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Tempête sur le SISMIX

- 7 juin 2015 - Par Benjo DiMeo

Bilan du Day 2

La quatrième journée du SISMIX ? Un cocktail explosif d’éléments basiques : vent, pluie et canicule, remixés n’importe comment par des dieux peu soucieux de cohérence et mettant les festivaliers à rude épreuve - pour la première fois de l’histoire du tournoi, la pool party a dû être annulée pour cause d’intempéries massives. Pendant ce temps, à l’intérieur du casino, le Main Event vivait sa journée la plus animée jusqu’à présent, avec un field rétrécissant à toute vitesse au rythme des coin-flips, bad-beats et calls hauteur Dame qui ont ponctué un Day 2 débordant d’action à ras bord.

De 219 joueurs sur la ligne de départ à midi, ils ne sont plus que 33 pouvant encore prétendre au titre treize heures plus tard. Juste six petites tables de candidats à la victoire. Pour eux, la table finale n’a jamais été aussi proche, mais parlons d’abord des victimes du jour. Elles sont trop nombreuses pour être toutes citées ici mais on peut les diviser en deux catégories : celles qui ont joué pour rien, sautant avant l’entrée dans les places payées (au nombre de 107), et celles qui ont rendu les armes une fois assurées de remporter un petit billet. 

Parmi ceux dont les efforts n’ont pas été récompensés, il y a les joueurs du Team Winamax Guillaume Diaz, Ludovic Riehl et Michel Abécassis. Il y a aussi un des finalistes de la première édition du SISMIX, Timothée Marlin, qui s’est, de son propre aveu, brûlé les ailes au moment de jouer son dernier coup. Citons aussi Ronan Monfort, Sylvain Roullet, Flavien Guenan, Nicolas Chappuis, Moundir (sorti à la pire place, la 109e, la dernière avant les récompenses) et, plus surprenant, Salif Dia, Ilkay Mutlu, Frank Lelong et Khalid Rezki, dont les gros tapis ne furent pas suffisants pour s’assurer ne serait-ce qu’un min-cash. Au moins Samuel Chartier, Said El Yousfi et Andre Barroco auront-ils réussi à se glisser dans les places payées avant de perdre leurs derniers jetons.

Car il est ainsi au SISMIX, comme dans beaucoup d’autres tournois : un gros tapis avant la bulle ne garantit pas un ITM, et encore moins une place en demi-finales. À l’inverse, ils ont été quelques uns à faire une démonstration de poker short-stack impeccable, parvenant à se sortir de la zone rouge, bataillant dur de longues heures durant, pour se glisser parmi les joueurs autorisés à revenir pour la dernière journée. Parmi eux, il y a le Savoyard Matthieu Laurent (photo), l’un de nos grands doyens du poker amateur Français, le pro Brian Benhamou, ou le PDG de Voyageurs du Monde Jean-François Rial. On les retrouvera dimanche au départ de l’ultime journée du SISMIX. 

Dans le lot de ceux qui ont quitté le field aujourd’hui avec une petite récompense, on compte Houssine El Omani, Johan Guilbert, Pierre Calamusa, Florent Le Neillon, Kevin Droz, Laura Gallardo, ou encore Romain Nardin. Vous pouvez consulter la liste complète des joueurs primés en cliquant ici.

33 joueurs, 33 espoirs

A l’aube de la dernière journée du SISMIX, qui peut encore prétendre à la victoire ?

Romain Chauvassagne (photo) entame le Day 3 avec le plus gros tapis, deux jours après avoir terminé en seconde place du Starter, l’un des nombreux side-events au programme du festival. Romain s’est assuré sa place au sommet in extemis en éliminant Jessy Marillaud et un joueur espagnol durant les tous derniers coups de la journée. Qualifié pour le SISMIX via l’un des satellites organisés sur Winamax, Paul Bertrac talonne le Perpignanais avec tout juste 10,000 unités de moins, s’étant propulsé au retour du dinner-break grâce à une confrontation entre ses As et le As-Roi du Belge Jérôme Sgorrano, qui est toujours en course avec un gros tapis lui aussi. 

Corentin Ropert aurait très bien pu rejoindre le lot des éliminés pré-bulle, perdant la moitié de son tapis d’entrée de jeu ce matin. Son tapis a fluctué tout au long du Day 2 à force de grind, pour se positionner au final dans les hauteurs du classement : le résident Maltais entamera les demi-finales en cinquième position.

Le Team Pro Winamax a perdu des plumes aujourd’hui mais reste très bien représenté avec pas moins de trois de ses membres en demi-finales (pareil qu’en 2014). Kool Shen a démarré sa journée tambour battant en éliminant deux joueurs d’entrée de jeu, avant de faire tranquillement naviguer sa barque à mesure que rétrécissait le field. On le suivra demain avec plus de 35 blindes.

Journée plus agitée pour Sylvain Loosli : le November Nine fut longtemps short-stack durant le Day 2 (la faute à deux Dames perdues contre As-9 en milieu d’après-midi) avant de se replacer dans la moyenne grâce à une paire d’As. Sylvain a attendu la tombée de la nuit pour enclencher sa remontée, se plaçant dans les hauteurs du classement grâce à une fin de journée bien négociée.

Trajectoire inverse pour le dernier arrivé dans le Team : Adrien Guyon a fait croître son tapis tout au long de la journée pour perdre la majeure partie de ses bénéfices durant la dernière heure du Day 2. Il entamera les demi-finales en position de short-stack.

Aurélie Quelain décroche une fois de plus le titre de dernière féminine en course. Sa tâche sera compliquée avec tout juste 15BB au départ du Day 3, mais après l’avoir vue batailler avec peu de jetons aujourd’hui, nous ne nous faisons pas trop de souci pour elle.

Camel Meriem est quant à lui le dernier représentant des WIP. Le footballeur a géré un gros tapis durant la majeure partie du Day 2, avant de perdre mal de plumes en fin de journée.

Qui d’autre ? Ivan Deyra (photo) est toujours en course, lui qui avait ouvert le bal des chip-leaders en terminant en tête du Day 1A. Vivian Anseline représente fièrement l’ancienne école des vieux loups de mer des cercles parisiens. Du côté des clubs et communautés, on peut compter sur Loic Alexandroff de Poker@Lille (le premier millionnaire de la journée, il termine le Day 2 un peu en dessous) et Pascal Groshens, qui pourra compter sur le soutien de tous les French No Limit.

Ce Day 2 fut bien long, et s’est terminé bien tard : remercions donc les superviseurs qui ont décidé d’accorder une heure de repos supplémentaire aux joueurs (et donc à nous couvreurs), les demi-finales et le Day 3 débuteront à 13h, heure locale, au lieu de midi habituellement. Est-ce que cela nous motivera à nous précipiter vers le TheatrO où se tient l'avant-dernière soirée du SISMIX ? Rien n'est moins sûr, car nos têtes tombent déjà sur le clavier au moment de taper ces dernières lignes, et une longue journée nous sépare du vainqueur du festival. À très bientôt !