225 millions (62 BB)

Henrique Pinho
Henrique Pinho fut membre du Team PokerStars Portugal durant cinq ans, mais aujourd'hui, il ne se considère plus comme professionnel. "Cela fait 13 ans que je joue au poker, pas toujours à plein temps. Après avoir quitté le Team PS, j'ai pris un break. Et à la fin du break, j'ai repris en live uniquement. Je joue encore beaucoup, mais ce n'est plus un job à plein temps : mes deux enfants m'occupent pas mal !" Avec quatre visites annuelles à Marrakech, Henrique est de presque tous les festivals organisés au Es Saadi. Logiquement, c'est là qu'il a signé son plus beau résultat en 2016, une de ses années les plus actives : une victoire à 40 000 $ sur le Marrakech Poker Open. Il s'agit en revanche de son premier SISMIX. "Le SISMIX se distingue par le format 6-max, très fun à jouer, et l'ambiance super festive. Je n'en ai pas beaucoup profité, j'ai peut-être bu deux bières cette semaine, mais Winamax fait vraiment du bon boulot ! J'ai déjà eu l'occasion de jouer sur Wina : j'essaierai certainement quand vous arriverez au Portugal." Miguel a joué tournoi, entamé dès le Day 1A et avec une seule bullet, comme un rouleau compresseur : "J'ai run bad et re-entry sur tous les tournois du SISMIX, sauf le Main Event ! J'ai agressé à la bulle, j'ai agressé après la bulle, j'ai agressé jusque maintenant." Pourra t-il neutraliser Adrian Mateos Diaz, le meilleur joueur et le plus gros tapis de cette finale ?

Francesco Pilliteri, 50 ans, Sicile (vit à Bruxelles)
9,15 millions (61 BB)

Francesco Pilliteri
Le second amateur pur de cette finale nous vient de Sicile. Un amateur du genre qui a de la bouteille : Francesco Pilliteri joue au poker depuis plus de 25 ans. "Je joue à l'expérience, nous a-t-il confié, surtout par rapport aux jeunes d'aujourd'hui. Eux se fient beaucoup aux statistiques, moi je regarde plutôt les expressions du visage, comment ils bougent, etc. Et puis, tout le jargon anglais du poker d'aujourd'hui, ce n'est pas pour moi." Gérant d'une société spécialisée dans la chimie, il a pendant un temps envisagé tout plaquer pour le poker. "L'idée m'est vite passée. Le poker n'est pas quelque chose sur lequel on peut se baser. Même si tu sélectionnes bien tes mains, il y a toujours cette part de chance que tu ne peux pas contrôler." S'il avoue ne pas avoir beaucoup de temps pour taper le carton en ce moment, il va faire un tour dès qu'il peut au casino de Bruxelles, où il réside, s'asseoir à la table VIP, aux blindes 10 € / 20 €. Qualifié sur le Day 1B après une première bullet infructueuse sur le Day 1A, il signe sa seconde table finale de la semaine, après une deuxième place sur le premier tournoi bounty du festival, celui remporté par Romain Nardin. "J'aurais même dû gagner, mais j'ai manqué de chance sur la fin." 16e et avant-dernier tapis au départ de ce Day 3, Francesco est sans conteste le meilleur grimpeur de la journée, galvanisé par un dernier niveau où tout lui a souri. Mais ne comptez pas sur lui pour s'enflammer. Malgré un tapis de 61 blindes le plaçant parmi les leaders, il se considère comme "l'outsider. Les autres sont tous des pros." Complexe d'infériorité alors ? Non plus ! "Aucun n'est plus dangereux qu'un autre. Je n'ai pas été impressionné par le champion espagnol (Adrián Mateos). J'ai trouvé le Portugais (Miguel Tavares) plus dur à jouer." Venu à Marrakech pour couper de son quotidien, il ne s'est pourtant pas attardé autour de la piscine du Es Saadi puisqu'il loge dans un autre hôtel. "Il parait que c'est un des plus gros tournois 6-max du monde ?, finit-il par demander. Je fais une vraie belle perf' alors !" Oh que oui, Francesco. Bonne chance !

Corentin Ropert, 24 ans, Nantes (vit à Londres)
8,47 millions (56 BB)

