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Découvrez les finalistes du SISMIX

- 29 mai 2016 - Par Benjo DiMeo

Par ordre décroissant de tapis, faisons connaissance avec les sept prétendants au titre, et au premier prix de plus de 78 000 euros. Présentations rédigées par le clan des couvreurs au complet : Caroline, Jachara, Julien, Steven, Flegmatic et Benjo.

Alexis Fleur, 23 ans, Paris - 5,35 millions de tapis

Alexis, c’est l’une des belles histoires de ce SISMIX. Qualifié pour… pas un rond, il a en fait participé à un satellite à 50€ grâce à des points fidélités accumulés en cash game au casino du Es Saadi. Non content de n’avoir rien déboursé, il a également participé au Day 1B sans jamais re-entry, du coup, il est véritablement en freeroll sur ce SISMIX. « x dunke » (son pseudo sur Winamax), joue au poker depuis 8ans, mais n’a jamais rien remporté d’importance. Il a néanmoins participé en 2011 à la Team Poker Cup, tournoi sur lequel il représentait le forum Club Poker. Ce forum sera d’ailleurs son premier soutien, même si Alexis va également pouvoir profiter de la présence de quelques amis présents dans le rail. « Si je ne devais retenir qu’un coup clé dans mon tournoi, c’est lorsque j’ai joué un coup dans le noir contre Pierre Calamusa. On s’est relancé et surrelancé avant le flop sans jamais regarder nos cartes, simplement par égo. Et j’ai remporté le coup. Pour la confiance, c’était juste parfait ! » Alexis estime ne pas avoir fait beaucoup d’erreurs sur ce tournoi : « Au contraire, j’ai même joué de manière conservatrice, toujours en position, de façon sérieuse. Je n’ai pas pris ni mis un seul bead beat, je n’ai reçu que des livraisons ! » Plutôt habitué à jouer en cash-game, il aura l’occasion de débuter cette finale dans la peau du chipleader, pour se prouver à lui même qu’il peut également briller en MTT.

Bruno « Kool Shen » Lopes, 50 ans, Courbevoie - 3,8 millions

Les statistiques sont formelles : dans 100% des cas, la table finale du SISMIX comporte au moins un pro du Team Winamax. Après Ludovic Lacay et Davidi Kitai (2014) et Sylvain Loosli (2015), place à une véritable légende de la musique Française, moitié du duo qui a contribué avec Joey Starr à faire du hip-hop une musique de premier plan dans notre pays, j’ai nommé NTM, avant de devenir l’un des « people » les plus en vue dans le monde du poker. Débarqué sur le circuit en 2008, Bruno Lopes (son identité sur les feuilles de chip-count des tournois) fut accueilli à bras ouverts par les pros et réguliers de la scène Française : en effet, il fut rapidement clair que l’on avait là affaire à un vrai passionné, amoureux de stratégie, avide de connaissances, et prenant le jeu très au sérieux. Cette application s’est traduite par de très belles victoires (les EFOP à l’ACF en 2012, un titre WPT National Series à Cannes la même année et, en ligne, le Main Event de Winamax), et une intronisation en grandes pompes au sein du Team Winamax en 2012. « J’ai joué le Day 1A et je n’ai pas eu besoin de re-entry : forcément, ma femme est là alors je joue encore plus sérieusement que d’habitude. J’ai même jeté As-Valet avec 28 blindes à un moment ! Aujourd’hui, je pense que j’ai réussi à profiter de belles tables. Mon seul adversaire vraiment dangereux [Thomas Cazayous] m’a bluffé alors que j’avais top paire, et était short ensuite. » Deux mois après avoir signé un joli retour à ses premières amours avec « Sur Le Fil du Rasoir », premier album depuis 2009 (qui débutait par "Si tu t'demandes pourquoi j'reviens / J'te réponds cash : pas pour l'salaire, pour ça ya l'poker"), Kool Shen va maintenant tenter de décrocher un nouveau beau titre. Pour cela, il est muni du second plus gros tapis au départ de la finale !