Corentin Ropert
Voici le deuxième joueur le plus jeune de cette table finale après Adrian : Corentin Ropert. Du haut de ses 24 printemps, ce joueur de poker professionnel est peut-être l’un des joueurs les plus expérimentés de cette finale, Adrian Mateos étant bien évidemment hors concours. « Je suis pro de poker à mi-temps, l’autre partie du temps, je joue plutôt à Fornite sur la console. Je vais d’ailleurs enfin pouvoir m’acheter un casque audio pour jouer avec mes potes ! » Si ce Nantais d’origine participe à ce SISMIX 2018, il le doit avant tout grâce à sa victoire en avril sur le Grand Prix de Winamax, un Leaderboard mensuel qui récompense les meilleurs joueurs de MTT du site. C’est donc en freeroll complet qu’il a pu poser le pied sur le sol Marocain, tout en ne disputant qu’un seul Day, le 1A : « J’ai mis une seule bullet, ce qui m’a permis de bien profiter des pool party et des soirées au Théatro, et ça c’est quand même plutôt cool. J’ai adoré la soirée de jeudi soir d’ailleurs, il y avait beaucoup de monde, on s’est vraiment bien amusé. » Sur cette table finale, Corentin arrive forcément en outsider, une position qui ne le dérange pas le moins du monde : « Adrian Mateos est pour moi le favori incontesté. Moi ma stratégie, ce sera notamment de jouer l’ICM à fond, ce sera très important. » Tout a tellement plutôt glissé sur ce tournoi, que Corentin peine à trouver un coup particulier qui aurait pu le propulser : « Je me souviens surtout avoir bust un pote, Matthieu Papineau, c’est vraiment le truc que je déteste. Mais c’est le jeu.» La bonne nouvelle, c’est que Corentin n’a aucun ami sur cette table finale et n’aura aucun mal à les éliminer les uns après les autres, dans la quête du million de dirhams marocains.

Kamel Atoui, 39 ans, Paris
6,8 millions (45 BB)

Kamel Atoui
Kamel Atoui est un habitué des lieux. Grand ami d'Anas Tadini, une des figures locales les plus célèbres du poker, le Parisien de 39 ans n'a peur de personne. Patron d'une entreprise de location de voitures en Île-de-France, c'est un vieux de la veille du SISMIX : il n'en a raté aucun. Après un High Roller infructueux, il s'est vengé sur le Main Event au Day 1B. Éliminé peu avant les re-entries, il s'est décidé à retenter sa chance au dernier moment, faute de trouver un pote avec qui faire la fête. Bien lui en a pris, il a transformé ses vingt blindes en 380 000 en quelques heures. Ce joueur de cash-game, régulier du Cercle Clichy-Montmartre mais aussi des casinos de Barcelone ou de Dakar, joue depuis 10 ans déjà, en live exclusivement et en Omaha principalement. Il a vécu un Day 2 en mode montagne russe, notamment lorsqu'il est tombé très short après un 70/30 perdu, avant de doubler puis de tripler sur les deux mains suivantes. "Je ne compte que sur les cartes : je n'ai peur de personne. Je suis un joueur de cash-game et ce n'est pas un joueur de tournoi, même le meilleur du monde, qui va m'impressionner." Kamel n'a peur de personne et affiche une confiance en lui à toute épreuve. Peu friand du Theatro, il préfère passer ses soirées avec ses proches à Marrakech et compte sur les bonnes ondes de ses deux enfants, Lina (9 ans) et Noam (7 ans) qui l'encourageront à distance depuis Bordeaux.

Miguel Tavares, 39 ans, Lisbonne (Portugal)
5,725 millions (38 BB)

Miguel Tavares
A chaque finale son invité surprise. Car Miguel Tavares n'est pas un joueur de tournoi. Son truc depuis dix ans, c'est le cash-game. En ligne ou en live, peu importe, généralement aux blindes 5€/10€. "Je suis à Marrakech pour les parties au casino. Pas pour pour la fête ! C'est un copain qui m'a dit 'Mais il faut absolument que tu joues, le tournoi c'est beaucoup plus facile que le cash-game !' Je me suis rappelé que sur mon dernier tournoi, j'avais terminé deuxième." C'était il y a un peu plus d'un an sur une épreuve du Marrakech Poker Open. Sur le SISMIX, Miguel n'a eu besoin que d'une seule inscription pour franchir le Day 1B, avec tout de même un coup assez fou : "A un moment, je suis de grosse blinde avec 15BBavec Q-3 off. C'est la fameuse main fétiche des streaming "Live at the Bike" :  je vois le cut-off puis la SB qui limpent, je me suis dit, ils n'ont pas de main pour payer dans leur range. Je fais tapis ! J'ai survécu contre paire de 9..." En demi-finales, Miguel a bien failli éliminer Adrian Mateos Diaz sur une monstrueuse (et inévitable) confrontation KK/AK. "Evidemment, c'est dommahe d'avoir perdu ce coup. Tout le monde sait qui est Adrian. Il a pu ensuite mettre une pression maximale, relancer toutes les mains, c-bet toutes les mains... C'est tellement important d'avoir un gros stack en tournoi. Rien à voir avec le cash-game où on joue tous les mêmes masses. Avec mon expérience, contre qui je joue n'a pas vraiment d'importance : je reste calme, et je m'adapte. Mais tout de même, ça serait bien de battre Adrian : le Portugal affronte bientôt l'Espagne en Coupe du Monde !" Au vu du stack de Miguel et de la forme actuelle de l'équipe Portugaise, les deux risquent d'avoir besoin d'un petit coup de pouce du destin. Bonne chance !

Bios par l'équipe Winamax, avec le concours de Steven (Club Poker) pour celle de Corentin Ropert