Sébastien Compte, 44 ans, Lyon (vit au Maroc) - 3,7 millions de tapis

Sebastien n’en est pas à son premier combat pokeristique. Joueur aguerri, ce chercheur en mathématiques est un habitué des tables de cash game depuis plus de 25 ans. Si le Pot Limit Omaha reste sa discipline favorite, il prend plaisir à disputer des tournois de Texas Hold'em. Il cumule à ce jour près de 500 000 dollars de gains en tournoi, et peut se targuer d’une première place sur un tournoi à 2700€ euro au Es Saadi en 2011, et d'une troisième place sur le WPT Marocain l'année précédente. Habitué du SISMIX, il a direct buy-in le Main Event.

Aurélien Guiglini, 34 ans, Paris - 2,795 millions de tapis

Joueur de poker de haut niveau, ou décideur dans l’industrie du poker aux plus hautes sphères ? Les deux, mon capitaine ! Aurélien Guiglini a en effet accumulé plus de 800,000 dollars de gains sur le circuit live depuis 2006 : c’est justement l’année où les dirigeants de Winamax ont fait appel à sa connaissance du poker et sa créativité pour en devenir l’un de ses tous premiers employés. Dix ans plus tard, celui que l’on connaît mieux sous son pseudonyme (« Guignol ») est toujours à son poste de chez de produit chez Winamax. Entre temps, la société a grandi de façon exponentielle pour dépasser les cent employés, et occupe la place de numéro 1 sur le marché du poker en ligne en France : on ne prendra pas trop de risques en affirmant que l’influence et les idées de Guignol y sont pour quelque chose. De fait, celui qui a grandi à Grenoble a découvert le poker fermé à l’âge tendre de dix ans est un témoin et acteur privilégié de l’histoire du poker en France, ayant participé activement aux premiers pas du monde associatif au début des années 2000 (via les premiers clubs amateurs montés à Chambéry et Marseille) et commencé à cliquer sur Internet dès l’ouverture des premiers sites real money. Il fut même, les vieux de la vieille s’en souviennent, l’un des tous premiers joueurs Français à se qualifier en ligne pour un gros tournoi à Vegas : c’était en 2004, à l’occasion de la finale du World Poker Tour jouée au Bellagio. Un an après avoir manqué d’un cheveu un bracelet WSOP, Guignol retrouve les joies de la table finale. « Il faut que je termine dans les sept premiers pour éponger mes pertes en paris sportifs ! », disait t-il, hilare, un peu plus tôt. Voilà qui est chose faite, avec un tapis de 46 blindes, et sans passer par la case re-entry (« J’ai joué le Day 1A : au moment où les re-entry se terminaient, j’ai envoyé 30BB avec As-7 et chatté, mais c’était parce que j’avais moins que le tapis de départ. ») Le papa de deux enfants (Robin et Marion), joueur très complet, aimant autant le live et le online, jouant avec autant de plaisir le cash-game en 5/10 que les tournois EPT, cherchera ce soir à remporter son premier titre depuis l’Evian Poker Open de 2009.

Grégory Cometto, 27 ans, Paris - 1,38 million de tapis

Très discret depuis le début du tournoi, ce manager de boîte de nuit est peut-être l’homme à craindre de cette table finale : il travaille de nuit du mercredi au samedi (aux côtés d’un certain Jean Roch), et passe ses dimanches, lundis et mardis sur les tables de Winamax ! D’ailleurs, l’XTREM est le seul tournoi qu’il n’a pas encore gagné sur Wina. Grégory avait déjà visité le SISMIX en 2015, mais l’appel des tables de cash-game Omaha du Es Saadi l’avait tenu à l’écart du Main Event. En début de Day 1B, il s’est retrouvé aux côtés de Pierre Calamusa, Romain Chauvassagne, Léo Margets, Brian Benhamou ou encore Sylvain Roullet, sans pour autant ressentir de pression. Normal quand on a l’habitude des hautes limites. Il s’offrira même le luxe de sortir Leo Margets avec une paire de 7 trouvant brelan contre une paire de Valets. Grégory est venu à Marrakech en compagnie d’un bon pote, François Ardel, mais ce dernier ne pourra pas venir l’encourager de suite : il est encore en course dans le tournoi annexe La Fièvre !

Karim Benamrouche, 38 ans, Saint-Etienne - 395,000 de tapis

Le poker, Karim Benamrouche y joue depuis plus de 10 ans. Fan du No Limit Hold’em, il s’interdit pourtant de jouer en ligne pour pouvoir garder du temps pour sa femme et ses enfants, et préfère le live et Marrakech qui est son terrain de jeu favori. Le Stéphanois est en effet un grand habitué du Es Saadi Garden & Resort dans lequel il aime participer aux différents festivals au moins une fois par an. Sa dernière grosse perf remonte à 2014, lorsqu’il prit la seconde place du High Roller du WPT Marrakech.  Très serein après sa place payée au tournoi inaugural de cette troisième édition du Winamax SISMIX, Karim a directement payé son entrée mais s’est fait éliminer lors du Day 1B. Pas découragé, il utilise son droit de re-entry et a ensuite tracé son chemin en finale, non sans encombres : « Aujourd’hui j’ai dû maintenir mon stack sans voir trop de mains ou la possibilité de remonter un peu la pente. Il a fallu se mettre en danger et faire tapis, notamment avec une paire de 10 qui m’a vraiment permis de souffler un peu. » Karim démarrera avec le plus petit tapis (sept blindes) qu’il faudra « absolument doubler pour continuer cette belle finale dans les meilleurs conditions, même si  jouer à la même table que Kool Shen et être ici à Marrakech, c’est déjà le kif absolu ! En plus, il m’a dit que ça allait passer dans le programme Dans La Tête D’un Pro : je n’en rate aucun ! ».

Thomas Cazayous, 21 ans, Nogent-sur-Marne (vit à Malte) - 640 000 de tapis

Ce qu'il y a de bien avec un joueur qui a participé à la Top Shark Academy, c'est que l'on dispose déjà d'un certain nombre d'informations sur lui. Entré dès la première semaine de la troisième saison (2014/2015) de ce véritable incabuteur à jeunes talents, celui qui officiait alors sous le pseudonyme de FicheHas2Pay indiquait vouloir faire "baisser la moyenne d'âge du Team Winamax". S'il n'a pas exaucé son voeu à l'époque, il est en tout cas, ce dimanche 29 mai 2016 dans la Cour des Lions, celui qui fait baisser la moyenne d'âge de la table finale du SISMIX. Jeune loup aux dents longues de 21 ans, Thomas a fait le choix de s'expatrier à Malte, comme bon nombre de ses compatriotes pour vivre de sa passion tout en poursuivant ses études. "D'ailleurs, j'ai un examen de management mardi prochain, précise-t-il, C'est pour boucler ma licence." Parallèlement, il a pris le temps de remporter quatre tournois Winamax Series depuis 2013 (dont deux cette année sous son nouveau pseudo "Expresso_GTO"). Une performance déjà suffisant rare pour être signalée mais qui prend encore plus d'ampleur lorsque l'on sait qu'il s'agit à chaque fois d'épreuves à 300 euros. Pas mal pour quelqu'un qui s'était inscrit en 2013, simplement "parce que certains de [s]es potes jouaient." Beaucoup moins présent sur la scène live (il est assuré de remporter ce soir le plus gros gain de sa jeune carrière), il compte néanmoins un titre à son palmarès, décroché l'an passé sur un Side Event de l'EPT Barcelone joué en Omaha Hi/Lo (10 400€ de gains). Arrivé la veille du Day 1B ("pour accompagner un pote") qu'il a disputé sans succès avant de retenter sa chance le lendemain, Thomas a vécu un tournoi fait de swings en tous genres, "comme tous ceux que je joue." Short stack à l'entame de cette finale, il devra une nouvelle fois faire parler sa réussite à tapis préflop.